Musées Capitolins

CARNET ROMAIN

les Dioscures du Capitole
les Dioscures du Capitole

Il tombe une petite pluie froide quand nous arrivons au Capitole.

Castor et Pollux, cavaliers,  nous accueillent en haut du grand escalier qui monte de la Piazza Venezia à la belle place Campidoglio dessinée par Michel-Ange, sous la commande du pape Paul III Farnèse pour mettre en valeur la statue équestre de Marc Aurèle. Au pied du double escalier deux fleuves, le Tibre et le Nil viennent des Thermes de Constantin.

piazza Campidiglio
piazza Campidoglio

7Nous pouvons contempler la place à loisir, nous avons une bonne demi-heure d’avance sur l’horaire(9h30-14h cette veille de Noël).

C’est un musée très ancien, la « récolte capitoline » fut initiée par le pape Sixte IV  (fin du 15ème siècle) qui a donné des bronzes antiques conservés au Palais de Latran.

On entre dans le Palais des Conservateurs.

salle desHoraces et des Curiaces
salle desHoraces et des Curiaces

Au premier étage, l’immense salle des Horaces et des Curiaces est peinte par le Cavalier d’Arpin en 1595. J’aime qu’on me raconte une histoire, cette histoire est celle de la fondation de Rome : Romulus et Rémus tètent la louve, Romulus traçant le périmètre de la ville, attelé à deux bovins (Fernandez livre son interprétation originale), le rapt des Sabines, les Horaces et les Curiaces…peu importe l’esthétique des fresques (je n’aime pas trop), c’est l’histoire qui m’intéresse.

la Louve, Romulus et Remus
la Louve, Romulus et Remus

La Salle des Capitaines est ornée de statues antiques et de celle de deux condottieri Barberini et Colonna (noms de stations de métro, on a les références qu’on peut !)Fresques de Laureti.

Hannibal
Hannibal

Hannibal est peint sur son éléphant sur les fresques de la salle d’Hannibal. Les Romains sont identifiés au SPQR écrit sur le bouclier. Le Romain est-il Scipion ? Je prends en photo Hannibal, cela pourra toujours servir, le livre de Rumiz, sur les traces d’Hannibal est en haut de la pile à Créteil. Le Tireur d’épine en bronze est au centre de la Salle des Triomphes où un triomphe est représenté sur une frise colorée. La Louve est la vedette du musée, c’est aussi l’emblème de Rome. Elle était autrefois exposée aux regards de tous dans une loggia.

Le tireur d'épine
Le tireur d’épine

La salle des oies fait référence aux Oies du Capitole qui ont donné l’alerte lors de l’invasion par les Gaulois. Exposées dans des niches, elles ressemblent plutôt à des canards. La Tête de Méduse du Bernin voisine avec les marbres antiques. La salle est décorée de grottesques et de petits tableaux délicats encadrés dans le style pompéien. Il faudrait rester plus de temps pour les examiner.

Bernin : Méduse
Bernin : Méduse

Nous passons devant un char antique aux plaques vert-de-grisées et la monture : deux chevaux métalliques.

Horti maegenatis

024 - Copie

Ces jardins sont très présentés de manière contemporaine. Les marbres blancs se détachent des dalles noires où sont écrites les explications, des cartes situant les jardins sur le plan de Rome. Dans,  ces jardins verdoyants autour de la Rome antique étaient construites les villas des riches Romains. Des centaines d’œuvres d’art furent exhumées lors des travaux d’urbanisme en 1870. Nombreuses statues sont grecques, de marbre pentélique ou de Paros. Je retrouve avec joie les Corées, une tête d’amazone est parfaite. Marsyas en marbre rose violacé suspendu à un arbre et écorché vif est criant de souffrance. Je suis heureuse de retrouver « mes » Grecs que j’affectionne plus que les Romains. Ravie aussi de cette présentation sobre qui les met en valeur ;

Exêdre de Marc Aurèle

Marc Aurèle
Marc Aurèle

Une verrière a été aménagée pour la star du Capitole : la statue équestre antique. C’est le moins qu’on ait pu faire, autrefois Michel ange avait dessiné la place exprès pour elle. Celle qui est actuellement sur la place est une copie.  Une tête géante en bronze de Constantin est également exposée. En bordure de l’espace vitré, un mur antique. Ce sont les fondations du Temple de Jupiter Capitolin érigé par Tarquin le Superbe en 509 av. JC. Le temple se trouve à l’intérieur du Musée, c’est un temple énorme.

La transition est naturelle vers une exposition La Rome au temps de Tarquin

Pinacothèque

Caravage : la diseuse de Bonne Aventure
Caravage : la diseuse de Bonne Aventure

Elle est située à l’étage supérieur. Très riche, rangée par ordre chronologique et par ville. Véronèse et Titen. Je reconnais quelques Bassano au passage. Deux Caravage retiennent notre attention : Saint Jean Baptiste nu (en hommage aux nus de Michel-Ange), très jeune enlaçant le cou d’un bélier cornu et La Diseuse de Bonne Aventure, une gitane lit dans la main d’un jeune homme qui lui sourit tandis qu’à l’occasion elle lui subtilise sa bague. Caravage plus apaisé, mais toujours voyou. Admirative du sCaravage j’ai failli rater le Rubens : Romulus et Rémus en train de téter la Louve, bébés blonds très potelés .

027 - Copie

Au 3ème niveau : exposition Raffaello, Parmigianino, Barocci, metafore delle Sguardo. L’affiche st tromeuse : portrait de Raphaël sur huile. Pas de peinture dans l’exposition, des études, des dessins des eaux fortes. Parmigianino est dit « Raphael revividus ». Eouvres regroupées par thèmes : l’autoportrait, thème de la fenêtre< ;;;;

Nous retournons dans la cour revoir la grande tête de Constantin, son pied et son doigt.

Statue géante de Constantin
Statue géante de Constantin

Il faut emprunter une galerie souterraine pour rejoindre le second palais . Dans la galerie collection épigraphique  sur plusieurs thèmes : l’écriture, le culte, la mort…  De là un couloir conduit au Tabularium loggia dominant le Forum où est exposé l’entablement du Temple de Venus et de la Concorde.

Le Palazzo Nuovo

Galate
Galate blessé

Pas du tout neuf, comme son nom ne l’indique pas, est resté dans l’état où les collectionneurs l’ont installé.  Les sculptures antiques sont alignées sur deux étagères dans la salle des Philosophes. Dans la Salle des Empereurs, les marbres des murs et des encadrements des portes font un écrin précieux et coloré pour toutes les statues. Le temps (et la patience) nous manquent  pour nous intéresser individuellement à chacun de ces Hommes Illustres (j’ai Plutarque dans me liseuse dans le sac à dos). C’est dommage parce que les portraits sont réalistes.

Nous nus contentons de nous focaliser sur les compositions les plus curieuses : Le Galate blessé, que le Guide Gallimard appelle Gaulois, le Faune et les Centaures, la Vénus du Capitole qui occupe toute seule une salle somptueuse, des petits tableaux en mosaïque antique sont charmants : Colombes qui s’abreuvent et masques de Théâtre.

Vénus du Capitole
Vénus du Capitole

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

3 réflexions sur « Musées Capitolins »

  1. Me, again..:) : … »Marc Aurèle »…A cause de « Aurèle », nous avons depuis toujours les noms: « Aurelia » ; « Aurica » ; « Aura » (f) et « Aurel »(m) …. 🙂 🙂
    La « Lupa Capitolina » avec Romulus et Remus est presente dans plusieurs villes chez nous. Mais c’est curieux que le nom « Remus » est utilise ici plus souvent que le nom « Romulus »…

    J'aime

  2. Nous aussi nous avons toujours Aurélia…
    La mémoire est sélective. Bien sûr, te lire fait remonter des souvenirs et parfois d’il y a longtemps! Je me rappelle très bien, le tireur d’épine, le gaulois blessé, la statue géante de Constantin… Mais les autres, non! Et je ne savait pas que la diseuse de bonne aventure était dans ce musée.

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s