Vacances dans le Caucase – Maria Iordanidou

LITTÉRATURE GRECQUE

vacances-dans-le-caucase

incipit:

« Par un jour de juillet 1914, Anna quitta quitta Constantinople pour se rendre en Russie. Elle laissa derrière elle la Ville Vénérable du siècle passé, […]la Constantinople indolente des portefaix et des arabadjis, avec son quartier des Romii…. »

Quel livre charmant! Voyage dans le temps ,  dans l’Orient et la Russie.

Anna, élève de 16 ans va passer ses vacances avec Claude, la femme de son oncle Aleksos qui finance ses études. Claude, française, a été préceptrice en Russie, au temps ou chaque famille russe se devait d’enseigner le français.

Le voyage jusqu’au Caucase est compliqué, partant à bord du Sicilia, elle franchit le Bosphore pour arriver à Batoum, de là il faudra prendre le train, changer à Vladikavkaz et à Kavkaskaïa, pour atteindre enfin Stavropol, 1200 km en train. C’est la mobilisation générale, les trains sont bondés. Dans la foule, Anna perd sa tante Claude, échoue dans une gare de campagne quelque part avant Kavkaskaïa, puis dans la campagne.

la vie est tranquille à Stavropol. Depuis la déclaration de guerre, on s’intéresse à l’Angleterre, alliée de la Russie. Anna qui a étudié l’Anglais au collège américain d’Istanbul sera préceptrice anglaise des enfants Otchkov. Mais il faut qu’elle rejoigne Stavropol! L’amie de sa tante Claude la retrouve dans un hôpital militaire pour malades contagieux en compagnie de soldats tchèques et autres déserteurs.

Elle passera toute la Première Guerre mondiale à enseigner l’anglais et à essayer de suivre ses études en Russie pour revenir diplômée, la guerre finie à Constantinople.

C’est donc le récit de la vie dans le Caucase pendant la guerre. Témoignage ou roman? Maria Iordanidou raconte son histoire, mais soixante ans plus tard. Quelle est la part de la mémoire et celle de l’imagination? Toute jeune et avec l’aide de Madame Fourreau, elle s’adapte parfaitement à la vie russe qu’elle nous décrit en détail. Quel bonheur que ces descriptions de la vie russe, comment on boit le thé, comment on se distrait! Intelligente, elle apprend très vite comment enseigner, gagne bien sa vie et se rend indépendante et libre malgré son jeune âge.

Vient la Révolution et surtout les horreurs des guerres civiles, la faim, les cosaques….Témoignage ou roman?

J’ai adoré ce livre je cherche Loxandra du même auteur, épuisé. Qui me le prêtera?

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

7 réflexions sur « Vacances dans le Caucase – Maria Iordanidou »

  1. Je n’ai pas beaucoup avancé dans le challenge grec, mais ça donne au moins l’occasion de noter des titres … j’ai jeté un œil aux occasions pour Loxandra, rien en dessous de 45 euros ! les prix s’envolent parfois sans que l’on comprenne vraiment pourquoi.

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  2. je ne connaissais pas l’auteur mais je vais me mettre en quête de ce livre, peut être à la bibliothèque
    même si les souvenirs sont un peu améliorés par le temps cela reste un beau témoignage d’un pays et d’une époque

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