Aqaba : une journée à la plage

CARNET DE JORDANIE

le port d’Aqaba

Avant de quitter le camp, Dominique a demandé la provenance des tentes :  est-ce de la laine bédouine ? Non, tout vient prédécoupé de Syrie, les coussins, les tapis, seul le montage se fait en Jordanie !

De grosses gouttes de pluie s’écrasent sur le pare-brise. J’aurais aimé voir les rocher ruisseler en cascades, aucune chance aujourd’hui.

Sur la Desert Highway, il y a un immense parking à camions avec même une mosquée verte. Nous entrons dans la zone franche d’Aqaba, on passe un poste de douane, il faut montrer les passeports.

La géologie a changé, le granite du socle est à nu. Il est découpé par des filons colorés rouge, noirs ou vert foncé qui s’entrecroisent et se recoupent. Il se débite en boules rondes – classique – L’autoroute court près d’un oued ; Le train en parallèle sur un  remblai. Justement deux locomotives oranges tirent une trentaine de wagons de minerai. Omar, le guide, nous a donné les indication pour trouver l’hôtel Raed : demander le Restaurant Captain bien connu, c’est en face.

Réception charmante. Notre chambre a une vue sur la mer, tout le confort, très vaste. U n décor, blanc violet, un grand frigo, une petite table carrée et deux fauteuils confortables.

10h30, nous sommes prêtes pour la plage. Pas de visites culturelles prévues : la Mer Rouge et ses coraux ! L’hôtel Raed vend les tickets d’une plage privée La Plage Bérénice qui  14km après la sortie de la ville, du côté de l’Arabie.

Bougainvillées

La Plage Bérénice est un complexe balnéaire de luxe avec une entrée sécurisée. Après la fouille des sacs on nous donne un grand et lourd drap de bain en éponge. Nous empruntons des allées fleuries de bougainvillées, verbena, plumbago et passons devant trois piscines, une mini-piscine pour les enfants, une belle piscine ovale à débordement en face du restaurant et une troisième pour s’exercer à la plongée. Il y a également une belle boutique, un centre de plongée.

Eilat en face d’Aqaba

Sur la plage, sous de grands parasols, il y a des lits en plastique garnis de matelas confortables. Le sable est plutôt du gravier rose, rose et blanc, granite et débris de coraux. Je me trempe d’abord en face de nos lits de plage, pieds nus. A peine suis-je entrée dans l’eau que je tombe sur les coraux. Ils sont au ras de l’eau à 4 ou 5 m du bord colorés, jaune, verts, bleus….Attention à ne pas les heurter ! Je sors avec des égratignures sur la cuisse et décide donc d’utiliser les escaliers du ponton qui descendent en eau plus profonde et de prendre mon masque. Avec le masque, je découvre les oursins qui ont de très longs piquants. Autre raison pour ne pas venir en marchant de la plage. Les baignades sont courtes ; l’eau est très fraîche. Le vent fait des vaguelettes qui ont assez de force pour me déshabiller. Le haut de mon maillot s’est enroulé et je me retrouve les seins à l’air. Désormais je nage le long de la corde à flotteurs qui sécurise les baignades en interdisant les bateaux, l’eau est assez profonde pour que je risque pas de me grafigner à nouveau.

C’est la première fois que je vois tant de coraux multicolores. En Thaïlande, je m’étais blessée en marchant sur des coraux blancs, morts, et j’en avais gardé un souvenir cuisant plusieurs semaines après notre retour. A Cuba, le mauvais temps et le vent nous avait privées de barrière de corail. De même à Dahab, il y avait trop de vagues. Je suis donc ravie, je ne les imaginais pas bleus ou violets. Une espèce vert fluo est de bonne taille, elle ressemble à un paquet de lanières qui seraient emmêlées, un vert ressemble à un cerveau. Et les poissons….

Vers 15h30 Dominique découvre les fauteuils confortables près de la piscine à débordement.Le parasol ne faisait plus d’ombre, nous nous préparions à rentrer. Nouvelles baignades en piscine, si vaste. C’est plus confortable pour nager. Je suis presque seule en dehors de deux jeunes hommes et d’une fille en burkini. J’ai suivi la polémique mais je n’en avais pas vu : tenue noire, pas très pratique ; Le mari tire sur les bas  pour que pas un centimètre de peau ne soit à découvert.

vue de notre chambre hôtel Raed

Le buffet de Raed est encore pire que celui d’Edom. Ce dernier n’était guère appétissant, celui-ci est vide ! Et pourtant nous sommes en demi-pension ! Au diable l’avarice ! Nous choisissons une table en terrasse au Fishmarket (qui n’est pas une poissonnerie mais un restaurant de poissons). Cadre très agréable, un peu cher mais tellement mieux que notre cantine. Riz aux crevettes. Les grains sont très long, le riz très parfumé. Les deux américains rencontrés à Wadi Rum dînent à la table voisine ; Ils ont commandé des mezzés et trois énormes poissons arrivent. Nous nous verrons demain matin, leur guide a proposé qu’on se suive sur la route de l’Araba

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

4 réflexions sur « Aqaba : une journée à la plage »

  1. Tu me fais réviser ma géographie ! Les couleurs sont intenses sur la mer ; une femme qui perd le haut de son maillot de bain, une autre qui est en burkini, le choc des cultures … 😉

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