Arrivée à Kotor par les Echelles de Cattaro

CARNET DES BALKANS/MONTENEGRO

les bouches de Kotor

Nous quittons Cetinje par Lovcen sur une petite route qui tortille beaucoup à l’assaut de la montagne (sommets à 1749m et 1657m). Nous avions l’intention de pique-niquer au monument de Petar II Petrovic Njegos (1813-1851). La route très étroite est très fréquentée aujourd’hui dimanche. Nous ne trouvons pas le mausolée et fuyons les effluves de barbecue et la foule des promeneurs du dimanche rassemblés au Parc National de Lovcen.

Bel endroit pour un pique-nique!

Continuant vers Kotor, la route devient vraiment très étroite, on ne pourrait pas se croiser ; heureusement, à l’heure du déjeuner il n’y a pratiquement personne. A un tournant, un rocher fait office de banc et nous mangeons nos escalopes de poulet et le yaourt devant un panorama très étendu, succession de crêtes calcaires dans les fleurs de juin.

sauge bleue

La descente sur Kotor, à petite vitesse est vraiment plaisante. Chaque fois qu’on peut s’arrêter on découvre un nouveau point de vue sur les Bouches de Kotor : la route que nous avons pris un  peu au hasard est connue sous le nom des Echelles de Cattaro , nom italien de Kotor qui fut vénitienne de 1420 à 1789. J’aime ce nom d’échelle évoquant la Méditerranée orientale. A mesure que nous nous rapprochons de la ville, la circulation devient plus intense, nous croisons d’abord sportivement des petites voiture – chacun fait un effort pour reculer jusqu’à un refuge, puis moins confortablement d’énorme jeeps et enfin un  autocar qui impose une longue marche arrière. Malgré l’inconfort de cette reculade, ces Echelles de Cattaro resteront un grand souvenir !

Cétoine dorée sur ombellifère

 

On voit arriver la ville, plus bas. La vieille ville – Starigrad – est enfermée dans ses murailles. Le reste de la ville déborde sur els environs : conglomérat un peu hétérogène d’immeubles bien laids et de villas aux toits rouges et aux balcons beige, rose à l’italienne ou jaune pâle dans des jardins d’où émergent s palmiers, pins ou cyprès, parfois un magnolia en fleurs.

Kotor

Notre hôtel Marija2 , n’est pas l’hôtel de charme Marija que nous avons repéré dans le Petit Futé. Situé à Dobrota, à 2km de Kotor sur la route passante. Le parking est prévu ; construit à lfanc de colline, les chambres sont réparties sur plusieurs niveaux ; la nôtre donne sur le parking (pratique pour les valises). Son balcon est au 2ème étage au dessus de la ruelle qui conduit à la mer(50m). On peut voir l’eau et les lumières se refléter le soir en tordant un peu le cou (les « chambres avec vue » sont plus chères.).

Notre chambre est vaste, on pourrait y loger à 3. Meubles modernes fonctionnels sans prétention. Minibar caché dans le bureau : on aura de l’eau fraîche ! Climatisation (que je déteste mais qui sera utile la nuit quand il faudra fermer les persiennes pour éviter le bruit de la route). Grande salle de bain. Nous passons les soirées sur le petit balcon il y fait si agréable qu’on ne regrettera pas un instant de renoncer au restaurant sur la mer.

Nous partons en voiture explorer les environs. A pied, on arrive tout de suite sur la corniche qui tient lieu de plage, mais il y a trop de marches pour Dominique. Sur la route, des digues, des petites plateformes avec des échelles ou des marches ont été maçonnées. Chacun y installe son fauteuil pliant ou sa serviette pour se baigner dans l’eau tiède et claire. En voiture, en revanche, c’est un casse-tête de trouver où se garer.

Albizia ou arbre à soie

Quel changement avec Kolasin et ses 13° ! j’ai mis maillot et robe de plage.

Nous cherchons une  terrasse où Dominique pourra s’asseoir pendant ma baignade et un restaurant pour le dîner ; premier arrêt à une plage privée équipée de très jolis lits de plage en osier. C’est réservé aux clients de l’hôte 5* ! On peut prendre un verre en terrasse mais cela ne donne pas le droit d’accéder à la plage. Bien  qu’elle soit déserte les garçons nous chassent poliment mais fermement. La deuxième tentative sera la bonne. La baignade est merveilleuse. Des bouées protègent les baigneurs des jet-skis et bateaux à moteur. Je nage le long de la ligne des flotteurs. Baignade en eau parfaitement calme à une vingtaine de m de la côte. Sentiment de parfaite sécurité. J’ai oublié mon masque, je le prendrai demain.

Un tour à Kotor, pour constater qu’il n’y a pas de parking gratuit même devant une galerie marchande, il faut justifier de 10€d’achats pour une heure gratuite nous avons dépensé 9.67€ – insuffisant !

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

2 réflexions sur « Arrivée à Kotor par les Echelles de Cattaro »

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