les salines de Marsalforn

CARNET MALTAIS

les salines de Malsalforn

Nous partons très tôt pour être les premières aux salines de Qbjjar près de Marsalforn. Le GPS a demandé si nous voulions bien rouler sur des chaussées non revêtues et j’ai répondu oui. A la statue de Jean Paul II à l’entrée de Victoria, nous nous engageons dans de petites rues et arrivons dans une jolie campagne. Le ruban de ciment n’est pas large ; heureusement nous n’avons rencontré personne. La promenade dans les terrasses et les creux cultivés m’enchante. Sur une butte conique de Tas-Salvatur on a planté une grande statue. La première statue du Christ (1909) aurait été foudroyée et remplacée en 1960 par une autre en béton.

la station balnéaire de Malsaforn

La petite route rejoint une grande à l’entrée de Malsaforn construite d’immeubles pour loger les estivants .Nous voici arrivées dan une station balnéaire organisée. Petit tour sur le port désert au petit matin (9h, quand même !)ce qui nous permet de nous jouer des restrictions de circulation. (Circulation réservée aux propriétaires de bateaux) un charmant petit port mais gare à la foule ! Nous suivons la côte jusqu’au quartier résidentiel de Qbajjar Bay. Les immeubles font un mur continu, pas trop laid puisqu’en pierre locale mais au moins 4 ou 6 étages Je me félicite d’avoir choisi Xlendi !

Anciennes salines

A la sortie de la ville, nous arrêtons la voiture en haut d’une côte et découvrons la première saline : des rectangles creusés dans l’Upper Coralline, les bords  semblent renforcés de cailloux. Les reflets de lumière jouent à la surface de l’eau. Jolie mosaïque. Un home marche avec précaution sur les rochers pointus, il est encombré d’un tuyau rouge. Quand il se stabilise sur un endroit plus confortable il déploie sa canne à pêche télescopique. Je reconnais la photo de la carte postale mais suis un peu déçue. Cette saline est vraiment très petite ! Un peu plus loin, la falaise s’abaisse formant une petite anse rocheuse où se baignent déjà des gens. C’est bien tentant mais il est trop tôt ! Le tankini avec ses coques en mousse ne sèche pas comme mon ancien maillot de bain. Je vais devoir le supporter mouillé toute la matinée. Me voici bien punie d’avoir acheté sur Internet. Si je l’avais essayé je ne l’aurais sans doute pas acheté. Je renonce donc à une baignade si désirable dans l’eau cristalline. De l’autre côté de la baie s’élève un fort ; batterie du 18ème siècle. Sous ses murs on a creusé d’autres salines aux bassins plus grands aux formes plus irrégulières, contournées.

Salines à la pointe

Les grandes salines encore exploitées sont plus loin vers l’Ouest le long de la route côtière. Creusées dans les Greensands, d’un beau jaune. Il est interdit de se promener sur les œillets ou d’y jeter des saletés. Exploitées de mai à septembre selon le guide Evasion, je ne vois pourtant ni tas de sel ni paludiers. La saison est-elle déjà terminée ?

Les petits minibus blancs des plongeurs et des touristes sont garés à proximité. La promenade à pied me tente. Je me voile dans mon paréo jaune sénégalais. S’il avait été plus grand j’aurais volontiers imité les femmes Maures des environs de Saint Louis du Sénégal. Dommage que les islamistes aient confisqué à leur profit les voiles ! Un paréo comme voile sur le tankini c’est peut être une tenue ridicule mais bien confortable. La falaise de sable est creusée en courbes souples coiffée d’Upper Coralline comme à Xlendi. Deux portes s’ouvrent sur une caverne troglodyte où selon Evasion sont entreposées les pompes permettant d’élever l’eau de mer dans les bassins situés nettement au dessus du niveau de la mer. Comment faisaient les Romains qui ont exploité les premières salines ?

Nous décidons de retourner à Gharb voir le musée, en passant par Victoria. La rue de la République est pavoisée d’oriflammes colorés de grande taille. Que fête-t-ton ?  Le musée est encore fermé. Nous observons une bien curieuse procession partie de Ta’Pinu : un camion porte la vierge entourée de guirlandes bleues et blanches  suivie d’une file de gamins à vélos puis de voitures. Peut être les vitres sont là par hasard bloquées provoquant un embouteillage monstrueux.

Les baignades se suivent et ne se ressemblent pas. Il y a foule du côté de la corde à nœuds et de la poutre. Dans la « swimming zone » le long de la promenade se déroulent des jeux nautiques commentées en maltais dans une animation sonore. D’un petit bateau à moteur les organisateurs lancent des bouteilles de vin que les nageurs attrapent au vol ou plongent pur les remonter. Ensuite il y a une course de kayaks. Le bruit est assourdissant mais la bonne humeur  des réjouissances dominicales gozitaines est contagieuse.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

5 réflexions sur « les salines de Marsalforn »

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