Arrivée à Tunis – notre gîte : Dar Kenza dans la médina

CARNET TUNISIEN, DU NORD AU SUD

arrivée dans la nuit à tunis

L’arrivée à l’aéroport

Les nuages ne se déchirent qu’au-dessus de la Sicile, les îles éoliennes sont éclairées dans la nuit, l’Etna est invisible. L’avion perd de l’altitude dans le noir complet. La côte tunisienne scintille. L’arrivée sur Tunis  est un feu d’artifice.

L’assistance de Dominique nous fait généralement gagner du temps en court-circuitant les queues et les formalités. Ce n’est pas le cas ce soir. Le camion élévateur tarde tellement qu’on fait embarquer les passagers pour Paris tandis que nous sommes encore à l’avant de l’avion. Nos valises ne sont plus sur le tapis roulant,  jetées dans un coin. Samiha s’est lassée de nous attendre à la sortie. Nous la retrouvons au bureau de Camelcar. Elle a pour nous un sac de cadeaux : un petit téléphone tout neuf, un GPS et deux road books reliés, magnifiques.

La voiture est une Renault Symbol (modèle monté en Turquie, hybride de Clio et de Dacia), vaste coffre mais sans essuie-glace arrière. Le GPS est très récalcitrant. Impossible de programmer, l’adresse de Dar Kenza ce qui n’est pas étonnant puisque la rue Tourbet el Bey se trouve dans la médina, mais plus étrange quand il s’agit de la Place du Gouvernement où se trouve un grand parking et de nombreux ministères. Personne n’y arrive, même pas le loueur de voitures. Tout le monde nous assure que nous ne retrouverons jamais dans Tunis. La solution est de faire venir notre hôte en taxi, il nous guidera ensuite.

21 heures passées nous sommes toujours sur le parking de l’aéroport, le ticket du parking buggue en sortie : temps dépassé !

la médina

les arches pour entrer dans la médina
les azrches de la médina la nuit

Sous la direction du propriétaire, le chemin semble simple, tout droit. La place du Gouvernement est monumentale, éclairée. Nous suivons les murs de la médina pour entrer sous un porche avec de belles arcades de pierres. Nous garons la voiture « Place du Château ». Le « château » Dar Hussein est le siège de l’Institut du Patrimoine, un palais 18ème siècle qui fut investit par le commandement militaire français du temps du Protectorat. Au détour du palais nous passons encore sous d’autres arcades, puis dans des rues blanches aux portes bleues, grilles bleues aux fenêtres à entrelacs et petits auvents bleus « Cette partie a été restaurée par des Espagnols » –  dit le propriétaire, un peu plus loin, c’est moins restauré mais des vignes font des tonnelles gracieuses et leurs ombres des arabesques dans la nuit. La rue Tourbet el Bey est une grande rue avec de nombreuses épiceries et gargotes, plus loin elle conduit au souk des femmes. A 21h30, tout est fermé, seuls les chats occupent la rue.

Dar Kenza

Dar Kenza

Notre appartement à Dar Kenza s’ouvre sur un patio blanc et bleu. La grande pièce à vivre  est entre  les deux chambres. Les murs crème sont ornés de tableaux orientalistes avec chevaux, burnous, turbans. Un tapis rouge, des banquettes rouges, un coffre peint. Des arcades se détachent peintes avec une végétation luxuriante de fleurs et fruits. Une bordure de majolique borde une étagère.   Les lits sont dans des alcôves.  L’une d’elle est voûtée séparée de la salle par des majestueux rideaux bordés de glands dorés.  Ses murs, jaune d’or intense. Le lit est posé sur une estrade aux marches carrelées, il est recouvert de rouge vif. En face, l’autre chambre est séparée par une cloison à fenêtres à ferronneries éclairées par des lampes aux abat-jours délicats et une lanterne. Le plafond vert est bas sous une mezzanine communiquant avec la pièce principale par une boiserie ajourée faisant penser à un castelet peint avec les mêmes feuillages que sur le coffre. Ceci confère un bel éclairage au salon.

Dar Kenza alcôve

Une cuisine et une salle d’eau complètent l’appartement dans lequel on pourrait vivre à 6 ou 7.

Notre dîner tardif se compose d’un bol de soupe de lentilles passées, d’escalopes de poulet panées, d’une salade chou et fromage et d’une coupe de grains de grenade.

Nous avons beau être fatiguées du voyage, je ressors faire des photos de nuit dans les rues de la médina.

 

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

3 réflexions sur « Arrivée à Tunis – notre gîte : Dar Kenza dans la médina »

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