Islomania – d’Amorgos à Naxos, le jeu des différences

CARNET DES CYCLADES

Mikri Vigla au lever du jour

Lever du soleil derrière la colline à 6h30. L’eau tranquille, encore noire, s’est éclaircie de reflets dorés. De petites bandes nuageuses décorent le ciel.

Dix jours pour explorer Naxos. « Islomania », ce vocable vient de Durrell (Prospero’s cell), il correspond à notre état d’esprit. Chaque île est un terrain d’aventure qu’on peut imaginer conquérir, la saisir en entier. Chaque île grecque possède son identité propre. Amorgos, la rocheuse, la sèche, la sauvage, ne ressemble pas aux îles que nous avons visitées auparavant. Naxos semblait s’approcher d’Aegiali au coucher du soleil, si proche, est un monde différent. Le port est beaucoup plus actif, deux ferries sont arrivés en même temps. La foule devait être contenue par une grille à la gare maritime. Puis nous avons découvert une croisette chic, une vieille ville tandis que les villages d’Amorgos ne méritaient pas le nom de ville. Innombrables stations-services…Naxos semble avoir une urbanisation dispersée bien différente des villages perchés avec les petites maisons blotties les unes contre les autres ? Sur le littoral, partout des constructions diffuses, certaines regroupées en résidences hôtelières fermées, d’autres individuelles. La bétonisation n’est pas encore gênante mais le tourisme sauvage s’installe. On construit partout pour les touristes sans se soucier de viabilisation, des pistes de terre relient les groupes de maisons sans plan logique. Pas d’adresse définie, une armoire postale au coin de la rue, qui reçoit du courrier ? Les touristes ne reçoivent pas de lettres à l’heure d’Internet. Ici ou là, une grosse poubelle (mais pas de tri sélectif dans notre quartier). Je crains le pire pour l’assainissement et respecte scrupuleusement la consigne de mettre le PQ à la poubelle et non pas dans la cuvette.

En revanche, l’hospitalité traditionnelle grecque est toujours de mise. Le « globish » n’est pas encore la langue courante. On parle Grec aux touristes. Je retrouve les mots enfouis dans la mémoire. « Ya sas ! »  en place de « Hi ! ou Hello ! » c’est quand même plus sympathique. La vieille dame ne parle que Grec. Elle nous a apporté des olives « fraîches » quand elle a appris que je ne voulais pas de celles emballées dans du plastique au supermarché, elle a aussi ajouté des petites courgettes. C’est la Grèce que nous avons connue autrefois.

Qui peut déterminer ce buisson rose : fleurs ressemblant au liseron

Ile verdoyante : la campagne est fleurie. Fleurs modestes, moutarde sauvage jaunes liserons roses au bord des chemins et un buisson rose dont je n’ai toujours pas trouvé le nom.

Il nous faudra nous adapter, trouver la logique d’une géographie plus compliquée (à Amorgos il n’y avait qu’une seule route), changer nos habitudes. Ces adaptations sont le jeu des îles.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

2 réflexions sur « Islomania – d’Amorgos à Naxos, le jeu des différences »

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