Arenal – hanging bridges

CARNET DU COSTA RICA

pont suspendu dans la canopée

12 km, 25 minutes de Linda Vista au Parc Mistico.

Nous roulons sur la digue du Lac Arenal (lac artificiel). Mistico est une entreprise 2.0. Un  jeune homme muni d’une tablette nous accueille, retrouve notre réservation en ligne. Il explique le maniement du scooter électrique de Dominique.

A 10h précise, Bernardino, le guidearrive avec un télescope sur un trépied.

colibris

Colibri

Dans le jardin fleuri,  un colibri  butine des fleurs mauves. Ces colibris doivent se nourrir sans cesse. Le nectar des fleurs composé de sucre et d’eau, se digère très vite. L’oiseau a besoin de beaucoup d’énergie pour voler sans cesse. Sa langue mesure deux fois la longueur de son bec, il la sort très vite. En plus du nectar, il consomme également du pollen  et pour les protéines, quelques insectes. Quand il ne vole pas , il se repose sur les branches des arbres où il est difficilement visible. Les colibris jouent un grand rôle dans la pollinisation .

Heliconias

héliconia

Avant de rentrer dans la forêt, nous visitons le joli jardin d’agrément fleuri  d’ Heliconias et des fleurs de gingembre (pas celui qui est comestible) Alpinia purpurata. La partie charnue et colorée en rouge et jaune d’Heliconia n’est pas la fleur mais des bractées. Les fleurs sont discrètes , un pétale blanc ou jaune pâle en forme de langue qui sort discrètement. Le fruit ressemble à la fleur en plus charnu.

Motmot

Dans un buisson, bien caché dans le feuillage, Bernardino débusque un très bel oiseau : Blue crowned Motmot  (Momotus momota), il braque le scope, puis le faisceau laser pour nous le montrer.  Son scope a une excellente optique : on peut prendre  une photo en approchant le téléphone mobile de l’oculaire.

Une compagnie de très beaux oiseaux sillonne le ciel : Swallow tailed kite bird ((Elanoides forficatus) ou Naucier à queue fourchue en français. C’est un rapace diurne relaté au milan. Le dessous est blanc et le dessus noir ; comme ils nous survolent on pense à des mouettes ou sternes blanches.

Dès qu’on pénètre dans la forêt pluviale, je suis saisie par la taille des arbres qui émergent 50 m au- dessus des arbres moins hauts. On a tracé des sentiers cimentés à flanc de colline qui dominent les arbres qui poussent en contre-bas. Les ponts suspendus donnent l’impression de marcher dans la canopée.

Grand vacarme des Singes-hurleurs difficiles à observer à l’œil nu – ils sont loin. Un autre guide a vu des singes-araignées dans le même arbre. Les singes-hurleurs sont territoriaux et crient pour marquer leur territoire. Ils ne tolèreraient pas d’autres singes-hurleurs sur leur arbre mais coexistent pacifiquement avec les singes-araignées.

Nous rencontrons des coatis. Les mâles sont solitaires tandis que femelles et jeunes peuvent former des bandes jusque 20 individus. Omnivores, ils managent n’importe quoi y compris notre nourriture qu’ils sentent, convoitent et mendient. Trois chauves-souris sont endormies sous un arbre ; Cette espèce vit ordinairement en couple, le troisième est sans doute un juvénile que ses parents chasseront le temps venu.

Des abeilles minuscules entrent par une sorte de tube de cire dans un arbre creux ; Autrefois on abattait l’arbre pour récupérer le miel, même s’il s’agissait de bois précieux comme l’Acajou (Cedro amargo). Maintenant les arbres sont protégés par la loi.

Bernardo nous montre une feuille ravagée par les fourmis coupeuses de feuilles. Il fait aussi remarquer les opercules du terrier d’une araignée. Si l’opercule le fermé c’est que l’araignée est en train de déguster son repas.

Au bruit, Bernardo détecte les grenouilles blue- jeans. La couleur rouge est une protection indiquant aux prédateurs qu’elle est toxique, inconvénient : elles se voient de loin.

Dans le viseur du scope un beau serpent sur la fourche d’une branche.

Un nid de colibri, on voit le bec qui sort ; Adorable !

Cette promenade est passionnante. En revanche, pour ce qui est des « ponts suspendus », ils sont sécurisés à l’américaine avec grillages, câbles retenus par des cadenas. Pour l’aventure, vous repasserez !

Nous retournons manger au restaurant Chilat d’El Castillo. Sur la route : arrêt coati. Un jeune couple a répandu des chips sur la route, le coati se régale nous le filmons en train de se gaver.

Nous avons inversé les plats, Dominique a pris le Casado del Tico et moi le riz aux crevettes.

Nous longeons le lac, découvrons des bistros de pêcheurs, de belles maisons.

Quand nous rentrons à Linda Vista la pluie s’est mise sérieusement à tomber ce qui ne m’empêche pas d’aller à la piscine. Mouillée pour mouillée ! Je ne suis pas seule à avoir eu cette pensée raisonnable. Autres personnes occupent déjà le jacuzzi. Aimable compagnie : deux suisses retraités et un jeune couple, elle Costaricienne, lui Salvadorien vivant au Texas.  On bavarde dans l’eau chaude.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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