Vers le Pacifique! arrivée à Hacienda Baru

Monteverde : forêt des nuages

CARNETS DU COSTA RICA

Monteverde : forêt des nuages

Les arbres de la Forêt Nuageuse se secouent furieusement, les nuages baignent les cimes. Le vent se déchaîne. L’averse est drue.

Après l’averse, nous traversons Monteverde et Santa Elena sur la route goudronnée. Au bout du village c’est la piste, bien entretenue et très fréquentée. Dès la sortie de Monteverde, nous découvrons le Pacifique enserré dans la baie étroite de la Péninsule de Nicoya. Le versant Ouest contraste avec la verte forêt. Peu ou pas de grands arbres, une végétation de pelouse sèche et rase. Quelques maisons dans les creux. La piste est creusée dans le tuf gris clair. Quelques gros blocs sont inclus. Quel volcan a craché de tels amas de cendres ?

vue sur le Pacifique!
vue sur le Pacifique!

 

Minibus, camions, autocars soulèvent la poussière. Un village construit dans une épingle à cheveu en est tout poudré. Au bas de la piste, nous retrouvons la verdure et les premières grosses bourgades sur une bonne route que nous croyons être la Panaméricaine. Un seul panneau indicateur : Libéria. Libéria est au nord, nous nous dirigeons vers le sud logiquement, faisons demi-tour. Aboutissons en pleine campagne dans un hameau parcouru de chemin de terre. Perdues ! j’entre les coordonnées GPS de notre destination finale ; madame GPS avec son accent québécois nous renvoie sur la route que nous avons quittée.

le grand Ouest!

Ici, de l’élevage : des cowboys, de grands ranchos, des affiches pour des corridas et des rodéos. Certains arbres forment des parapluies de dimensions impressionnantes. Le sol est sec, nous n’avons parcouru qu’une trentaine de kilomètre et découvrons une nouvelle géographie.

La Panaméricaine est un peu plus loin. Les très gros camions forment deux files séparées par une double ligne jaune. Impossible de les doubler ; le réceptif de l’Agence nous a prévenue : « dans la montagne vous n’aurez pas envie de faire de la vitesse. Soyez vigilantes quand vous serez sur cette route. Respectez bien les limites de vitesse à 80 km/h hors agglomération (40 km dans les villages et même 25 près des écoles).

Enfin, nous touchons la côte Pacifique à Caldera qui est un port. La plage n’est pas très attirante mais il y a un grand parking qui permet de faire une pause après la conduite stressante. Je fais mes premiers pas dans le Pacifique devant des piles de containers.

Premiers pas sur la plage du Pacifique!

La route qui longe le littoral est bien passante aussi. Nous sommes pressées d’arriver. Nous passons Jaco et Queipos. Vers 13h30, nous sommes près du but et cherchons une plage e un restaurant. La route traverse des plantations de palmiers à huile. Monoculture monotone. Véritables usines que ces raffineries que je n’ai pas envie d’appeler huileries comme pour l’huile d’olive. Cultures industrielles d’une part, Parcs et Réserves biologiques, de l’autre. Avant de décerner un brevet d’écologie, il faudrait connaitre la proportion des unes et des autres. Après Jaco, sur une plage bordée de cocotiers, nous découvrons 7 magnifiques macawperroquets rouges.

Perroquets rouges

Matapalo

La mer se trouve derrière les palmeraies mais en dehors des chemins agricoles il n’y a aucun accès à la plage avant Matapalo, le dernier village avant d’arriver. Le restaurant A Kachete  qui sert aussi bien des plats traditionnels que pizzas et hamburgers. Nous sommes bien accueillies, la pizza pequena est plutôt medium – excellente. Le casado est bien servi.

Hacienda Baru

Hacienda Baru : notre bungalow
Hacienda Baru : notre bungalow

L’Hôtel composé de bungalows est situé à l’intérieur d’une Réserve biologique privée qui s’étend dans la forêt, la montagne et jusqu’au fleuve Baru qui débouche dans le Pacifique à Dominical.

Notre bungalow n°21 est adossé à trois autres. En bois peint, vert à l’extérieur, bois verni à l’intérieur. Son plan est assez original : une grande chambre en L autour de la salle d’eau. Nous disposons d’une kitchenette avec cafetière, réfrigérateur, deux grands ventilateurs au plafond. Cette armada de ventilateurs est nécessaire : il fait 33°C, à Monteverde ce matin 16°C. nous ne sommes pas préparée à la grosse chaleur. De gros volets de bois arrêtent les rayons du soleil. Toutes les fenêtres sont grillagées de moustiquaires. La porte s’ouvre par un pan coupé sur un petit salon avec deux fauteuils à bascule e, cuir et un support pour deux parapluies. Cette entrée est charmante. En face : une grande et belle piscine dans un jardin fleuri d’hibiscus, héliconias, crotons et beaux arbres.

Tout juste installées, je me précipite à la piscine pour me rafraîchir. C’est raté ! l’eau est plus chaude que dans une baignoire. Pas de fraîcheur mais cela détend et fait un bien fou à mon poignet douloureux.

A La plage

17h, je vais à la plage par une piste ombragée et découvre la plus belle plage vierge qui soit. Pas une installation, pas un bateau, à peine une cabane de feuille de palmiers, quelques troncs échoués. Du sable fin, battu par une belle vague. Sur des kilomètres ! Des panneaux préviennent : attention courants dangereux. Je marche, les pieds dans l’écume. La plage est bordée d’arbres à grande feuilles rondes. Un autre panneau explique que ces arbres sont de meilleurs gardiens de l’érosion que les cocotiers plantés. Personne ne se baigne sauf une fille assise dans l’eau qui tente de rafraîchir son chien. Moins chaude que l’eau de la piscine, mais tiède. Le soleil se couche à 17h45, j’ai peur de rentre dans le noir. En ménageant des courants d’air, la température du bungalow est maintenant supportable.

19h30 : nous dînons au restaurant de l’hôtel el Ceibo. Pas de menu, c’est à la carte et cher. Comme nous avons bien mangé à midi nous commandons le plus simple : des pâtes au beurre et à l’ail et une salade César. Dans la Salade César, des croûtons de pain, très peu de poulet, ni sauce césar, ni parmesan de la salade verte en abondance. Pâtes infectes. Lot de consolation : on peut consulter les mails. On ne renouvellera pas l’expérience.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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