Hacienda Baru : Birding

CARNET DU COSTA RICA

Tanager (pris à Pedacito de cielo)

Hacienda Baru est accessoirement un hôtel, c’est surtout une réserve biologique avec un centre de recherches et des activités autour de la faune : promenades commentées, birdwatching.

Lorsque je me suis inscrite à une promenade guidée? J’ai demandé la promenade en forêt, mais comme il faut au moins être deux, on m’a fait rejoindre deux Canadiens inscrits pour l’observation des oiseaux. Ils reviennent pour la seconde fois, connaissent le guide, et surtout, sont des spécialistes.Nombreux oiseaux hivernent au Costa Rica mais nichent au Canada, ils leur sont donc familiers.

La promenade commence dans l’allée de l’hôtel et je suis saisie de doute. Ces gens ne jouent pas dans la même série que moi.  Je risque de m’ennuyer et de les retarder dans leurs observations. Et puis, la promenade guidée est chère.

Je me suis laissé prendre au jeu même si je sais que je ne retiendrai rien des noms et des caractéristiques des oiseaux. Même si, je prendrai aucune photo. Je progresse un peu dans le repérage des oiseaux : ici, une branche qui bouge, là, un craquement. Aussi dans la description des caractéristiques : couleur de la tête ou de la gorge. Tant d’oiseaux sont jaunes ou bruns !

J’ai surtout apprécié la rencontre avec le couple de Canadiens et avec Deiber, le guide. J’avais été choquée à Pedacito de Cielo par la goujaterie de certains photographes, leur égoïsme : « moi et ma photo » – « moi et mon oiseau ». Ces trois-là, prennent leur temps pour bavarder, partager des histoires, demander des nouvelles des études de Deiber, de ses projets. Bien sûr, ils parlent aussi matériel, objectifs, boîtiers…La promenade se fait dans une agréable convivialité et pas seulement avec compétence et professionnalisme comme tous les guides-naturalistes que j’ai rencontrés.

A Hacienda Baru, on ne nourrit pas les animaux. En revanche l’arrosage des arbres les regroupe. Nous passons un long moment à voir les oiseaux « se baigner » .

Deiber siffle un Wren ( en français roitelet ou troglodyte )qui lui répond. Selon Deiber, il est inutile de perdre son temps à les chercher dans la forêt touffue, ce sont de très petits oiseaux discrets. Mais ils sont aussi curieux, de voir ce concurrent siffleur ? Un dialogue s’établit, l’oiseau répond, s’approche. On finira par le deviner caché dans les feuilles d’un buisson. Les guides ne sont pas censés interagir avec les animaux. Deiber est particulièrement doué pour siffler. Je lui demande s’il imite les oiseaux depuis son enfance. « Non ! gamin il sifflotait mais pas les chants d’oiseaux ». Il a suivi des cours de « Birding » lors de sa formation de guide et a appris les chants. Il sait aussi où trouver les oiseaux. Il les repère au cours des promenade et les retrouve toujours aux mêmes endroits. Il nous montre un très joli oiseau orange le Manakin qui est souvent dans la même clairière. Les colibris ne trouvent que peu de fleurs à butiner ; ils se nourrissent donc d’insectes.

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Nous rencontrons une autre famille de capucins, pas très actifs. Perchés au sommet d’un arbre, ils font la sieste.

A la fin de la balade, nous ne nous séparons pas comme aux autres visites. Deiber apporte une assiette de tranches de pastèques rafraîchissantes et nous bavardons. Deiber attend la réponse du Ministère de la Justice qui doit l’embaucher comme juriste administratif, suite logique de ses études de Droit. Il ne quitte pas le « birding » sans regrets, il aime la vie en plein air, le contact avec les clients et surtout, les oiseaux. Il rêve de créer sa propre entreprise sur les terres de son père plantée en vergers. Recevoir des touristes, leur offrir un repas, une promenade et observer es oiseaux. Mais pour l’instant il attend son emploi de bureau. Il prend nos adresses mails pour nous envoyer la liste des oiseaux que nous avons rencontrés ce matin (26) . Denis fait remarquer que Francophones et Anglophones ne s’attachent pas aux mêmes caractères morphologiques pour nommer les oiseaux.  Je radote mon antienne que le nom latin arrangerait tout le monde.

Je reçois la liste que je copie ici :

1 Inca Dove
1 Colombe rousse
1 Ermite de Rucker
1 à couronne pourpre de fée
1 Blue-gorge Goldentail
1 White Hawk
1-Pivert couronne rouge
1 Antshrike à capuchon noir
Une cale à bec Woodcreeper
1 gui Tyrannulet
1 Bateau à bec Moucherolle
1 Gobemouche sociale
1 Piratic Moucherolle
1 col montant orange Manakin
1 Philadelphia Vireo
1 Grive fauve
1 couronne jaune Euphonia
1 Spot-couronné Euphonia
2 Paruline
3 Paruline à flancs marron
1 Scarlet croupion Tangara
1 Palm Tanager
1 Tangara d’or à capuchon
1 Dacnis bleu
1 à pattes rouges Honeycreeper
1 Bananaquit

Nombre de Taxons : 26

Après la balade, il fait bien chaud (33°C). Hier j’ai pris des coups de soleil à la plage. La Biafine a eu un effet souverain mais je ne souhaite pas renouveler l’expérience. Je me baigne dans la piscine en T-shirt.

Vers 13h, nous retournons déjeuner à Matapalo. En vacances, même très lointaines, nous aimons bien cultiver quelques habitudes, nous approprier des lieux familiers. Nous reprenons le menu pizza/casado. On rapporte la demi-pizza pour le soir avec un yaourt.

Retour aussi à Dominical et Dominicalito en fin d’après-midi. Il faut d’abord trouver un distributeur de billets. En prenant la première entrée à Dominical, juste après le pont sur la rivière Baru nous découvrons un quartier plus chic avec une boutique « organic » qui vend des produits bio de luxe, des restaurants, et le distributeur. La piste continue le long de la rivière. Cela modifie notre opinion sur Dominical.

A la plage de Dominicalito Dominique retrouve son banc entre deux cocotiers. Je marche sur le bord de la plage avec l’intention de me baigner. Je ne suis pas seule. Je marhe dans l’eau à mi-mollet, la vague vient mouiller le bas de la robe de plage. L’eau est tiède, la vague n’est pas méchante. Une surfeuse sur une grande planche arrive à se lever pendant que son mari la filme. Les autres restent couchés sur les petites planches.

Les nuages se sont accumulés, le devient grise. Aurons-nous un coucher de soleil ? Plus beau que celui d’hier ? Impossible. Voire, le disque solaire surgit sous la bande grise et inonde tout le ciel d’orange. Les reflets deviennent plus brillants. Gris et orangé, c’est tout à fait spectaculaire.

 

Dernières longueurs dans la piscine dont on a allumé l’éclairage. Je nage sur le dos pour surveiller le vol des chauve-souris. Dernière soirée dans le rocking-chair de l’entrée ; je me suis attachée au bungalow !

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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