Snorkeling à l’île Cano

CARNET DU COSTA RICA

Ile Cano

C’est une grande première pour moi !

6h15 petit déjeuner avec une famille de Canadiens qui participent à l’expédition.

7h départ pour le centre de plongée où il faut une bonne heure pour choisir les palmes et les essayer. Les miennes sont vraiment longues. A bord nous sommes une douzaine avec deux moniteurs et le capitaine du bateau. La traversée vers l’Ile Cano dure 45 minutes. Chacun attend les dauphins et peut être une baleine. Les dauphins offrent un spectacle joyeux. Un petit, saute tout entier hors de l’eau fait une pirouette tandis que le reste de la bande fait des cabrioles, ailerons, puis queues hors de l’eau ; Les ailerons dorsaux réapparaissent un peu plus loin, là où on ne les attendait pas. Aux abords de l’île des roches volcaniques sortent de l’eau.

Enfin ma première plongée !

Avec les grands palmes, impossible de marcher dans le bateau ; Je comprends pourquoi les plongeurs basculent en arrière. Pour moi, pas question ! Je marche à reculons jusqu’au bout du bateau un peu moins haut.

Je ne me suis jamais servie d’un tuba ; L’embout me parait monstrueux. Pour couronner le tout, il faut nager avec le gilet de sauvetage attaché à la taille à l’envers. Je me prends dans les palmes. Ce n’est pas franchement agréable (alors que j’adore nager librement autour d’un bateau) mais il y a des coraux, de merveilleux poissons multicolores, des bleus, des longs avec une rangée de points verts… mes collègues du bateau savent les nommer et les décrire, et qui comparent avec les Maldives, les Seychelles Maurice. Moi, je pédale avec mes trop grandes palmes, m’étouffe avec le tuba. Le gilet de sauvetage est remonté sous les aisselles et il frotte. Pour remonter sur le bateau, il n’y a pas d’échelle, il faudrait me hisser à la force des bras. Je n’ose pas m’appuyer sur ma main droite ni me laisser hisser par le bras droit.

A la seconde séance, je décide d’abord de renoncer et de rester dans le bateau. Samuel et Abraham, les moniteurs me persuadent de faire un nouvel essai. J’enroule autour de mon poignet la lanière du gilet de sauvetage qui sert à être repérée. Je renonce aux grandes palmes et au tuba. Je vais nager à ma façon, la tête dans l’eau en apnée, remonter respirer tranquillement.

Cette plongée va m’apporter de belles surprises : d’abord une raie sur le fond, pas très grande, immobile sur le sable. Nous nous dirigeons vers un banc de gros poissons gris-bleu en rangs serrés qui tournent comme les nuages autour de l’œil du cyclone. Certains de mes compagnons plongent en plein milieu d’eux. Le banc se sépare puis se reconstitue immédiatement et le ballet recommence.

Après le banc de poisson Samuel et Abraham entrainent le groupe plus loin ; Les snorkelers expérimentés nagent les yeux rivés sur les coraux et les poissons. Mes yeux sont hors de l’eau, je surveille l’écart qui se creuse entre les autres qui palment et moi sans palmes qui suit péniblement. Le groupe s’est immobilisé « tortuga ! » C’est une tortu e noire du Pacifique. J’ai la joie de la voir passer tout près. J’en oublie le gilet qui m’embête, ma fatigue à suivre le groupe hors d’haleine. Je regarde la tortue indifférente et souveraine. Ce n’est pas la saison de la ponte.  Je n’aurais jamais pensé voir une tortue.

Les surprises se précipitent « Shark ! » un petit requin pas si petit que cela, il mesure bien un mètre. Une fusée jaune jaillit dans le sillage du requin. C’est la jeune marseillaise qui a plongé. Le voir de loin me suffit.  Je n’aurais jamais eu l’idée d’approcher.

Tortue, requin, raie, la plongée a comblé mes espérances (j’ai loupé le serpent de mer). J’ai moins de mal à remonter sans palme ni gilet. Je suis vexé de ma piètre performance. Rien à voir avec le plaisir absolu de nager autour du bateau   à Milos ou en Corse.

Un quart d’heure plus tard, le bateau accoste sur l’île pour le pique-nique sur une plage. « Attention les cocotiers tuent plus que les requins ! » plaisantent nos accompagnateurs qui portent d’énormes glacières contenant deux salades différentes, des pastèques, des ananas et du poulet frit. Après le repas l’aeu transparente m’appelle pour une baignade ; Sans palmes, sans masque ni tuba quel bonheur !

13h15, retour.

Pendant que j’attends Johny en face du centre de plongée, je découvre deux perroquets rouges en plein déjeuner d’almendras. L’arbre est touffu mais les oiseaux sont tout près. Je saisi enfin l’occasion d’une photo.

Aras rouges

Sieste dans le hamac sur la terrasse de notre bungalow à la Finca Maresia. Quel bonheur encore.

Diner en compagnie de la famille canadienne et d’un couple de retraités venant de Bonn. Caricatures d’allemands ; Fines tranches de rôti de porc au miel et aux oignons, soupe à la crème, salade tomate oignons et poivrons. Cheesecake.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

2 réflexions sur « Snorkeling à l’île Cano »

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