Retour vers San José en avion

CARNET DU COSTA RICA

En vol au dessus de sierpe

Dernière occasion de voir le jour se lever avec les chants d’oiseaux, les stridulations, les appels des animaux. Dominique a préparé l’appareil-photo pour faire un film et enregistrer les singes-hurleurs qui se sont manifestés bruyamment les autres matins. Justement, aujourd’hui, pas de singes. Comme rien ne presse, je m’installe dans le hamac. A contre-jour, les arbres se détachent en ombres chinoises. Comme sur une calligraphie asiatique au pinceau et à l’encre de Chine. Plus fines dentelles des arbres qui portent des fruits proches de la rambarde de la terrasse. Des oiseaux gobent goulûment les petits fruits qui forment des bouquets. Un couple de perroquets a traversé bruyamment le ciel puis s’est posé, je devine leur silhouette, leurs longues queues qui se balancent, le ailes qui se déploient, le couple se sépare et se retrouve. Queues en l’air, queues en bas, je suis fascinée.

plaisir du hamac

Au petit déjeuner, je retrouve Anja et Marcus, de la balade à Corcovado. Anya a du beau matériel photo et un ipad. Ils ont transféré leurs photos dans l’ipad et dans le cloud. Voila la solution pour sécuriser les photos ! Voilà ce que nous aurions dû faire à Pedacito de Cielo après avoir pris les oiseaux et l’iguane !Je n’avais pas compris l’intérêt de la fonction Wifi dans nos appareils-photo, je commence à comprendre. Nouvelle piste à explorer. Anja m’a fait cadeau d’une photo de perroquet et de celles du petit singe de Corcovado avec sa sauterelle qu’elle a travaillé avec PAS (Photoshop) . Encore un autre conseil avisé. Les échanges à la table d’hôte sont décidemment fructueux et ce jeune couple allemand très sympathique.

la piste dans les palmiers

11h, le taxi vient nous conduire à l’aéroport de Drake Bay. Où se cache-t-il ? Une piste poussiéreuse, aucune indication, un gué dans une large rivière peu profonde, entre deux rangées de palmiers à huile, je distingue un grillage puis la piste de décollage. Le bâtiment est un peu plus loin, tout simple comme une gare de campagne. Des sièges dans la salle d’attente, trois comptoirs, trois compagnies se partagent le trafic, la nôtre c’est Aerobell. Pas de tableaux électroniques pour les arrivées et les départs. Un seul employé recopie à la main nos noms, prénoms et numéros de passeport. Il nous appelle ensuite pour la pesée.

Drake Bay

20 kg autorisés pour les valises, la moindre livre supplémentaire est facturée 1$. Pour les bagages à main c’est encore plus folklorique : le passager monte avec son sac sur un pèse-personne et on inscrit le poids total sur la feuille. Si le poids du passager et de son sac dépassait 120 kg, il lui faudrait acheter un second billet.

Nous sommes 5 passagers, notre poids total est transmis à la compagnie.

Notre avion atterrit : c’est un joli Cessna blanc décoré de rouge et bleu (couleurs du Costa Rica). Les ailes sont situées au-dessus de la carlingue, elles ne devraient pas gêner pour les photos.  Il y a déjà du monde dans l’avion. Je choisis une place toute seule derrière le pilote et réserve pour Dominique la place sur le siège en face. Au hublot, il y a déjà une chinoise qui cède son siège pour s’asseoir au deuxième rang avec son compagnon. Les sièges en cuir crème sont très confortables, la visibilité parfaite. Un voyage de luxe !

Le vol n’est pas direct, il fait un crochet vers le sud de la Péninsule d’Osa jusqu’à Puerto Jimenez traversant des zones boisées et aussi cultivées. Des fumées s’échappent des brûlis. Amusante image : la vue du dessus des plantations de palmiers à huile chaque arbre ressemble à un parasol. Aussi dans des champs secs et gris des rangées de plantes énigmatiques très écartées. Puerto Jimenez :un petit port avec une jetée. Ici, on sort du bateau à pied sec ! L’avion se vide. Des nouveaux passagers montent. Une jeune fille aux boucles blondes en cascade manie les bâtons orange pour guider l’atterrissage, s’occupe des valises et des listes de voyageurs. Elle semble être la seule employée. L’avion survole à nouveau la Péninsule d’Osa et passe au- dessus de la mangrove de Sierpe , le paysage est fantastique avec tous les méandres et les boucles qui parfois se bouchent et que la forêt n’a pas comblée. Au niveau de la mer, la turbidité est grande, on voit un tombolo se former, ailleurs des anneaux qui ressemblent à des attolls. L’avion file vers le nord au-dessus de la plage rectiligne vers Dominical je cherche Dominicalito avec son anse et ses îles, le fleuve Baru. Nous survolons un paysage de collines et montagnes. Les pistes tortillent reliant maisons et villages. Plus on s’éloigne du Pacifique, plus les prairies verdissent.

Turbulences sur la vallée Centrale

Des turbulences sont annoncées dans la Plaine Centrale. Les habitations se densifient autour de San José. Elles forment une mosaïque colorée de toits de tôle, rouges, verts, brillants ou rouillés. Du ciel on imagine un vaste bidonville. Cette impression est trompeuse : les maisons basses en ciment ne sont pas très coquettes mais confortables. Quelques immeubles dépassent les maisons. On distingue un beau club de tennis deux grandes piscines, un stade….L’avion atterrit sur un petit aérodrome. Chacun prend sa valise sur le chariot.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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