Bari : Pinacothèque et baignade

CARNETS DU MEZZOGIOR

 

Guido di Renzo

Deux musées me tentent : le Musée archéologique de Santa Scholastica et la Pinacothèque.

Le premier, est fermé pour restauration (aucune indication pour une éventuelle réouverture). La Pinacothèque se trouve au 4ème étage du Palais de la Province sur le Lungomare. Ici aussi, on se précipite pour me demander mon âge. Au-dessus de 65 ans c’est gratuit, pratique que je croyais tombée en désuétude.

L’exposition temporaire Incanto Partenopeo est consacrée aux peintres napolitains autour de Guido di Renzo (1886 Chieti – 1951) et ses amis Cacciaro, Irolli.

Guido di Renzo a peint surtout de petits formats, portraits et paysages. Les premiers paysages sont ceux de ses racines dans les Abruzzes : simples maisons paysannes, animaux domestiques ou arbres. Guido di Renzo a fait plusieurs études d’un même sujet. Un peu plus loin, dans l’exposition je lis » cette exposition est une déclaration d’amour au paysage napolitain » le Pausilippe, Ischia, Capri représentés par d’autres peintres avec ceux de Guido di Renzo.

Cette exposition est présentée au milieu des collections permanentes confrontée aux chapiteaux médiévaux en face des peintures anciennes. J’ai remarqué un Saint Nicolas sur bois entouré de petites scènes comme sur une icone byzantine, de beaux portraits de saints par Antonio et Bartelomeo Vivaroni, peintes vénitiens fin 15ème siècle sur bois avec un format très allongé et très étroit, aux visages d’une grande finesse et d’une grande douceur. La vedette dans une cellule climatisée est Saint Pierre Martyr par Giovanni Bellini. Ce mélange de peinture ancienne et moderne est très plaisant.

En plus de la peinture, des crèches napolitaines sont spectaculaires. L’une d’elle est peuplée de toutes sortes de personnages haute de 25 à 30 cm habillés avec soin figurant aussi bine les marchands et leur marchandise (merveilleuse poissonnerie),les paysans,  les bergers et les animaux (classique dans une crèche), les Rois Mages.

Je passe indifférente devant les grands tableaux d’inspiration religieuses 17ème et 18ème siècle mal éclairés et peu attrayants à mon goût.

Une salle 19ème avec Francesco Netti et De Nittis m’a plus intéressée. En revanche je n’ai pas trouvé les De Chirico que j’attendais.

Promenade dans les Quartiers Muratiens. Murat qui fut Roi de Naples voulu moderniser Bari et planifia ces quartiers modernes.

Le front de mer, lui est marqué par l’architecture mussolinienne avec de grand et hauts bâtiments solennels (et très militaires).

Joli cadre mais cuisine détestable

Nous retournons vers le sud dépassons Torre a Mare. Sur la route qui borde la mer se sont installées des poissonneries qui vendent moules, coquillages et poissons. De petits restaurants sont accolés à la poissonnerie : on peut déguster moules, huitres, clams crus et poissons servi en une sorte de ceviche. Nous choisissons un établissement qui a deux jolies terrasses directement sur les rochers. Bel emplacement mais self-service. On choisit son plat, on le paie et on emporte des assiettes en plastique sur son plateau. J’ai très faim puisqu’on ne peut pas manger normalement au gîte, je commande le plat qui me paraît le plus nourrissant riz et patates aux fruits de mer. C’est bourratif, en fait de fruits de mer, de rares moules sont noyés dans le mélange tandis qu’à côté de nous nos voisines se délectent d’un plateau de fruits de mer et de fritures. Mauvaise commande !

Nous retournons à Dorimar pour le dessert et le café dans le luxe de ses fauteuils blancs.

Bari a aménagé plusieurs plages le long de la route avec de grands parkings payants. Entre le parking et la plage de galets blancs, une piste cyclable. Des jeux, des bars de plages et des pontons avec des échelles pour se baigner. En ce début juin, il y a du monde sur la plage mais personne dans l’eau, c’est peu engageant. Plus près du centre une grande plage de sable est à l’abri de brise-lames cimentés construits en parallèle à la côte. Beaucoup d’enfants se baignent. C’est là que je choisis de nager, en toute sécurité mais dans une eau très peu profonde.

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Retour au gite par San Spirito et son joli port de pêche. Les vendeurs de poissons sont devant le port nous en aurions bien acheté si la cuisine avait été possible ! Je me console avec des cerises.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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