La Storia – Elsa Morante

LIRE POUR L’ITALIE

Mon pavé de Juillet!

945 pages, quand même, que j’ai dévorées.

J’aime les livres d’Histoire, et j’aime quand on me raconte une histoire. Et La Storia combine les deux.

La Grande Histoire, de 1941 à 1947,  est rappelée, année par année, en Italie, et dans le Monde, en notes serrées, petites lettres, au début de chaque partie, afin que le lecteur n’ignore rien du contexte dans lequel se déroule le récit. 

La petite histoire est celle d’Ida, institutrice,  fille d’un calabrais anarchiste et d’une institutrice juive, veuve et mère de Nino, adolescent au début du roman. En janvier 1941, un soldat allemand, saoul viole Ida qui donnera  naissance à Giuseppe. Demi-juive, mère d’un petit bâtard, Ida n’a pas la vie facile. Des rumeurs effrayantes courent dans le Ghetto de Rome…

1943, Rome est dévastée, l’immeuble d’Ida soufflé. Ida et Useppe, sont à la rue et rejoignent d’autres sinistrés dans un logement de fortune qu’ils partagent avec une tribu – les Mille –  napolitains, un marbrier communiste, et un jeune fugitif anarchiste, Carlo Vivaldi. La communauté s’enrichit aussi d’une chatte Rossella et de deux canaris. Abri de fortune, vie précaire, mais ambiance chaleureuse. Nino est devenu partisan et mène des actions clandestine dans les environs. Alors que les Américains ont débarqué en Sicile, que Naples est libérée, à Rome, les Allemands règnent en maîtres.  Le ghetto est vidé, les juifs emmenés en camps de concentration…

1944, la libération de Rome tarde, la guerre s’éternise. Partisans et Fascistes s’affrontent. Ida et Useppe doivent encore patienter avant de retrouver une vie normale, l’école d’Ida reste fermée, elle partage encore un logement avec des étrangers avant de pouvoir trouver un petit appartement.

Les années d’après-guerre ne sont pas plus faciles! Le retour à la normalité est compliqué pour ceux qui ont vécu la clandestinité. Révolutionnaires ou aventuriers.

Je ne vais pas tout résumer! Il fut lire le livre en entier.

Le lire pour l’histoire, tragique mais aussi pour imaginer le monde dans les yeux d’un tout petit. Le talent d’Elsa Morante est de faire vivre tout un petit monde, varié, vivant composé d’adulte mais aussi d’enfants, d’animaux. Avec quelle vivacité elle imagine le monde vécu par la chatte Rossella, la chienne Bella, les canaris qui sont des personnages à part entière. La nature est aussi décrite avec poésie. L’enfant  et la chienne découvrent les berges du Tibre comme un merveilleux terrain d’aventure et de poésie!

Un  grand moment de lecture.

 

 

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

7 réflexions sur « La Storia – Elsa Morante »

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