la Côte sud (2) LAVA CENTER à HVOLSVOLLUR

CARNET ISLANDAIS

Lava Center

panache mantellique

35 km plus loin, Hvolsvollur est une toute petite ville (850 ha) avec divers commerces qui s’alignent en bord de route. LAVA CENTER logé dans un bâtiment de bois flambant neuf ; autour du comptoir des billets s’articulent les salles d’exposition d’un complexe interactif, la salle de cinéma et une très belle boutique : pas de camelote, rien que du beau et du très cher, vêtements techniques de montagne, articles de laine et enfin, un restaurant.

Le film ne dure que 12 minutes mais il est plus percutant que tous les documentaires que j’ai vus d’autant plus qu’aucun commentaire bavard et verbeux ne vient l’affaiblir. Des images d’éruption, des vues aériennes et une musique très forte. On est au cœur de l’évènement. On ressent les vibrations des séismes. Pleine immersion. Que les volcans cernent le centre confère une autre dimension, cela ne fait pas le même effet qu’un documentaire chez soi à la télévision. Des volcans, les dates des éruptions qui se répètent à proximité, on voit comment les hommes et les animaux sont confrontés à des éruptions : les hommes portent des masques mais ni les chevaux, ni les moutons n’étaient protégés. Quand on les rentre, les moutons ont des cendres dans les yeux.

Après le film j’entame le parcours en passant par un couloir rouge détaillant les produits émis : lave ou téphras. Les proportions peuvent varier pour un même volcan ; je me rends compte des simplifications en classant volcan rouge/volcan gris. Une autre salle éclairée uniquement par des images de coulées de lave montre des maquettes expliquant les divers mécanismes d’éruption. La composition chimique du magma entre peu en jeu selon leurs écrans qui font varier la température et la fluidité de la lave. Selon eux c’est la température le paramètre essentiel qui va jouer sur la nature de l’éruption. A très haute température, la lave sera fluide et s’étalera en longues coulées. A basse température, le magma sera épais et l’éruption explosive. On montre la formation de la palagonite et des coussins de lave sous l’eau. En Islande, la présence d’une calotte glaciaire surmontant les volcans, les lacs glaciaires ou les éruptions sous-marines compliquent encore les données.

Une maquette raconte la formation de l’Islande dans le cadre de la tectonique des plaques. Là aussi, l’accent est mis sur un axe inattendu : le panache provenant du manteau formant un point chaud ; il est représenté par un immense cylindre rouge au milieu de la pièce obscure et l’éclaire. Finalement, d’après ce que j’ai compris, le Rift n’apporte que peu de chaleur, comparé au panache mantellique.

Excellente pédagogie, décoration pertinente, mise en scène spectaculaire, le sel défaut c’est que tout se déroule dans une demi-obscurité qui interdit la prise de notes.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s