Dix sept ans – Eric Fottorino

« Le jour s’étire comme un vieux chat. Je me suis engagé à pied dans l’avenue Jean-Médecin, loin de l’état civil et
de ses papiers introuvables. Une odeur de citronniers me poursuit depuis la place Masséna. Je te vois mieux à
présent que je respire l’air de tes dix-sept ans. L’imagination est un fil solide. Tu as actionné un tourniquet de
cartes postales dans une rue étroite d’où tu aperçois la façade massive du Ruhl. Tout est imprimé en noir et
blanc, sauf cette vue sur la coupole rose du Negresco. »

Eric Fottorino, cinquantaine,  nous emmène à Nice sur le lieu de sa naissance en 1960 à la recherche du mystère de cette naissance. 17 ans, c’est l’âge de Lina, sa mère, qu’on a envoyé accoucher en secret cacher cette grossesse hors mariage.

J’avais déjà suivi Fottorino à Fès sur les traces de Moshe,son père biologique, au cimetière juif et dans le mellah dans Le marcheur de Fès que j’avais trouvé très émouvant et qui faisait revivre cette communauté juive marocaine qui maintenant a presque disparu. je l’ai pris pour guide dans mes promenades…

Dans l’Homme qui m’aimait tout bas

Il raconte son père adoptif, Michel, évocation sensible et affectueuse de cet homme qui lui a donné son nom et sa Tunisie natale.

« J’étais passé d’un père à l’autre, je les avais additionnés. Ma mère, elle, avait fait les frais de l’opération. Je l’avais encore reléguée au rayon des êtres en souffrance. Dans ma grammaire intime le masculin effaçait le féminin. »

Dans 17 ans, Fottorino répare cette omission. Il part à la recherche de cette mère qu’il a d’abord appelé par son prénom. On voulait oublier sa bâtardise en la faisant passer pour sa sœur…il découvre d’autres secrets encore cachés. Toujours avec tendresse et sensibilité, il livre le troisième volet du roman familial.

Toujours attentif aux sentiments et au décor, senteurs de Nice, citrons et cuisine niçoise.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

3 réflexions sur « Dix sept ans – Eric Fottorino »

  1. Ton avis me tente bien. J’avais un peu laissé tomber l’idée de le lire suite à des avis mitigés, mais j’ai l’impression qu’on y retrouve un peu le ton que j’avais apprécié dans « Chevrotine », tendre et sensible, comme tu l’écris…

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  2. J’aime beaucoup écouter Eric Fottorino, mais je ne l’ai jamais lu (sauf en tant que journaliste). Il va falloir que je le fasse un jour.

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