le nord du Cap Corse

CARNET CORSE  de BASTIA à BONIFACIO

D80 jusqu’à la Marine de Porticciolo et la tour de Losse .

A l’entrée de Santa Severa la D180 suit le cours du ruisseau Luri (qu’on n’aperçoit même pas) dans une épaisse forêt de chênes verts, puis quand on s’élève en altitude de châtaigniers. L’expression « maquis » évoquait plutôt des broussailles, des buissons et arbustes, plutôt qu’une forêt qui ombrage la route. Les « Jardins du Cap » étaient fléchés, nous ne les voyons pas. On apprendra plus tard qu’ils sont fermés. Nous passons dans un bourg Piazza un des hameaux de Luri. La grand église est peinte d’une fresque – peut-on parler de graff sur une église ? – d’une Vierge qui pleure avec des larmes en 3D. Cette œuvre de Street-Art a sur nous un effet-repoussoir cd qui est dommage parce qu’à l’intérieur un tableau ancien aurait donné l’image du château détruit depuis.

La route s’élève en lacets serrés dans cette fraîche forêt. Coiffant un sommet on voit, la Tour de Sénèque. Au col de Saint Lucie (381 m) une petite route y conduit. Nos journées ressemblent à un rallye pressé :  nous ne prenons pas le temps de tout chercher. Une semaine pour le Cap Corse, ce n’est pas suffisant !

Pinu, pins parasols et mausolée

Le village suivant est Pinu (Pino) à cause des pins, peut-être, il y en a de tout à fait remarquables comme ces deux pins parasols qui joignent leurs cimes pour former un arc de triomphe devant un monument funéraire. Une allée bien pentue va vers la grande église isolée dans la verdure. La plupart des églises du Cap corse ont la même allure : un haut campanile, un fronton monumental baroque. Un peu plus loin, un quartier de Pino possède une très belle maison, plus loin une tour carrée. Un escalier permet de rejoindre le quartier haut où passe la route principale.

Pinu belle maison et tour carrée

Nous descendons vers la mer, passons près de Morsiglia qui possède aussi des tours carrées et rondes et des restes de moulins.

Une route ombragée mène au Couvent de l’Annunziata bien caché dans les yeuses. Fondé en 1479 par des Servites, il est pillé en 1563 par les Barbaresques. Wikipédia précise que le chef de l’expédition Mammi Pacha était un renégat originaire de Pinu.  Au 17ème siècle c’était un des couvent s les plus riches de Corse. En 1864 il est loué aux Capucins qui furent expulsés en 1905. Puis restauré en 1933. Ce couvent n’est pas abandonné. Certaines parties semblent rénovées, recrépies. Il est bien fermé. Nous ne verrons rien derrière les murs austères. Amusante anecdote de saison. Un jeune couple que nous avions pris pour des amoureux, a fait de l’esplanade devant le couvent son bureau de télétravail. La camionnette blanche comme celles des artisans est ouverte. La jeune fille assise dans un fauteuil de toile comme ceux des pêcheurs, ordinateur portable sur les genoux, smartphone calé à l’oreille gère ses rendez-vous et envoie des mails à ses clients.

Nous descendons à la Marine de Mute puis au Port de Centuri très touristique et cerné par les terrasses des restaurants chics : langoustes pêchées sur place et langoustines sont au menu à moins qu’on ne préfère un plateau de fruits de mer ; ou un bon poisson frais pêché. L’apéro en terrasse dont je rêvais ne se fera pas ici. L’heure du repas approche, les tables sont dressées.

Centuri

Nous boirons le bitter au pied des moulins au Belvédère des moulins. Deux moulins sont en ruine et ont perdu leurs ailes, un troisième a été trop restauré avec un crépi blanc (comme les moulins grecs) il a perdu son authenticité et son charme. Le village de Centuri ressemble à sa voisine Morsiglia avec ses tours rondes et carrées. A Ersa il faut quitter la D80 pour rejoindre le petit port de Barcaggio à l’extrémité nord du Cap. La petite route est si discrète que nous la dépassons. Je demande à Madame GPS qui propose un circuit de 36 km alos que Barcaggio se trouve à peine 7 km d’Ersa. Demi-tour hasardeux. Heureusement àh les gens sont à table et la route est vide. Barcaggio est un tout petit village avec un petit port et quelques restaurants, deux tours génoises et une belle plage de sable blanc. Pour déjeuner nous choisissons un coin sauvage au-dessus du sentier côtier. Les schistes du bord de mer sont blanchis, la végétation est rase, thym fleuri et plantes grasses.

Ile Giraglia 

Nous sommes en face de l’île Giraglia et son phare. Schistes verts ou ophiolites.

Sur la plage de Barcaggio les vaches sont chez elles, les estivants sont les intrus.

Sur le chemin du retour nous nous arrêtons à la marina de Pietracorbara pour une baignade très agréable à peine troublée par une méduse.

 

 

 

 

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

2 réflexions sur « le nord du Cap Corse »

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