CARNET DE CORSE 2021 de BASTIA à BONIFACIO

9h :parking de la Marine de Bonifacio. Le prix (0.70€ le quart d’heure) n’incite pas à la flânerie. De la Marine, partent les excursions aux îles Lavazzi . Il y en a pour toutes les durées et toutes les bourses. De très beaux bateaux sont amarrés. Des restaurants occupent les quais, du kebab aux très luxueux, servant des petits déjeuners aux plaisanciers. Ils ne m’attirent pas vraiment tout semble banal, standardisé.
Au bout du quai, de la petite église Saint Erasme, la montée Rastello est une rampe pavée avec des escaliers jusqu’au Col Saint Roch. Montée bien raide mais on est récompensé par la vue sur les falaises blanches et les côtes de la Sardaigne.

Au lieu de rentrer directement dans la ville haute, je continue la montée pour aller chercher le plus beau point de vue en emprunter une rampe qui se poursuit par un sentier du Campo romanello qui longe la falaise. Les falaises blanches et l’eau turquoise me fascinent mais je n’ai pas le temps de terminer la promenade ; la visite de la ville m’attend.

J’entre par la Porte de Gènes, accès à la Citadelle. L’Office de Tourisme qui n’ouvre qu’à 10 h est encore fermé comme le Bastion de l’Etendard. Je me promène un peu au hasard dans les rues si étroites qu’une série d’arches relient les maisons au-dessus de la rue. les maisons les plus anciennes sont ornées de festons, d’arcs romans. Je découvre ici une belle fenêtre avec une colonnette, ici une plaque ? La promenade est agréable mais les restaurants ont envahi les rues si bien qu’à l’Eglise Sainte Marie Majeure le fumet du poisson entre par la porte latérale ouverte sur les tables du restaurant voisin. Les parasols cachent les plaques des rues si bien que j’ai beaucoup de mal à me repérer sur le plan.

Mon regret : de ne pas avoir emprunté l’escalier du roi d’Aragon haut de soixante mètres avec 187 marches creusées dans la falaise (selon la légende en une seule nuit pendant le siège de la ville par les troupes du roi d’Aragon en 1420). La billetterie n’accepte ni la monnaie, ni les cartes de crédit. Il faut scanner un QR code et s’inscrire sur le formulaire par Internet. Curieux procédé qui bugue (pas de Wifi et les données mobiles n’entrent pas, parasitées par la Sardaigne, me dit-on). On peut acheter le billet à l’Office de Tourisme qui vient d’ouvrir mais la queue est rédhibitoire.
Les jardins de Carrotola sont reposants .

La Grande Eglise Saint Dominique est fermée (ouvre à 11 h). C’est la seule église gothique. Je redescends par une promenade au- dessus du Goulet de Bonifacio. J’entends les commentaires au micro des bateaux-promenades ce qui donne très envie de les emprunter. Dominique est rebutée par la foule qui fait la queue au guichet.

Promenade en voiture au Cap Pertusato. Une mauvaise route conduit au premier sémaphore, il faut ensuite continuer à pied sur la piste jusqu’au second à la Pointe de Sperone. Peinte sur le ciment une flèche verte et l’indication « plage ». En dessous la plus jolie plage secrète. Malheureusement je n’ai pas mon maillot et cela aurait peut-être été long de descendre. Je me contente de prendre la photo.

Nous cherchons une plage pour déjeuner. Du côté du Cap Spérone, les propriétés sont enfermées dans de grands murs, un golf- également enfermé – occupe la pointe avec une marina contenant de beaux bateaux. A Piantarella pas de place pour s’arrêter. Retour à Bonifacio pour tenter notre chance vers la pointe de Capicciola. Dans le Golfe de Santa Manza, juste avant la pointe nous trouvons deux charmantes plages vierges de tout équipement. De l’eau claire et tranquille. Un bonheur de baignade. Nous nous promettons d’y revenir !

Ces couleurs ! c’est magnifique. Le côté hyper touristique doit être agaçant. J’ai eu la même impression récemment à Yvoire (lac Léman) ou les enseignes des boutiques et des restaurants masquent les rues et la beauté du village. Il faudrait le voir tout-à-fait hors saison pour en profiter vraiment.
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@Aifelle : on se croyait hors saison au tout début juin
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