Installation à Dolce Luna, Muravera

CARNET SARDE

dolce Luna : la vue au petit matin

16h, le portail de l’Agriturismo Dolce Luna est fermé.

– « Vous êtes en avance ! » me fait remarquer le propriétaire au téléphone qui nous attendait à 17h. –« Pas de problème nous irons à la plage ! ».

Torre Salinas et la plage

Juste en face du portail, une petite route conduit à trois plages longeant un étang peuplé de flamants roses. Au bout Torre Salinas une belle tour carrée est perchée sur un petit cap dominant un hôtel blanc (Hôtel club Torre Salinas). La plage est immense, sable blanc ponctué de parasols colorés que chacun apporte de chez soi. Au niveau de l’Hôtel, les installations balnéaires sont discrètes, parasols et lits blancs, déserts. Comme souvent, l’après-midi, la Méditerranée est agitée de petites vagues qui ne sont pas gênantes pour nager. En revanche, l’eau est peu profonde et il faut aller loin pour que les genoux ne râclent pas le sable.

17h, le portail de Dolce Luna est grand ouvert. Andrea nous fait signe de garer la voiture au parking couvert de panneaux photovoltaïques. Cinq maisons rondes à toit conique en branchages composent la petite résidence à flanc de colline, face à la mer. Quand nous avons réservé sur Booking, nous avions aimé ces cases « africaines ». Construites en solides blocs de granite elles m’évoquent aujourd’hui les nuraghes. Nous allons découvrir les mêmes dans la montagne authentiques huttes des bergers. L’intérieur de la maison est très vaste. Divisée en deux, une moitié est une salle de séjour moderne et confortable au plancher clair et aux meubles de cuisine colorés, l’autre moitié est occupée par la grande chambre et une confortable salle d’eau. Tout le confort est fourni, Wifi, micro-onde, cafetière électrique, lave-linge, et la climatisation. Gentilles attentions :  des capsules de café et des « brioches » pour le petit déjeuner, et une petite bouteille d’alcool de myrte.

Devant l’entrée : une terrasse ombragée par un toit de bois soutenu par des piliers de granite meublée d’une grande table au plateau de verre, des fauteuils gris tressés. Deux lits de plage complètent le mobilier de jardin. Notre « jardin » est bordé par une haie basse de romarin doublé de Verbena rigida rampante violette. A la place d’une pelouse, un tapis de fleurettes blanches à pompons ressemblant un peu au trèfle. I-Naturalist a déterminé Phyla à fleurs nodales : « excellent couvre-sol supporte le piétinement et ne nécessite ni tonte, ni engrais, un seul arrosage par mois suffit. Une excellente alternative au gazon » selon Internet. Un arrosage automatique est prévu ici, de nuit, une sorte de brume vers 3 h du matin.

Plus bas un verger de jeunes oliviers (irrigués) couvre le flanc de la colline. Au coin, un jeune caroubier porte déjà des caroubes. Plus loin, le maquis est touffu mais pas assez haut pour masquer la vue. Cette vue sur la mer, l’étang et les collines est merveilleuse. Une colline pyramidale couverte d’arbustes porte la tour carrée, Torre Salinas sur sa falaise. Lhôtel blanc fait penser à un paquebot. Une bande de sable et de buissons sépare la mer bleu foncé de l’étang – Stagno delle Saline – dont la surface varie en fonction de l’heure, tantôt pâle miroir opalin, tantôt ridé par le vent avec des zônes plus claire qui apparaissent. Les flamants roses s’alignent, se regroupent s’envolent tous ensemble dans un vol groupé. Vers le sud, de l’autre côté de la pyramide, l’Etang de Colostrai est caché par un grand bois d’eucalyptus et la mer est réduite à un trait bleu profond. Tout à fait au sud, le Capo Ferrato aligne une série de petites montagnes pointues. Cette vue dégagée est intéressante, changeante selon la lumière. De toute la semaine nous ne nous en lasserons pas.

les oranges de Muravera

Les courses sont à Muravera à 8 km plus au nord. Gros bourg de 5600 habitants, bâtie le long de la SP 125. La circulation N/S est curieusement déviée par l’extérieur le long d’un canal cimenté. On ne découvre les magasins et l’animation qu’après avoir fait le détour.

Nous terminons la soirée à la tombée de la nuit quand les moustiques deviennent insistants. Je n’ose pas allumer la lumière de peur d’en attirer d’autres.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

2 réflexions sur « Installation à Dolce Luna, Muravera »

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