voyage de Corbara à Serraggia, la Corse du Nord au sud

CARNET CORSE 2024

Sur la route près de Corte

Notre hôtesse nous a fait cadeau de la recharge électrique de la FIAT. Même remplie à 100%, l’autonomie n’est pas suffisante pour envisager le voyage par la route côtière, Calvi, les Calanche de Piana, Ajaccio (275 km), et même par la route intérieure Corte Ajaccio (229 km). Le GPS conseille le trajet le plus court (219 km) par Corte, Aleria, Porto Vecchio et Figari. Au compteur 230 km d’autonomie, c’est juste. Il faudra trouver une borne !

Nous connaissons bien la route jusqu’à Ponte Leccia. Ensuite la route de Corte T20 est bordée par la voie ferrée. Nous passons entre d’imposantes montagnes où la neige est encore très présente (le 1er juin). On voit très peu de villages dans ce paysage très vert de forêts et prairies. A Corte nous prenons la tangente avec la T50. J’aurais aimé voir la ville (je peste encore contre cette limite de l’autonomie de la voiture électrique. La T50 suit le cours du Tavignano, fleuve de 88 km qui se jette dans la Mer Tyrrhénienne près d’Aléria. Aléria , nous trouvons la route qui longe la côte orientale de Bastia à Bonifacio . Nous reconnaissons le parcours Ghisonaccia où nous faisions les courses il y a 2 ans, nous passons devant notre ancien gîte à Casamozza. De Solenzara à Tarco, la route longe le littoral avec des jolie plages. Est-ce raisonnable de s’arrêter ?

L’application e-Motum signale une borne de rechargement à Sainte Lucie de Porto-Vecchio à l’Hôtel Olmuccio ; un petit détour de 5  km vers la mer sur une route qui tortille. L’hôtel est désert, mais la mer est proche « il suffit de suivre la rivière » dit un camionneur qui tracte des grumes. Le sentier passe dans une roselière. Je traverse à gué le cours d’eau pour arriver sur un cordon dunaire de sable orangé d’une granulométrie assez grossière. Le vent soulève de petites vagues mais je me lance en restant près du bord et en me laissant porter par le courant. Nous déjeunons dans la voiture (branchée) que l’on a rempli de 20% en 2 heures et nous arrivons vers 16h à Serraggia.

U caseddu

U Caseddu que nous avons réservé par Booking.com est une minuscule maisonnette perchée sur une petite butte herbue que Dominique n’arrivera pas à grimper. Si, au moins, on avait fauché les graminées et les fenouils on aurait pu peut-être approcher la voiture. Dans la broussaille, impossible d’entrer avec la petite FIAT . La dame comprend très bien. Elle nous propose le grand gîte qui est à plat. Par chance, il y a une prise électrique dans le garage (celle du sèche-linge) et je branche d’autorité la voiture. C’est indispensable. Le village de Serraggia est très petit, nous ne pouvons pas y rester coincée. Pas de visites, ni de randonnées, ni de courses. Le premier supermarché se trouve à plus de 15 km et la borne à Pianottoli.

Notre gîte à Serraggia

Notre gîte est en pleine nature, graminées et fenouils montent à presque 2 m. Un tilleul embaume. Le grand olivier perd ses fleurs noyant la terrasse et le salon de jardin sous une sorte de sciure.

 

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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