Le Havre – Quartier Perret – Art contemporain

NORMANDIE IMPRESSIONNISTE 2024

Le Havre vu des jardins suspendus

De la ville du Havre, j’ai des images de cinéma / Le Havre d’Ari Kaurismäki,  la Fée de Dominique Abel avec Fiona Gordon, 38 Témoins, et bien d’autres que j’ai oubliés. Je suis donc impatiente de découvrir la ville  « en vrai ». Autre ville portuaire après ma visite à Marseille il y a six mois .

Nous arrivons par Sainte Adresse, très construite, de la station balnéaire autrefois prisée, il reste quelques belles villas sur notre parcours.

les quartiers Perret

Nous longeons la plage, la marina . Après l’Office de Tourisme nous découvrons les barres et les tours rectilignes, constructions d’Auguste Perret. Béton granuleux, petits balcons et longues coursives rythment les verticales. A l’étage noble, la coursive est presque une terrasse que certains ont agrémenté d’un salon de jardin, de plantes (très peu) et même d’une grosse niche à chien ou d’un cabanon coloré. Le plus souvent la sobriété est de rigueur. Le vent de l’océan balaie toute velléité de désordre. Contrairement à Sarcelles, ville de tours et barres, tout semble propre et presque neuf après plus de sept décennies.

La Catène des containers

Un été au Havre est une manifestation d’art contemporain qui offre aux passants une collection d’œuvres qui s’enrichit chaque année. Sur la digue je découvre Hehe Gold Coast (2021) : des rochers accumulés pour protéger la digue ont été dorés. Pourquoi pas ? je ne suis pas très convaincue. Plus loin en direction du port, la Catène de containers (2017) de Vincent Ganivet est beaucoup plus spectaculaire. Deux demi-anneaux construits en containers colorés rappellent la vocation portuaire du Havre.

Chatonsky – la ville qui n’existait  pas – Street Art

Au hasard, je découvre ls formes violettes de Grégory Chatonsky, Rêve du Havre, imaginées avec une IA, puis-je lire sur le fascicule. Quel intérêt ? Le même Chatonsky : La ville qui n’existait pas, (2023), d’immenses fresques décorent les faces aveugles des barres d’immeubles Perret. Ces grands tableaux de Street Art racontent une ville en ruine, un cataclysme, cartes postales dystopiques qui m’ont bien plu. Il y en a 25, pressée par le temps, je n’en ai découvert que 2. Au hasard de ma promenade Les Apparitions (2019) de Stephan Balkenhol : des personnages grandeur humaine sont collés au façades : debout ils regardent la rue qui est aujourd’hui pavoisée pour une célébration de la Libération de la ville . Plus discrets, des tubes de néon qui clignotent dans un couloir ???? Les œuvres sont nombreuses, avec le livret de l’Office de Tourisme, j’aurais pu parcourir toute la ville où elles sont dispersées et faire des découvertes si j’avais disposé de plus de temps.

Eglise Saint Joseph

Partout, au-dessus des immeubles Perret, dépasse la flèche de l’Eglise Saint Joseph. Construite en béton de 1951 à 1958. Prouesse que cette tour de 107 m de haut . Jeu de géométrie partant de la croix grecque, la tour devient octogonale puis porte un clocheton carré de plus en plus fin. Très claire avec ses vitraux multicolores dus à Marguerite Huré, maître verrier qui a conçu  des harmonies subtiles de sept couleurs de plus sombres à la base à claires au sommet, rose à l’est, orange et jaune au sud, bleu au  nord…

Saint Joseph vitraux

Le vent s’engouffre dans les rues rectilignes. Sur le front de mer, il est glacial. Je cherche à m’en protéger dans les rues, sans succès, il souffle toujours aussi fort.

 

Avatar de Inconnu

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

16 réflexions sur « Le Havre – Quartier Perret – Art contemporain »

  1. Je vais peu au Havre. Je n’y trouve pas mes repères, je n’aime pas beaucoup l’architecture et les courants d’air sont ravageurs ! Et j’ai tellement entendu de mal sur la reconstruction dans mon enfance .. ceux qui ont connu la ville avant la guerre, comme mes parents et grands-parents ne s’en remettaient pas.

    J’aime

      1. J’attends « jours de ressac » à la bibliothèque. Ça va être long je crois. Rouen a été reconstruit en respectant le tracé des rues détruites. Ce qui n’est pas le cas au Havre. Ça a changé completement la configuration de la ville.

        J’aime

  2. Pas mal, les « arcs-en-ciel » en contenairs…
    Je me rappelle ma courte visite avec dasola il y a quelques années au Havre (où ma mère a passé ses premiers mois, il y a… plus très loin d’un siècle). La ville a été reconstruite en béton. J’avais été frappé par le « dépouillement » de Saint-Joseph, combien différent des surcharges colorées des Eglises baroques parisiennes…
    (s) ta d loi du cine, « squatter » chez dasola

    J’aime

Répondre à ToursEtCulture Annuler la réponse.