Exposition temporaire jusqu’au 14 mars 2027

Jiri Karpeles est né en 1880 non loin de Prague dans une famille de la bourgeoisie juive possédant une minoterie. Germanophone, il a étudié dans le même lycée que Kafka et Max Brod. A la suite de l’antisémitisme, il change son nom en Georg Kars.

Il passe ses années de formation à Munich et Hambourg. A Munich il rencontre Kandinsky, Klee, Pascin et Hugo Steiner-Prag.

De la période 1902-1907, l’exposition montre des petits formats, graphite, pierre noire, estompe, souvent des scènes de café

Premier séjour à Paris (1908-1914) Kars s’installe à Montmartre, rue Danrémont. Sa peinture est marquée par l’influence de Cézanne et du cubisme. En 1919, il peint Trois nus dans un paysage où l’on voit une étroite parenté avec les baigneurs de Cézanne

A Paris, Kars noue de nombreuses amitiés : avec Suzanne Valadon, Utrillo et Utter. Kars peint Utrillo jouant de la flûte, jouant du piano. En 1938 il fait le portrait de Suzanne Valadon sur son lit de mort.

Le Mahj avait présenté en 1921 une belle exposition sur l‘Ecole de Paris, je retrouve un peu les mêmes artistes avec Pascin qui a connu Kars à Munich et dont les parents, juifs dans le commerce des grains, ont beaucoup en commun. Bien que consacrée à Georges Kars, l’exposition offre une vue collective avec les amitiés. j’ai l’occasion de découvrir Otto Gutfreund

Sculpture encore : Chana Orloff, « l’amie des bons et des mauvais jours ». C’est ensemble qu’il fuiront vers la Suisse en 1942, c’est aussi Villa Seurat que se réfugiera Nora, la femme de Georges Kars, après son suicide en 1945.

Une fidèle collaboration avec Berthe Weill

A l’exposition de l’Orangerie, Berthe Weill, j’avais remarqué le portrait que Kars avait fait d’elle « la petite mère Weill ». De 1920 à 1940, Kars expose dans plusieurs expositions collectives. En 1928 et 1931 elle lui consacre deux expositions personnelles

Une section de l’exposition est consacrée à Kars, dessinateur

Georg Kars le bohémien?

Bohémien puisqu’il est originaire de Bohême, Kars a fait un pont entre Prague et Paris, à Prague où il est retourné de 1937 à 1940, il a organisé des expositions pour ses amis parisiens. Bohémien, comme la vie de bohème parisienne! En 1937, il a une grande rétrospective à Prague, en 1939, les nazis pillent son atelier.

Sous le soleil de Tossa del mar : en 1933 les Kars achètent une maison mais en 1936 la guerre d’Espagne met fin à leur séjour
Kars a très mal vécu l’exil en Suisse. Le 5 février 1945, il se défenestre. Nora va se consacrer à rèunir les oeuvres de son mari dispersées après la perte de ses archives.
C’est une très belle exposition que le Mahj lui consacre, le sortant de l’oubli, et exposant ses oeuvres en compagnie de celles de ses amis.
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Merci pour cette visite. Si je trouve un moment en novembre pour ma montée à Paris….tu as fait un bon teaser.
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La vie n’est pas un long fleuve tranquille…..
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Découverte totale me concernant et j’ai bien envie d’aller voir ça de plus près désormais !
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