Glanum

 

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les Antiques
les Antiques

Nous avons découvert Glanum hier par un soleil resplendissant. Aujourd’hui le ciel est voilé. Le soleil chauffe  peu.

« Il n’y a qu’à prendre le droit chemin. Voyez ! répondit la fille des champs. Vous enfilez le désert de Peyre-Male. Et vous marchez dans le val tortueux jusqu’à ce qu’un portique se montre à vos regards Avec un tombeau qui supporte Deux généraux de pierre là-haut dans les airs.

C’est ce qu’on nomme les Antiques – Grand merci ! dit le jeune homme »

Les Antiques – Mausolée de Jules et Arc de Triomphe – resplendissent.

saint rémydt 001 - Copie

La cité de Glanum tire son nom de la divinité  gauloise Glan que les Salyens celto-ligures, vénéraient à la source sacrée d’eau guérisseuse. Glanum fut occupée depuis l’âge de fer, devint une cité hellénistique avant que les Romains à la suite de Jules César ne la romanise.

Glanum thermes natatio
Glanum thermes natatio

La rue principale est dallée de grosses dalles plates cachant le réseau hydraulique: les égouts dans un grand collecteur, et l’eau potable dans de petites rigoles. Nous reconnaissons les thermes aux hypocaustes dans les pièces chauffées ainsi qu’une très belle piscine natatio alimentée par une fontaine en forme de masque de théâtre, la palestre était aussi de bonne taille. Un petit marché à quatre boutiques était bordé par la chapelle de la Bonne Déesse dont l’autel est curieusement orné de deux oreilles entourées d’une couronne végétale. Ces oreilles étaient censées écouter les prières des orants.

maison hellenistique : peristyle autour de l'impluvium
maison hellenistique : peristyle autour de l’impluvium

Dans le quartier résidentiel se trouvent des maisons hellénistiques : un péristyle entoure l’impluvium  qui concentrait les eaux de pluie dans une vaste citerne rectangulaire. Les mosaïques ont été déposées. On ne reconnaitra donc pas la maison au Capricorne, nommée d’après la mosaïque. La maison des Antes possède de très belles colonnes décorées de motifs d’acanthes corinthiens. Une autre maison est la maison d’Atys, l’amant de Cybèle. J’aime toujours les rappels mythologiques.

l'eau ruisselle à Glanum
l’eau ruisselle à Glanum

Une grande Curie possède encore de hauts murs en petit appareil, pierre locale taillée en pavés décimétriques. On arrive alors dans le Centre Monumental de Glanum avec son vaste Forum, un peu trop dégagé peut être revêtu de gravillons fins qui détonnent un peu. Sous le forum romain se trouvait un très grand puits à dromos, une entrée de gradins taillés formant un bel escalier qui coude et entre dans le puits d’une eau claire et vert émeraude. C’est assez étrange de penser que ce beau puits a été comblé par les remblais du Forum et que la ville romaine n’en profitait pas.

Fronton d'un des temples jumeaux au culte de la famille impériale
Fronton d’un des temples jumeaux au culte de la famille impériale

La présence de l’eau qui ruisselle sous les dalles égaie la visite. On passe devant les temples jumeaux qui ont empiété sur le bouleutérion hellénistique. Le culte de l’empereur éclipse les sanctuaires salyens. Il y avait une fontaine monumentale. Passées les portes de la ville, on découvre la source sacrée couverte d’arcades. Un escalier descend tout droit du rocher où étaient aussi associées des divinités rupestres. Contigu à la source, le sanctuaire de Valetudo, déesse romaine de la santé  et à proximité un temple d’Hercule. Des soldats ont consacré  6 stèles remerciant Hercule de leur retour d’expéditions militaires ;

source sacrée
source sacrée

La visite de sites antique est pour nous comme un jeu de piste. Nous savons maintenant reconnaître les structures principales des thermes, des villas, des monuments habituels. Nous pouvons consacrer plus d’attention aux mythes, aux détails de la vie quotidienne, aux adductions d’eau….

Les Baux de Provence

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le château des Baux se détache sur la falaise
le château des Baux se détache sur la falaise

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Puisque tout est fermé à Saint Rémy le lundi nous déjeunons devant le site de Glanum sur des tables à pique-nique en bois et retraversons les Alpilles vers les Baux de Provence. De loin on devine la silhouette du château se détachant sur les crêtes calcaires ruiniformes. De magnifiques mas exploitant les oliveraies et les vignes se trouvent dans la petite vallée. Certains sont de luxueux hôtels ou chambres d’hôtes pour les touristes.

Le parking est payant (5€) et bien aménagé. En février nous n’avons aucun mal à garer la voiture. On monte tout en haut pour découvrir une carrière de pierres, avec des excavations mais aussi les dissolutions dans le calcaire faisant comme de la dentelle de pierre, les trous et fenêtres naturelles. Nous n’aurions pas dû monter si haut, le village est à mi-pente. On u entre par une maison détruite qui montre une magnifique cheminée encore accrochée au mur. Les rues étroites et pentues sont bordées de magasins de souvenirs, de bons goût, pittoresques mais un peu trop à la manière du Mont Saint Michel ou de Concarneau….dans le genre provençal. Restaurants, galeries, sont le plus souvent fermés.

le village des Baux vu du château
le village des Baux vu du château

Dans le  bel hôtel qui abrite la Mairie, un peintre illustrateur expose des dessins et des textes d’un livre pour enfants racontant une histoire de petit berger et d’étoiles. Influence de Van Gogh, et des rois mage.

En face, dans un jardin (une maison détruite dont on devine les fondations), un photographe, José Nicolas expose des photos du Noël provençal aux Baux où les villageois sont costumés, en Mireille, Arlésienne, ou en petits bergers. De véritables moutons assistent à la cérémonie, l’un d’eux traine un petit char en bois décoré. Ma préférence va aux petits bergers.

Le château des Baux

Le château des Baux, au 1er plan engins de guerre
Le château des Baux, au 1er plan engins de guerre

L’ audio-guide  rend la visite des ruines plus vivantes et plus intéressantes. Du château, il ne reste que des ruines. Sur l’éperon rocheux recouvert d’une dalle calcaire, des machines de guerre pour meublent le plateau vide: ce n’est pas très joli et un peu artificiel, puisque leur place n’est pas intra-muros, mais cela doit plaire aux petits garçons : catapultes, couillard (à cause de sa forme), bricole (défensive, actionnée par des femmes) trébuchet ne retiennent guère mon attention. La place des Baux fut assiégée par les soldats de Louis XII, pendant les Guerres de Religion le village étant  protestant.

Un moulin (1652) profitait des vents qui n’étaient arrêtés par aucun obstacle.

Un plan incliné dallé fut construit au 19ème siècle jouant le rôle d’un impluvium : sur le rocher des Baux il n’y a ni puits ni source. L’eau ne pouvait provenir que du ruisseau dans le vallon, remontée dans le meilleur des cas à dos d’âne. Il importait donc de récupérer par tous les moyens l’eau de pluie. Le massif des Alpilles reçoit une pluviométrie assez importante quoique les pluies soient assez espacées dans le temps. Des rigoles la conduisaient à des citernes. Sur les falaises on remarque également des sortes de gouttières.

les Baux : pigeonnier
les Baux : pigeonnier

Le site fortifié est gardé par plusieurs tours posées sur les rochers. La Tour Sarrasine doit son nom aux razzias des Sarrasins. A sa base, la seconde Basse Cour était habitée dans des maisons semi-troglodytes construites sur des restes de carrières de l’âge de pierre. Je remarque aussi des pigeonniers dont les alvéoles sont creusées directement dans le rocher. L’ascension à la tour Sarrasine est assez difficile car les hautes marches ont été dégradées par l’érosion avec une rigole centrale. Je remarque dans la roche des fossiles d’huitres, un peu plus loin, ce sera une accumulation de pectens.

château des Baux
château des Baux

Le donjon, lui aussi, est creusé dans le rocher. Il avait quatre niveaux. Je n’ai pas eu le courage de visiter les salles basses sous le château.

En face du rocher des Baux le vallon a été nommé le Val d’enfer par référence à l’Enfer de Dante avec les ouvertures béantes des carrières.

la vallée creuses de carrières: dantesque!
la vallée creuses de carrières: dantesque!

C’est dans le Val d’enfer que la sorcière de Mireille, la Taven, guérit Vincent invoquant l’agneau noir, la chèvre d’Or  et les Fées.

Nous terminons la visite des Baux par une promenade dans le village. Le Musée Yves Brayer ne ré-ouvrira que le 7 mars mais on peut voir une grande fresque du peintre sur tout l’intérieur de la Chapelle des Pénitents. Jaune et bleu, ocres, grandes figures, asse fruste, je ne suis pas convaincue.

Dans l’église, en revanche ce sont les vitraux modernes colorés que j’ai aimés, surtout le petit tondeur d’agneaux.

Le Petit Musée des Santons est ouvert, grands santons habillés ou petits santons peints sont dans des vitrines ; il y a aussi de grands santons napolitains anciens qui surclassent les provençaux.

Enfin, on s’installe à la terrasse du Relais de la Porte d’Eyguières sous des arbres défeuillés sur des tables rondes installés sur la place pavée bordée par un parapet qui donne sur la vallée.

Fort Médoc, citadelles de Vauban

AUTOMNE AQUITAIN

fort Médoc entouré d’eau

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L’idéal aurait été de visiter la citadelle de Blaye et Fort Médoc dans la journée, il n’aurait manqué que le Fort Pâté sur une île au milieu de la Gironde, pour voir l’ensemble du Verrou imaginé par Vauban pour garantir la sécurité de Bordeaux.

Le Fort Médoc, n’ouvre qu’à 11h au mois d’octobre. Après avoir patienté derrière un troupeau de moutons qui occupait toute la route tandis que leur berger les suivait en voiture, nous arrivons au dernier moment à Lamarque pour le bac de Blaye. Je vérifie les horaires de retour : 17h seulement. Si on va à Blaye nous ne visiterons pas Fort Médoc. Le choix est vite fait : le passage coute 13.90€ l’aller donc près de 28€ pour ne voir qu’un seul site. Faire le détour par la route ? Le GPS indique 182km. Nous nous contenterons du Fort.

la Porte Royale

Le fort est précédé par des canaux, sortes de douves, où patauge une famille de canards. Ce n’est qu’après avoir lu la documentation que je comprends qu’il s’agit d’un dispositif défensif de demi-lunes  imaginée par Vauban. La Porte Royale est magnifique : le fronton est soutenu par des atlantes portant des armes, dans le triangle, le Roi-Soleil. On devine les chicanes, la herse a disparu mais la belle porte à croisillons est là. A l’étage, les pièces sont aménagées en expositions. Des panneaux détaillent le dispositif du Verrou sur la Gironde, montrent les autres fortifications de Vauban et présentent l’architecte qui ne se réduit pas à un stratège qui a fortifié la France de Louis XIV mais aussi un humaniste qui a protesté contre les persécutions des protestants et qui a étudié l’économie des statistiques s’attachant au sort des paysans et restant près des soldats qui ont construit ses forteresses.

le roi-Soleil

Un peu plus loin, une charmante construction de pierre qui ressemble à une maisonnette est la citerne où les eaux de pluies étaient collectées des toits des casernements tout proches par un système de gouttières. Le puits fournissait de l’eau saumâtre et il fallait aller loin pour chercher l’eau douce. Ces casernes ont disparu, elles sont servi de carrière de pierre entre les deux guerres mondiales, les derniers soldats ayant quitté le fort après 1918.Classé Patrimoine de l’Humanité de l’UNESCO, le fort est en restauration.

la citerne

Il reste donc quelques pièces : la boulangerie et des fours, l’infirmerie qui lui est symétrique dans le bâtiment nord. L’élégant corps de garde avec ses arcades et son  perron précédé de marches est en restauration, nous le dépassons pour arriver près de la Gironde d’où l’on voit la Citadelle de Blaye mais pas le fort Pâté dissimulé dans la verdure. Une écluse régule les fossés inondables selon la marée.

poudrière

La poudrière est bien conservée. C’était un bâtiment très solide : la poudre continue dans des barriques de bois devait être protégée, de l’humidité par un parquet de chêne, mais surtout de bombardements ennemis ou de d’étincelles accidentelle>. Les murs épais de 2 m étaient éloignés des murs d’enceinte.

C’était une promenade très tranquille sous le beau temps, bien commentée par des bornes détaillées, de petites brochures.

Pour déjeuner nous cherchons un petit port sur la Gironde derrière le Château Margaux. Un banc au soleil, la vue sur l’estuaire. Un pêcheur remonte son épuisette d’un ponton métallique, il pêche la crevette blanche tandis que son chien surveille la voiture.

Château Margaux

Puisque nous passons devant le Château Margaux, nous y faisons un arrêt photo. Fronton classique, 3 étages et de larges baies vitrées. Les chais aux murs jaunes sont impressionnants.

Retour à Cantenac pour acheter une bouteille qui sera un  cadeau de prestige, 38€ pour un 2008, le coffret en bois est offert.

A la sortie de Pauillac dans le port, on voit débarquer en pièces détaillée un Airbus venant de Hambourg, en route pour Toulouse

Airbus

Dernière visite de la journée : les Noisettines du Médoc à Blaignan,  non loin de Lesparre. L’accueil est très chaleureux mais nous n’aurons pas de visite de la fabrication comme nous le pensions. Dégustation de noisettines qui sont des pralines un  peu spéciale : un cœur de noisette enrobées de chocolat, c’est fin, excellent mais pas surprenant. En revanche la surprise est la crème de noisettine, une sorte de Nutela de luxe, fine, délicieuse. Nous achetons aussi du « thé » aux aiguilles de pin, bruyère, fleur d’acacia et ?

Coucher de soleil sur notre plage du Pin Sec. La mer a laissé une sorte d’émulsion brune, de la vase ou du pétrole ?

 

 

 

les châteaux du Médoc

AUTOMNE AQUITAIN

départ de la chasse les chiens attendent!

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La chasse à courre part derrière la maison. Nous assistons aux préparatifs, descente des chevaux les têtes des chiens ressortent par les ouvertures du camion. Certains chasseurs arborent des tenues chics, un homme et une femme ont des cors. Discours des organisateurs. On n’attendra pas les sonneries. Sur la route, juste avant Saint Isidore j’ai la chance d’apercevoir un énorme sanglier noir, très poilu qui passait par là au petit trot sous les grands pins.

Premier arrêt à Saint Estèphe, bourg endormi aux maisons tassées autour de l’église qui dépasse du vignoble. L’église est en réfection entourée d’échafaudages, la place est vide, on ne rencontre pas âme qui vive !

château dans le vignoble de Saint Estèphe

Pauillac est une petite ville allongée sur les quais de la Gironde avec de belles maisons blanches de pierre de taille parfois finement sculptée. A l’Office de Tourisme qui s’appelle aussi Maison du Vin, nous obtenons un rendez vous pour la visite d’un Château (réservation payante 3€95) et un plan pour une visite de Pauillac. Le plan paraît très bien fait, nous aimons ce genre de jeu de piste. Les curiosités de Pauillac sont bien décevantes : un balcon en ferronnerie datant de 1791, « on bâtissait même pendant la Révolution », une église 19ème grande et laide à souhait, un cadran solaire en terre cuite… on finit par se lasser.

châtaeu de conte de fées, très très symétrique!

Barge, présenté par l’employé de l’Office de Tourisme comme un « village traditionnel ». Plutôt chic, restaurant de luxe, boutique idem, et de nombreux châteaux pour du vin grand cru ! Finalement, ce n’est pas si artificiel en Médoc. Les châteaux et leurs vignes affichent une richesse étonnante. Certains villages en possèdent trois, quatre, cinq ou plus. Les fins panneaux rouges qui les signalent se superposent à chaque carrefour. On nous a fourni une carte du vignoble et nous ne savons plus où donner de la tête. Tourelles rondes avec poivrière pointue, tour carrée, frontons classiques ou chaux massif couvert de hauts toits d’ardoise….Certains sont gardés  par une grille impressionnante. D’autres, ouverts sur la campagne, sont précédés par une longue allée blanche. Parterres fleuris de cosmos, topiaires, pins parasols….un air de Versailles ou de Toscane…c’est selon. Le nec plus ultra, comme à Beychevelle c’est la perspective qui s’ouvre sur la Gironde qu’on devine de la terrasse ornée de statues de marbre.

Beychevelle, le « Versailles » du Médoc

Nous avons rendez-vous à 14h à Cantenac, dans la région de Margaux, au château Desmirail.

L’entrée du château Desmirail

Vu de l’extérieur, ce n’est pas un des plus beaux. Une grille s’ouvre entre deux colonnes de marbre rouge, impressionnantes. Les chais du 19ème siècle, briques et pierre, sont de grande taille et cachent la petite chartreuse de pierre blanche au fronton triangulaire où deux sphinges gardent le vaste perron. Ici, on nomme chartreuse un bâtiment de plein pied où toutes les pièces en enfilades sont accessibles aussi  de l’extérieur. Arrivent pour 14h, d’autres voitures, un minibus apporte des touristes turcs qui suivront une visite en anglais, deux couples de Toulouse qui ont l’air d’être très connaisseurs.

élégante chartreuse

Notre guide, nous raconte d’abord l’histoire du château remontant au 18ème siècle,  nous présente la famille des propriétaires actuels, photographiés sur le mur face au comptoir. Il nous explique que le vin est classé Grand cru depuis 1855, comme tous les vins de Bordeaux, initiative de Napoléon III à l’occasion d’une Exposition Universelle. Ce classement est immuable. Ce qui fait autorité, et le prix du vin, c’est plutôt la critique des journalistes et des experts qui viennent goûter au mois de mars chaque année et qui peuvent faire et défaire des réputations.

Il nous parle du terroir, du sol, des terrasses alluviales, très drainantes…de la vendange cette année, de la vigilance qu’il faut avoir pour choisir le meilleur moment pour vendanger ; Avec le printemps pluvieux, et l’été tardif, les grains sont restés de petite taille. On a donc retardé le moment pour qu’ils gagnent encore un peu de soleil. Mais un orage aurait été fatal et aurait fait éclater les grains. C’est donc un pari que de d’attendre. Certains raconte-t-il, on dû récolter la nuit.

Les chais ont un étage, on monte donc dans une vaste pièce sous une magnifique charpente de châtaignier qui a un  plancher à clairevoie, découpé de larges cercles correspondant aux cuves. Pour la fermentation alcoolique une température précise est exigée : à moins de 28°, il ne se passe rien, au dessus de 30 les levures meurent . Un système de chauffage intégré aux cuves métalliques et des serpentins pour les cuves en bois va garantir cette température idéale. Les cuves en bois sont magnifiques, elles sont là plutôt pour le plaisir des yeux, le vin n’y reste pas assez longtemps pour être influencé par le contenant. Après la fermentation alcoolique, une autre fermentation lactique (avec des bactéries différentes) va transformer le vin. Je suis la seule ignorante de la visite, mes compagnons connaissent tous les processus de fabrication. Ils vont donc poser des questions très pointue, employant le vocabulaire adéquat. Dans mon ignorance, j’écoute et n’ose pas retarder le groupe par des questions inappropriées. Le Margaux est un vin rouge mais on procède à une « saignée » pendant la vinification : si le volume de liquide est trop important, on va retirer de la cuve une certaine quantité qui deviendra du rosé. On visite aussi le chais où le vin vieillit dans de belles barriques de chênes fabriquées exprès pour la propriété. Pour le grand cru, les barriques seront toujours neuves, elles pourront resservir  pour le second vin, ou être vendues à d’autres vignerons ou passer la Gironde pour la distillation…Le guide explique la délicate alchimie qui présidera aux mariages des différents vins du domaine, du Merlot ou du Cabernet-sauvignon…

Le guide parle aussi de la commercialisation : le marché chinois est leur principal client. Mais les Chinois ne sont pas encore connaisseurs, ils achètent plus le prestige et l’étiquette que le goût du vin. Sacrilège, ils ont même imaginé des « bains »dans du vin classé : remplir une baignoire de Château Margaux apparait comme une hérésie à mes compagnons, le prix monte vertigineusement si bine que les réels amateurs ne peuvent pas se l’offrir. Les Américains sont de très bons clients, ils ont appris à apprécier le vin, les Japonais aussi. Selon le guide, le marché russe est impossible.

Je m’esquive avant la dégustation, m’excusant : « ce n’est pas que je n’aime pas le vin, lui, ne m’aime pas ! ». Je suis toute excusée, il existe de rares allergies….

château Kirwan

Juste derrière, à quelques pas se trouve une merveille : les jardins du Château Kirwan et le très joli château. Un petit canal avec de l’eau courante, des massifs et bosquets, un petit terre plein avec des bancs sous des chênes anciens, un magnolia dans la cour des communs, une serre avec des melons et des agrumes… nous nous promenons dans une parfaite tranquillité.

château Palmer

Sur la route du retour, sous un timide soleil mais une belle lumière, nous faisons des photos de tous els châteaux sur notre route. Le château Palmer avec ses tourelles et ses topiaires, le grand château de Beychevelle, le grand château Lagrange sur la route de Saint Laurent Médoc.

Vers 17h, le ciel s’est grisé, il fait presque nuit dans ce premier jour à l’heure d’hiver. Il est temps de rentrer en espérant que la chasse s’est terminée depuis longtemps

Le Verdon et retour à Soulac – Fin de chasse

AUTOMNE AQUITAIN

le phare du Verdon

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Soleil et passages nuageux.

Nous atteignons directement la Pointe de Graves, et nous arrêtons au débarcadère du bac pour Royan. De l’autre côté de la route, il y a toute une série de guinguettes et restaurants simples alignés. En été, à midi, cela doit être très animé. A l’arrière se dresse la tour carrée du petit phare abritant un Musée de la Mer, fermé en cette saison. On contourne un fort militaire ancien caché dans la verdure pour arriver à une grande marina : Port Médoc. Belle vue sur l’estuaire de la Gironde. Sous une barre de nuages gris on voit bien Royan et Saint Georges de Didonne.  L’église de Royan, vue de loin est belle, de près le béton brut choque un peu.

La pointe est prolongée par une digue. A l’arrière de ce brise-lame l’océan est très calme. Une très belle plage de sable sauvage s’étend vers Soulac qu’on peut rejoindre par le GR8, la piste cyclable et même en saison par un petit train touristique.

villa Colette

A Soulac, nous reprenons le circuit des villas anciennes Rue Thiers , là où nous l’avions laissé la semaine dernière et avons toujours autant de plaisir à jouer à ce jeu de piste, à chercher les gâbles gothiques, les lambrequins peints, les plaques émaillées Art Déco. Les villas les plus anciennes datent de 1890 et sont en brique et pierre de taille. Les mimosas portent des promesses de belles floraisons.

plaque Art Déco

Nous rentrons tôt au gîte et je renouvelle mon arpentage de la plage à la limite de l’eau sous le soleil.

La fin de l’après midi est magnifique et nous profitons bien du calme de notre maison forestière, installées sur le banc à côté de la porte. Maintenant que les voisins sont partis les oiseaux nous paraissent plus nombreux, tout le terrain est à nous….Un cri nous surprend, est-ce un chien perdu qui hurle, ou le chien du gardien laissé seul dans son chenil qui appelle son maître, ou peut être le brame du cerf ? Peu après toute une sonnaille résonne dans l’enclos attenant au gîte. Des dizaines de chiens portant clochettes tournent autour des camionnettes, jappent, se reniflent mutuellement. On fait un film de ces chiens de chasse ; Sur l’un des camionnettes on lit Bleu de Gascogne,. Les chiens sont sympathiques, ils ont l’air heureux. Nous filmons. De côté je découvre les dépouilles de trois grands cerfs, cela nous refroidit complètement et nous retournons à notre banc attendant que les chasseurs montent dans les 4×4 et nous laissent le calme de la forêt. Ce n’est pas pour tout de suite ! C’est l’heure des discours dûment applaudis, deux voitures commencent à partir. Malheureusement elles reviennent illico, un nouveau cerf avec des bois magnifiques couché sur une remorque. Âmes les sensibles s’abstenir, ils ont fait monter les chiens dans les voitures avant la curée. Nous nous enfermons dans la maison malgré le soleil de cette magnifique soirée pour ne rien entendre du partage des dépouilles.

le retour de la chasse

Notre petite maison dans la forêt a perdu une bonne partie de son charme.

Rando en forêt : de Péqueyrôt à Bombannes, le long du lac d’Hourtin

AUTOMNE AQUITAIN

la forêt sur le bord du lac d’Hourtin

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En ouvrant la porte, nous découvrons un bel arc en ciel et quelques gouttes de pluie.

Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin, surtout avec une pèlerine en plastique vert sur le chemin de saint Jacques de Compostelle, partant de Soulac que je trouve  près de Hourtin, à Péqueyrôt. Le GR8 n’est pas balisé à la manière habituelle avec les traits blanc et rouge, mais avec des piquets à la pointe jaune ou bleue, portant un carré avec la coquille et des rayons jaunes, symbolisant le pèlerinage. Comme c’est plus difficile  de planter un piquet, il y en a très peu. Mais ils sont judicieusement placés chaque fois que la direction n’est pas évidente.

Le premier tronçon se confond avec une jolie piste cyclable, à moitié cachée par les aiguilles de pin, qui s’insinue dans la forêt à quelques pas du lac. Après 2km, le sentier se sépare de la piste et ondule dans les dunes, surplombant le lac d’assez haut. Le sol sableux garde de multiples traces de sabots de toutes tailles. A un carrefour des champignons ont percé le chemin et étalent de larges chapeaux. Dans la moiteur et la chaleur anormale de cet été indien, les champignons pullulent. Il y e a des centaines de petits jaunes qui viennent tout juste de sortir. J’en photographie de plus gros. Des girolles ? Je ne sais pas faire la différence entre les comestibles et les fausses girolles qui sont mauvaises. Dans le doute, s’abstenir.  Les lichens forment d’épaisses éponges grises et blanches qui recouvrent tout le sol sous les grands pins. Souvenir fugace de Lituanie où j’ai marché dans des paysages analogues,  associé à une cueillette miraculeuse de champignons.

Un panneau annonce 46 biotopes différents, 46 c’est vraiment beaucoup ! Je n’avais pas imaginé des paysages si variés sur ces dunes  coincées entre océan et lac, plantées de pins mais portant aussi des chênes. Dune blanche, où les oyats retiennent le sable nu ; dune grise embaumant les immortelles jaunes encore en fleurs, landes de genets et d’ajoncs, haute futaie au parterre de mousses et lichens, chênaies, zones de coupes fraîches où ne subsistent que les souches tandis que les genêts  et les arbousiers profitent de l’espace mis à leur disposition pour croître démesurément, y compris sur le sentier qui disparait. Le sol est fouillé, les mousses retournées. Par qui ? Les animaux, les forestiers ou les gros 4×4 des chasseurs qui ont labouré le sentier, creusant des ornières dans le sable sec dans lesquelles je peine à avancer.

Un peu après la moitié du trajet, près de la Gracieuse, j’avise une piste cycliste étroite, très dégradée, interdite aux bicyclettes, réservée aux piétons et VTT, qui forme un étroit ruban de 50cm de large de ciment.  La piste longe le GR8. Je peux surveiller les poteaux qui balisent le sentier tout en marchant sur le dur au lieu de m’enfoncer dans le sable. J’ai perdu du temps dans la dune, j’ai été plus lente que prévu. Au lieu de mettre 3 heures, et d’arriver à 13h j’ai 20minutes de retard. Alors que j’avais enlevé ma cape, la pluie recommence de plus belle. Je grappille les baies des arbousiers.  Quand elles sont très rouges et mûres, elles sont fondantes et rafraîchissantes. La fin du parcours est facile, sur la piste longeant le lac.

J’arrive à un village de vacances à Bombannes.  J’ai rendez-vous  à l’UCPA. Ce que nous n‘avions pas prévu, c’est le gigantisme du site: rugby, tir à l’arc, tennis, accro-branches, sports nautiques, pédalos….Il nous faudra presque trois quart d’heures et des dizaines de coups de téléphone avant de nous retrouver. Paradis des vacances familiales ou adolescentes, cette démesure surprend. D’autant plus qu’en Octobre c’est vide – ou presque – sur le lac des planches à voiles glissent de concert. Un premier groupe d’adolescents pédale sur la piste cycliste alors que nous finissons notre déjeuner. Un deuxième apparaîtra tout à fait  à-propos quand nous nous  apercevons que la voiture est ensablée. Tout le monde pousse et la voiture bleue recule !

Retour par la route des phares, de Carcans-plage au Pin Sec. Parcours très agréable réservé l’été aux cyclistes mais ouvert en octobre aux automobiles. Le soleil n’aura fait que de brèves apparitions, c’est plus triste que les autres jours. Pour se consoler on ramasse du petit bois pour faire du feu dans la cheminée.

Sur la plage du Pin sec à Montalivet

AUTOMNE AQUITAIN

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La météo nous a promis une journée ensoleillée avant l’arrivée d’une perturbation, nous décidons de profiter du beau temps à la mer.

De la plage du Pin Sec à Montalivet, j’évalue une bonne douzaine de kilomètres sur la plage (les deux cartes 1/25.000ème se raccordent mal) le compte est très approximatif. Partie à 9h45, j’arriverai à 12h30, soit un  peu moins de 4 heures d’un bon pas.  Pieds nus dans le sable, ma moyenné st plutôt de 4km/h que de 5. Pleine mer à 8h48, mais faible coefficient, je marche à la limite de l’eau. Je compte les rouleaux, 3 ou 4 beaucoup moins puissants qu’hier soir.

Du côté de la dune, viennent les échos d’une chasse et quelques coups de fusil. La plage est étonnamment propre, de temps en temps du bois flotté et quelques morceaux de plastique mais beaucoup moins que d’habitude en cette arrière saison. Cette longue marche prête à la méditation. Je pense à toutes  les plages que j’ai parcourues, de la Courlande, le long de la Baltique, au Golfe de Guinée.

 Je pense surtout au livre que je suis en train de lire : la Mandoline du Capitaine Corelli de Louis de Bernières. La couverture où un couple s’embrasse sur un ponton laisse supposer un roman à l’eau de  roses. Ce n’est pas le cas. C’est un livre de guerre.  Roman historique ; C’est le livre de Céphalonie. La  guerre des Italiens en Grèce est  racontée par Carlo, l’omosessuale, soldat par amour des hommes, héros pour la même raison mais très critique de la guerre. Guerre en Albanie et dans les montagnes de l’Epire, puis occupation de Céphalonie, conjointement avec les Allemands. Romans d’amour aussi, amours adolescentes de Pelagia, la fille du médecin Yannis, et du pêcheur Mandras, puis amours entre Pélagia et le Capitaine Corelli, l’officier italien qui est logé chez eux. Il y a du Silence de la mer dans ce livre. Il raconte aussi le massacre des italiens par les nazis, puis les atrocités commises par l’ELAS, l’armée des partisans communistes.

Je ne sais que penser de ce roman historique. Il faut être très gonflé pour faire parler (grossièrement Mussolini et Metaxas) . Les protagonistes, Pelagia, le docteur Yannis, sont des personnages inventés, mais quid des officiers italiens et allemands ? Les atrocités des Allemands et celles des communistes sont elles documentées ? Je regrette très fort de ne plus pouvoir demander à JEA. Je suis sûre que ses commentaires m’auraient aidée à m’y retrouver dans la vérité historique.

Un arbre énorme déraciné, un chêne, il me semble, git au milieu de la plage. Comment est-il arrivé là ?

 Les blockhaus du Mur de l’Atlantique, déchaussés sont maintenant sur le sable mouillé, . Les grapheurs se sont régalés à les peindre. Sur l’un d’eux, une inscription  en allemand choque un peu.Témoins de l’avancée de l’océan qui mange la plage. Il y a soixante dix ans ils étaient sûrement perchés sur le haut de la dune.  Autre indice : la dune est attaquée jusqu’à l’intérieur ; Un banc rougeâtre gréseux – l’alios ? paléolsol ferrugineux – est léché par les marées, rouillé, dégoulinant, même aujourd’hui avec le coefficient de 60.

Je rencontre peu de promeneurs deux femmes puis deux hommes, les maris (?) équipés des longs bâtons de marche nordique et de chaussures de randonnée. Trois personnes marchent pied nus dans l’eau à ma rencontre. Comme je veux leur demander le temps parcouru jusqu’à Montalivet, je m’arrête,  une vague me trempe le pantalon jusqu’aux genoux. Un couple d’allure nordique, suédoise, ou hollandais, en maillot de bain, ne m’adressent  pas un bonjour. Une dame à l’accent belge me montre les diverses installations des campings :

           « Montalivet-village se trouve au niveau des brise-lames au loin, vous n’arriverez  pas à 12h15 ! »

Devant la baraque d’un club de surfeurs, une table et des bancs nous fournissent une halte très confortable pour pique-niquer. Malheureusement le ciel s’est couvert, le vent souffle et les vagues ont forci. Il fait bien frais pour rester à la plage sans bouger. On rentre au gite.

Un timide soleil permet de rester lire dehors à l’abri de la maison.

A 15h je sors le vélo de la remise et découvre qu’il a deux plateaux et six vitesses ;. Je vais pouvoir grimper des côtes ! Je décide donc de retourner à Contaut  par la piste qui part de la route des Phares et serpente dans la dune en passant par le Col du Château d’eau (34m). Cette altitude m’avait paru ridicule alors que je marchais. J’ai dû mal négocier les vitesses, je suis forcée de poser pied à terre dix mètres avant le panneau. C’est un  peu humiliant.  Il va falloir reprendre l’entrainement !