Rando en forêt : de Péqueyrôt à Bombannes, le long du lac d’Hourtin

AUTOMNE AQUITAIN

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En ouvrant la porte, nous découvrons un bel arc en ciel et quelques gouttes de pluie.

Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin, surtout avec une pèlerine en plastique vert sur le chemin de saint Jacques de Compostelle, partant de Soulac que je trouve  près de Hourtin, à Péqueyrôt. Le GR8 n’est pas balisé à la manière habituelle avec les traits blanc et rouge, mais avec des piquets à la pointe jaune ou bleue, portant un carré avec la coquille et des rayons jaunes, symbolisant le pèlerinage. Comme c’est plus difficile  de planter un piquet, il y en a très peu. Mais ils sont judicieusement placés chaque fois que la direction n’est pas évidente.

Le premier tronçon se confond avec une jolie piste cyclable, à moitié cachée par les aiguilles de pin, qui s’insinue dans la forêt à quelques pas du lac. Après 2km, le sentier se sépare de la piste et ondule dans les dunes, surplombant le lac d’assez haut. Le sol sableux garde de multiples traces de sabots de toutes tailles. A un carrefour des champignons ont percé le chemin et étalent de larges chapeaux. Dans la moiteur et la chaleur anormale de cet été indien, les champignons pullulent. Il y e a des centaines de petits jaunes qui viennent tout juste de sortir. J’en photographie de plus gros. Des girolles ? Je ne sais pas faire la différence entre les comestibles et les fausses girolles qui sont mauvaises. Dans le doute, s’abstenir.  Les lichens forment d’épaisses éponges grises et blanches qui recouvrent tout le sol sous les grands pins. Souvenir fugace de Lituanie où j’ai marché dans des paysages analogues,  associé à une cueillette miraculeuse de champignons.

Un panneau annonce 46 biotopes différents, 46 c’est vraiment beaucoup ! Je n’avais pas imaginé des paysages si variés sur ces dunes  coincées entre océan et lac, plantées de pins mais portant aussi des chênes. Dune blanche, où les oyats retiennent le sable nu ; dune grise embaumant les immortelles jaunes encore en fleurs, landes de genets et d’ajoncs, haute futaie au parterre de mousses et lichens, chênaies, zones de coupes fraîches où ne subsistent que les souches tandis que les genêts  et les arbousiers profitent de l’espace mis à leur disposition pour croître démesurément, y compris sur le sentier qui disparait. Le sol est fouillé, les mousses retournées. Par qui ? Les animaux, les forestiers ou les gros 4×4 des chasseurs qui ont labouré le sentier, creusant des ornières dans le sable sec dans lesquelles je peine à avancer.

Un peu après la moitié du trajet, près de la Gracieuse, j’avise une piste cycliste étroite, très dégradée, interdite aux bicyclettes, réservée aux piétons et VTT, qui forme un étroit ruban de 50cm de large de ciment.  La piste longe le GR8. Je peux surveiller les poteaux qui balisent le sentier tout en marchant sur le dur au lieu de m’enfoncer dans le sable. J’ai perdu du temps dans la dune, j’ai été plus lente que prévu. Au lieu de mettre 3 heures, et d’arriver à 13h j’ai 20minutes de retard. Alors que j’avais enlevé ma cape, la pluie recommence de plus belle. Je grappille les baies des arbousiers.  Quand elles sont très rouges et mûres, elles sont fondantes et rafraîchissantes. La fin du parcours est facile, sur la piste longeant le lac.

J’arrive à un village de vacances à Bombannes.  J’ai rendez-vous  à l’UCPA. Ce que nous n‘avions pas prévu, c’est le gigantisme du site: rugby, tir à l’arc, tennis, accro-branches, sports nautiques, pédalos….Il nous faudra presque trois quart d’heures et des dizaines de coups de téléphone avant de nous retrouver. Paradis des vacances familiales ou adolescentes, cette démesure surprend. D’autant plus qu’en Octobre c’est vide – ou presque – sur le lac des planches à voiles glissent de concert. Un premier groupe d’adolescents pédale sur la piste cycliste alors que nous finissons notre déjeuner. Un deuxième apparaîtra tout à fait  à-propos quand nous nous  apercevons que la voiture est ensablée. Tout le monde pousse et la voiture bleue recule !

Retour par la route des phares, de Carcans-plage au Pin Sec. Parcours très agréable réservé l’été aux cyclistes mais ouvert en octobre aux automobiles. Le soleil n’aura fait que de brèves apparitions, c’est plus triste que les autres jours. Pour se consoler on ramasse du petit bois pour faire du feu dans la cheminée.

Sur la plage du Pin sec à Montalivet

AUTOMNE AQUITAIN

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La météo nous a promis une journée ensoleillée avant l’arrivée d’une perturbation, nous décidons de profiter du beau temps à la mer.

De la plage du Pin Sec à Montalivet, j’évalue une bonne douzaine de kilomètres sur la plage (les deux cartes 1/25.000ème se raccordent mal) le compte est très approximatif. Partie à 9h45, j’arriverai à 12h30, soit un  peu moins de 4 heures d’un bon pas.  Pieds nus dans le sable, ma moyenné st plutôt de 4km/h que de 5. Pleine mer à 8h48, mais faible coefficient, je marche à la limite de l’eau. Je compte les rouleaux, 3 ou 4 beaucoup moins puissants qu’hier soir.

Du côté de la dune, viennent les échos d’une chasse et quelques coups de fusil. La plage est étonnamment propre, de temps en temps du bois flotté et quelques morceaux de plastique mais beaucoup moins que d’habitude en cette arrière saison. Cette longue marche prête à la méditation. Je pense à toutes  les plages que j’ai parcourues, de la Courlande, le long de la Baltique, au Golfe de Guinée.

 Je pense surtout au livre que je suis en train de lire : la Mandoline du Capitaine Corelli de Louis de Bernières. La couverture où un couple s’embrasse sur un ponton laisse supposer un roman à l’eau de  roses. Ce n’est pas le cas. C’est un livre de guerre.  Roman historique ; C’est le livre de Céphalonie. La  guerre des Italiens en Grèce est  racontée par Carlo, l’omosessuale, soldat par amour des hommes, héros pour la même raison mais très critique de la guerre. Guerre en Albanie et dans les montagnes de l’Epire, puis occupation de Céphalonie, conjointement avec les Allemands. Romans d’amour aussi, amours adolescentes de Pelagia, la fille du médecin Yannis, et du pêcheur Mandras, puis amours entre Pélagia et le Capitaine Corelli, l’officier italien qui est logé chez eux. Il y a du Silence de la mer dans ce livre. Il raconte aussi le massacre des italiens par les nazis, puis les atrocités commises par l’ELAS, l’armée des partisans communistes.

Je ne sais que penser de ce roman historique. Il faut être très gonflé pour faire parler (grossièrement Mussolini et Metaxas) . Les protagonistes, Pelagia, le docteur Yannis, sont des personnages inventés, mais quid des officiers italiens et allemands ? Les atrocités des Allemands et celles des communistes sont elles documentées ? Je regrette très fort de ne plus pouvoir demander à JEA. Je suis sûre que ses commentaires m’auraient aidée à m’y retrouver dans la vérité historique.

Un arbre énorme déraciné, un chêne, il me semble, git au milieu de la plage. Comment est-il arrivé là ?

 Les blockhaus du Mur de l’Atlantique, déchaussés sont maintenant sur le sable mouillé, . Les grapheurs se sont régalés à les peindre. Sur l’un d’eux, une inscription  en allemand choque un peu.Témoins de l’avancée de l’océan qui mange la plage. Il y a soixante dix ans ils étaient sûrement perchés sur le haut de la dune.  Autre indice : la dune est attaquée jusqu’à l’intérieur ; Un banc rougeâtre gréseux – l’alios ? paléolsol ferrugineux – est léché par les marées, rouillé, dégoulinant, même aujourd’hui avec le coefficient de 60.

Je rencontre peu de promeneurs deux femmes puis deux hommes, les maris (?) équipés des longs bâtons de marche nordique et de chaussures de randonnée. Trois personnes marchent pied nus dans l’eau à ma rencontre. Comme je veux leur demander le temps parcouru jusqu’à Montalivet, je m’arrête,  une vague me trempe le pantalon jusqu’aux genoux. Un couple d’allure nordique, suédoise, ou hollandais, en maillot de bain, ne m’adressent  pas un bonjour. Une dame à l’accent belge me montre les diverses installations des campings :

           « Montalivet-village se trouve au niveau des brise-lames au loin, vous n’arriverez  pas à 12h15 ! »

Devant la baraque d’un club de surfeurs, une table et des bancs nous fournissent une halte très confortable pour pique-niquer. Malheureusement le ciel s’est couvert, le vent souffle et les vagues ont forci. Il fait bien frais pour rester à la plage sans bouger. On rentre au gite.

Un timide soleil permet de rester lire dehors à l’abri de la maison.

A 15h je sors le vélo de la remise et découvre qu’il a deux plateaux et six vitesses ;. Je vais pouvoir grimper des côtes ! Je décide donc de retourner à Contaut  par la piste qui part de la route des Phares et serpente dans la dune en passant par le Col du Château d’eau (34m). Cette altitude m’avait paru ridicule alors que je marchais. J’ai dû mal négocier les vitesses, je suis forcée de poser pied à terre dix mètres avant le panneau. C’est un  peu humiliant.  Il va falloir reprendre l’entrainement !

Visite de Bordeaux abrégée par l’orage

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Bordeaux et la Garonne

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Du Pin sec à Bordeaux il n’y a que 78km,  mais près d’une heure et demie sur des routes rectilignes et passablement ennuyeuses.  Nous sommes donc parties assez tôt pour profiter d’une » longue » journée.

Arrivée vers 10h15, cours du XXX juillet  où se trouve l’Office de Tourisme. On y vend pour 1€ un parcours piéton sur un très beau dépliant très détaillé, juste en face part un car rouge à impériale pour un tour de ville d’une heure (12€). Un petit train  fait un parcours plus court.

La promenade  nous mène d’abord à l’Esplanade des Quinconces  annoncée comme la plus vaste place d’Europe, encombrée d’une fête foraine qui gâche un peu les perspectives. Le beau monument aux Girondins avec sa fontaine et ses statues n’est pas à son avantage. Je devine les colonnes rostrales sans pouvoir les photographier.

place de la bourse avec la fontaine des trois Gràces

Le car s’engage ensuite sur les quais de la Garonne. L’ensemble est splendide. Rien ne vient troubler l’harmonie: même hauteur de façades, des décors sculpté dans la belle pierre claire. Théâtrale, la Place de la Bourse avec sa fontaine aux Trois Grâces aujourd’hui curieusement affublées de sorte de tabliers de toile cirée rouge !

Une autre fontaine est étrange, colonne tronquée avec des tronçons bizarres.

De l’autre côté, c’est la modernité avec le joli tramway, la promenade très contemporaine avec ses massifs de lavandes, ses haies fleuries d’albizzias, ses bancs et ses dalles où se déplacent des jeunes en rollers, skates, jusqu’aux gendarmes sur des engins à deux roues trottinettes à moteur que je n’ai jamais vus ailleurs. Le clou de la création contemporaine est le miroir d’eau  ce bassin très plat. Aujourd’hui un cinéaste tourne : les actrices en maillot et bonnet de bain font des cabrioles.

cinéma et danse sur le miroir d’eau

Le contraste entre les façades 18ème siècle et la promenade 12ème ne choque pas, au contraire l’ensemble architectural est mis en valeur. C’est une réussite parfaite. Plus loin, on nous montre un palais 19ème , château kitsch, trop décoré, pâtisserie un peu écœurante. Le car passe un  pont moderne et  passe devant le quartier de la Bastide, très aéré avec des entrepôts abandonnés et une caserne des pompiers sur pilotis de ciment, à la manière du Corbusier, peut être une réussite architecturale, en tout cas bien mal entretenue, la peinture rouge s’écaille.  

Pour passer la Garonne on emprunte le pont de pierres qui est  plutôt en briques roses avec 17 arches (comme les 17 lettres de Napoléon Bonaparte, dit le commentaire du car) il enjambe une Garonne café au lait qui tourbillonne près des piles. Du pont la vue est idéale sur le front du « port de la lune » on voit aussi les clochers pointus dépasser, comme pour nous dire que, derrière les façades, il y a une ville plus ancienne de petites rues ,où le car à impériale ne pourra pas s’engager, et qu’il faudra découvrir à pied.

la grosse cloche

Le circuit suit des cours courbes sur l’emplacement d’anciens remparts. Je remarque de nombreuses boutiques orientales. Arrêt devant la Grosse Cloche portée par une porte de la ville. Je me tors le cou pour voir le lion, la girouette. Puis ce sera la Cité judiciaire, voulue par Napoléon,  les Musées  et retour dans notre siècle dans le quartier de Mériadeck, quartier moderne très homogène, encore des références au Corbusier ( ?)  Rien d’enthousiasmant, c’est compact, lourd, fonctionnel sûrement.

Une heure plus tard, nous avons appris beaucoup de choses sur Bordeaux que nous allons nous empresser d’oublier, j’espère me rappeler du  nom de Tourny, l’Intendant, genre de préfet de louis XV qui a ordonné l’urbanisme de la ville, dessiné les allées pour les promenades à pieds et les cours où circulaient les carrosses.

Il fait un  temps radieux, nous cherchons d’abord à nous ravitailler, pique-nique prévu sur les bords de la Garonne. Devant le théâtre,  énorme avec ses douze colonnes aux chapiteaux corinthiens et ses 12 statues, 9 muses et 3 déesses, nous achetons une salade à la Brioche dorée. De nombreux jeunes mangent leur sandwich sur les marches du théâtre. Sur la place il y a une statue monumentale, une tête en fonte, à ‘expression énigmatique de Jaume Plensa, Sanna. Un écriteau nous apprend que le sculpteur a réalisé d’autres statues monumentales pour Bordeaux ; J’aurais bien aimé les voir.

L’église Notre Dame, à proximité du Grand Théâtre, est le seul monument que je visite dans le circuit pédestre, sa façade très décorée, trop est baroque. C’est une église dominicaine très kitch à l’intérieur, les chapelles sont peintes à fresques, mais fresques 19ème que je ne prise guère ; l’une d’elle avec Notre Dame des Roses de Lima pleine de roses est particulièrement réussie.

sur la façade de l’église Notre-Dame

A peine avons-nous trouvé un banc devant le fleuve que le ciel se charge de nuages menaçants. J’aurai juste le temps de finir la salade que les premières gouttes tombent. Nous aurions dû prendre l’averse plus au sérieux, le temps de traverser la voie nous sommes complètement trempées. Un seul éclair, un seul coup de tonnerre, très violent. Il tombe un déluge incroyable. Il ne nous reste plus qu’à prendre la voiture et rentrer se changer au gite. Tant de route pour si peu de temps en ville !

Au retour il fait un beau soleil qui nous nargue. Nous décidons de terminer l’après midi au bord de l’océan.  La marée monte, 5 ou 6 rangs de rouleaux puissants se déchaînent dans un déploiement d’embruns, de mousse écumeuse qui roule sur la plage.

 

Purée de Potimarron

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Pour accompagner le rôti de porc du charcutier de Hourtin nous avons décidé de cuire le potimarron acheté hier à Vertheuil. La voisine du gîte mitoyen nous donne la recette.

 Couper le potimarron sans l’éplucher en dés.

Faire revenir un oignon, ajouter les dés de potimarron puis recouvrir d’eau. On peut mettre du bouillon cube. Nous n’en avons pas mis mais nous avons ajouté une branche de sarriette et 3 feuilles de laurier.

Laisser mijoter une demi-heure et mixer. On peut mettre de la crème fraiche. Selon la quantité d’eau on aura un  velouté ou une purée. Nous sommes tellement fières du résultat qu’on en a apporté une tasse à la voisine qui s’est bien régalée.

les villas de Soulac

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 Avant  Montalivet,  nous passons à côté de campings de mobile-homes, monstrueux, L’un d’eux est naturiste. Combien de campeurs en saison ? Fin octobre tout est  vide et bien calme.

Soulac

 

Nous laissons la voiture devant les Halles couvertes, en activité tous les jours, beau bâtiment de pierre blanche. C’est un marché de luxe, les étals proposent des mezés, tapenades, dolmas, poivre de Kampot, vanille en gousse, rhum et tous les produits les plus raffinés. Nous ne découvrons que plus tard la halle au poisson dans un bâtiment attenant.

 

De l’autre côté se trouve l’Office de Tourisme où nous achetons pour 2€10 une brochure avec trois promenades dans la ville.

 

la basilique Notre Dame de la Fin des Terres de Soulac

Le premier parcours  nous conduit à la Basilique Notre Dame de la Fin-des-Terres. Celle –ci se trouve sur une grande esplanade pavée encadrée par des villas soulacaises remarquables,  les deux premières sont Neptune et Amphitrite ornées de coquilles un peu à la manière  des coquilles des pèlerins  de Saint Jacques de Compostelle qui justement passent par Soulac. Peut être, ces coquilles font seulement référence aux divinités antiques qui donnent leur nom aux maisons.

 

L’église est très grande, avec un clocher  carré, rappelant les guerres de Religion comme à Vertheuil. C’est l’église d’une ancienne abbaye bénédictine, l’extérieur est d’une grande sobriété. Construite au XI et XII ème siècle, son chœur est roman, ainsi que les chapiteaux mais elle a été remaniée en style gothique. Une autre transformation a été effectuée à la suite d’une « invasion de sable » qui a contraint de relever le sol de 3.6m (j’aurais bien aimé en savoir plus sur cet ensablement). Comme toujours j’admire particulièrement les chapiteaux romans où des scènes avec des personnages et des animaux  sont représentés. Certains sont assez abimés d’autres encore lisibles. Dans la brochure, on raconte l’histoire de Sainte Véronique qui aurait rapporté du lait de la Vierge, le nom de Soulac dériverait de l’expression « Solum lac ». Nous ratons le Monastère bénédictin  de la fin du XIX ème siècle où l’on confectionnait du dentifrice (vu dans la librairie) .

 

villa cossue, 3 pignons dont un pointu, un hollandais, un garni de boiseries!

Le parcours de la brochure indique les villas remarquables. Les noms des villas m’amusent, en face de Pif-Paf se trouve Bamako, il a aussi une Rigolette minuscule une Ramuntcho de style basque tandis que Los Canarios est plus espagnole. D’autres noms sont poétiques : Fleur d’Exil, Vent Debout .

Von-Von et J’en doute sont des villas prototypes de 1925. Brique rose et pierre, un pignon à deux pans souligné par la boiserie laquée, une galerie en bois découpé, un petit jardin derrière une barrière de bois. A qui sont destinées ces villas ? Construites avant les congés payés, elles ne sont probablement pas pour les ouvriers mais paraissent modestes par rapport aux grandes maisons à tourelles, étages, balcons qu’on découvre derrière de véritables parcs.

villa soulacoise typique avec galerie de bois

Certaines sont plus originales, Mar y sylva et la villa Colette sont de véritables bijoux Art Déco avec des céramique ou des courbes .

 

Cette architecture balnéaire m’intéresse. Nous l’avons découverte tout d’abord à Arcachon, mais aussi dans les Pays Baltes, à Jurmala  à Parnu en Estonie.

 

mythologique…

Nous pique-niquons sur le remblai devant la mer sous un  temps gris et assez frais : crevettes roses et pâté de canard et morilles.

 

Je me déchausse pour aller par la plage, à marée basse jusqu’à l’Amélie distante d’environ4km. Pendant la promenade le vent se lève et chasse les nuages.  A l’Amélie se trouvent quelques immeubles, une église, une belle maison ancienne abandonnée et toute une série de boutiques pour les estivants  des nombreux campings. Aujourd’hui, c’est le rendez vous des surfeurs qui profitent des belles vagues pour s’entraîner.

 

Retour au gite vers 15h30. Comme hier, j’enfourche la bicyclette pour une heure en direction d’Hourtin-plage. Cette fois-ci , j’ai le vent de face à l’aller. C’est plus sportif qu’hier d’autant plus que la piste ondule un  peu dans la dune.

 

Vertheuil et le Médoc

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au petit matin, traversant la forêt

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La route de Lesparre traverse une forêt de pins magnifiques. Le soleil joue entre les troncs avec la brume du matin. Nous photographions les rais obliques. Surprise : la toile intacte d’une araignée ornée de perles de rosée. Après Lesparre,  nous arrivons dans le vignoble du Médoc et  traversons des villages aux maisons blanches.

Vertheuil

les tours de l’abbatiale de Vertheuil

Les deux tours de l’abbatiale, l’une carrée couverte d’un toit pyramidal, l’autre octogonale percée de nombreuses ouvertures, apparaissent encadrées dans la petite rue. Devant le porche de l’église? sur la petite place du village? des maraîchers ont installé leurs étals, petit marché sympathique !

porche de l’abbatiale de Vertheuil, des paysans et vignerons à la place des saints et des anges

Le porche à l’arc roman est orné de trois frises : la plus interne représente les vieillards de l’Apocalypse, autour point d’anges ou de prophètes, ni de saints. Ce sont des vignerons et des paysans, agenouillés qui taillent la vigne, attachent les sarments ou labourent. La pierre blanche et fine se prête à la sculpture fine. L’église est imposante, la nef très haute. Des feuillets explicatifs sont à la disposition des visiteurs accueillis en musique : construite dans le style des églises romanes du Poitou elle a été fortifiée lors des guerres de religions. Au 17ème siècle on a retouché l’entrée avec un angelot classique. C’est une étape du pèlerinage de Compostelle. Dans le chœur les stalles de bois sont amusantes, nous cherchons le moine avec son tonnelet, puis la femme qui symbolise la tentation. J’aime beaucoup les chapiteaux romans mais ceux là sont vraiment perchés très haut.

stalles du chœur : le moine tient un tonnelet

Dans les jardins de l’abbaye il y a une foire aux plantes, les pépiniéristes sont venus avec des rosiers, des arbres fruitiers, des cyclamens et fraisiers habituels mais d’autres présentent des variétés curieuses. Une poire-melon qui daterait de Louis XIV solanum muricatum, ressemble plutôt à une aubergine blanche veinée de violet, mure elle devrait être couleur brique. La plante a des fleurs qui ressemblent à celles de la pomme de terre, des feuilles et le port rappellent les pommes d’amour, on peut la cultiver en pot, mais elle est gourmande comme les tomates. On peut la garder dans une véranda hors gel et elle est alors vivace. Mangé cru ou cuit, on peut aussi la poêler avec du Grand Marnier.

une solanacée comestible : poire-melon

Un autre maraîcher offre pour 1€ un assortiment de cucurbitacées, mangeables ou pas, pâtissons, coloquintes, potimarrons, courges mais aussi des légumes très décoratifs rayés de vert, l’un d’eux allongé orange ressemblant un peu à une courge, delicata bush d’autres en forme de poivron ou de melons avec un creux, le patidou ou sweet duping. Le vendeur nous explique comment les cuire à la vapeur, on peut les manger au beurre à la cuiller ou les farcir comme des tomates.

étranges cucurbitacées : potimarron, patidou ….

Les nouvelles techniques de jardinage, compostage, cultures « en lasagne » avec des coches de paille alternant avec de la litière de feuille et du terreau, les cultures sans labour, sont expliquées. On peut acheter du lombric-compost ou se procurer un composteur.

Un loto a lieu dans une salle de l’abbaye, nous apprenons que « Marcel a gagné un  cyclamen »,  un peu plus loin des femmes proposent des confitures-maison à des prix défiant toute concurrence…c’est villageois, bon enfant. Il fait beau. Nous apprécions la bonne humeur.

la vigne après la vendange

Nous traversons le vignoble du Médoc avec ses vignes et ses châteaux. La terre du Médoc doit valoir prix d’or, on cultive les vignes jusqu’au bord de la route très étroite. Ici flotte le drapeau chinois, sans doute un château acheté par les chinois ! Les châteaux ressemblent à des châteaux, les allées qui y conduisent sont soignées, souvent bordées de plates-bandes fleuries de cosmos roses et violets. Après avoir tournicoté dans les vignes nous traversons Saint Estèphe pour aller pique-niquer sur les bords de la Gironde.

sur les bords de la Gironde

Les berges sont recouvertes d’une herbe verte très drue. Sur le bord de l’estuaire sont installés des carrelets, ressemblant aux trabucchi des Pouilles. Chacun a installé un petit coin à l’entrée de la passerelle, cultive des massifs, avec une table et des bancs, parois un barbecue. En face, c’est le vignoble et encore des châteaux précédés de fleurs et d’arbres décoratifs.

Nous rentrons par Pauillac dont nous ne voyons que les installations industrielles, pétrolières. 

Comme le soleil brille, et qu’il n’est pas encore 16h, je décide d’essayer les vélos qui sont mis à disposition gratuitement au gîte. La piste cyclable part à une centaine de mètre au Pin Sec. Vers le nord en direction de Montalivet. Je pédale sur une très jolie piste cyclable équipée de toute la signalisation routière en miniature, une ligne continue ou discontinue partage la piste, les panneaux stop et cédez le passage sont minuscules. La route traverse une forêt de pins magnifiques, très hauts qui embaument. Au bout d’une demi-heure j’arrive à un carrefour. J’ai parcouru 8.9km, le retour est plus difficile, contre le vent avec le soleil dans les yeux.

Nous restons sur le banc tant qu’il est au soleil et ne rentrons que vers 18h30

Hourtin par la plage et la forêt

AUTOMNE AQUITAIN

De Soulac à Lacanau… le sable

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Au réveil, le ciel est voilé, il tombe même quelques gouttes. Dès que j’arrive sur la plage, le soleil parait. La mer est basse mais a laissé des flaques. La profondeur des creux dans le sable témoigne de la force des courants, la baignade est sûrement dangereuse. Je ne rencontre personne en dehors de deux compagnies de goélands.

Une heure plus tard, je vois les surfeurs d’Hourtin-plage.

Hourtin est une charmante station avec des maisons du début du 20ème siècle, maisons modestes avec des toits de tuiles mécaniques, des pignons pointus, des motifs art déco, des villas plus récentes aussi , mais dans un aimable désordre. Les lotissements n’ont pas encore abâtardi le village. Sur la place, la Maison de la Presse  a une très bonne librairie et toutes les cartes IGN au 1/25.000ème dont nous avons besoin. Au coin de la rue, l’Office de Tourisme, dernier cri avec ses écrans électroniques grand format, nous fait le meilleur accueil. Il y a une charcuterie traditionnelle et une belle pâtisserie, plus loin, un cinéma….

Le village d’Hourtin , place de l’église

Hourtin-Port et son club nautique ne se trouve pas du tout à la mer comme nous l’avions cru mais au bord du Lac d’Hourtin. C’est sur le bord du lac à Piqueyrôt que nous nous installons pour piqueniquer sur des tables de bois près d’un café appartenant à un club nautique. Piqueyrôt est un hameau charmant avec des maisons basses, certaines en bois dans des jardins fleuris. Le lac est calme, la surface immobile. On entend le cliquetis des  voiliers. Ces véliplanchistes se préparent.

Le lac d’Hourtin à Piqueyrôt

De Contaud à Hourtin-plage, le GR8 , chemin de Compostelle, se confond avec une étroite piste cyclable serpentant dans la forêt au sud de la route. 4km un peu vallonnés, on passe même le col du Château d’eau à l’altitude vertigineuse de 34m. Des panneaux renseignent randonneurs et cyclistes. L’un d’eux, Natura 2000, explique qu’on a gardé des zones de sénescence, où les forestiers ne sont pas intervenus et où les arbres morts ou arbres creux ont été préservés pour servir d’abris à toute une faune d’oiseaux, insectes ou même des végétaux comme les mousses, les lichens et les champignons afin de préserver la biodiversité.

Je m’étonne de ne pas marcher dans une pinède comme je m’y attendais. Les chênes forment l’essentiel des arbres. Ces derniers existent sous diverses espèces, chênes verts, chênes lièges, chênes pédonculés, certains dépassant à peine la taille des buissons, certains majestueux. Il y a aussi quelques châtaigniers. Au sol les mousses et les lichens forment par endroit d’épais tapis, ailleurs roussissent déjà les fougères-aigles. Les bruyères et callunes sont très hautes, alternant avec les genêts et les ajoncs. Certains sont même en fleurs. Ici et là, les immortelles  jaunes embaument. Les arbousiers portent des fruits orange et rouges et des clochettes blanches, les fleurs en même temps que les fruits. Je goûte une de ces arbouses. C’est un peu décevant, la chair est fade.

arbousier, fleurs et fruit

A Hourtin-plage, le GR8 se dissocie de la piste cyclable qui s’élargit pour se confondre avec la route forestière. L’été, cette route, équipée de barrières vertes et blanches,  est fermée à la circulation automobile. On vient de la rouvrir aux voitures. Je préfère donc rester sur le GR. Qui suit une piste sablonneuse. En regardant la carte, je pensais marcher dans la dune et espérais avoir des échappées sur la plage. La mer est trop loin. La flore serait plutôt celle de la lande avec prédominance aux ajoncs, genêts et fougères de l’autre côté de la piste c’est la forêt de pins. Aujourd’hui se déroule une batture « aux grandes pattes » – selon l’expression du gardien de notre gîte. Les chasseurs sont très nombreux à bord d’énormes 4×4 qui ont creusé de profondes ornières dans le chemin. Ils sont postés de proche en proche, habillés de gilets oranges et de casquettes assorties.

« faites attention Madame, me dit l’un d’eux, on tire à balle » .

Ce serait plutôt à eux de faire attention ! Moi, je ne quitte pas le chemin et je en crois pas avoir la silhouette ni d’un sanglier ni d’un cerf.

Dans cette forêt les pistes s’appellent des « garde-feux » c’est ainsi que les chasseurs m’indiquent les distances, « encore deux garde-feux », « après le prochain garde-feu ». Je suis contente d’arriver au Pin Sec après avoir été encore avertie de « faire attention ». Je n’ai pas rencontré les chiens perdus. Deux 4×4 se sont arrêtés à ma hauteur pour me demander de leur téléphoner si je les voyais.