Mes rapports avec l’art contemporains sont empreints d’une grande curiosité souvent dubitative. Parfois cela accroche, parfois cela me met en colère, foutage-de-gueule! je m’écrie.
Une visite au MacVal de Vitry, si proche de chez moi s’imposait depuis longtemps. Une grand sculpture de Dubuffet l’annonce au rondpoint de la route qui va à Paris. Un parking est bien pratique (valider le ticket à la sortie). un jardin orné de statues et fontaine est bien agréable.
Les collections permanentes n’ont pas soulevé mon enthousiasme. Faut-il regarder au 2ème ou au 3ème degré cette révolution à l’envers ou des personnages genre mannequins sont fixés la tête en bas? Les toupets de cheveux agités par des ventilateurs d’Annette Messager n’ont pas reccueilli mes suffrages, pourtant une animatrice faisait une conférence à des enfants bien sages et intéressés… J’ai plus apprécié ce masque africain évidé refermant un walkman(obsolète) perché sur une pyramide de valises…Une conférencière m’aurait été bien utile pour apprécier les œuvres qui ne me parlent pas spontanément.
L’ouvre d’Ange Leccia en revanche m’a plu. Comment nommer cette présentation sûrement pas accrochage, ni exposition, peut-être projection, séance? On entre dans une très vaste pièce sombre. 6 écrans de très grande taille (cloisons, murs?) balisent l’espace vide. La meilleure façon de profiter du spectacle serait de s’asseoir sur le parquet au milieu des projections par 6 vidéoprojecteur formant le coeur de l’œuvre qui bat a l’unisson ou en léger décalage. Visage rose en très très gros plan, très rapproché. Images de Rome (villa Médicis) , plusieurs femmes, un feu comme du napalm, ou un feu de garrigue…. Je me laisse prendre, bercer, rêver à l’étrange boule jaune, coucher de soleil avalé par une bouche à contre-jour. la vidéo sur très très grand écran a de la gueule!
Samedi, ou mercredi de 14h à 17h, l’atelier-musée de Rosa Bonheur est ouvert au public (3€)
Demander à l’Office de Tourisme, à côté de la Mairie, rue de la République, la pochette des promenades (5€)
thomery, murs aux vignes, église
Par un samedi de printemps frileux, nous avons pris la route de Melun, Fontainebleau et Avon pour trouver à l’entrée de Thomery, au coin, le château de By flanqué de l’atelier de l’artiste, briques et tourelles d’un Second Empire tarabiscoté.
Comme il était trop tôt, nous avons flâné dans Thomery, village bordant la Seine, à flanc d’une douce colline abritant un vignoble renommé autrefois. Sur la place de l’église, Les Jardins Salomon, remplacent les Établissements Salomon,encore en activité en 1960, producteurs de fruits, chasselas et pêches de luxe, dans des serres de forçage construites en 1861, afin de vendre du raisin frais tout au long de l’année. Serres de forçage, murs abritant le chasselas, étaient la spécialité de Thomery, ainsi que des arbres en pot qu’on présentait sur la table au dessert pour que les invités cueillent eux même grappes ou
pêches.
Une autre brochure est consacrée à l’église Saint Amand, église toute simple et sobre. Elle présent la reconstitution des transformations de l’église d’une manière tout à fait pédagogique et ludique. Nous nous sommes amusées à chercher les contreforts, les arcs et les bandeaux de grès.
Le circuit du port d’Effondré m’a conduite en bord de Seine, grosse de toutes les pluies de l’hiver avec ses péniches nombreuses. Suivant pas à pas la brochure, j’ai découvert des murs à vigne qui m’ont menée aux Bains du Roi, célèbres depuis Henri IV quand la cour séjournait à Fontainebleau. De l’autre côté du fleuve on découvre le château des Pressoirs du Roi(François 1er). Ce circuit permet de petites découvertes, jolies surprise, ici le porche d’une briqueterie, là une maison construite pour l’Exposition Universelle, une auberge, la maison du passeur, un port pavé de grès…et toujours le motif du chasselas décidément très présent dans le village. Le port exportait le raisin.
Trois autres circuits ont été détaillés par l’Office du Tourisme. Il suffit de guider les yeux des visiteurs vers un porche, une girouette, une frise en majolique, ou les trous alignés dans un mur en terrain inondable pour rendre la promenade passionnante.
By : atelier de Rosa Bonheur
Nous sommes 8 devant l’entrée très discrète de l’atelier-musée de Rosa Bonheur au château de By.On ne visite pas les pièces d’habitation seulement un bureau aux murs cramoisis, aux vitrines remplies de couleurs, de moulages d’animaux en plâtre, d’esquisses ou de petits tableaux. Je remarque une tête de chien en plâtre de chasse aux oreilles pendantes devant un petit panneau de bois peint à l’huile avec ce même animal. au murs sont accrochés de nombreux portraits de l’artiste, sa légion d’honneur, le certificat de Permission de Travestissement, à l’époque, porter le pantalon ou un vêtement masculin était puni par la loi, sauf dérogation; amenée à fréquenter les marchés aux bestiaux et les foires aux chevaux, l’habit de maquignon était plus adapté que l’ample robe.
Dans un petit couloir est exposé le costume indien de Buffalo Bill et un portrait de lui. L’atelier construit par Rosa Bonheur est très haut de plafond, éclairé par de hautes verrières orientées au nord comme il le faut pour l’atelier d’un peintre. Au fond la cheminée est surmontée de nombreux trophées de chasse, même celui d’un élan, offert par un admirateur. Sur une corniche un héron, un faisan, et nombreux oiseaux empaillés.
Les tableaux les plus connus, le labourage Nivernais (exposé au Musée d’Orsay) et la foire aux chevaux (exposé au Metropolitan), immenses toiles sont reproduites en photo.Sur un chevalet, devant la cheminée un grand tableau est inachevé, tout juste commencé, une horde de chevaux est esquissée. A côté du portrait en pied de Rosa Bonheur pendent deux blouses bleues, sur une chaise trainent ses guêtres…Malheureusement le jeune guide n’est pas à la hauteur et les autres visiteurs le poussent dans ses retranchements. Nous fuyons le groupe pour nous attacher aux objets.
Je ne prise que peu la peinture animalière, peut-être le face à face avec les originaux j’aurais eu une révélation? De même ce décor gothique Second Empire au chiffre RB ne m’enchante guère. La figure de rosa Bonheur, en revanche est fascinante.
J’ai lu sa biographie par Gonzague Saint Bris, biographie un peu fade, mais personnage fascinant. Il compare à plusieurs reprises la personnalité de Rosa Bonheur à celle de George Sand, femmes de caractère, personnalités reconnues dans leur époque, mais pourtant si différentes.
le palais de la Porte Dorée par une matinée hivernale
Souvenir de l‘Exposition coloniale de 1931, le Palais de la Porte Doréeabrite désormais la Cité nationale de l’immigration et l’aquarium tropical en bordure de bois de Vincennes.
Il est recommandé d’y aller en métro Porte dorée Ligne 8 ou avec le nouveau Tramway, le stationnement étant problématique et payant.
Bas relief colonial
La façade est spectaculaire, témoignage de l’esthétique des années 1930, colonnes de granite à section carrées qui n’auraient pas déparé dans l’esthétique mussolinienne ou stalinienne et bas relief colonial. La France métropolitaine trône au dessus de la porte tandis que les colonies offrent leurs richesses. Le message est clair! Réminiscence des bas-reliefs angkoriens! Si le contenu idéologique est contestable l’ensemble sculptural est réussi.
le forum
A l’intérieur, au rez de chaussée un vaste forum offre une salle de spectacle (il y a une scène sur une estrade), entouré de galeries avec un haut plafond en pyramide évidée (ou stupa). la décoration Art Déco est spectaculaire avec des frises colorées dans les teintes chaudes. Autour de l’entrée des voiliers inspirés des caravelles ou des galions d’autrefois sur un ciel sombre apporte la colonisation civilisatrice ou la civilisation colonisatrice. Des panneaux représentant les vertus de la Justice ou de la Science montrent des femmes blanches fortes sur un décor végétal fleuri et exubérant alternent avec de grands tableaux montrant les indigènes dans et les européens , curés bonnes sœurs, explorateurs ….au sol une mosaïque colorée encadre un très beau parquet. Deux grands salons art Déco étaient ceux des officiels du temps de l’Expo.
Les expositions de La cité nationale de l’histoire del’immigrationprennent l’exact contre-pied de l’idéologie coloniale. Des installations variées symbolisent l’immigration – une barque naviguant sur un océan de bouteilles vertes charriant des ballots de tissus africains colorés – des lits superposés où sont accrochés les sacs écossais en plastique à fermeture éclair, pauvres ballots des immigrants – des théières, récipients exotiques apportés du monde entier suspendus…..Des vitrines présentent les souvenirs des migrants : familles italiennes avec l’accordéon, l’atelier du tailleur juif polonais avec ses papiers, des photos de famille, un mariage serbe, les photos de classe et les bulletins d’un écolier algérien, des journaux yiddish, chinois, ou arméniens…. des objets des années 30 ou 40 ou même plus tardifs. Le poste de radio de mon enfance…tout cela forme un ensemble pédagogique et émouvant.
Photos d’artistes ou d’amateurs, toujours signifiantes et émouvantes.
Panneaux pédagogiques : là sont regroupés les artistes, les danseurs de Noureev à Prejlocaj, ldes champions sportifs, les peintres….Bien sûrt, comme dans tout musée moderne, il y a aussi des vidéos, des écrans interactifs. On peut choisir des films, télécharger sur son smartphone l’application du musée pour avoir la visite guidée….
par hasard, dans un blog que j’aime bien, celui de la femme de cendres, je découvre le poème clic
VIES D’EXIL DES ALGÉRIENS EN FRANCE PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE (1954-1962)
est visible jusqu’au 19 mai 2013
Beaucoup de photos, de coupures de journaux, d’objets de la vie quotidienne, de tableaux aussi me rappellent un passé qui m’est contemporain mais en même temps si ignoré. Les bidonvilles de Nanterre, j’ai failli aller y enseigner, et pourtant je suis surprise. les cafés de la Goutte d’Or, je suis passée devant, du métro aérien mais c’était un domaine exotique où une adolescente ne se serait pas aventurée. J’ai regardé cela avec u ne grande émotion.
l’aquarium a été un véritable émerveillement. pas tant les poissons que la richesse des végétaux dans les aquariums d’eau douce et des coraux, mollusques, oursins dans ceux d’eau de mer. Féérie pour les yeux.!
Ce département ouvert récemment est d’une grande richesse( digne de tous les autres départements de notre célébrissime musée) . Collection permanente, il suffit d’avoir le billet du Musée (ou le Pass Education pour les privilégiés). Pas de queue ce vendredi matin, une affluence tout à fait raisonnable pour profiter des installations: vitrines, vidéos.
calligraphie
L’exposition est partagée en deux étages entresol haut pour la première partie de 622 à l’an mil, entresol bas pour les siècles ultérieurs. La première partie est abritée par une sorte de tente bédouine dans une cour du Palais du Louvre, avec de grandes verrières qui confèrent au lieu un très bon éclairage tandis qu’en dessous règne une douce pénombre, les vitrines sont, elles éclairées.
calligraphie?
Nous sommes restées très longtemps dans la première salle et avons découvert les grands relevés des mosaïques de Damas ainsi que des calligraphies sous toutes les formes, calligraphies sur bois, sur des stèles de pierre, émaillées, ornant des plats, des bassines…..J’ai pris deux résolutions : apprendre à écrire l’arabe avec plus de sérieux qu’à notre dernier voyage égyptiens, visiter la Syrie dès que la guerre aura cessé!
Qu’est-il écrit?
Les salles du bas ont un parti pris plus historique: mais nous avons si bien visité au début que nous ne sommes plus aussi attentives. Les objets sont aussi différents: plus de vaisselle, d’aiguières, de carrelages et de tapis. Beaucoup proviennent d’Iran. Il faudra qu’on revienne!
C’est une belle exposition présentant des objets, marbres, céramiques, icônes, monnaies et fresques du 4ème siècle (fondation de Constantinople) à 1571(conquête turque). La chrétienté y est représentée aussi bien l’Orthodoxie que les Lusignan et les Croisés. De nombreux panneaux retracent l’histoire de l’île.
J’ai eu la surprise de découvrir les monuments gothiques dans le nord de l’île qu’on n’avait pas vus. la plupart des objets proviennent de Limassol ou de Nicosie. Une rencontre:un moine Néophite le reclus. Un tableau : cette arrivée du Christ à Jérusalem monté sur un âne blanc qui ressemble à un cheval tandis que, grimpé dans un arbre des hommes cueillent des rameaux qu’ils jettent au sol.
Dernière rencontre avec Catherine Cornaro, dernière souveraine de l’île.
Catherine Cornaro par Gentile Bellini
LUCA PENNI
Un peintre de la Renaissance à Fontainebleau.
Deux beaux tableaux : une Vénus et surtout une reine s’agenouillant devant un souverain portant un crâne. De très nombreuses gravures très fines sur des sujets mythologiques. Certaines ont été utilisées comme motif pour des assiettes ou différents éléments décoratifs.
LA VICTOIRE DE NIMEGUES COUR PUGET
Cherchant un banc pour nous reposer, La cour Puget est l’endroit parfait : lumineux, sous sa verrière, vaste et tranquille. Un regard à Alexandre, après la lecture de Gaudé. Une chinoise partage notre banc. Avec son iphone elle mitraille les sculptures de la cour puis se tourne vers moi pour demander des explications que je suis bien en peine de lui donner. Le Louvre a fabriqué des fiches explicatives géantes. Nous y lisons que toutes les statues appartiennent à un ensemble commémorant la Victoire de Louis XIV à Nimègues destiné à décorer la place des Victoires.
Les quatre personnages de bronze à genoux, des esclaves figurent les nations vaincue au traité de Nimègues : Espagne, Brandebourg, Empire et Hollande. Sur le côté, trois plaques de bronze racontent l’Europe se soumettant au roi. En face, de nombreux médaillons étaient suspendus autour de la place.
Nous décidons d’aller voir la Place des Victoires. Nous traversons la cour du Conseil d’État avec les colonnes de Buren rafraîchies qui n’évoquent toujours rien pour moi! La Comédie Française en chantier n’est pas à son avantage. Le Palais Royal hivernal est vide, un peu triste. Pensée pour Colette. Les rues Vivienne, de Valois autour de la Banque de France sont vides le dimanche. La Place des Victoire, arrondie offre un écrin à la statue équestre du roi Louis XIV par Desjardin qui a disparu à la Révolution, remplacée par une autre, fondue encore, celle qui est là est donc la troisième!Sur le socle les plaques de bronze sont là. Les médaillons ont perdu leurs colonnes et supports.
Je n’étais jamais venue là. Il a fallu une étudiante chinoise pour piquer ma curiosité!
je n’ai pas trouvé d’enregistrement du Requiem par l’Orchestrede l’Ile de France, donc pour le plaisirl’interprétation de l’Academy of Saint Martins in the Fields , Marriner
Nous avons passé une excellente soirée à la Maison des Arts de Créteilen bonne compagnie : élèves emmenés par les professeurs des disciplines artistiques de mon collège et nombreux collègues. Et cela pour un prix modique : merci à la Convention qui lie la MAC aux collèges de la Ville! mais surtout merci à l’Orchestre de l’Ile de France qui jouait la Symphonie N°1 de Beethoven et interprétait le Requiem de Mozart!
Entre les deux œuvres, on nous conta la fable que voici:
Bien sûr, les adultes (pas les enfants) ont signé quand les applaudissements résonnaient encore, et j’associe mon blog à leur démarche.
Faudra-t-il aller à Pleyel, au Châtelet ou dans les grandes salles parisiennes pour écouter de la musique vivante? Les petits collégiens de banlieue n’auront-ils plus la joie d’une telle sortie exceptionnelle? Faudra-t-il laisser à la banlieue la culture-banlieue à l’exclusive de toute autre?
Je ne suis pas fan d’installations. Cinéma, je connais, sculpture et peinture aussi, happening, je fuis… Le plus souvent les installations me déçoivent par leur vacuité.
En revanche, je ne loupe pas un film d’Amos Gitai.
L’affiche dans le métro a accroché mon regard.
Le Palais de Tokyo, en ce moment, est un vaste chantier – une friche – dit Gitai dans un interview. On vend les tickets dans une sorte de caravane de chantier.
Amos Gitai
Lullaby to My Father
Munio Weinraub Gitai (1909-1970)
Munio mon père
Comme ceux de sa génération
Appliquait à son architecture
La notion de modestie, de retenue
D’obéissance au projet collectif
C’est aussi cela, la tradition Bauhaus
Et pas seulement les bâtiments orthogonaux
Imaginons que je développe un projet de film
Qui s’appuie sur sa biographie
Et sur la géographie
Et sur la géométrie architecturale
Le visiteur s’arrête sur un pallier où sont punaisées des feuilles blanches, que j’ai lues avec attention. Ces Traces et une vidéo Lullaby pour mon père est un hommage à Munio Weinraub, son père, architecte du Bauhaus, ayant fui les persécutions nazies en
1933 et s’étant établi en Palestine. On voit aussi détaillé un projet de Salle à manger commune pour le Kibboutz Kfar Mazaryk, architecture au projet collectif. Quoi de plus collectif que cet espace où l’on dine, mais aussi où se tiennent les assemblées etla vie sociale?
Passé ce sas, je me sens agressée par le bruit provenant de diverses projections. Dans la pénombre, l’installation est logée dans un sous-sol aux piliers de béton brut aux murs, mal équarris, dans des périmètres délimités par des grillages. sur des surfaces brutes sont projetées des vidéos : la silhouette d’une violoniste de profil se détache sur des briques mais j’entends mal le violon parce que juste en face Chava Alberstein chante Chad Gadya tandis qu’une femme pleure, ce chant de Pessah, enfantin est ici d’une infinie tristesse, à côté la greffière dactylographie sur une antique machine l’acte d’accusationtandis qu’un peu plus loin le procès intenté à Munio Weinraub, par les nazis qui l’accusent d’avoir détenu des tracts subversifs. Dans un recoin une bande d’actualité montre la campagne électorale de la fille de Mussolini.
J’aimerais me souvenir de toutes ces images qui se sur-impriment, cette histoire me touche. pour une fois l’installation fait sens. quand l’art contemporain a quelque chose à dire, l’installation se justifie.
Garder les yeux ouverts même dans la banalité de la vie quotidienne!
Nous l’avons vue construire sur les bords du Lac de Créteil. Plusieurs fois je me suis introduite, furtivement, ne sachant pas trop comment me tenir…Cette journée Portes Ouvertes avec visite guidée est une aubaine pour faire du tourisme.
Deux esplanades ouvertes sur la base de loisir : l’esplanade de la fontaine et l’esplanade des oliviers, prétexte pour notre conférencier pour souligner deux aspects de ce lieu de prière : l’ouverture sur l’extérieur et la convivialité. La fontaine est simle, gaie, charmante; J’ai plus de réserve pour les oliviers: vieux arbres déracinés de Provence, ils ont bien résisté aux froidure de cet hiver, mais cette mode des oliviers en région parisienne m’agace.
Comme pour s’excuser du minaret (25m), moderne, épuré, le guide explique qu’il est construit symboliquement et qu’aucun appel à la prière n’en retentit. Logique puisque le monument est en dehors de la ville, le long de la RN 186 dont le vacarme assourdirait le malheureux muezzin qui essaierait de faire entendre sa voix.
On entre dans la grande salle blanche très claire dominée par une coupole décorée de stuc, travail des artisans de Fès et meublée par un lustre moderne en fer forgé original et de très belle facture, des zelliges colorées entourent la base des murs, le minbar est très simple. C’est la sobriété de ce lieu de prière qui m’impressionne le plus.
Nous visitons les salles d’étude destinées à l’enseignement du Coran et de l’Arabe mais pas seulement, également au soutien scolaire. Une exposition sur les Sciences Arabes semble d’une bonne tenue.
Nous nous renseignons des heures d’ouverture et des prix du Hamam où je n’irai sûrement pas (j’ai trop peur de me trouver en tenue légère devant les mères d’élèves ou pire devant mes élèves, c’est pareil à la piscine) et du restaurant dont la carte éclectique ne se contente pas d’exotiques couscous et tagines à un prix raisonnable.
Chaque fois que je découvre un aspect de ma ville, je suis heureuse d’avoir gardé des vacances un oeil touriste! Et comme il fait un temps merveilleux, j’ai pris mon temps pour faire des photos d’oiseaux et de fleurs pendant mon tour de lac, sur l’allure du flaneur plutôt qu’en foulée de jogging!