Giverny : Manguin – le jardin de Monet – balade près de Rouen

BALADE NORMANDE

La Petite Italienne

Denisa Kerschova, dans Alegretto (France Musique) avait choisi, un vendredi d’illustrer musicalement cette petite Italienne de Manguin.Podcast ICI

J’étais curieuse de voir l’exposition à Giverny (jusqu’au 5 nov 2017)

 

Portrait de Manguin

Je ne connaissais pas du tout ce fauviste et j’ai bien aimé les portraits colorés. Il y a beaucoup de portraits dans cette exposition et son modèle est souvent Jeanne.

De sa période de Saint Tropez j’ai aussi aimé les paysages colorés, toujours la couleur! Le titre de l’exposition.

quelles couleurs!

Eyt pour le plaisir:

couseuse

les tableaux postérieurs ne m’ont pas autant plu,la ligne de dessin étant souvent matérialisée par un trait noir et une palette plus sage les a un peu affadis.

Nous sommes surtout venus voir le jardin de Monet au printemps, les couleurs d’automne le renouvellent et j’ai fait des orgie de photos!

Game jaune orange!
camaïeu rose violine bleu

Et pour terminer cette belle journée nous avons poussé jusqu’à Rouen ou plutôt Franqueville où l’ai fait une très belle promenade, partant du cimetière j’ai suivi les points jaunes, traversé des chams labourés et des prés (vaches) pour longer une bois. Le sentier s’est enfoncé dans le joli bois très en pente et en bas niché dans une petite vallée j’ai découvert un joli village avec moulin ancien (16ème siècle), une petite église charmante et même une cheminée d’usine en brique qui s’harmonisait bien avec la brique des habitations.

le moulin de SaintAubin
Le clocher de Saint Aubin

Et puis la pluie a commencé par une petite bruine. Dans la forêt j’étais à couvert et j’ai eu juste le temps de revenir à Franqueville sans être mouillée

Villages de Gozo : Gharb, San Lawrenz, sanctuaire de Ta Pinu, Munxar

CARNET MALTAIS

L’arche de Wied -il-Mellah

Nous avons acheté une carte postale représentant Wied il-Ghasri où l’on voit un petit fjord ravissant. On pourrait s’y baigner ! Le GPS ne connaît pas. Nous remontons jusqu’à Gharb espérant trouver un panneau indicateur. Evidemment rien !

Nous traversons au hasard la campagne sur un plateau aride qui est cultivé sur des terrasses étroites ou dans les creux. Le paysage ressemble à celui que j’ai découvert ce matin : terrasses, petits champs bordés de blocs de pierre, abris de fortune….La route est un ruban de ciment bien carrossable, encore faut-il ne pas faire de rencontres, on ne pourrait pas se croiser ! Et bien si ! Nous avons croisé la voiture de la police 3 pick -ups d’agriculteurs et une voiture de touristes ! Je goûte cette promenade improvisée entre les terrasses avec des échappées sur la mer. Au bout d’un  quart d’heure de montées raides et de descentes vertigineuses, au milieu de nulle part nous décidons de faire demi-tour en bordure d’un champ sans voir les blocs enterrés  qui bordent la parcelle. In exgremis, j’ôte un bloc qui traînait devant le pneu mais il y en a un autre plus gros, fiché profondément dans la terre, indéracinable. La solution serait d’avancer et de grimper dessus.  La voiture recule  Cette mésaventure nous était arrivée à Samos et un paysan grec très costaud avait soulevé la petite voiture.  Pour cette fis, nous nous en sommes sorties sans égratignure !

Sur la place de Gharb

Retour à San Lawrenz, on s’engage dans une rue qui est un cul de sac. Demi-tour dans une résidence qui paraissait vide. Une dame anglaise très aimable sort de chez elle et guide la manœuvre puis m’explique où je trouverai un supermarché (genre mini-market) et la route du sanctuaire Ta’Pinu.

dans les rues de San Lawrence

L’épicière est très gentille. Avec son mari elle cherche et compare le prix des lessives le plus avantageux, pèse des olives. Les yaourts grecs sont en promotion, elle me les recommande. Elle range mes achats dans un petit carton. Je suis toute émue de ces commerçants si serviables  au point d’oublier les yaourts !

Ta Pinu : statue de Karmini Grima

Ta’Pinu est un sanctuaire de très grande taille construit entre 1920 et 1931. Karmini Grima, une femme du village le plus proche entendit la voix de la Vierge avec son ami Francisco Portelli, appelé Pinu. C’est un lieu de pèlerinage pour les Maltais. On est saisi par le gigantisme de l’église surmontée par une grosse coupole accompagné d’un haut campanile de base carrée. Le vaste parvis rond est dallé de marbre rouge. Les statues en pied de Karmini Grima et de Francisco Portelli regardent l’église. Un mur de mosaïques entoure le parvis. L’intérieur de la basilique est très clair, blanc avec des mosaïques byzantines, un baldaquin bleu et doré est sous la coupole. Dans une chapelle on a exposé les ex-votos, exposition plutôt sinistre. La monumentalité de l’édifice parait tout à fait disproportionnée avec la taille du village et même de l’île déjà bien pourvue en coupoles et clochers.

Ta Pinu

Retour à Gharb sur une jolie place : une fontaine, une cabine téléphonique rouge britannique (encore en fonction), un olivier et un panneau indicateur : circuit vélo jusqu’à Wied-il Mellah que je confonds avec Wied-il-Ghasri que nous cherchons. La petite route est neuve, elle passe au dessus d’une vallée encaissée (wied veut sans doute dire oued). Elle suit le ruisseau à sec (oued) jusqu’à une station de traitement des eaux pluviales (l’hiver ?) et arrive à la mer où on découvre une arche fenêtre rappelant la fenêtre d’Azur écroulée en  mars dernier à Dwejra. Le panorama des falaises est impressionnant.

la place de Gharb

Nous rentrons à Xlendi à 13h30 et déjeunons d’une salade de pommes de terre, thon anchois et olives de Kalamata. Ecrasées de chaleur. Après une lessive de tous nos habits, nous nous jetons sur le lit pur une vraie sieste et je m’endors profondément. Je n’émerge qu’à 16h30 pour aller me baigner.

Il nous manque les yaourts que j’ai oubliés à l’épicerie. Nous décidons d’aller à Munxar, suivant les conseils de Manoel. Invisible de la route, Munxar est une vraie petite ville. Le supermarché de la chaîne Lighthouse est parfaitement approvisionné avec tout le nécessaire et même le superflu : une variété de pâtes, risotto , couscous en sachets prêts à l’emploi. Une providence pour qui n’aime pas cuisiner mais je suis méfiante avec la nourriture en sachets. Je me laisse tenter par un gros pot d’une livre de yaourt de chèvre.

Le soleil se couche lorsque nous descendons la route vers Xlendi. Beau spectacle !

 

 

 

Un dimanche d’automne radieux sur le Loing

BALADES EN ILE-DE-FRANCE

Saint Mammès sous le brouillard

Parties sous un soleil radieux, nous avons traversé la forêt de Champagne automnale et dorée. Le brouillard nous a surprises: la Seine, proche du confluent avec le Loing était  baignée de brume…qui s’est levée sur le pont devant Saint Mammès révélant les péniches…

Saint Mammès : clocher

Nous avons aimé la girouette du clocher.

Au pied, un polissoir néolithique. Quand on revient de Malte, on y prête attention. Dimanche le marché s’installe sur les berges de Seine, c’est un très joli marché!

Le Canal du Loing

la brume s’est levée et j’ai rejoint Moret/Loing par le chemin de halage qui traverse des chantiers navals où de grandes péniches sont retapées.

Les moulins de Moret

A l’entrée de  la ville des moulins ! Puis on passe sur le vieux pont du 12ème siècle pour entrer par la Porte de Bourgogne . la Rue Grande conduit à une autre porte : la Porte de Samois

Moret/Loing Porte de Samois

La place de l’Hôtel de Ville est v aste et jolie

maison à pan de bois sur la place de  l’Hôtel de ville

 

personnages de bois

j’ai été émerveillée par la loggia François 1er

Loggia Renaissance

Nous avons pique-niqué sur les bords du Loing et passé une très belle journée!

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Dwejra : la Mer Intérieure et Fungus rock

CARNET MALTAIS

Dwejra : Grotte bleue

Promenade matinale : je vais directement au pont, à la tour et continue le sentier au dessus des salines. Le contact est très net entre les sables verts (plutôt jaunes très clairs) et le calcaire Upper coralline brun, contenant de nombreux fossiles, pectens et oursins plats.

sables verts pas si vert que cela!

La découverte d’un contact réjouit l’ancienne géologue. Je constate que la croûte indurée est très fine, parfois seulement quelques centimètres, donc très fragile puisque l’érosion a déblayé le sable plus meuble en dessous. Il est donc judicieux d’éviter de marcher sur le rebord. Le sentier est balisé de points rouges, peu nombreux mais judicieusement placés. Je m’élève un peu pour découvrir des terrasses caillouteuses portant de petites constructions en pierres taillées parfois recouvertes d’un toit, parfois non.

les champs en terrasses en haut de la falaise

 

 

Abri de jardin ou affût pour les chasseurs ? De gros blocs sont répartis autour de la parcelle. Pour les délimiter ? Soudain, un coup de feu retentit, puis d’autres. J’aperçois le chasseur, son fusil et son chien et rebrousse chemin.  5km pour commencer la journée au podomètre !

La mer Intérieure

Nous filons à Dwejra avant l’arrivée de la foule des touristes. A l’entrée de Victoria tournons sur la droite devant la statue du pape Jean Paul II et arrivons enfin dans la campagne. Un aqueduc enjambe la route, il semble coupé mais en contrebas un homme sort de son coffre une dizaine de bidons bleus. Un peu plus loin, un moulin coiffe une éminence. Nous arrivons à Gharb devant le Musée Karmini Grima vanté dans nos guides mais la belle porte bleue est fermée et rien n’indique quand elle va ouvrir ! Suivant les panneaux routiers indiquant Dwejra, nous traversons San Lawrenz aux belles maisons de pierres et aux rues tranquilles.

Agaves au dessus de Dwejra

La descente sur Dwejra est agrémentée d’agaves décoratifs. De la route on découvre les maisons de pêcheurs et l’église. Dwejra n’est pas un village, mais un site touristique et même très touristique si on en juge par le parking avec ses deux camions de glaces et ses marchands de souvenirs.

Mer intérieure

Les touristes ne sont pas encore arrivés. Nous découvrons (presque) les premières la Mer Intérieure qui est une grotte dont le toit s’est effondré formant un petit lac rond à l’eau verte. Des maisons colorées, toutes simples, un bar avec des parasols jaunes et une petite jetée en ciment. Les marins organisant des tours en barque sont encore en train de prendre leur petit déjeuner. Les premiers plongeurs revêtent leurs combinaisons. Le tour en barque dure un quart d’heure et coûte 4€un jeune couple nous accompagne rejoints par un père et son fils dans le petit bateau à moteur en plastique blanc. Gilet de sauvetage obligatoire.

Dans la Grotte bleue

La barque passe dans un tunnel, pas très long puisqu’on voit le jour à travers l’anfractuosité de la falaise. Les roches se teintent en bleu, la magie opère. Nous ne naviguons pas longtemps dans la mer ouverte, entrons dans une grotte bleue d’une couleur presque surnaturelle. Des coraux roses bordent les murs, on peut entrevoir des coraux orange. Notre guide montre ce qui reste de la « Fenêtre d’Azur »,  l’arche qui était l’emblème de Gozo qu’on voit sur les cartes postales mais qui s’est effondrée en mars 2017.

Dwejra

Après la promenade en barque nous remontons sur le parking et je suis un groupe de touristes espérant trouver un cheminement vers l’eau. Malheureusement la roche est hérissée de piques. Je ne veux pas mouiller les Meindl neuves dans l’eau salée. D’ailleurs en dehors des plongeurs équipés de chaussons et de palmes il n’y a que deux jeunes asiatiques téméraires qui ont traversé la zone piquante et coupante sans dommage. Dès que je remonte j’achète des chaussons chinois bleus antidérapants qui me permettront d’affronter rochers et galets (10€).

L’arche disparue, il reste le Rocher champignon :  Fungus rock qui n’a pas l’air extraordinaire alors qu’une curieuse histoire lui est attaché. Une plante médicinale Cynomorium qui passe pour être une panacée ne pousse à Malte que sur ce rocher. L’accès fut interdit en 1751. Lorsque nous quittons Dwejra les gros cars arrivent, le site est saturé. Nous nous sauvons pour rester sur une belle impression.

la Ville assiégée – Janina octobre 1912-Mars 1913 – Guy Chantepleure

CARNET DES BALKANS

« Janina, selon les Turcs, c’est le chef-lieu d’un vilayet ottoman.

Janina, selon les Albanais, c’est le centre de l’Albanie du Sud, et -qui sait? – peut être l’une des villes principales d’une Albanie future, une Albanie autonome.

Janina, selon les Grecs, c’est le temple choisi, le foyer privilégié où se perpétua, claire et pure en dépit des vairations ethniques, de tous les bouleversement historiques, la petite flamme sacrée de l’hellénisme : Janina c’est la capitale de l’Epire, province grecque »

« Et puis, dans les Balkans, la réalité revêt des airs de romans d’aventure….Faut-il s’étonner beaucoup que des paroles grisantes et du rêve magique naisse l’action silencieuse, là où toute lutte serait rebellion? »

Merci à Babélio et aux éditions Turquoise pour m’avoir offert ce livre!

Il est arrivé au bon moment, juste au retour d’un voyage dans les Balkans!

J’avais coché ce livre à l’occasion du voyage . Il a aussi résonné en écho à d’autres lectures :  Alexandre Dumas: Ali Pacha qui fut, un siècle plus tôt, le Pacha de Janina, ömer Seyfettin : Lâlé la blanche qui est un recueil de nouvelles se déroulant pendant la Guerre des Balkans (1912-1913) et de façon plus lointaine Zorba le Grec de Kazantzaki. 

La Guerre des Balkans est bien méconnue vue de France.

Ce sont les « notes de guerre » d’une française – témoignage direct des événements s’y étant déroulés. L’auteure qui écrit sous le pseudonyme de Guy Chantepleure est la femme du consul de France. l’auteure raconte donc ce qu’elle voit, ce qui se passe autour d’elle. Elle ne s’attarde pas à des faits d’arme héroïque, elle préfère contempler de loin la montagne qui résiste Bejani, imposante et mystérieuse ou les minarets de Janina des collines environnantes.

Attentive à la guerre qui se déroule, elle reste sensible à la nature. Attentive aussi aux hommes et aux femmes qu’elle rencontre. Femme d’un diplomate, elle rencontre les officiels ottomans, reconnait leur courtoisie, profite de leurs réceptions. Elle éprouve aussi de la sympathie pour les soldats des deux camps et finalement partage la joie des Grecs quand le siège se termine à leur avantage.

Récit de guerre, par une femme, loin des rodomontades et de l’héroïsme, qui n’oublie pas l’élégance des femmes, le mystère d’une musulmane voilée comme les danses des jeunes filles grecques.

la guerre terminée, une excursion à Argyrocastro – Gjirokastër en Albanie – nous emmène sur les routes de l’Epire dans la ville de Kadaré.

 

 

 

Victoria : capitale de Gozo

CARNET MALTAIS

la citadelle de Victoria

Le GPS nous guide vers le centre de Victoria sur une longue rampe qui monte de Xlendi à Fontana à travers une campagne cultivée de tout petits champs ou jardins en contrebas. A l’entrée de Fontana deux grottes contiennent des sources auxquelles  les habitants remplissent des jerricans et des seaux. Nous empruntons ensuite des rues étroites entre de belles maisons à loggias fermées (ou bow windows). La pierre est habilement ciselée, sculptée de balustres, colonnes torses, fleurs ou rosaces.

Sans transition on passe de Fontana à Victoria que j’avais italianisée en Vittoria. Point de Victoire à célébrer, Les maltais appellent la ville Ir-Rabat. Elle a pris de nom de Victoria à l’occasion du jubilée de la reine en 1897. Sur la place Indipendenza, un café s’appelle Café Jubilee. Triq-ir-Republika est la rue principale où se trouve le supermarché Duke. Je commence à me repérer. Le seul renseignement que l’Office de tourisme nous donne c’est que le parking est impossible et la circulation très difficile. Si vous voulez visiter la ville en voiture revenez cette après midi. Avec la chaleur la ville sera déserte !

Promenade sur les remparts de Victoria

On dépose donc la voiture au parking payant (1.5€). Derrière la gare routière il y a également un parking gratuit, mais complet d’autant plus qu’il est occupé par le marché. Dominique pourra m’attendre au frais dans les Jardins Rundle  – arboretum planté de toutes sortes d’essences rares et exotiques portant des étiquettes. A la Citadelle des efforts ont été fait pour les personnes à mobilité réduite, un ascenseur, mais ils ont oublié de prévoir le parking.

Si j’avais pris mon temps pour lire les panneaux juste avant le Centre d’interprétation, j’aurais téléchargé l’application qui aurait servi d’audioguide. Pendant la promenade les  bornes Wifi m’ont étonnée, ce n’est qu’à la sortie que j’en ai compris l’intérêt.

Le Centre d’Interprétation de la Citadelle est situé dans les Réservoirs d’eau construits par les Britanniques en 1870. J’achète le Multipass Heritage  (50€ adulte, 38€ senior) censé m’ouvrir les portes de tous les sites. Dans les souterrains se trouvent une série d’écrans interactifs renseignant sur la Nature : flore, faune, géologie ou l’Histoire avec une chronologie détaillée, la Religion…sur l’écran tactile on peut choisir la langue mais j’ai dû renoncer à recopier ce qui m’intéressait à cause de l’impatience de visiteurs non francophone. Pendant que je notais scrupuleusement les renseignements, une hôtesse est venue m’interrompre pour m’inviter au spectacle qui commençait. Calypso – ou plutôt son hologramme – nymphe blonde et mince nous entraîne dans sa grotte avec un fracas de tempête . Le spectacle se déroule sur les murs, les piliers, les plafonds voûtés. Nous sommes spectateurs des évènements marquants de l’histoire de Gozo et de sa citadelle assiégée par les turcs, Bernardo Opuo résiste…on reconstruit la citadelle. 1798, arrive Bonaparte avec ses troupes qui défilent sur les murs de la citerne, les Gozitains se révoltent …arrivent les britanniques.. 8 minutes d’un spectacle très bien fait, plus aurait peut être été fastidieux. Je préfère l’archéologie aux péplums mais cette introduction me convient !

Les murs et les douves engazonnées

La citadelle a été restaurée en 2016, les murs sont en parfait état, on a semé du gazon dans les douves. Deux promenades au choix : sur les remparts pour jouir d’une vue étendue sur Victoria et sa campagne ou le parcours encore ombragé. Des remparts je découvre les dômes impressionnants des églises dispersées u  peu partout. Dès que j’entends des cloches je bascule l’appareil photo en caméra, mais je me lasse rapidement. Les cloches se déchaînent tous es quart d’heure. Par ses cloches et ses énormes églises les Chevaliers de Malte se rappellent à notre souvenir. Au loin le trait bleu profond de l’horizon marque aussi l’omni-présence de la mer. Gozo est une petite île ! J’entre dans la forteresse par une porte discrète et traverse l’épaisseur des remparts pour aboutir par surprise au Musée Archéologique  dans une rue tranquille.

arche en face du Musée archéologique conduisant à la Cathédrale

La géologie de l’île , déjà décrite au centre d’Interprétation de la Citadelle est présentée sous forme de colonne stratigraphique

Upper coralline 16 ma- 8 ma

Nombreux fossiles

Greensands Poreux, grès consolidé
Argiles bleues imperméables
Globigerine Miocène 25 Ma – 20 Ma Pierre à bâtir
Lower coralline Oligocène fossilifère

 

La Préhistoire de l’île commence vers 5400 av. JC.

La colonisation vint de la Sicile voisine distante de 90 km Les contacts sont restés constants avec la Sicile attestés par des outils en obsidienne et pierre volcanique. Les ressources locales sont limitées par la pauvreté en eau qui est un facteur déterminant. Dans des vitrines on voit les ressources locales : graminées, roseaux.

Des tombes furent datées de 4100-3700 cimetière , grotte et complexe mégalithique de la tombe de Zebbug.  av.JC . les temples (3600-2500 av. JC). Au Néolithique, la poterie était maîtrisée ; de la vaisselle (3150-2900 av ; JC) porte des décors incisés. Les outils étaient en silex et en coquillages. Les premières découvertes de tombes documentées furent celles d’Abela (1647) et de JP Houel (1770)

Figurines féminines

Les représentations anthropomorphiques présentent essentiellement des formes féminines aux énormes cuisses ainsi que des représentations phalliques.

Dans la salle grecque et romaine on voit une collection d’urnes en terre cuite certaines sont décorées, des amphores romaines (certaines trouvées à Xlendi où nous habitons) , des ancres.

lampes à huile ou lustre antique?

 

 

 

La dernière salle est celle des Temps Modernes : une très belle tombe arabe est couverte d’inscriptions coufiques.

Ce petit musée est aussi une introduction parfaite à ce que nous allons découvrir à Ggantija et sur Malte.

 

 

 

La petite rue a de jolies boutiques, celle des dentelles m’attire. Ordinairement je me détourne des napperons et nappes que j’ai en horreur. Un joli chemisier en soie et viscose incrusté de dentelles me plait bien (29€)La vendeuse tente de me persuader « c’est le dernier » je résiste à la tentation. La rue débouche sur une terrasse et je poursuis une nouvelle promenade sur les remparts toujours au son des cloches.

Sur les remparts, des écriteaux alerte sur la présence d’une plante endémique Golden chamomille protégée qui pousse dans les crevasses des remparts , qu’il faut préserver et surtout ne pas cueillir. Je ne l’ai pas vue.

La Cathédrale de Victoria

En face du Musée Archéologique, un passage sous une arche mène à la belle place de la Cathédrale où le porche s’ouvre sur de majestueux gradins avec les statues en bronze de Jean Paul II et d’un autre pape. Reconstruite de 1697 à 1711, sa façade est élégante. La porte principale de la citadelle lui fait face (sérigraphie avec le plan de la ville).Dans un coin de la place se tient l’ancienne Prison qui se visite mais je préfère continuer ma promenade à l’air libre sur els remparts au demi-bastion Saint Martin  occupé par une jolie cafeteria . J’arrive dans le quartier (orthographié Kwartier) Saint Martin  dans les petites rues tranquilles entre les vestiges archéologiques de maisons détruites . Un plasticien a déposé des boules de céramique émaillée de couleurs vives qui réveillent la pierre de Gozo tandis que la végétation est desséchée.

Le Musée d’Histoire Naturelle

Au rez de chaussée : une collection de fossiles  présents dans le sous sol de Gozo. Poissons, nautiles, oursins dents de poissons présents dans le calcaire à globigérines et dans l’argile bleue.

Une vitrine Pléistocène présente les restes du petit éléphan t maltais haut de 90cm et l’avant bras d’un hippopotame.

A l’étage, un joli herbier et des oiseaux empaillés sont exposés.

Terrasse du Musée d’Histoire Naturelle

La terrasse avec vue sur la cathédrale est très agréable.

Je rentre par la rue Triq-il-Fosos le long de la Cathédrale où se trouvait le Quartier Juif. Les Juifs payaient une taxe à l’Université( nom du gouvernement de l’île rien à voir avec l’enseignement). En retour ils avaient le monopole comme apothicaires et teinturiers.

Midi, il est temps de retrouver Dominique au Jardin Rundle. Nous faisons nos emplettes au marché : courgettes, oranges, pêches qui ont une allure engageante mais qui s’avèreront sans goût. Les aubergines se vendent déjà grillées et des oignons cuits. La vendeuse offre le persil. J’ai donc le plaisir de préparer du caviar d’aubergine avec ail huile d’olive et persil et une salade tiède de courgettes que nous mangeons fort tard . Il fait une chaleur écrasante.

Un camion remonte la rue en klaxonnant : c’est l’épicerie ambulante. Le marchand remonte les volets qui se replient à l’intérieur il y a de tout : j’achète  des courgettes et  une boîte de thon .Il passe trios fis par semaine. Au village, il y a aussi un minuscule mini-market. Gozo n’est pas encore à l’heure des hypermarchés et les touristes vont au restaurant.

Baignade : la « swimming zone est bordée par les flotteurs orange

Je pars me baigner à 15h30. Pendant ma promenade matinale j’ai découvert la « plage » ous la corniche : une promenade cimentée avec de petites places pour étaler sa serviette et bronzer, des marches conduisent aux échelles ; je m’élance de l’échelle dans l’eau claire et fraîche.

Dans l’eau, les Maltais socialisent.  Les sportifs font de la plongée ailleurs, les enfants jouent dans l’autre « swimming zone » près des hôtels et de la petite plage de galets. Très peu font des longueurs comme moi. L’accessoire le plus utile est la frite en mousse rose verte ou jaune. Elle sert d’accoudoir,  sous les aisselles et les baigneurs  restent  en groupe à converser, comme dans un café. Il y a des groupes de messieurs d’un certain  âge, d’autres groupes de dames mûres. Les jeunes sont réunis près du plongeoir et apprécient en connaisseurs les sauts. Assez peu de couples, les enfants dès leur jeune âge nagent . De très petites filles intrépides sautent sans se servir de l’échelle. Des plus grandes d’à peine 10 ans font des sauts groupés du grand plongeoir à grand bruit. J’écoute les conversations en maltais sans rien y comprendre jusqu’à ce qu’une expression en anglais surgisse dans la conversation. Le Maltais ressemble à l’arabe avec des mots italiens. Je m’amuse à guetter des mots que je comprends. Je fais deux allers-retours en une heure et remonte rafraîchie.

Après une bonne douche nous retournons sur la corniche attendre le coucher du soleil.

Xlendi : le soleil se couche entre la tour et la falaise1

 

 

La course à l’abyme – Dominique Fernandez

CARNET MALTAIS/LIRE POUR L’ITALIE

C’est avec un plaisir immense que j ‘ai relu cet ouvrage.  Je relis les livres de Dominique Fernandez à l’occasion de mes voyages,  en Sicile, à Rome. C’ est un passeur d’histoire merveilleux et un fin analyste.

A la première lecture, je ne connaissais pas le Caravage et c’était une découverte à la veille de notre voyage à Naples. De retour de Malte, j’ai repris ce livre. entre temps j’avais lu Le Piéton de Rome qui consacre de nombreuses pages à Michelangelo Merisi. 

Plutôt qu’à la personnalité du peintre,  je me suis intéressée aux analyses des tableaux que, maintenant, j’ai vus et aux thèmes récurrents, surtout le Saint Jean Baptiste qui m’a impressionnée à La Valette mais qu’il a peint à nombreuses reprises :

« Quand ils (les Français) représentent la tête de saint Jean-Baptiste sur le plateau de Salomé, on ne voit ni les veines qui pendent du cou ni les flots de sang qui dégoulinent. je veux moi, qu’on prenne cet épisode de la Bible pour ce qu’il est : un homicide répugnant. »

A plusieurs reprises dans le livre il revient sur ce thème :

A Malte : « pour le plus grand tableau qu’on m’eût jamais commandé j’étais invité à peindre un assassinat par décollation »

et cette scène inspire plusieurs interprétations:

« je m’identifiais à Jean, je rêvais au bonheur de mourir de la main d’un bourreau aussi beau et radieux que lui… »

ou la scène de l’assassinat de son père :

« meurtre, un meurtre qui s’était produit réellement, la mort de mon père poignardé par les tueurs dans une rue de Milan »

Toute une étude est réservée à la peinture de ce saint depuis Leonard de Vinci dont le portrait androgyne l’inspire.

Autre figure récurrente : le Bacchus , je me souviens du Bacchus malade de la galerie Borghese et le Jeune homme à la corbeille de fruits exposé juste à côté.

Autre lieu, autres scènes et tableaux qui m’ont impressionnée : les tableaux représentant Matthieu dans l’église de saint-Louis- des-Français. Le séjour du Caravage à Rome est raconté avec toutes les intrigues dont celle autour des peintures dans cette églises que j’ai visitée en suivant l’itinéraire de Dominique Fernandez dans le Piéton de Rome.

Lectures, visites, tableaux se répondent et je vais de l’un à l’autre sans me lasser.

Promenade matinale sur la falaise

CARNET MALTAIS

Cherchez le pont et les marches!

6h30, en short, mes nouvelles sandales Meindl aux pieds, je pars explorer les environs.

Un petit pont de pierre franchi une étroite vallée.  Des marches montent vers une tour carrée. Comme je ne trouve pas le départ du sentier, je descends une belle allée dallée vers le village et découvre la baie étroite enserrée dans les hautes falaises et une toute petite anse très étroite « la plage des dames » où se baignaient à l’abri des regards les nonnes du couvent. Avant 7h nombreux habitants promènent leurs chiens.  Des hommes vont à la pêche. Plusieurs barques quittent le port. On se salue « good morning » très british ou « bonjou » en maltais.

Au petit matin, la livraison du gaz par grue dans le prt de Xlendi

Le sentier qui conduit au pont, est creusé dans la roche, invisible du dessus. Il est bien balisé de gros points rouges. Les  marches taillées dans le rocher sont  un peu humides de rosée (à la montée, ce n’est pas gênant , ce sera plus délicat au retour,  à la descente). J’arrive sur un plateau désert. Le  sentier, sur le rebord de la falaise, sent les plantes odorantes. La plupart des végétaux sont secs. Les branches des grosses mauves sont sèches mais des touffes de feuilles verdoient au dessus de  gros troncs. Les fenouils sont verts et leurs ombelles ont des grains verts tendre. Les chardons sont dorés.

La Tour de Xlendi

Après la tour, surprise, un niveau sableux, comme une plage surélevée, d’un jaune tranchant sur la falaise blanche, est creusée de cavités rectangulaires. Ces bassins réguliers reflètent la lumière du matin : une saline. Cette surprise me remplit de joie. Je n’attendais rien de spécial de cette promenade. Je rentre enthousiasmée !

au pied de la tour de Xlendi : salines

Xlendi, notre port d’attache

CARNET MALTAIS

Xlendi, notre port d’attache

Nous arrivons par surprise à Xlendi à 15h30. La rue Triq-it-torri est bordée de grosses maisons hautes de trois étages en pierre crème agrémentées de balcons. La mer se trouve juste derrière en contrebas.

Nous sommes en deuxième ligne.  La villa Bronja a des murs crépis de jaune aux balcons arrondis à balustres. L’ appartement est en rez de chaussée, au fond d’une allée carrelée bordée par une haie verte de buissons aux feuilles dures vernissées rafraîchissants. A l’ombre de la maison, une table carrée et deux chaises. A l’intérieur, deux grandes pièces, une salle à vivre avec une cuisine américaine isolée par un comptoir de bois. Dans la chambre un lit King Size et un magnifique ventilateur sur pied . La piscine est sur la terrasse au 3ème étage, la mer est si proche que nous n’irons pas. Il suffit de prendre un raidillon pour arriver sur la corniche.

La promenade de Xlendi, son port et ses restaurants au fond de l’anse

Une corniche agréable  borde la mer. Les maisons – constructions traditionnelles – sont bâties en pierre locale taillées en moellons soignés. Très peu de béton. Une belle homogénéité dans la construction. Sur la falaise,passent des voitures. En dessous est taillée  une promenade avec des bancs.  Des marches descendent à l’eau. Mais je ne l’ai découvert qu’après.

Nous avons demandé à Manoel où il convenait de ses baigner :

– « nous sautons des rochers » avait-il affirmé « mais il existe une petite plage de sable près du port où l’on peut étendre sa serviette et se baigner. 

.N’étant pas adeptes du plongeon, nous gagnons la minuscule plage pour une première baignade. Déception :  pas de sable mais des galets. J’ai oublié à Créteil les méduses en plastique transparent, très vintage, mais peu confortables. Une fois dans l’eau la baignade est sympathique. Je nage parallèlement aux restaurants qui ont couvert de tables la promenade, du plus simple Ta Nonna au chic britannique Saint Patrick 4*, il y en a pour tous les goûts Une falaise ferme la baie très échancrée et étroite. Une petite jetée en ciment délimite le petit port. Port de pêche ? Plutôt port d’attache de vedettes qui emmènent les touristes en excursion ou les plongeurs  avec leurs bouteilles ou de ski nautique. Un escalier avec un garde du corps bleu grimpe à mi-pente de la falaise.. La promenade tourne court : c’est un site Natura2000 où nichent des puffins protégés.

les falaises de Xlendi, vue de la rute

Après la baignade, les courses.

Je n’ai pas compris où se trouvait le supermarché le plus roche. Nous partons à l’aventure, traversons Fontana et Victoria (la capitale de Gozo) sans apercevoir l’ombre d’un magasin d’alimentation. Nous continuons sur la grande route prise en venant du port, toujours rien. On tourne autour du même rond point à plusieurs reprises. On atterri chez Lidl à la présentation calamiteuses et on ne trouve rien de notre liste. Tout est en vrac, pas classé, sucre, sel et poivre  introuvables…

Retour à la capitale.  Le supermarché, Duke, se trouve près du parking. Explication vague mais suffisante ; il n’y a qu’un seul parking,  derrière la gare routière, et Duke est sur l’artère principale. Cette « capitale » n’a que 7000 habitants qui ne font pas leurs achats au supermarché. Un peu découragées, nous rentrons à Xlendi. Dîner de hamburgers surgelés et de courgettes.

Le soir on se couche tôt. Nous sommes éveillées depuis 3 heures du matin.

HISTOIRE DE MALTE – Jacques Godichot Que sais-je?

LIRE POUR MALTE

Quelles lectures avant un voyage à Malte?

Malgré mes appels sur Facebook, peu nombreux ont été les conseils de lecture.

Quand on ne sait pas quoi lire, il existe toujours cette collection inépuisable Que Sais-je? à la boussole (PUF) . Sur n’importe quel sujet,  un petit ouvrage de 128 pages, a été écrit par un éminent spécialiste et va à l’essentiel. Lycéenne, puis étudiante, j’ai consulté des opus de cette collection, j’en ai trouvé de nombreux dans la bibliothèque familiale.

En vieillissant, je l’ai  abandonnée, puis elle m’a un peu intimidée avec sa sobriété, son manque de séduction apparente, peur d’une lecture aride.

Et j’ai eu bien tort!

L’histoire de Malte, du Naufrage de Saint Paul à celle des Chevaliers de l’Ordre-de-Saint-Jean-de-Jérusalem est assez passionnante pour qu’on n’ait pas besoin de plus de romanesque. les faits se suffisent à eux-même. Le Grand Siège de  1565, les conséquences de la Révolution Française et l’irruption de Bonaparte dans la géopolitique méditerranéenne, la main-mise des britanniques au 19ème siècle, le rôle stratégique de l’île pendant la Seconde guerre Mondiale….en font une histoire haletante.

J’ai pris des tas de notes que je ne recopierai pas toutes ici mais qui m’ont bien inspirée :

Malte est l’île des ports…ainsi ce sont les multiples ports qu’offre l’île de Malte aux navires qui traversent l’a Méditerranée de l’uest à l’est, et du  nord au sud…. »

Malte a appartenu aux peuples qui ont dominé la Méditerranée : Phéniciens, Carthaginois, Romains…..arabes, Malte est au centre de toute thalassocratie c’est à dire de toute domination méditerranéenne

Selon l’auteur les Phéniciens qui n’ont laissé que peu de trace ont quand même laissé une empreinte tangible : une langue sémitique qui dériverait peut être du phénicien  peut être de l’arabe?

De l’influence des Arabes reste donc cette langue particulière, le maltais, la toponymie des villes et villages, et la condition claustrée des femmes. Selon l’auteur, Les Arabes transformèrent l’île en un nid de Corsaire. qui rayonnaient vers les côtes des pays chrétiens et opéraient des razzias. 

Après la conquête normande en 1240 les Maltais poursuivirent leur piraterie, ils étaient liés à la Sicile aussi normande pour leur subsistance. l’Université fut une institution originale ayant pour rôle principal la redistribution des blés siciliens. L’italien devint la langue du commerce.

De nombreux chapitres relatent l’histoire de l’Ordre de Malte depuis sa création jusqu’à son installation.  sur Malte et détaillent son organisation et sa hiérarchie. Le Grand siège et la Construction de la ville de La Valette furent ses heurs de gloire.

Très intéressante étude de l’influence de la France dans la Méditerranée par l’intermédiaire des Grands Maitres qui furent souvent français. La décadence de l’Ordre et la révolution française va changer la donne. J’ai été surprise des initiatives russes dans cette région bien éloignée de leurs bases. .

Dès 1814,  Malte devint une possession anglaise 

L’Angleterre comprit rapidement que le moyen d’attirer les bâtiments à vapeur était de constituer de gros dépôts de charbon

Depuis Nelson à 1936 Jusqu’à cette époque ils considéraient Malte comme la plus importante des bases qui jalonnaient la route des Indes par la Méditerranée….

Pendant la 2ème Guerre mondiale n a pu parler de Troisième grand siège  .

Les derniers chapitres traitant de l’Indépendance de l’archipel m’ont laissée sur ma faim,  de même la Préhistoire qui m’a semblé si intéressante sur place sur les sites et dans les musées archéologiques.