Shlomo le kurde – Samir Naqqash

 

Comment ai-je trouvé ce livre? D’après les algorithmes d’Amazon ou les propositions de Babélio? Le titre m’a interpellé : Shlomo , prénom juif, suivi de kurde. Les Kurdes (à part mes petites élèves) je  ne les connais que d’après la télévision (guerres en Irak ou en Syrie et politique turque).  De leur culture, juste un film : My sweet Pepperland. J’étais donc très curieuse du Kurdistan. L’auteur m’était inconnu, Samir Naqqash, né à Bagdad en 1938 – mort en 2004 en Israël, écrivain juif de langue arabe, considéré par Naguib Mahfouz comme « l’un des plus grands auteurs à écrire en arabe aujourd’hui« .

Enchevêtrement des identités:

 

 

 

 

Au début du livre en 1924, en partance  de Bagdad vers Bombay,  Shlomo se présente :

« Un nasillard bredouillant, un métis, un Kurde juif perse, azéri et bagdadien, un voyageur en route vers l’Inde. Moi! j’étais tout  cela à la fois »

il affirme:

« Je suis Shlomo le Kurde! Un Kurde borné, aussi fort que les montagnes du Kurdistan, aussi résistant que les arbres d’Azerbaïdjan! …un homme pieux, pratiquant, plein de bons sentiments…. »

et à nouveau:

« Je suis un Kurde, borné, mon corps élancé et souple est un cyprès dressé sur la terre du Kurdistan, un chêne que ne peut déraciner même la pire des tempêtes, mon cœur est fait de ces pierres où j’ai grandi, il n’est pas lâche, il ne bat pas à cause de la peur… »

Ce chêne indéracinable a pourtant pris le chemin de l’exil à la fin de la Première Guerre Mondiale une première fois et en 1941, chassé de Bagdad par un pogrom pendant la Seconde Guerre Mondiale 

C’est avant tout un commerçant habile  voyageant de Sablakh dans le Kurdistan iranien, jusqu’à Istanbul, Moscou, Téhéran puis de Bagdad vers l’Inde. C’est un homme honorable à qui on avait délégué la garde de la synagogue de Sablakh. Polyglotte qui servit d’intermédiaire entre la communauté juive et les ruses quand ils occupèrent la ville. 

Multiplicité des langues

Comme juif « le djebali, c’est le nom de l’araméen des montagnes?- C’est la langue des Juifs depuis l’époque où les Assyriens nous ont capturés? […] – Et l’hébreu? – C’est la langue de notre Torah et aussi celle du Midrash »

Il parlait en persan, en kurde et en azéri qui étaient les langues de sa ville. En russe et en turc pour faire du commerce. Installé à Bagdad , il appris l’arabe de Bagdad puis l’anglais, le hindi….Sur sa boutique l’enseigne était « Shlomo le kurde » le premier à avoir importé des vêtements de seconde main, marchandise qu’il avait découverte à Bombay.

Shlomo le Kurde est un personnage! Presque centenaire, il raconte ses souvenirs, ses amours, Esmer et Esther, à Sablakh, il était bigame et cela ne semblait scandaliser personne.

Au delà du personnage de Shlomo c’est l’histoire des persécutions des Juifs, liquidation de la communauté de Sablakh puis du pogrom de Bagdad le Farhoud qui eut lieu le 1 et 2 juin 1941 alors que les Britanniques qui occupaient l’Irak se replièrent et que la population pro-nazi  se déchaîna.

C’est aussi l’histoire de Sablakh (Mehabad)pendant la Première Guerre Mondiale . Petite ville perse aux confins du royaume du Shah-an-shah qadjar, dans les montagnes du Kurdistan, à l’ouest de l’Azerbaïjan iranien, elle était peuplée de musulmans et juifs et chrétiens.

« …personne parmi les sages de Sablakh, pas même ceux qui ressemblaient aux prophètes, n’avait prévu que la belle et paisible Sablakh tomberait elle aussi dans le gouffre de ce maudit conflit, que les deux pinces de la tenaille se refermeraient sur elle – l’empire tsariste d’une part, les Ottomans et les Allemands de l’autre. Une tenaille tyrannique qui allait écraser Sablakh… »

Le Shah avait déclaré la Perse état neutre dans la guerre, ce qui n’empêcha pas les armées du Tsar de venir l’envahir, suivis des alliés ottomans et allemands. La ville fut successivement occupées par les belligérants qui terrorisaient la population locale. Les musulmans soutenaient leur coreligionnaires ottomans tandis que les russes les massacraient. Des luttes fratricides entre les seigneurs locaux envenimaient la situation. Des factions pro-bolcheviks compliquaient encore les alliances. Aux combats sanglants qui se déroulaient,  les hivers rigoureux, la neige, le froid, rendaient la vie encore plus pénible. Vint la famine que l’auteur décrit très vivement, ironie et tendresse, le récit est poignant. Contre tous ces malheurs, les voisins s’organisent, la solidarité est grande. Après 4 années d’enfer, Shlomo devra prendre le chemin de l’exil.

Est-ce parce qu’il a été écrit en arable par un israélien que ce livre majeur est pratiquement oublié?

 

 

 

15 -Fogo – Cha da Caldeira – l’auberge de Patrick

CARNET DU CAP VERT 2002 

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Chez Patrick, les chambres et la salle à manger sont installées sous des arcades en pierre de lave rouge soulignée par un parement clair. un peu comme un cloître roman avec un jardin fleuri d’hibiscus de laurier rose, ricin et d’autres arbustes.

le patio de l'auberge de Patrick
le patio de l’auberge de Patrick

Nous commandons des sandwiches pour aller pique-niquer dans la forêt.

Le village de Cha da Caldeira, 500 habitants, est bâti de maisons basses de lave noire, parfois de parpaing, parallélépipède d’un seul étage.

Devant les maisons, je remarque un cadre avec un fin grillage. J’avais pensé à une moustiquaire, c’est un tamis pour les cendres volcaniques… Quand nous arrivons, un groupe d’hommes coule la dalle en béton du toit. Un drapeau américain flotte. Les maisons sont dispersées dans la caldeira, il y a de la place !

Campagne

les vergers de Cha da Caldeira : coings
les vergers de Cha da Caldeira : coings

Nous passons devant leurs petits champs : dans les lapilli, ils creusent des trous et installent des pommiers minuscules qui portent de petites pommes – combien émouvantes – et partout, des buissons de haricots- congos. Au sol, des haricots ressemblant aux nôtres rampants, sont en fleur en ce moment. Dispersée sur les petits cratères, la vigne s’étale en pieds également rampants portant du raisin noir. C’est la saison de la vendange. Le raisin est ramassé dans des paniers ronds d’une quarantaine de centimètres de diamètre. Un peu plus loin, la coopérative vinicole est en pleine activité. Des enfants blonds aux yeux bleus mais à la peau foncée réclament des stylos ou de l’argent. Comme on ne leur donne rien, le plus petit nous balance une pierre. Patrick en a été très surpris.

Les enfants blonds de Fogo, les descendants d'Armand de Montrond
Les enfants blonds de Fogo, les descendants d’Armand de Montrond

Nous nous installons sur une banquette pour déjeuner. A l’ombre. Des arbres à très fines feuilles très découpées portant de curieuses fleurs jaunes en brosse horizontale. De l’autre côté de la piste, la coulée s’est arrêtée net en formes déchiquetées et tourmentées. Je cherche quelques surfaces cordées pour la photo.
Nous sortons de la caldeira vers le nord, au dessus de Mosteiros.

La forêt luxuriante

Eucalyptus
Eucalyptus

C’est là que commence la forêt luxuriante et combien surprenante, qui pousse au flanc du volcan. Le gardien qui devrait percevoir le péage nous demande une cigarette et nous laisse entrer. De toute façon, nous n’irons pas loin. La forêt est plantée sur une pente très raide. Les arbres sont magnifiques. Les eucalyptus ont un fût épais; des cyprès sont très fournis (on n’en avait pas encore rencontrés au Cap Vert). Les sisals bornent la route, leurs flèches piquantes sont vertes très vif et bien fournies.

Petit âne et fourrage
Petit âne et fourrage

Le retour est agréable. Le soleil est passé de l’autre côté de la muraille qui borde le cratère. Je marche à l’ombre. . En chemin, j’achète du raisin à une petite fille qui m’offre une jolie grenade de belle taille.

Soirée agréable

Cha da Caldeira coopérative vinicole

Un couple d’allemands lit un guide en anglais que j’emprunte. Ils sont vraiment charmants avec la politesse germanique un peu formelle dont ils sourient eux-même. Nous dînons ensemble et partageons une bouteille de vin blanc de Fogo que D compare à du Gewürztraminer…
Patrick termine la soirée avec nous. Il raconte la vie facile au Cap Vert sans tension ni sociale ni raciale. D’après lui, le Cap Vert est plutôt bien parti pour sortir du sous développement. Extinction des feux à dix heures, le groupe électrogène est stoppé.

L’Afrique des Routes au Quai Branly

EXPOSITION TEMPORAIRE  du  31/01/17 au 12/11/17

Calao ou pélican?portant trois personnage dont l’un colonisateur, faisant du commerce

Exposition ambitieuse, pour contrer celui qui demandait à l’Afrique de « rentrer dans l’Histoire » (discours de Dakar), exposition historique comme en témoigne le dépliant disponible à l’entrée : côté pile, géographie une carte du continent africain, côté face une chronologie qui commence il y a 7 millions d’années avec Toumaï et se termine par l’élection d’Ellen Johnson Sirleaf, Présidente du Libéria élue en 2006.

Histoire comme celle des échanges entre l’Afrique et le monde :

routes caravanières , on passe à l’entrée devant de magnifiques selles de chevaux et de dromadaires.

 routes maritimes et fluviales, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours

fresque nilotique pompéienne
statuette hellénistique

objets nilotiques , égyptiens mais  aussi hellénistiques ou romains comme les petites statuettes de pygmées qui m’ont plutôt fait penser à des satyres bacchiques, ou une fresque nilotique pompéienne.

pirogue sur un fleuve

 

maquettes de pirogues et aussi de bateaux à balanciers d’origine asiatique témoignant ds échanges entre l’Afrique de l’est et l’Inde, cartes de navigation, globe terrestres ….La permanence de ces échanges est représentée dans le choix des objets qui ne sont pas forcément africains. Le buste de Septime Sévère posé au milieu de la deuxième salle témoigne de l’ancienneté du commerce, il voisine avec un exemplaire du Coran de Tombouctou, 1200ans séparent ces objets.

Thématique par matière dans les Echanges commerciaux

Route du sel

en or ou dorée?

route de l’or d’Afrique de l’Ouest,

salière portuggaise manueline en ivoire

Route de l’ivoire avec la magnifique salière portugaise , de style manuélien (un de mes objets préférés de l’exposition). ou les oliphants

manteau de perles

route des perles, qui viennent parfois de Venise. On se souvient que « les esclaves furent échangés contre de la verroterie » terme péjoratif en regard de l’utilisation merveilleuse des perles pour couvrir une tête bleue de buffle camerounais ou un manteau d’apparat.

Routes de l’esclavage

Perles et cauris

Route des plantes avec le café, la banane, l’ananas….

Routes spirituelles avec l’expansion des religions monothéistes

à commencer par le Judaïsme, et l’histoire de la Reine de Saba, l‘Islam et le Christianisme. De nombreux objets témoignent de thèmes religieux comme le cheval ailé al-Buraq sur un merveilleux castelet Sibondel (autre merveille).

castelet sibuondel cheval ailé al-buraq

L‘animisme nest pas oublié : paquets fétiches.

Yemanja

L’échange n’est pas à sens unique : le vaudou et les autres religions africaines en Haïti ou au Brésil sont à l’honneur avec une tapisserie de perles haïtienne et une petite sirène Yemanja (qui m’a fait penser à la chanson Marin de Lavilliers). Métissage avec l’Asie? cette Mamiwata, mi-sirène, mi serpent nigériane…

mamiwata

Routes esthétiques

Occasion de présenter des objets divers et tous aussi beaux, de confronter les poteaux funéraires africains à des poteaux asiatiques vietnamiens, des cannes, statuettes….

mère et l’enfant, curé?

Les artistes contemporains ne sont pas oubliés : j’ai découvert les vidéos de William Kentridge (Afrique du Sud) que je ne connaissais pas (une belle surprise). La boucle est fermée par le naufrage de la Méduse, maquette sur les flots déchaînés, aux voiles de wax très symboliques (le tissu de wax très porté en Afrique est un héritage colonial) et l’anthropophagie des blancs renvoie au cannibalisme supposé des noirs dans l’imaginaire européen.

Haïti : tapis brodé de perles

 Mon billet ressemble à une énumération, de routes, d’objets magnifiques. Dans toutes ces routes je me suis un peu perdue.

Difficile de me concentrer alors qu’un conférencier-conteur menait une troupe d’enfants sur une visite contée. Il avait pris pour fil d’Ariane la figure de la Reine de Saba. C’est à la fin devant une fresque style bande dessinée colorée éthiopienne que j’ai compris où il voulait faire aborder sa troupe. Merveilleux conteur! Je ne lui en veux pas du tout, j’avais envie de le filmer, pas osé! 

 

 

14. Fogo – Montée au volcan en minibus

CARNET DU CAP VERT

Le volcan Fogo
Le volcan Fogo

En minibus, nous montons au volcan

Albino, le chauffeur du minibus d’Ecotour, est polyglotte : anglais parfait, accent américain, il se débrouille également en français et en espagnol. A bord, le jeune couple qui a fait le voyage en avion en même temps que nous et deux garçons espagnols. Les français rencontrés au Bistro nous suivent dans une Jeep de location.

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La route pavée fait le tour de l’île (ou presque). Nous traversons des villages. La route est animée par le va-et-vient des ânes qui portent de grosses chambres à air de camion remplies d’eau. Les villageois n’ont pas l’eau courante et l’achètent à la fontaine publique. Une maison gigantesque avec une énorme niche est entourée par un grillage. La bannière étoilée flotte fièrement. Elle appartient au propriétaire de l’hôtel Las Vegas.
Le minibus s’engage sur une chaussée très escarpée qui grimpe tout droit vers le sommet du volcan. Il peine à la montée et personne n’ose demander d’arrêt photo.

Coulée de lave

La coulée de 1995, très fine langue noire, marque le paysage. Cette coulée de lave visqueuse était assez lente pour ne faire que des dégâts matériels. Albino nous montre aussi la coulée de 1951.

Coulée de 1951 et re-forestation
Coulée de 1951 et re-forestation

Un village est construit sur une coulée plus ancienne, les maisons sont perchées sur la surface irrégulière. Des petits cratères anciens boursouflent le flanc de la montagne. Près des villages, les cultures sont irriguées, les papayers magnifiques, du maïs, de beaux bananiers et des légumes, choux et épinards.Au flanc du volcan, les acacias de belle taille sont dispersés. Si on regarde plus attentivement, on distingue les lignes parallèles des terrasses de la reforestation. Ici les plantes ne s’installent pas par hasard. La main de l’homme est nécessaire, travail titanesque que ce terrassement, pour planter des acacias qui ne produisent rien d’économiquement vendable, ni même rien de mangeable, en dehors du bois de chauffage. La reforestation a pour principale vocation de lutter contre l’érosion. D’après Patrick, notre hôtelier, ces grands travaux date de l’époque marxiste

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Bergerie

Au-dessus de 1300 m, la vue est dégagée on voit tout un alignement de petits cratères, la mer et une grosse coulée. Au premier plan, un petit enclos pour les chèvres, protégé par un toit de paille. C’est émouvant : on dirait la crèche de Noël.

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haricots-congo arbustifs

Dans ce que nous aurions pu prendre pour un désert, Albino désigne des plantations d’arbustes : les haricots-congos, véritables haricots aux fleurs jaune-oranger avec les gousses. Des ricins ont également été plantés. Ce sont des plantes toxiques mais certaines feuilles peuvent servir de fourrage aux chèvres. Les petits maniocs sont minuscules, faute d’eau. Des arbres ont aussi été plantés là, une variété d’eucalyptus à grosses feuilles larges ressemblant à des oreilles, orelhadas, des arbres à curieuses fleurs jaunes en plumet et du sisal (sorte d’agave). Si Albino ne nous avait pas expliqué tout cela, je n’aurais vu que de la broussaille sèche inutile.

Ricin
Ricin

Après une montée pénible pour le moteur, nous parvenons sur le rebord de la caldeira.

La caldeira

la caldeira
la caldeira

Cette caldeira est vraiment impressionnante : fer à cheval bordé de murailles verticales parcourues par de fines failles verticales sur plusieurs centaines de mètres. L’intérieur est tapissé par des coulées noires à la surface irrégulière et tourmentée. La route pavée fait comme une digue surélevée au dessus des coulées de 1951 (la plus grande éruption). Celle de 1995 a coupé la route , mais il n’y paraît plus. Près du rebord de la caldeira, c’est tout vert. Cette végétation est tout à fait insolite.

Bonnard / Vuillard. La donation Zeïneb et Jean-Pierre Marcie-Rivière à Orsay

20170207_142553-copieLe Musée d’Orsay déjà riche en Nabis et tableaux de Bonnard et Vuillard présente la donation Zeïneb et Jean-Pierre Marcie-Rivière qui se compose de 25 tableaux et de 94 dessins de Bonnard ainsi que 24 tableaux, 3 pastels et 2 dessins de Vuillard. Pour la plupart, il s’agit de petits formats (voire très petits dans le cas des dessins.

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les tableaux ont été regroupés par sujet :scènes intimistes d’intérieurs bourgeois, salons  avec des portraits comme En visite les demoiselles de Fornachon, (Vuillard) franchement caricatural.

20170207_142336-copie plusieurs mettent en scène des musiciens comme ces Black Minstrel témoignant de l’arrivée du jazz à Paris, joueur de banjo (Bonnard 1895) ou la soirée musicale . parfois un seul personnage comme la Commode rouge(Vuillard) , ou la robe Rayée toute simple.

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J’ai du mal à distinguer Bonnard de Vuillard, il me faut me repérer aux cartels…

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Dans une salle très sombre aux murs gris-verts sont accrochés les dessins « Le dessin c’est la sensation, la couleur c’est le raisonnement » dit Bonnard; Observation des personnages mais aussi de la nature et des animaux. Quelques tableaux de la Côte d’Azur et de Trouville apportent leur note de couleur.

La 4ème salle est consacrée aux Portraits, compagnes, amantes et modèles

 

 

 

 

 Après cette visite, j’ai plaisir à retrouver les grands tableaux des collections permanentes Vuillard et Bonnard sont en compagnie de Serisier, Gauguin, Denis (j’aime moins)….

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13 – Fogo, l’île-volcan, sa capitale Sao Felipe

CARNET DU CAP VERT 2002

Sao Felipe
Sao Felipe

A l’aéroport, Lou,une très jolie métisse, habillée avec recherche nous accueille et  nous montre dans Sao Felipe, la poste, la banque, les restaurants, avant de nous déposer devant une belle bâtisse à étage peinte en beige orangé, portes et volets marrons avec un balcon et une terrasse à fins balustres blancs :
la Pousada Bela Vista

La Pousada Boa vista
La Pousada Boa vista

 

La Pousada Bela Vista a vraiment fière allure. Notre chambre est  magnifique,vaste, haute de plafond. L’ameublement est classique, raffiné, les meubles en bois foncé portugais. Sur les tables de nuit, des petits bouquets de roses artificielles. Ce qui donne le charme particulier à la pièce, ce sont les rideaux blancs éblouissants masquant la fenêtre et l’entrée de la grande salle de bain. Avant de déballer les valise, photo.
Vers six heures nous sommes prêtes, douchées, pour l’exploration de Sao Félipe.

Sao Felipe : Une jolie ville coloniale

C’est (en dehors de Praia, la capitale) la première fois que nous sommes dans une ville et non un village. Les rues sont toutes pavées avec soin de motifs en mosaïque comme au Portugal. Balayées, bordées de trottoirs plantés de petits arbres, et de flamboyants qui donnent de l’ombre. Plusieurs places sont fleuries de massifs avec même du gazon. On y a disposé des bancs, luxe, il y a des fontaines!
Les maisons sont sagement alignées. La plupart sont peintes de couleurs pastel, beige, rose, vert amande, jaune, mais aussi certaines tranchent avec des teintes vives bleu et vert. De nombreuses maisons ont un étage avec un balcon. Ce sont les sobredos, les maisons coloniales. Parfois la peinture écaillée part en grandes plaques. Certains balcons tombent de guingois. La richesse de Sao Felipe appartient à un passé bien révolu. L’argent des émigrés américains a permis de repeindre les façades.

Sao Felipe
Sao Felipe

A six heures, Sao Felipe est une belle endormie. Nous sommes seules dans les rues et croisons au hasard deux couples de touristes. Comment allons-nous dîner ? Pas de terrasse de restaurant sur le front de mer (ou plutôt si, une ruine). Les mercerias vendent les conserves habituelles. Le pain est introuvable.
Le soleil va se coucher près de l’île de Brava dans les brumes, la lumière est très douce.

le Bistro
le Bistro

Au Bistro, tenu par une Hollandaise, nous dînons de sandwichs au poisson froid et aux oignons, faisons connaissance avec une famille française (Roots aussi) et échangeons nos impressions. Ils ont été ravis de la Pensao Alternativa à Sal où nous passerons la dernière nuit du séjour.

A la  nuit, nous rentrons à la Pousada.

C’est à cette heure-ci que la ville s’éveille. De la musique sort de toutes les fenêtres ouvertes, une circulation d’enfer s’est emparée des rues. Des 4×4 étincelants vrombissent, appuis-tête aux couleurs américaines, stéréo à plein volume. Nous ressortons faire un tour, mais il faut se garer des voitures!

le lendemain matin

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Sao Felipe, la belle endormie, s’est éveillée tôt. Dès 6h, sur la terrasse, je  profite du spectacle de notre petite placette triangulaire très animée où s’arrêtent taxis et aluguers venant de la campagne.
Tout le monde est beaucoup plus soigné qu’à Santiago. Quatre femmes en  noir vont avec leurs sac la main (à la messe ?). Deux d’entre elles ont grande allure avec leurs longues robes noires fendues. Elles pourraient assister à un spectacle à l’opéra dans cette tenue ! Les jeans ne sont pas les contrefaçons de Sucupira. Ils arrivent de Boston. Les aluguers affichent les couleurs américaines.

le marché

Le marché dans les paniers, le raisin du volcan
Le marché dans les paniers, le raisin du volcan

Peu à peu, les rues se peuplent de marchands. Des femmes portent des bananes dans des cuvettes. Il existe deux marchés à Sao Felipe, l’un ne vend que des vêtements pour les Capverdiens, de bien meilleure qualité qu’à Sucupira à Praia, l’autre est un joli marché aux légumes. Devant ce marché, on décharge des paniers couverts de toile colorée.  Dans les panier, le raisin de Fogo.

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Le petit déjeuner est raffiné , jolie vaisselle, une belle papaye, sous une petite cloche de verre : du fromage de chèvre et de la pâte de coing.

Suburra – Carlo Bonini & Giancarlo De Cataldo

LIRE POUR L’ITALIE/ROMAN NOIR

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J’avais lu avec grand intérêt Rome Brûle (Suburra2) (2016) . J’avais regretté de lire la série à l’envers, j’ai donc acheté Suburra (2013) pour combler cette lacune. Et m’apercevoir ensuite que la série est beaucoup plus longue avec eux autres romans :  Romanzo criminale (2006) et Je suis le Libanais (2014). Ceci pour remettre de l’ordre au cas où les amateurs de romans policiers voudraient tout lire. Attention, ces livres sont des pavés et très violents! Je frôle l’overdose de règlements de comptes, vengeances, et coups tordus, je vais laisser reposer et je reprendrais ces ouvrages un peu plus tard.

Court prologue 1993, la suite se déroule à la fin de l’ère berlusconienne (2011), il y a même une scène somptueuse de la retransmission de la démission de Berlusconi (12 novembre 2011) traité de « mafieux » et de « bouffon » par la foule, dans une réunion mondaine de politiciens….mais le Premier Ministre n’est pas en cause dans ce roman. En revanche, la corruption dans Rome est le sujet de l’intrigue. Corruption, cocaine, prostitution et affairisme sont les ressorts de l’action qui mêle allègrement la pègre et le personnel politique, ainsi que certains fonctionnaires et même dignitaires ecclésiastiques.

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Plusieurs familles se partagent les affaires, « ceux de la Romanina » les Gitans, « Ceux d’Ostie », des Calabrais, des Napolitains, et même une filière géorgienne. Nous assistons le long des 515 pages à la guerre des clans pour les territoires, le  trafic de la cocaïne, et simplement pour les luttes de pouvoir. Le Samouraï, la personnalité la plus marquante, un bandit très classieux règne. Il faudra donc assister à de fastidieuses et interminables exécutions. Tout aussi répétitives, les préparations des innombrables rails de cocaïne et descriptions des effets de la-dite substance. Vulgarité du sexe tarifé…. J’ai trouvé  des longueurs.

Ce bémol  – violence et sexe sont des composantes obligées de la littérature du genre – ne retire rien à l’intérêt de l’analyse du fonctionnement des mafias. L’un des auteurs est journaliste, l’autre magistrat, leur récit est donc tout à fait crédible (malheureusement). Le contexte politique est aussi essentiel. Evidemment la promenade dans Rome est plaisante. J’avais été très scotchée par cet aspect dans Rome brûle presque un témoignage. Le thème principal : la spéculation immobilière est aussi très intéressant.

J’avais été un peu perdue dans la foule des personnages de Rome Brûle, ils sont aussi nombreux dans Suburra, heureusement certains se retrouvent dans les deux romans. la psychologie des personnages est très fouillée : certains ne sont que des voyous primaires et brutaux mais d’autres ont des personnalités plus complexes et plus consistants. Le samouraï est particulièrement intéressant, alors que dans l’opus suivant, incarcéré, il tire les ficelles sans vraiment apparaître.

Une série passionnante (mais à consommer avec modération).

12. Dernière matinée à Tarrafal et traversée de Santiago

CARNET DU CAP VERT 2002

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la plage  de Tarrafal : un terrain de sport? 

5h52, les passerinhas m’ont éveillée avec leurs cris affreux. De la terrasse, j’observe l’animation  sur la plage.
Sous le kiosque de pierre hexagonal couvert de palmes, un homme s’échauffe, s’étire et fait un véritable ballet (karaté ou capoeira ?). Hier, des jeunes filles dansaient.

Les barques sont poussées par une foule de pêcheurs. L’une d’elles est peinte stars and stripes.

Un couple de joggers grimpent le sentie devant le bungalow. Une femme arpente la plage en nombreux allers et retours d’une marche sportive.
Des enfants se baignent. Vers sept heures, tous ces sportifs quittent la plage. J’irais bien me tremper aussi. J’hésite, le temps est couvert et surtout, j’attends les macaques.
Les macaques ne sont pas venus nous voir, ils sont autour de la salle du petit déjeuner.
Dernière baignade.
Les petits porteurs, l’allumeur de réverbère et son frère, se chargent de nos valises. Ils les trouvent bien lourdes (18kg). Ils ont 14 et 16 ans, vont au lycée et travaillent, après les cours, à l’hôtel. Ils parlent assez bien le français appris à l’école.

Retour à Praia en minibus par la côte est

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Le minibus de l’hôtel emprunte la route de la côte est. Des rochers émergent, battus de très grosses vagues. Dans chaque faille formant un canyon, de véritables oasis prospèrent. Une éolienne monte l’eau  qui irrigue  bananeraies,  vergers d’orangers et  cocotiers.
Des femmes portent de très hautes charges de branches sèches, sorte de fourrage entassé sur les terrasses des maisons basses. Quelques fois, c’est un âne qui les transporte.

Dans les collines, des feux sont allumés au mépris de la sécheresse et du vent. De grandes colonnes de fumée s’élèvent. Prépare-t-on les champs pour la saison des pluies qui s’annonce ? A quoi servent les brûlis au pied des petits acacias de la reforestation, bien alignés mais bien desséchés ? Certains sont squelettiques, la plupart ont perdu toutes leurs feuilles. J’ai bon espoir pour eux. S’ils étaient morts, ils seraient ébranchés depuis longtemps. Nous rencontrons souvent des hommes portant des machettes ou des scies. La forme bizarre des arbres résulte de la force des vents mais aussi des élagages sauvages avec des instruments peu tranchants. Des moignons partent du tronc à hauteur d’homme.
Les villages sont misérables. Les maisons sont presque toutes en parpaing brut, très peu sont badigeonnées. Il y a affluence aux fontaines, les animaux domestiques furètent comme à Cidade Velha. Les petits cochons à fourrure épaisse, brune ou grise, sont assez malins pour traverser la route quand il le faut. Ce n’est pas le cas des poules avec leurs poussins, que le taxi évite avec des embardées.

Praia,aéroport

Le temps, couvert ce matin, se dégage. A midi, à Praia, le ciel est bleu sans un nuage.
L’avion, programmé pour 13h45, ne partira qu’à 15h30. En attendant, nous nous distrayons au spectacle des autres passagers. Deux couples de touristes, le reste de Capverdiens, trois familles d’émigrés américains tout en GAP et en Nike neufs, très américains, avec des monceaux de bagages. Un gâteau à la crème tout enguirlandé bleu fleuri de rose est aussi du voyage. Les gens se reconnaissent, se parlent. Personne n’a l’air de se soucier des annonces qui périodiquement font état du retard de l’avion. Au Cap Vert, il ne faut pas être pressé, personne ne l’est.
Nous survolons Cidade Velha, reconnaissons les fortifications, l’église. Je cherche le flamboyant. A peine sommes-nous au dessus de l’océan, que ses dessine déjà la silhouette du volcan..

 

Jours d’Alexandrie – Dimitris Stefanàkis

LIRE POUR L’EGYPTE

jours-dalexandrie

 

J’aime évoquer le passé glorieux d’Alexandrie, non pas celui de Cléopâtre, mais celui de Durrell, de Solé ou  de Cavafy, un passé révolu mais encore vivant dans les mémoires. De passage à Alexandrie au début du 21ème siècle, je n’ai plus retrouvé grand chose de ces splendeurs, mais j’ai cherché ces fantômes….

Alexandrie 2010
Alexandrie 2010

Dimitris Stefanàkis raconte un demi siècle d’histoire entre la veille de la Première Guerre mondiale aux nationalisations de Nasser en 1956-1957 et le départ des derniers Européens. Saga de la famille Hàramis, industriels (père puis fils)  producteurs de cigarettes et personnalités marquantes de la Communauté Hellénique d’Alexandrie.

Alexandrie d’alors était cosmopolite, francophile, occupée par les Britanniques, avec une forte communauté italienne, de nombreux Syro-libanais, des Juifs, des Arméniens, et bien entendu des Arabes, musulmans ou coptes….C’est un roman grec et Stefanàkis a braqué le projecteur sur les Grecs d’Alexandrie tandis que Solé évoque plutôt les Syro-Libanais (du Caire et d’Alexandrie dans le Tarbouche et le Sémaphore d’Alexandrie et le regard de Durrell est essentiellement britanique. On peut aussi citer Paula Jacques pour la bourgeoisie  juive francophone….

 

Ces Jours d’Alexandrie nous racontent un demi- siècle d’histoire européenne, vécue par des Grecs mais pas uniquement à Alexandrie. L’auteur nous fait découvrir Istanbul (La Ville pour les Grecs) pendant l’été 1914, quand on peut encore prendre le bateau en Méditerranée Orientale. Antonis Haràmis – le père – exile ses deux fils en Allemagne juste à la fin de la Grande Guerre, l’un à Berlin, l’autre à Munich, occasion d’évoquer un Berlin interlope au moment de l’inflation, et les débuts du nazisme à Munich. l’un se liera aux communistes, l’autre aux nazis. De Berlin à Paris dans les années 3o… toute la grande Histoire est survolée. La Guerre d’Espagne aussi. Retour à Alexandrie pour la seconde Guerre Mondiale, El Alamein….Période 39-45 diversement vécue par les deux frères, l’un fournisseur en cigarettes des troupes britanniques, l’autre envoyé par les Grecs sous la botte allemande… Le roman se terminera par l’arrivée de Nasser au pouvoir dont nationalisation de l’usine familiale mettra le point final.

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C’est aussi une histoire de la Grèce. Les Grecs d’Alexandrie sont très attentifs à la politique grecque, divisés entre monarchistes et partisans de Venizelos qui fait une apparition dans l’usine des Haramis.  Une partie du roman se déroule à Athènes. Puis déchirés entre communistes du KKE et partisans des Allemands quoique, j’aurais aimé en savoir plus sur la guerre en Crète (mes références littéraires : Fermor). Très attachés à leur belle ville, ils le sont aussi à leurs origine. On sait toujours d’où vient tel ou tel personnage : Antonis Haramis était un gosse de Cavala, d’autres personnages, de Mytilène  ou de Symi, ou de Chios….

Des personnages non-grecs jouent aussi un rôle important : Yvette Santon, une française, ou Elias « le Libanais »… Dans les 540 pages on découvre des milieux très mélangés, des divas de l’opéra aux domestiques arabes….des pâtisseries très chics aux bordels sordides.

Mon regret, j’attendais Cavafy, il n’apparait que décédé (1933), quelques vers dont les célèbres barbares – arrêtés à El Alamein ? (1942).

Je suis entrée lentement dans ce pavé où il y a quand même des longueurs, surtout dans la première partie. J’ai trouvé un peu superficielle cette évocation de l’entre-deux guerres mais je me suis laissée séduire au fil des pages et j’ai refermé à regret le livre. Intéressant si on aime Alexandrie et la Grèce mais n’est pas Durrell qui veut!.

 

11. Tarrafal, une journée à la plage

CARNET DU CAP VERT

Merceria
Merceria

Le village de Tarafal

Petit tour au village de Tarrafal. Coup d’œil à l’école maternelle. Les enfants ont des petits tabliers en pied de poule vert et blanc. Ils sourient en nous voyant sans bouger de leur table.
Dans l’épicerie ancienne, les étagères en bois ciré contiennent des boites de conserves et des bouteilles. Sur le comptoir, une balance roberval. L’épicière est très contente qu’on la photographie. Elle nous montre la photo encadrée de l’ancien propriétaire. Cette épicerie a plus de cent ans explique-t elle.
A l’entrée du marché une petite échoppe vend des tissus au mètre. Je choisis un tissu africain pour faire un turban, la dame m’en coupe un mètre «e melhor !». Au marché, les vendeuses nous reconnaissent et nous proposent des citrons verts, l’une d’elle pose fièrement pour la photo derrière son étalage.

Encore une baignade somptueuse!

 

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La baignade est somptueuse, dans de l’eau lisse, très limpide. Sur un fond sableux, je découvre un poisson étonnant que je prends d’abord pour une pieuvre. Son corps n’a pas la forme fuselée des poissons. Il est massif, presque rectangulaire, décoré d’ocelles. On dirait une tête de vache ou de chèvre avec ses orbites le museau. Je suis toute émerveillée de cette découverte.
Le maniement de l’appareil-photo étanche est beaucoup plus compliqué que prévu : d’abord, ce n’est pas simple de nager avec. Sans tuba, il faut remonter respirer, retrouver le sujet, puis appuyer sur le déclencheur. Nous traversons à la nage notre petite anse pour aller vers les rochers juste là où plongent les plongeurs qui pêchent au fusil. Cette expédition a été sportive. Je dois toujours ramer à contre-courant pour faire du surplace, même si je m’accroche à un rocher.
Dominique a trouvé un pantalon en batik chez les marchands sénégalais qui la demandent qu’on leur prête un «bic»

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Pesée sur la plage : 17kg!

Nous retournons voir le retour des pêcheurs mais leurs prises sont moins spectaculaires qu’hier, sauf un thon de 17 kg pesé sous nos yeux.
Après le déjeuner nous retournons  sous le cocotier . L’hôtel Baia Verde s’est rempli hier soir et la plage aussi. J’emporte un bloc pour dessiner les frondes de palmiers et le livre sur le Cap Vert.
La baignade de l’après midi est rafraîchissante mais beaucoup moins intéressante. Le vent s’est levé, l’eau est agitée et plus trouble .
En soirée, j’essaie de peindre les barques sur le sable. Elles sont vraiment très jolies, très colorées avec un gros effort pour les motifs peints dessus. Le résultat n’est pas à la hauteur mais cela me donne l’occasion de bavarder en portugais avec les enfants qui m’entourent. Ils s’indignent parce que je ne dessine pas les moteurs et me dictent les numéros.