Marguerite Matisse – Le regard d’un père – au MAM

CHALLENGE PRINTEMPS DES ARTISTES 2025

Initié par La boucheaoreille 

Exposition temporaire jusqu’au 24 aout 2025

marguerite au chat noir (1910)

Je ne me lasse jamais de Matisse qu’il me semble chaque fois redécouvrir. Ses couleurs, son dessin très pur. Je ne sais pas si je préfère dessin ou tableau

L’exposition du MAM a pris pour thème le regard de Matisse sur sa fille. La présentation est chronologique. Nous allons voir grandir la fillette

1905-1906 Fillette lisant

Née en 1894, en 1905 elle a 11 ans. En 1901, à la suite de la diphtérie, elle subit une trachéotomie qui lui cause une vilaine cicatrice. Elle portera jusqu’en 1920 un ruban noir au cou.

Nous allons aussi suivre la famille dans ses déplacements, à Collioure, Issy-les-Moulineaux, Etretat et Nice. Les tableaux peints à Nice sont particulièrement colorés et séduisants

Le paravent mauresque 1921

Après son mariage, Marguerite prend son indépendance, elle n’est plus le modèle privilégié. Elle gère les affaires de son père, le représente à l’étranger. Elle peint elle-même, réalise des modèles de couture.

Claude 1945

Pendant la guerre, elle éloigne son fils Claude et entre en Résistance. Arrêté, elle est emprisonnée et échappe miraculeusement à la déportation. De retour Matisse réalise encore son portrait.

J’ai beaucoup aimé cette exposition : les tableaux de Matisse mais aussi la découverte d’une personnalité intéressante.

Je n’ai mis que quelques clichés, il y a 110 tableaux et dessins…A vous de choisir vos préférés.

 

Le Château d’Oléron

MARS ATLANTIQUE (OLERON)

Cabanes ostréicoles du château d’Oléron

Le Château d’Oléron n’a pas de château. Ou plutôt, n’en a plus. Le château féodal des Ducs d’Aquitaine a été rasé au XVIIème siècle. Après la chute de La Rochelle, Richelieu a ordonné la construction de la citadelle. Cette petite ville (4000 ha) est la capitale de l’ile d’Oléron. C’est une jolie ville blanche, au plan régulier, enclose dans ses remparts. L’Office de Tourisme propose une « visite patrimoniale »en 15 étapes, 5km, 1h30 en suivant un dépliant explicatif.

Le Château d’Oléron – Place de la République – halle et fontaine

Le circuit commence place de la République, l’ancienne Place d’Armes. Au fond le marché couvert (1891) est précédé d’une curieuse fontaine en pierre blonde avec des colonne torses et des bas-reliefs marins. Elle fut réalisée en 1851par un compagnon du devoirf, tailleur de pierre. Cette fontaine est alimentée par une citerne récupérant les eaux de pluie, seule source d’eau douce sur l’île avant le raccordement au continent.

Suivant le plan du dépliant, je parcours les rues à la recherche des maisons de citoyens illustres : un peintre Omer Charlet, un médecin et archéologue le Docteur Pineau, un capitaine dont le navire, chargé d’huitres portugaise a fait naufrage et a essaimé le bassin d’une espèce résistante à l’épizootie qui avait décimé les huitres locales. Rien de bien remarquable du point de vue architectural, c’est l’occasion de découvrir l’histoire locale. Pierre Loti est aussi célébré, une rue lui est attribuée et la petite ruelle Aziyadé. Cette promenade est très tranquille sous un chaud soleil par des rues désertes.

Elle me conduit aux remparts verdoyants d’où on a de belles vues sur le Pertuis d’Antioche.

Château d’Oléron remparts

La Citadelle fut bombardée le 17 avril 1945 par les Alliés. Conçue par l’ingénieur Pierre d’Argencourt en 1630, la citadelle fut jugée insuffisante par Colbert. En 1685, Vauban l’agrandit puis réalise le glacis en 1695, et enfin dessine le plan de la ville en damier. Parmi les ruines, je découvre un pont à plusieurs piliers qui va à la Porte Royale et j’arrive finalement sur une belle esplanade herbue où se trouvent l’Arsenal et la Poudrière.

Stèle aux communards

Dans les renfoncements les galeries d’artistes sont actuellement fermées. Des sculptures dispersées ornent l’esplanade. La stèle à la mémoire des Déportés de la Commune de Paris me touche particulièrement. De 1871 à 1872 9000 Communards furent internés dans les forts charentais, les îles d’Aix, Madame , Oléron et Ré.

le Joueur de la Planète – Philippe Ardy

Un peu plus loin, une grande main de pierre tient dans sa paume le globe terrrestre, insinuant que le sort de la planète est entre nos mains. C’est l’œuvre de Philippe Ardy , le titre : Le joueur de la Planète. L’atelier du sculpteur est ouvert. J’ai le plaisir de le rencontrer. J’aime beaucoup ses sculptures en bois, sa curieuse Lucy en noyer, des boules étonnantes. Leur bois m’est inconnu : c’est l’Olivier de Bohème( Eleagnus angustifolia) qui n’est pas un olivier, ni bohémien non plus. Cet arbuste pousse à Oléron. Son bois développe des sortes de chancres, des grosseurs qui donnent une loupe intéressante. Philippe Ardy utilise aussi le bois flotté. Il a réalisé une grande sphère endommagée pendant la dernière tempête.

l’Atelier de Philippe Ardy

Avant de quitter la Citadelle, une guérite dominant le Pertuis d’Antioche est accompagnée d’un arbre dont un panneau raconte l’histoire. C’est celle de l’Orme de Richelieu, un très vieil orme qui servait d’amer aux marins. Les nouveaux mariés venaient y ficher une épingle pour assurer la fertilité. Scié par les Allemands, il fut remplacé par un jeune arbre en 1989 à l’occasion du Bicentenaire.

De l’autre côté du chenal, les cabanes ostréicoles multicolores sont tassées en un joyeux désordre. Elles ont été démontées, repeintes et sont occupées par des artistes, des artisans, des cafés et de petits restaurants. Hors saison, la plupart sont fermées sauf une maroquinerie et une boutique de savons. C’est une promenade très gaie sous le soleil ; Je fais photo sur photo. Devant une cabane un peu foutraque avec balais, cônes oranges et empilement de ces sortes d’assiettes trouées des bouchots, tout un bric à brac ; l’occupante me montre la photo de la « mémé-pisse-debout » une vieille paysanne en tenue grise. Rencontre sympathique.

Pique-nique devant deux bassins rectangulaires d’affinage des huitres. Une voiture s’arrête. Deux ornithos vont photographier les bernaches qui se nourrissent dans la vase près du bord. De l’autre côté de la route, le port ostréicole est aménagé dans d’anciens marais salants. Cabanes colorées et bateaux à fonds plats.

Le sentier du littoral rejoint le viaduc, 205 km plus loin entre littoral et claires ostréicoles. Sous le soleil, les épines blanches font un feu d’artifice éblouissant sur le ciel bleu. Dominique m’attend à côté de la Cabane du bout du monde.

Au ras du sol -Journal d’un écrivain en temps de guerre – Dror Mishani

APRES LE 7 OCTOBRE

Soulage noir et blanc

« Et si une guerre totale n’était pas inéluctable ? Et si on se demandait à quoi bon utiliser la violence pour tenter d’éviter une catastrophe qui s’est déjà produite ? Peut-être qu’au lieu d’attaquer et de tuer, de meurtrir ceux qui nous ont meurtris, il faudrait d’abord accepter de souffrir et ensuite seulement réfléchir à la manière de nous épargner la prochaine catastrophe »

Que fait un écrivain en temps de guerre?

Peut-on écrire en temps de guerre?

« A quoi bon lire une fiction sur un fils assassiné par sib père , ou une femme par son mari, quand en une matinée, ont été massacrés des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, chez eux ou dans la rue où ils habitaient »

Dror Mishani est à Toulouse le 7 Octobre, il prend le premier avion pour  rentrer à Tel Aviv et dans l’avion il commence à rédiger un article :

« Peut-être ne fait-il pas se précipiter pour effacer Gaza, ni par offensive terrestre, ni même par des bombardements aérions? Ne pas raser, ne pas écraser. ne pas se venger[…]Transférer le malheur ailleurs, sur Gaza et ses habitants, ne fera que l’entretenir encore et encore – car il est évident que le mal causé dans cette enclave détruite ou affamée nous reviendra en pleine face, décuplé, dans un, deux ou cinq ans »

Un tel article suggérant de casser le cycle infernal de la violence est paru dans Haaretz. L’écrivain pense à écrire un témoignage, pas un roman comme l’avait écrit Joseph Roth

« Il ne s’agit plus d’inventer des histoires. Le plus important c’est d’observer »

Avant de se remettre à l’écriture, il interroge ses proches,  s’interroge sur ce qu’est « Etre parent en temps de guerre« , protéger, écouter ses enfants…Il se rend sur la Place des Otages, se porte volontaire pour ramasser les salades que ne cueilleront pas les travailleurs thaïlandais, ou palestiniens.

A la demande de son éditeur, Dror Mishani va rédiger son Journal. Il rapporte ses réflexions, les réactions de sa famille, ses cours de littérature. Il note également ses lectures : Ezechiel, les Juges, Natalia Guinzburg, L’Iliade, Zweig…Il note aussi ses idées pour un roman, des nouvelles.

Ce témoignage me fait penser au Journal de Kourkov, l’écrivain ukrainien pendant les premiers mois de la Guerre d’Ukraine que j’ai beaucoup aimé.

La parole des intellectuels israéliens est assourdie par le fracas de la guerre quand elle n’est pas menacée comme celle D’Eva Illouz qu’on prive de son prix mérité.

Mais que fait un écrivain en temps de guerre?

« ce moment, alors que la guerre n’est toujours pas terminée, il est sans doute dans son bureau, peut-être
essaie-t-il de reprendre son roman, peut-être s’allume-t-il encore une cigarette, qu’il éteindra. Il
contemple les ruines du bâtiment désert qui se dessinent à sa fenêtre, lutte contre le désespoir, se
demande si cela sert à quelque chose de se préoccuper de littérature en un tel moment et ne trouve qu’
une seule réponse : oui »

Saint Georges d’Oléron

MARS ATLANTIQUE – OLERON

St Georges d’oléron marais de Douhet

Beau temps : exploration du marais qui, sur la carte, recouvre une bonne partie de la commune de Saint Georges d’Oléron.

La grande route D734 qui traverse Oléron du Viaduc à la Pointe et passe au Chéray, traverse des zones commerciales hideuses : un monstrueux Centre Leclerc à Saint Pierre d’Oléron, un peu plus loin, presque aussi gros SuperU, sans compter GamVert et les magasins de toutes les zones commerciales de la France Moche. La surface occupée par les hangars, les parkings est énorme. Comment, sur une île, peut-on imperméabiliser une telle surface ? Toujours à la recherche du marais, nous passons le long des pistes d’un petit aérodrome. Toujours pas de marais malgré la vaste étendue bleue de la carte routière.

Port du Douhet

Visorando propose un circuit de 5 km, 1h30, à partir de la Plage de Plaisance et le Marais de Douhet. Le petit port de Douhet est entouré de restaurants aux façades colorées. Un vieux moulin fait grise mine à l’arrière de maisons neuves. Juste avant le pont, un chemin piétonnier herbu borde le chenal, la piste cyclable est de l’autre côté. L’eau est couverte d’une mousse blanche de fort mauvais aloi. D’où provient-elle ? Une sorte de cascade s’échappe d’une bonde. Ce qui n’a pas l’air d’effrayer l’aigrette plantée à quelques mètres. Les étiers, anciens marais salants, sont bien entretenus. Des bandes enherbées alternent avec des rectangles de puroir d’eau. Aigrettes et goélands. Les passereaux sont très bruyants mais invisibles, ils se cchent dans les buissons et les ronces. Les ajoncs sont jaune vif. Les épines prêtes à exploser d’heure en heure avec leur floraison blanche éblouissante.

Au bout du marais, les maisons basses du hameau de Foulerot. Maisons basses et cabanes, aussi mobile homes au fond d’un pré.

 

Entre la route et la plage, la forêt des Saumonards. Un sentier balisé serpente entre pins et chênes verts.

Je termine le circuit sur la Plage de Plaisance et découvre un curieux bâtiment style paquebot, précédé par des colonnes surmontées de jarres vernissées. C’est la villa La Durandière qui a servi de décor au film Liberté Oléron.

Pour le pique-nique de midi, nous cherchons dans le marais un parking agréable. Arrêt après le pont de la Perrotine : deux cabanes de dégustation de crustacés, huitres et moules seraient un bon plan. Mais ce n’est pas la saison des moules. La forêt des Saumonards est très bien organisée avec des parkings, des pistes cyclables avec parkings à vélo. Mais loin de la mer cachée par la dune.

Boyardville Fort Boyard

Je marche sur la plage vers Boyardville. La lumière est très vive : je vois très nettement La Rochelle et l’ile de Ré. Quand j’atteins la courbure de la côte, le Fort Boyard semble très proche.

A l’approche de Boyardville, le club nautique et un brise-lame me découragent de continuer sur la plage ; je coupe par la forêt et la piste cyclable. Dominique m’attend au parking de l’embarquement pour la rochelle et les îles (Aix et Fort Boyard. Pas de départ prévu hors saison, le parking est désert et gratuit.

Réserve ornithologique de la Perrotine

Réserve ornithologique de la Perrotine

De l’autre côté du canal de la Perrotine, sur une digue qui va loin jusqu’à la balise, deux ornithologistes ont planté les supports pour leurs longues-vues. Ils observent les oiseaux très nombreux sur un banc de sable. Je les rejoins. Les limicoles ont nombreux, tassés les uns contre les autres, petites boules grises que je n’arrive pas à distinguer les uns des autres. La dame me tend son guide Delachaux des oiseaux. Elle me montre bécasseaux et pluviers. Les huitriers-pies sont plus facilement reconnaissables, les goélands plus gros. Ces oiseaux sont tranquilles dans cette réserve intégrale. Le spectacle commence quand ils s’envolent. J’observe la murmuration. Le vol est tantôt noir, tantôt blanc selon qu’ils montrent leur dos ou leur ventre. Posés, ils sont gris. C’est un spectacle fascinant.

Village de Saint-Georges d’Oléron

Eglise d’Oléron st Georges

L’Office de Tourisme est ouvert. Il se trouve face à la grande église Saint Georges , l’église primitive, romane, a été remaniée à la suite des Guerres de Religion. Saccagée en 1568 elle a été agrandie de style Renaissance avec des voûtes en ogive très hautes. Des vitraux modernes transparents et verts donne une grande clarté.

porche roman de Saint Georges d’Oléron

J’ai beaucoup aimé le porche roman avec ses colonnettes séparées par un délicat décor, surmonté de chapiteaux ouvragés.

Sur  la place il y a une belle halle de bois et au fond le Château Fournier(Ephad). Si on fait le tour de la grande place Aliénor d’Aquitaine, on découvre les vieux quartiers avec des bâtisses de calcaire blanc percées de grands porches, et des ruelles médiévales. Il faudrait revenir pour suivre le parcours patrimonial du dépliant de l’office de Tourisme ;

Judéobsession – Guillaume Erner

APRES LE 7 OCTOBRE

Chagall : le rabbin, la prise (exposition art dégénéré)

« Ce qui s’est passé, c’est qu’à un moment donné, tout le monde, ou presque, a été frappé de « judéobsession », mais pas la même que la mienne. Tout le monde ou presque s’est mis à parler des Juifs, sur les réseaux sociaux, dans les débats télévisés, sans compter les couvertures de magazines ou les unes des journaux qui leur ont été obligeamment consacrées. Alors, j’ai pris peur et j’ai décidé d’écrire. »

Depuis le 7 Octobre, je collectionne les ouvrages s’y rapportant de près ou de loin, et la liste s’allonge. Suis-je moi aussi atteinte de « judéobsession« ?

A la lecture du livre de Guillaume Erner, je me rends compte du sens double de cette expression « judéobsession ». La première concerne les Juifs, qui sont obsédés par les Juifs. Guillaume Erner se l’applique à lui-même, et se raconte. Ce qui donne une autobiographie savoureuse. Il se présente ainsi

 » 100 % ashkénazes, 100 % de gauche, 100 % dans la fripe, on dit schmates en yiddish »

Et quand il se définit « de gauche » c’est vraiment à gauche, et je rigole parce que j’en connais tant:

la réunion du Parti, c’était Yom au ProtocoleKippour sans le jeûne.

Plein d’humour, de sympathie….

La « judéobsession » ne frappe pas seulement les juifs, elle atteint aussi les goys, et là, elle rencontre les antisémites et c’est beaucoup moins drôle. Ceux qui voient des juifs partout, des complots. Guillaume Erner passe en revue les diverses versions de l’antisémitisme, du Moyen Age à nos jours, des expulsions des Juifs de France et d’Angleterre, au Protocole de Sion en passant par l’Affaire Dreyfus. 

Les versions les plus modernes de la Rumeur d’Orléans aux négationnistes ont pris un coup de jeune avec Dieudonné et les « humoristes » :

« Les pamphlétaires antisémites de jadis sont devenus rares ; ils ont été remplacés par des « humoristes »,
le premier d’entre eux s’appelle Dieudonné. »

« Édouard Drumont, l’antisémite notoire et auteur de La France juive, devait se réincarner, il ferait
probablement du stand-up. »

Dernier avatar de l’antisémitisme, l’antisionisme.

 » C’est parce que le mot « Juif » était trop
péjoratif qu’on a inventé l’Israélite ; maintenant, c’est parce que le mot « Juif » est trop présentable qu’on
parle des sionistes. »

Guillaume Erner analyse les nouvelles versions de l’antisémitisme, antisémitisme venant des musulmans, propalestiniens mais aussi de la gauche et même des verts comme Malm. Version sophistiquée : »normcore »

 Issu du milieu de la mode, il combine « normal » et « hardcore », décrivant un style
vestimentaire si banal qu’il en devient odieux.

Mais pourquoi diable les Juifs sont-ils donc devenus « normcore ?»

A la pointe de l’anticolonialisme, de l’antiracisme, pour certains « racisés », les sionistes seraient plus blancs que blancs, représentants ultimes du colonialisme. Moi qui croyais que les Juifs, minoritaires, seraient du côté des minorités…

Judéobsession est une sérieuse remise à jour de mes anciennes certitudes ébranlées depuis le 8 Octobre. Analyse poussée parfois un peu désordonnée, qui passe de la théorie à l’anecdote. Et tant mieux, parce qu’on ne s’ennuie pas ;  j’ai ri aux éclats dans le récit inénarrable de l’arrivée du camion des Loubavitch au milieu d’une manif des Gilets Jaunes.

Vif, bien écrit et intéressant.

Saint Denis – Phare de Chassiron à la Pointe de l’Ile d’Oléron

MARS ATLANTIQUE – OLERON

Phare de Chassiron – le jardin comme une rose des vents

Au réveil, la petite pluie incite plutôt à paresser sous la couette.

Le marché de Chéray

Le marché couvert de Chéray est ouvert tous les jours sauf lundi. Même hors saison, l’étal du poissonnier est très bien garni : homards, langoustines et bouquets vivants, soles portion, solettes et céteaux à des prix très raisonnables et toutes sortes de poissons rares et chers en région parisienne. La poissonnière casse au marteau les pinces de crabe pour ce premier pique-nique du dimanche. Le marchand de fruits et légumes est très bien achalandé. Il y a aussi deux fromagers, deux boucheries.

Au hasard, nous nous prenons la direction de la pointe de l’Île d’Oléron. Le lieu-dit « la Bétaudière » est un endroit charmant, pas pétaudière pour un sou.

Je ne peux m’empêcher de comparer l’Ile d’Oléron à Noirmoutier où nous étions l’an dernier. Sur Oléron la présence de la vigne est une différence majeure, les villages sont également plus denses. De la route on ne voit pas les marais. Les distances sont beaucoup plus grandes.

Saint Denis d’Oléron

les cabines colorées sur la plage de la Boirie

La petite ville de Saint Denis d’Oléron a une place charmante, des rues aux maisons blanches. Le port de plaisance est important, malheureusement en chantier. La jetée est en réfection, interdit de s’y promener.

De nombreux panneaux racontent qu’autrefois on expédiait le vin, le sel et les produits agricole de Saint Denis vers La Rochelle. Le port qui a tendance à s’ensabler a perdu sa vocation commerciale pour devenir un petit port de pêche. De gros travaux, construction de la jetée et désensablement l’on rendu à la navigation. C’est maintenant le port de plaisance le plus actif d’Oléron. Evidemment, début mars, c’est calme, restaurants et bars fermés. Il faut imaginer l’animation en saison.

Derrière la capitainerie et la base nautique, la belle plage de la Boirie est équipée de cabines de bains multicolores et fantaisie. Certaines sont décorées de bois découpé : le phare, des oiseaux…La plage de sable s’étend jusqu’à La Brée-les-bains. Le boulevard de l’océan est bordé de petites villas de l’autre côté de la route. Tranquille aujourd’hui, j’imagine la foule en été.

Nous déjeunons entre Saint Denis et La Brée : pinces de crabes et crevettes.
le soleil sort timidement.

Le Phare de Chassiron

Le phare de Chassiron

Le Phare de Chassiron se dresse à la Pointe de l’Île d’Oléron au bout d’une allée plantée de grosses boules vertes d’éléeagnus alternant avec des euphorbes vert vif, des cardons gris-bleu, des romarins fleuris. Des panneaux racontent l’histoire du phare :

1685 Colbert fit construire une première tour à feu  avec deux feux à bois.

1834 Construction d’un phare haut de 46 m. Jusqu’en 1926, il était blanc, on lui a peint troiss bandes noires pour le différencier du Phare des Baleines de l’Ile de Ré.

1998, il est automatisé télécommandé depuis La Rochelle.

224 marches à gravir. Quand on croit que c’est fini on découvre encore deux étages de marches métalliques à clairevoie. Et sur la plateforme, vue sur la mer agitée, les vagues et le sentier côtier. Le jardin Rose des Vents avec ses bassins triangulaires et ses massifs, vu d’en haut est spectaculaire.

Vues du haut du phare les vagues

Un petit musée au pied du phare a pour thème la vie des pêcheurs de Chassiron : pêche au casier pour les crustacés ou simples barques ; pèche à pied sur l’estran rocheux : coquillages pour els femmes, crabes pour les hommes. Pêche à l’écluse : des murets arrondis sont construits très soigneusement en forme de fer à cheval. Submergés à marée haute, ils enferment les poissons quand la mer descend et les piègent. Au XIX ème siècle on en dénombrait 245 sur Oléron, il en reste 17.

Les pêcheurs de Chassiron sont aussi des agriculteurs. A l’abri du vent, figuiers et vigne donnent des récoltes. Dans le jardin « rose des vents » il y a quelques rangs de ceps et un très vieux figuier entre les pointes figurant les points cardinaux. A chaque pointe, des panneaux décrivent les vents, leur nom et ce qu’apporte chacun d’entre eux : la pluie, le froid, ou le son des cloches. Cette promenade est très instructive. En mars, on n’a pas le plaisir des fleurs. Les rosiers sont taillés très bas et la pyrale a ravagé les buis.

Pour le goûter : deux crêpes au sucre pour se réchauffer.

Sentier côtier et écluse à poissons

Le sentier côtier fait le tour de la pointe. La falaise est fragile, un fil tendu entre des piquets empêche de s’approcher du bord. Il est aussi destiné à empêcher le piétinement et préserver la végétation en canalisant les promeneurs. Sous le soleil, la falaise blanche est lumineuse. Des épines blanches annoncent le printemps.

 

 

 

Baie de l’Aiguillon – Pertuis breton

MARS ATLANTIQUE

Baie de l’Aiguillon à marée basse

Une étape d’une nuit, arrivée juste avant le coucher du soleil. Deux projets qui ne se réaliseront pas : aller à pied sur la digue vers la pointe et manger des moules en face des bouchots. Sur la digue, interdit de se promener! Pour les moules, ce n’est pas la saison. Nous nous contenterons d’un magnifique coucher de soleil.

Coucher de soleil vu de la digue de l’Aiguillon.

la Réserve Naturelle de la Belle Henriette se trouve le long de la route qui va de La Faute à La Tranche un cheminement de planches surplombe le marais et conduit à la dune et à la plage. La plage est déserte, il souffle un vent fort. 

Tourne-pierres

Seuls, les limicoles me tiennent compagnie. L’un d’eux est fort occupé à emporter, lâcher, reprendre un galet. Normal, c’est un Tournepierre à collier (Arenaria interpres)

La Pointe Saint Clément et le Pertuis breton

Pour la guinguette et les moules, nous traversons le marais par Saint-Michel-en -l’Herm et Charron et la belle église d’Esnandes à la recherche du restaurant Les Moules Brothers à Marsilly où nous avions déjeuné il y a quelques années. Le sentier littoral le long du Pertuis breton avec ses carrelets m’avait beaucoup plu. Hélas, l’érosion a mangé la falaise et la promenade est interdite à la Pointe Saint Clément. Nous allons constater le recul du trait de côte à plusieurs reprises. 

Trésors sauvés de GAZA – 5000 ans d’Histoire – à L’IMA

Exposition temporaire à l’Institut du Monde Arabe jusqu’au 02 novembre 2025

Un patrimoine en exil 2006, 529 œuvres rejoignent Genève pour une exposition. Elle devaient constituer le futur musée archéologique de Gaza.

Cette exposition s’inscrit dans une démarche de préservation des trésors culturels du monde. Dans le même esprit, j’avais beaucoup apprécié l’exposition Cité millénaires – Voyage virtuel de Palmyre à Mossoul à l’IMA en 2018 ICI

Dromadaire chargé d’amphores

Les images de Gaza sont désolation et ruines, on n’imagine pas que sous les décombres une histoire très riche se cache. Gaza, oasis, à la limite du désert et de la mer, fut selon Strabon la plus grande ville de Syrie. Elle est entrée dans l’Histoire avec Thoutmosis (1504 – 1450). Au mur, une immense carte incluant la Méditerranée et  l’Arabie montre les routes commerçantes convergeant vers cette cité maritime. 

Des ancres de pierre, des anneaux d’amarrage témoignent de cette vocation maritime dès l’Age de Bronze. Egyptiens, Hittites, Philistins, Nabatéens y convergèrent. Alexandre de Macédoine livra bataille pour la conquérir. De la période hellénistique l’exposition présente une série d’amphores et une jolie statue d’Aphrodite (ou Hécate)

97 av. JC, Gaza est conquise par un royaume Juif puis laissée à l’abandon. En 61 av. JC, Pompée s’en empare et construit une cité romaine. De cette époque témoignent de très fines lampes à huile

Cupidon lance ses filets dans les vagues

Au IVème siècle  s’installent. le monachisme se développe avec le monastère de Saint Hilarion, l’église Saint Porphyre.

Une belle mosaïque occupe le centre de la pièce avec des motifs d’animaux exotiques, girafes, éléphants, béliers, aigle et des grappes de raisin séparant les médaillons.

631 : la ville est conquise par les armées musulmanes, la population étant majoritairement chrétienne avec de petites communautés juives et samariennes.

Gaza : une ville commerçante balance romaine, pièces de monnaie et trésor de pièces agglomérées

Les Croisades 1149 et 1187 induisent une nouvelle période de violence.

Les Mamelouks l’occupent (1260 – 1279).

En 1516 Gaza devient ottomane

Gaza au début du XXème siècle

La deuxième partie de l’exposition contient des photographies anciennes de l’Ecole Biblique et Archéologique française de Jérusalem (1905-1922). Elles montrent les monuments et surtout une campagne paisible ainsi que les monuments.

Au centre de la pièce, des photos récentes en couleur (2022 à 2025) Certaines témoignent des destructions récentes. Le Qasr al Basha, siège du pouvoir mamelouk était le musée depuis 2010. Bonaparte y a passé trois jours;

Photo émouvante de la cérémonie de Noël célébrée dans l’église orthodoxe Saint Porphyre le 7 janvier 2025.

Une vidéo en images de synthèse reconstitue le monastère Saint Hilarion.

Enfin au mur on voit la cartographie des sites archéologiques bombardés.

Le Piège de l’Ours – Frédéric Somon

MASSE CRITIQUE DE BABELIO (MAUVAIS GENRE)

Merci à Babélio et à l’éditeur La collection noire pour l’envoi de ce livre. 

Je suis toujours à l’affut de polars et de nouveaux détectives, même si la compétition avec mes préférés Montalbano, Brunetti et Erlendur met la barre très haute.

Le Piège de l’ours se déroule dans les environs de Lyon, dans un village du Beaujolais où les gendarmes Dominique Deschamps et Stéphanie sont appelés pour un crime particulièrement sanglant : une ukrainienne et son bébé sont retrouvés sauvagement poignardés. Ce double meurtre est suivi de cambriolage, deux hommes sont carbonisés à bord de leur voiture dans les environs immédiats. Sans parler des autopsies….Bien Gore. 

L’enquête enchaîne les clichés. Le légiste est bizarre (il faut être bizarre pour aimer les autopsies), le jeune juge d’instruction veut se faire mousser, la hiérarchie ne veut pas de vague. Stéphanie est une geek, et même une hackeuse…l’informatique fera des miracles.

Rien de bien original, ni de bien passionnant. On se croirait dans une série de France3 « meurtre à…« .

Pourtant cela fonctionne bien. Lecture facile et distrayante.

Parfaite pour un Créteil Université/Balard (1h08 de métro) et aller/retour (2h16) Terminé à la maison pour avoir le fin mot de l’histoire.

 

Autour du Périphérique du Pont du Garigliano à la Porte d’Ivry

TOUR DU PERIF AVEC LE VOYAGE METROPOLITAIN #5

Départ : Pont du Garigliano soleil et froid vif

Ce cinquième épisode boucle pour le Voyage Métropolitain le Tour du Périphérique. Il semble que le sujet soit à la mode. J’ai écouté  un podcast passionnant de France Culture : Le périph, après tout en 4 épisodes de 60 mn ICI  en convoquant les souvenirs des 4 marches avec le Voyage Métropolitain.

Prologue : pour rejoindre le point de rendez-vous j’ai choisi d’emprunter le tramway T3, de Porte de Charenton au terminus. Il suit les boulevards des Maréchaux, de porte en porte, je révise et anticipe la marche.

Au Pont du Garigliano, nous avons rendez-vous sur la terrasse dominant la gare du RER C . Le soleil fait miroiter les vitres des buildings de France.tv et de l’immeuble Safran. Le groupe s’engage dans le quartier d’affaires d‘Issy les Moulineaux, désert le samedi matin.  on passe devant Microsoft. Premier passage sous le périf : une station-service avec lavage-auto y est coincée .

héliport et ministère de la Défense

Retour Paris XVème : nous entrons dans le grand Parc Suzanne Lenglen, grand Parc de sport de la Ville de Paris et parc de promenade avec vue sur l’Héliport et l’Hexagone Balard, Ministère de la Défense,  équivalent du Pentagone américain. Il y a aussi une ferme pédagogique, qui a dû fermer pour garantir le bien-être animal, l’enfer est parfois pavé de bonnes intentions! Cette grande plaine de Grenelle a été attribuée à l’armée en compensation de la construction de la Tour Eiffel sur le Champ de Mars qui était alors un terrain de manœuvres. Ce terrain a été un lieu d’essais aéronautiques . La toponymie du quartier garde le souvenir des exploits des pionniers de l’aviation. Cette plaine facilement inondable a aussi donné des idées pour la construction d’un canal droit qui relierait Paris à la Mer, drôle d’idée, la Seine remplit déjà cet office. On a aussi pensé à y faire des naumachies. Si le bassin des naumachies n’a pas été réalisé le complexe d‘Aquaboulevard se dresse à la sortie du parc.

le tobogan d’aquaboulevard

Porte de Versailles

Nous passons devant le Monument Farman : stèle commémorant l’exploit de l’aviateur sur Biplan Voisin le 13 janvier 1908. Le chantier de la Tour Triangle est en pleine activité. Alors qu’on bétonne les étages supérieures, la muraille de verre penchée est déjà posée. Sous certains angles la tour apparait comme une seule arrête coupante

la Tour Triangle en construction

Le Parc des Expositions a pris un coup de vieux à côté de l’insolente « modernité » de la Tour. Est-elle vraiment moderne ou est-ce une relique de l’ancien monde qui bétonne à tout vat? 

par des Exposition et Tour Triangle

Rue de Vaugirard, un escalier nous mène à la Petite Ceinture près de l’ancienne gare aménagée Ligne 15 . La Petite Ceinture a été ouverte aux voyageurs de 1854 à 1934. la friche a été réhabilitée en une promenade piétonne sur des planches. Occasion pour Jens de nous signaler le Projet Aramis, qui a expérimenté un transport par petites rames autonomes. Bruno Latour a analysé l’échec d’Aramis dans son livre Aramis ou l’amour des techniques faisant d’Aramis le personnage principal de l’ouvrage. 

Le parc Georges Brassens occupe l’emplacement des anciens abattoirs de Vaugirard. C’est un joli parc bien en pente, nous descendons le long d’une sorte de ruisseau jusqu’à un beffroi, clocher pointu et horloge sonnant les heures rythmant le travail des abattoirs. Des porches monumentaux ornés d’un bœuf et plus loin d’un cheval rappellent le passé. Vaugirard  (1814 – 1976)était connu comme abattoir hippophagique. La mort animale, comme à la Villette était rejetée aux limites de la ville. les animaux arrivaient par train ; La rampe qu’ils descendaient était marquée de reliefs arrondis pour que les animaux ne glissent pas, est encore visible. 

Sous les anciennes halles métalliques se tient un marché aux livres d’occasion très bien fourni.

Jens nous signale le film Le Sang des Bêtes de Franju et nous fait la lecture d’extraits du livre de Murielle Pic, En regardant le Sang des Bêtes. Sujet trop dur!

Malakoff : pavillons et jardin au fond très grand ensemble

Malakoff est une commune récente qui s’est détachée de Vanves en 1883. Son nom provient d’un parc d’attraction au thème de la Guerre de Crimée qui possédait une tour : la tour Malakoff. Finalement, le village a pris le nom du parc. Banlieue de la ceinture rouge, la toponymie en garde le souvenir, elle est en voie de boboïsation. Ses rues tranquilles avec les petites maisons dans les jardins, les sentes, les cafés sympas, boutiques de thés et centres d’art en font un environnement prisé. Nous sommes invitées dans le jardin du Centre d’Art où nous piqueniquons. 

Ce Centre d’Art se livre à une expérience écolo : « sans fluides », sans eau et sans électricité, ni téléphone, ni ordinateur, peut-on encore vivre?  Nous sommes invités à visiter l’exposition en cours Les Moulineuses ayant pour thème les grèves des travailleuses ainsi que la visite de la Cuisine sans fluide. Des panneaux de toile de jute marron portent des champignons, la culture des pleurotes comme œuvre d’art? ou comme culture sans eau ni chauffage? A vrai dire, je ne suis pas très convaincue par la composante artistique ni par le vocable de « chercheureuse » comme féminin de chercheur. Pourquoi pas chercheuse? A moins qu’il n’y ait un point au milieu. L’écriture inclusive se lit mais se prononce mal.

le Beffroi de Montrouge

Montrouge se distingue de Malakoff, en passant d’une commune à l’autre on perçoit la différence. Surtout que nous longeons tout un quartier enclos dans d’élégant grillages, mais grillages quand même qui interdisent de profiter des jardins qui entourent les bâtiments du Crédit Agricole. L’emprise foncière de cette banque est telle que la municipalité a dû la limiter. Le Centre de Montrouge comporte des bâtiments imposants comme le Beffroi de briques – centre culturel construit en 1933. Un autre monument remarquable est l’église Saint-Jacques-le-MajeurNous avions d’abord remarqué les coquilles Saint-Jacques emblème des pèlerins de Compostelle sur le trottoir. La grande église de béton n’a pas de campanile, on ne l’identifie pas de l’extérieur comme église. Elle fut construite de 1934 à 1940 mais fut rapidement détériorée. Une restauration a été effectuée en 2013.

Saint jacques le Majeur

Une fresque de 300m2 occupe tout un côté de la nef, elle a été réalisée par un collectif d’artistes ce qui est assez étrange parce que l’ensemble est très   cohérent

fresques de Saint jacques le Majeur

une frise de vitraux en coquilles saint jacques borde toute la nef et illumine l’ensemble.

Halte devant l’entrée d’une cour des HBM en briques construites dans les années 30 le long des boulevards des Maréchaux. Marion nous raconte la vie dans ces immeubles, appartements vastes et traversants, rencontres et jeux d’enfants dans les cours. Des logements bien conçus!

cité universitaire sous les cerisiers

Nous traversons la Cité Universitaire Internationale, campus dans un parc aux cerisiers en pleine floraison. Les bâtiments, derrière les frondaisons, sont variés, certains de style anglosaxons. En cette belle après midi, une grande pelouse est envahie d’une foule paisible comme en plein été. 

Eglise du Sacré Cœur de Gentilly

La passerelle du Cambodge enjambe le périphérique jusqu’à la grande église du Sacré Cœur de Gentilly à l’aplomb de la route. Cette église néo-byzantine avec ses grands anges verts m’a toujours étonnée. Construite en 1933-1936 pour les étudiants, elle a été désertée surtout après la fermeture de la passerelle dans les années 60. En 1979, elle a été affectée à la communauté portugaise qui l’anime. Nous franchissons la passerelle du Cambodge, longeons l’église et découvrons une autre passerelle au-dessus de l’autoroute A6. L’église est donc un îlot entre deux voies de circulations majeures.

Gentilly est une ville très pentue. Après avoir descendu un raidillon dans des quartiers très tranquilles et silencieux malgré la proximité des axes majeurs. On arrive sur la Place Doisneau, puis par le passage des Lavandières de la Bièvre sous la médiathèque, à la Maison de la Photographie où se déroulent des expositions de photographes (en ce moment Harold  Feinstein).

Nous retournons vers Paris par le Parc Kellermann construit en terrasses arborées d’où on a une belle vue sur le périphérique et au delà sur la banlieue. Panorama idéal pour une vue d’ensemble sur la géologie de Paris et de sa région.