Quelle excellente surprise ce train direct pour Auvers-sur-Oise
Départ: Gare du Nord 9h38 arrivée une demi-heure plus tard
Retour: 18h25
(les week ends seulement)
Ave le Pass Navigo dé-zoné c’est gratuit! Une aubaine pour les week ends ensoleillés!
Au choix:
une journée chez Van Gogh, Pissaro…. avec un copieux musée de l’Impressionnisme dans le château d’Auvers entouré d’un très beau parc.
( 14€ : des écrans seulement, très instructif mais quand même cher! Pour voir de vrais tableaux, il faut aller au Musée d’Orsay)
Il y a aussi une expo contemporaine à l’Orangerie d’un peintre qui imite Van Gogh à la sauce Street Art (4€)
une ballade dans les lieux des peintres, église célébrissime, maison du Docteur Gachet, Musée de l’Absinthe, cimetière où les tombes de Vincent et Théo sont unies par un épais tapis de lierre ….
autre option:
Randonnée dans les bois duParc du Vexin avec de nombreux PR très bien balisés. Des frais ruisseaux, des moulins à eau, les bords de l’Oise.
C’est ce que nous avons choisi, par un chaud dimanche. Nous avons marché 17km pratiquement tout le temps à l’ombre.
A la pause, j’ai relu une lettre de Vincent à Théo qui est téléchargé dans ma liseuse.
J’y retournerai une journée entière pour la visite des musées.
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Le propriétaire de Rooms Mary on the beach nous conduit à 19h au port – vide- le Prevelis arrive de Crète, via Rhodes– Karpathos – Anafi.
Nous l’attendons à l’abri dans la gare maritime. 9h55, le Prevelis est à quai sans qu’on ne l’entende. C’est un bateau blanc de la compagnie ANEK plus petit et moins luxueux que le Delos.
Pas de hamburgers Goody’s, nous dînons grec, de tyropita (2.2€) il y a aussi des gyros (chers) et une sorte de cantine avec un repas complet à 8€.
Un steward nous accompagne à la cabine, plus vaste que je ne l’imaginais avec une grande salle d’eau. Les couchettes sont prêtes. Nous montons sur le pont voir le bateau quitter le port. Il fait déjà nuit. Fira est illuminée. Un bateau de croisière étincelle. La nuit sera confortable. Je m’éveillerai au Pirée. Une dame vient frapper avec insistance pour s’assurer que nous sommes levées.
Ancienne capitale de l’île avant Fira, bourg adossé à une colline tout en marches et escaliers. Le parcours vers le kastro est fléché. Les magasins de souvenir ont accroché leur marchandise sur les murs ou placé par terre les poteries aux motifs de tulipes et d’œillets comme les céramiques turques. Le château est très en ruines, ses murs sont de grosses pierres noires et parfois rouges. Des maisons sont venues s’entasser contre la muraille et se fondent dans la forteresse. Des chiens nous font l’honneur de la visite, un âne surveille la vallée. Suivant l’ écriteau « Café Franco », je passe sous des porches blancs-bleus et arrive sur une petite place dallée de petits galets qui a une très belle vue. A la base du clocher triangulaire plat se trouvent deux églises du 17ème siècle Sainte Marie et Saint Georges (toutes les deux fermées) Dans l’exonarthex on a représenté une rose des vents avec les galets et deux rosaces de chaque côté. Le parvis est aussi dallé à la mode de Chios.
Pyrgos : Saint Nicolas
Plus bas il y a une autre place, rectangulaires, un monument aux morts et plus loin l’église Saint Nicolas avec sa coupole bleue précédée d’un clocheton plats bordé de belle pierre. Les linteaux et les arches de la grande maison sont aussi soulignés de belle pierre rouge. Dans un renfoncement se trouve un banc de marbre. De l’autre côté de la place de très belles maisons sont crépies de jaune. L’une d’elles est occupée par un hôtel Relais-Châteaux, sa grille est richement forgée et des chapiteaux ioniens ornent la façade. Je passe aussi devant une belle maison précédé par un jardin de cactus avec les tours de porte en lave, des frontons triangulaires et 6 colonnes plates plaquées sur la façade. Dans la descente je vois une grande église blanche soulignée de pierre rouge avec de belles arcades.
Megalochori
les escaliers blancs de Megalochori
Il faudra toujours laisser la voiture au premier parking venu ! Nous traversons donc la rue « principale » en repliant les rétroviseurs sous les regards narquois des habitants tout en espérant que personne n’arrivera en face. Nous passons sous l’arche d’un campanile blanc éblouissant. Le village est tranquille. Certaines maisons, comme à Pyrgos ont les portes et fenêtre soulignées de beaux parements de pierre rouge foncé. Sur la platéia est dallée de galets, deux églises se font face, l’une très grande, l’autre avec une petite coupole bleue. Nous nous serions volontiers attablée à la belle taverne mais personne n’est venu nous servir.
Megalochori campanile
Plus bas dans la rue qui descend, un petit café moderne sert des pâtisseries. Le patron est jeune. Bien sûr, il y a la Wifi, j’en profite pour télécharger Le Monde sur ma liseuse pour le lire sur le bateau.
Megalochori est une bourgade viticole. Nous admirons les vignes très soignées où pas une mauvaise herbe ne pousse. Les ceps sont enroulés sur eux même parfois faisant deux tours. Dans les vignes il y a des caves troglodytes et même des églises à moitié enterrées où la façade dépasse de la ponce gris clair.
Nous retournons aux moulins d’Emborio. Il vente autant que la dernière fois. Pas étonnant qu’on ait regroupé les moulins sur cette arête exposée.
Paralia Kokini (Red beach)
paralia Kokkini et son sentier acrobatique
Non loin du site d’Akrotiri, on accède à cette plage fameuse par un vaste parking sous la falaise de scories rouges. Il faut ensuite continuer à pied sur un mauvais sentier escarpé bordé d’avertissements terribles concernant les chutes de pierre et des éventuels écroulements. Comme la foule s’y presse, je n’en fais pas cas mais regarde mes pieds plutôt que le paysage. On découvre la plage au détour du chemin, abritée par sa montagne rouge qui passe au noir à son extrémité. Le sable est brillant, mélange de grains noirs étincelants et d’autres bruns ou grenat qui donnent une couleur étrange quand la vague se retire. Des Russes se baignent, ils n’ont pas l’air de craindre l’eau froide.
la petite mariée chinoise
Du côté parking, c’est séance-photo pour une jeune mariée chinoise qu’on éclaire en pro avec un disque en alu. Elle fait des effets de traîne. Où est donc le marié ? Peut être est-ce le vidéaste, ou l’éclairagiste. Elle est affublée d’une mousseline champagne qui traine dans les scories rouges mais les deux jeunes hommes sont en survêt.
Katharos proche du port d’Amoudi. On y parvient par une descente bien raide. La route s’arrête au parking. En dessous : un bar comme suspendu au dessus de l’eau dans un écrin de verdure. Le sentier étroit va à la plage, bien en-dessous, cachée.
Retour vers Oia. Flèchage :Matthéou Mavromati, Baxedes. Une très longue plage grise s’étend sur des kilomètres, cinq six, peut être plus, au pied d’une falaise gris clair très érodée, ruiniforme, fantomatique avec grandes colonnes verticales, grottes naturelles. La falaise n’est haute que de quelques mètres mais les accès sont rares (il y a quelques escaliers mais bien cachés). Paradiso : petit parking au niveau de l’eau. Le sable noir est très grossier, plutôt des graviers mêlés à des galets. Au dessus se trouvent des grumeaux gris clairs à blanc beige qui viennent de la falaise et qui sont doux sous les sandales ; on croirait marcher sur du polystyrène. Les longues lanières des herbes marines forment un mate accumulé depuis longtemps. Impossible de se déchausser pour une promenade pieds nus dans l’eau. Même la marche est fatigante, je m’enfonce heurtant parfois un galet. Cette plage doit être merveilleuse l’été pour se baigner et se rafraîchir dans la canicule. Aujourd’hui par ciel couvert elle a un aspect désolé.
On essaie plus loin, vers Kaboulou, encore un petit parking suspendu. Je descends par l’échancrure d’un petit torrent. Le sable noir est plus fin, plus doux sous les pieds. Le soleil fait une apparition, je suis ravie de la promenade. Une plage est aménagée : lits métalliques à la toile aux couleurs acides jaune fluo, vert, orange. Un bar très confortable avec d’épaisses banquettes en skaï est déjà ouvert. Depuis Pâques, les installations balnéaires les tavernes et les plages s’organisent pour la saison qui commencera dès le début mai. Chaque jour l’île accueille davantage de visiteurs, de plus en plus de bateaux de croisière et de baigneurs dans l’eau.
Pori
Le port est minuscule, six ou sept bateaux de pêche, autant de barques abrités par une jetée artificielle. Un couple déjeune sur le bord du quai le vin est servi dans des verres à pied. Les pots de condiments sont alignés ; Nous nous éclipsons pour ne pas déranger ces agapes tardives (17h) ;
Vourvoulous
Une plage bordée de tamaris, toujours des graviers gris. Au lieu de marcher je rentre dans l’eau jusqu’à mi-mollets. Elle est très transparente avec la couleur bleu marine de certains bonbons à la menthe glaciale.
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Le Musée maritime se trouve dans des rues que nous n’avions pas vues bordées de maisons néo-classiques, les maisons des armateurs et des capitaines, ornées de moulures de cannelures. Le musée Maritime est logé dans une de ces belles maisons à étage. Les objets de marine, les nœuds, les figures de proue, les maquettes sont bien jolis. Un accompagnement sonore rappelle le bruit de la mer. A l’étage, on a mis l’accent sur les hommes : photos de marins de capitaines et d’officiers de marine sont encadrées sur les murs. Leurs livrets de marins sont dans des vitrines, leurs lettres aussi. C’est la mémoire de l’île, bien émouvante même si on ne lit pas le Grec.
Déjeuner à la taverne du port d’Amoudi
descendant la falaise vers Amoudi
Les croisiéristes de Fira nous ont suivies. Les ruelles d’Oia sont bondées. Je descends au port d’Amoudi en dessous d’Oia. J’ai d’abord du mal à trouver l’escalier. A plusieurs reprises j’aboutis sur la terrasse d’un hôtel ou dans la cour d’une église. L’escalier est revêtu de petits pavés volcaniques rouges mais il est tellement pentu que j’ai peur de glisser et avance à tout petits pas. Quatre belles tavernes ont installé leurs tables carrées et leurs chaises de bois sur les quais. Nous avons envie de petite friture. Il n’y en a pas. Les plus petits poissons sont des rougets à un prix au kg impressionnant. Abordables : les calamars et les moules.
tavernes du port d’Amoudi
Je choisis la taverne aux chaises orange. Le serveur très prévenant avant même qu’on ait commandé apporte du pain et de l’eau. Nous hésitons pour le calamar, frit ou grillé ? Un doute s’installe : et s’il était surgelé ? Voyant mon hésitation, le serveur m’entraine en cuisine me montre le beau calamar frais et choisit une daurade, la pèse : 13€ au lieu de 11€ le calamar. Cela revient au même !
calamar et daurade
Calamar et daurade seront grillés à la braise dehors. La daurade arrive coupée en deux sans les arêtes. Elle est excellente avec un filet d’huile d’olive. La fraîcheur change tout ! Le calamar est une divine surprise : énorme avec des tentacules de 10cm, tendre et parfumé. Nous mangeons au bord de l’eau transparente. Un bateau de pêche se balance. Les croisiéristes débarquent à la fin du repas. Sur les premières marches de l’escalier un troupeau d’ânes les attend.
Les objets trouvés à Akrotiri sont au Musée Préhistorique de Fira, ceux d’Archaïa Thira au Musée Archéologique.
Le musée Archéologique se trouve sur la rue Principale sous la cathédrale Orthodoxe. Entrée 3€ (2€seniors). C’est un musée moderne très agréable. Les objets sont très bien éclairés et mis en valeur, les explications très claires.
Une coupe stratigraphique décrit l’empilement des différentes strates, couches de cendres, couches de laves sur l’encaissant de phyllites tertaires jusqu’à l’actuel. Le volcanisme a laissé son empreinte depuis 1MA. Du tuf blanc est recouvert de scories rouges puis de plusieurs niveaux de lave sombre, puis de 4 couches de tephras. Un sol fossile contenant des végétaux est daté 18.000ans. L’épaisse couche très claire est celle qui a enseveli Akrotiri (1500av JC)
La maquette de la caldeira m’a étonnée.la configuration de la caldeira est bien antérieure à la célèbre éruption. J’avais imaginé que l’énorme quantité de cendres provenait d’un dôme pulvérisé. Il semble que ce ne soit pas si simple.
Les premières vitrines sont celles des objets cycladiques : idoles de marbre stylisées qui m’ont toujours énormément plu. Idoles féminines mais aussi figures masculines ; parois une plaque de marbre figurant les contours de la silhouette.
aiguière mastophore à motif végétal et bec « duck »
Les vitrines suivantes abritent les céramiques. Le bec verseur orienté verticalement vers le haut « duck » forme une tête d’oiseau. Certains vases ont des tétons. Les décors sont parfois simples, géométriques, d’autres sont remarquables comme les hirondelles et les graminées.
vase à motif d’hirondelle
Une autre maquette d’Akrotiri situe les fresques dans les bâtiments. Une table a été reconstituée d’après son empreinte dans les cendres ainsi que des chaises. Des ustensiles de cuisine sont présentés comme de grands plats de métal, des aiguières, des lampes à huile deux sont plus originaux : un four portatif et des chenets avec des encoches pour cuire les souvlakis. La vaisselle plus sophistiquée est à usage religieux : rhytons à tête d’animal, bovin, sanglier, tête de lionne.
chenets à encoches pour faire des brochettes
Pithoi et table d’offrandes portent des sujets animaliers et marins à la manière de la vaisselle crétoise vue au merveilleux musée d’Héraklion (fermé à notre dernier passage en 2012).
table d’offrande tripode
Les fresques d’Akrotiri sont les vedettes du musée : celles de la Maison des Dames représentent des grands lotus et deux femmes parées, maquillées avec les seins nus. Des singes bleus seraient d’après le livre des auxiliaires de la divinité. Toujours d’après ce livre les fresques auraient une signification religieuse. La religion avait des similitudes avec la religion crétoise. Cet auteur affirme que la civilisation cycladique aurait été « minoïsée » sur le tard. Celle de Santorin avait des caractéristiques différentes. A Akrotiri on utilisait le Linéaire A. on disposait également d’un système de poids et mesures, dans une vitrine on voit toute une série de poids en forme de disques de plomb.
fresques d’Akrotiri : singes bleus
Une autre vedette d’Akrotiri est la jolie statuette en or d’une chèvre, coulée à la cire perdue, retrouvée dans une boîte enfouie à proximité des cornes de caprins dans le grand bâtiment Xeste IV.
Le Musée Archéologique de Fira est à côté de la gare du téléphérique. Il présente les objets d’Archaïa Thera fouillé en 1896 à 1900. En plus de nombreuses céramiques du 7ème et 6ème siècle on voit des kouroi en marbre malheureusement très abimés. Un lion de marbre est en meilleur état. Les plus belles pièces sont les vases du 6ème siècle de provenances diverses : Rhodes, Corinthe et l’Attique. J’ai surtout aimé une très grande coupe plate à fond noir dont les bords sont décorés de 6 bateaux à rames tandis qu’au centre Poséidon lutte avec le géant Bothys. Malheureusement ce musée est vieillot un peu poussiéreux et ne souffre pas la comparaison ave le Musée préhistorique.
Il y a encore d’autres musées à Fira malheureusement très envahie aujourd’hui par les croisiéristes qui portent des autocollants. Le temps est chaud, presque lourd malgré les nuages
Dépassant le village d’Akrotiri (hôtels, restaurants et quelques boutiques) pour prendre la route du phare où je ramasse quelques brins de thym qui parfumeront les carottes râpées. Nous descendons la première piste vers la plage de Mesa Pigadia – piste poudreuse, caillouteuse et bien pentue – qui traverse d’abord des vignes très soignées et aboutit à une jolie plage de galets noirs sous une falaise grise. A l’entrée, il y a bien une petite taverne décorée de galets mais elle est fermée. Dommage, nous avions envie de friture ! Des maisons troglodytes ont été creusées dans la falaise : maisons de pêcheurs ou simples hangars à bateaux, ou maisons d’estivants ? La plus grande fantaisie est de mise dans les décors de galets ou de pierres volcaniques, peinture bleue sur les portes ; Un peu plus loin on a installé des terrasses et des jardins suspendus.
maisons troglodytes sur la plage de Mesa Pigadia
Le soleil cogne, à 13h30? il n’y a pas d’ombre. S’asseoir sur les galets n’est guère confortable. Nous colonisons une terrasse de maison troglodyte inoccupée pour notre déjeuner de carottes râpées et de pécorino.
La plage suivante est celle de Kabia où nous arrivons par une longue piste poudreuse. Nous rencontrons un troupeau de chèvres devant des bergeries et les maisons troglodytes des bergers. La couche de cendres gris clair se creuse très bien. Elle me rappelle un peu les matériaux des villes souterraines de Turquie.
Bergeries et maisons der bergers troglodytes
Ici le restaurant de poisson est ouvert, mais c’est trop tard !De là nous découvrons la plage rouge de Kokini (Red Beach) sous une imposante falaise rouge.
De la plage de Kabia on aperçoit la Red beach
Sous le site archéologique, au bord de l’eau je trouve enfin le café frappé qui complète le déjeuner spartiate. Le sol est dallé de galets, quelques tamaris donnent de l’ombre. De loin on voit le Limanaki de Vlichada.
Vous aimez les châteaux hantés?Les spectres?Les chevaliers qui reviennent des Croisades?
Vous aimez les jeunes damoiseaux, les châtelaines parfaites, mères aimantes, pieuses épouses dévouées?
Vous aimez les histoires de famille compliquées, les malédictions à la 3ème ou 4ème génération?
Vous lisez des romans gothiques?
Vous suivez les sagas à la télé?
Vous allez être servis.
château des Pouilles
Moi, je n’aime rien de tout cela.
Et pourtant,
Captivée,
j’en ai loupé la station de bus où je descends quotidiennement, ce qui ne m’était jamais arrivé.
Il faut dire que l’intrigue est bien tournée, qu’on n’est jamais à l’abri d’une invraisemblance, et que je me suis, malgré moi, laissé prendre, un peu coupable, comme quand je regarde une série à la télé à la place du documentaire d’Arte. Point de psychologie, le fils meurt. On ne le pleure ni même ne l’enterre. On passe à la catastrophe suivante qui surprend tellemnt qu’on en est ébahi!
A la fois Pompéi et Cnossos, Atlantide perdue, présentée par une muséographie très moderne.
Comme Pompéi? Akrotiri fut anéantie par une pluie de cendres qui a conservé les maisons et leur contenue dans l’état où elles étaient lors de l’éruption.
Comme Cnossos, la civilisation minoenne y a atteint un degré de sophistication avec des merveilleuses fresques et des céramiques rappelant celles que nous avons vues en Crète. Mais Cnossos fut le rêve d’un archéologue Evans qui n’hésita pas à reconstruire le palais du Minotaure avec ciment et béton, peindre en rouge et restaurer les fresques à son idée. Il en ressort un émerveillement mais aussi de gros doutes sur la véracité du témoignage. A cet égard, Akrotiri est l’anti-Cnossos. Les archéologues se mettent en scène, montrent les puits, les tranchées et les échafaudages, les étais qui consolident les fouilles mais n’enjolivent pas et détruisent le moins possible laissant ainsi la place à des fouilles ultérieures pour étudier des strates plus anciennes. Le souci majeur n’est pas de mettre en scène le site mais de le préserver, admettant les lacunes.
couche de cendres et échafaudages
Fouillé depuis 1967 par l’archéologue grec Spiridon Marinatos après des recherches en Crète une trentaine d’années auparavant, sur le site d’Amissos, port de Cnossos. Supposant qu’un séisme était à l’origine de sa destruction, il avait découvert des ponces et émis l’hypothèse que l’éruption du Santorin et le tsunami en résultant, étaient à l’origine de la fin de la civilisation minoenne. Les fouilles d’Akrotiri, ayant pour but de valider cette hypothèse furent très fructueuses. Il découvrit ce qu’il cherchait : des poteries de la même époque que celles de Crète.
A la différence de l’éruption qui détruisit Pompéi et qui surprit les habitants, celle de Santorin avait été précédée de séismes si importants que les habitants avaient été contraints d’abandonner la ville et même d’emporter les objets de valeur et même leurs outils. On ne retrouva donc pas de squelettes humains ou d’animaux. Le grain stocké dans les jarres eut même le temps de germer .
Si ce site ne présente pas de palais comme à Cnossos ou à Phaistos, il est le lieu de la légende prestigieuse de l‘Atlantide. Je regrette de n’avoir pas préparé cet aspect du voyage. Il faudra que j’y remédie au retour et que je lise au moins le Critias de Platon
pithoi dans les magasins
Dès qu’on entre dans le site couvert on est impressionné par les travaux de protection. Les premières installations se sont dégradées du fait de l’acidité des cendres qui a corrodé les structures métalliques ; De plus, le revêtement d’amiante en faisait un endroit cancérigène. L’architecte Fintikiatis qui a conçu le nouvel abri s’est inscrit dans les projet ASPIRE – R et E pour Energie Renouvelable -s’inspirant d’une philosophie des 4 éléments :
La Terre : pour l’isolation
L’eau : pour le collecteur de pluie
L’air : pour une aération spéciale
Le feu : pour les radiations solaires
Une structure métallique porte le plafond de lattes de bois, une membrane étanche recouverte d’une couche de ponce assurent l’isolation thermique et la protection contre les infiltrations. On pénètre dans un abri de très grande dimension où règnent une température très agréable et une bonne aération. Des parcours ont été aménagés avec des panneaux explicatifs. Certais racntent la fouille, sur place, au laboratoire et au musée.
La plupart des touristes sont en groupe, accompagnés par un guide.
A première vue, les fouilles sont difficiles à appréhender. On ne se rend pas compte immédiatement de la profondeur des tranchées. Il me faut un bon moment pour comprendre qu’au dessous du niveau du sol actuel deux étages sont enfouis dans l’épaisse couche de téphras gris clair presque blancs. En prenant du recul on identifie les bâtiments cartographiés sur les panneaux ; Le premier XesteIV est un édifice de 20m de long, haut de trois étages. Le dallage du 3ème est encore en place. Un escalier monumental mène au vestibule. Les murs extérieurs sont en pierre de taille très soigneusement appareillés. Un guide francophone montre à son groupe un monceau de cornes de chèvres suggérant des sacrifices religieux ; Le carrefour « double horn square » présente des cornes sculptées. A l’opposé le magasin des jarres contient de nombreux pithoi remplis de marchandises. La plupart des explications des panneaux concernent les fresques qui ont été déposées dans les musées de Fira et d’Athènes.
Les maisons de moindre importance ne sont pas construites avec les belles pierres taillées mais avec des moellons de plus petite taille. Au fur et à mesure que nous nous promenons dans le site, nous remarquons ici un mortier, là un lit reconstitué, là-bas un moulin.
les fresques de la maison des dames
Le livre Santorin l’Ile-volcan acheté le premier jour intitulé « guide touristique » est très inégal. Pour les autres endroits, nous avons été déçue par les généralités inintéressantes parfois en charabia incompréhensible, traduction faite par un ordinateur ou par quelqu’un qui parle à peine français. En revanche les chapitres concernant Akrotiri et le Musée de Fira ont été rédigés par Nanno Marinatos et sont passionnants. Non seulement il est bien illustré mais l’analyse est très intéressante : c’était une société théocratique. Selon elle, les prêtres avaient une fonction supérieure. Chaque bâtiment avait un sanctuaire. Hiérarchie verticale dans les bâtiments. Les prêtres utilisaient l’étage supérieur tandis que les travailleurs vivaient au rez de chaussée. Les cuisines étaient collectives, dans les moulins la rémunération se faisait en farine.
Ciel couvert, le timide soleil ne fera que de rares apparitions.
Le Monastère Profitis Elias est le point culminant (567m) de Santorin. La route jusqu’au sommet est empruntée même par les gros cars. Une base militaire et des radars défigurent le site. La base militaire est à moitié abandonnée et ruinée. Le monastère, crépi de gris, paraît bien austère. Ses murs cachent un jardin fleuri avec même une petite pièce d’eau. Il y a affluence. Les cars occupent le parking, les voitures sont stationnées tout le long de la route. La terrasse est occupée par une foule. Les liturgies viennent de se terminer. Sur une longue table recouverte de nappes pourpres sont alignées les reliques dans des écrins précieux. Les popes et les fidèles viennent baiser à tour de rôle les petits os. Dans une pièce on a disposé des gobelets de café (des étiquettes précisent la quantité de sucre) sur des plateaux et dans une panière de gros dés de brioche. Je n’ose pas me servir. Les familles assises sur des sièges autour de la pièce bavardent. Du monastère, la vue est très étendue. On reconnait la grande plage de Perissa à Périvolos, je m’amuse à chercher la maison. D’après le livre de t’Seversen on verrait toutes les îles et même la Crète.
A Fira nous nous égarons encore, perdant la « main road » pour se retrouver à Vourvoulos sur une route qui fait le tour de l’île en passant par la pente douce côté Egée. Plusieurs routes secondaires ou pistes grimpent jusqu’au rebord de la caldeira (300m de dénivellé). Nous empruntons celle qui part de Pori. Des promoteurs ont construit tout un lotissement en forme de moulins. Comme ce n’est pas terminé, les tours cylindriques ont une allure bizarre.
La route principale coupe des couches de cendres et de laves très colorées ; on passe du rouge sang au noir, puis au gris. Les cendres grises contiennent de gros blocs noirs très brillants/
Oia (prononcez Ia) est moins importante que Fira. Le parking est aussi plus aisé. Comme à fira, les rues du centre sont bordées de commerces de luxe, très belles bijouteries, vêtements de lin de belles coupes originales, écharpes de soie. Galeries de peinture ou expositions-photos, sculptures. Un photographe, sur de très grands tirages noir et blanc, ne colore qu’un seul objet, une jarre, une porte, le toit d’une coupole, d’une teinte très vive qui attire le regard. Escaliers noir et blanc avec une jarre jaune…Le sculpteur mélange les matières, le métal brillant et le verre dépoli. Mais la photo est interdite. J’aurais aimé conserver le souvenir des poissons, des pieuvres ?
A l’extrémité nord après les ruines d’une forteresse, un moulin à vent est pimpant ; une pancarte annonce que « c’est l’endroit idéal pour une demande en mariage » Oia et tellement charmant que je lui pardonne ce côté artificiel. On pourrait croire qu’Oia est toute blanche, elle est aussi colorée : façade rose, bleue, rehaussée d’ocre. Les maisons colorées se détachent. Moins étendue que Fira, plus calme. Nous sommes sous le charme, cherchons une belle terrasse pour prendre u verre. A l’arrière de la pâtisserie STRIZA, sur un balcon, trois tables rondes décorées d’une plante grasse dans un cache-pot métallique. Le café frappé est excellent. Je prends tout mon temps pour dessiner coupoles, toits hémicylindriques, portes et fenêtre ; Il faudra ajouter de la couleur en rentrant.
Vers les sud, la corniche est dallée de marbre lisse. Passé l’église se trouvent hôtels, suites, resorts standardisés. Même luxueux et parfaits, ils sont froids.