AUTOMNE AQUITAIN
Avant Montalivet, nous passons à côté de campings de mobile-homes, monstrueux, L’un d’eux est naturiste. Combien de campeurs en saison ? Fin octobre tout est vide et bien calme.
Soulac
Nous laissons la voiture devant les Halles couvertes, en activité tous les jours, beau bâtiment de pierre blanche. C’est un marché de luxe, les étals proposent des mezés, tapenades, dolmas, poivre de Kampot, vanille en gousse, rhum et tous les produits les plus raffinés. Nous ne découvrons que plus tard la halle au poisson dans un bâtiment attenant.
De l’autre côté se trouve l’Office de Tourisme où nous achetons pour 2€10 une brochure avec trois promenades dans la ville.

Le premier parcours nous conduit à la Basilique Notre Dame de la Fin-des-Terres. Celle –ci se trouve sur une grande esplanade pavée encadrée par des villas soulacaises remarquables, les deux premières sont Neptune et Amphitrite ornées de coquilles un peu à la manière des coquilles des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle qui justement passent par Soulac. Peut être, ces coquilles font seulement référence aux divinités antiques qui donnent leur nom aux maisons.
L’église est très grande, avec un clocher carré, rappelant les guerres de Religion comme à Vertheuil. C’est l’église d’une ancienne abbaye bénédictine, l’extérieur est d’une grande sobriété. Construite au XI et XII ème siècle, son chœur est roman, ainsi que les chapiteaux mais elle a été remaniée en style gothique. Une autre transformation a été effectuée à la suite d’une « invasion de sable » qui a contraint de relever le sol de 3.6m (j’aurais bien aimé en savoir plus sur cet ensablement). Comme toujours j’admire particulièrement les chapiteaux romans où des scènes avec des personnages et des animaux sont représentés. Certains sont assez abimés d’autres encore lisibles. Dans la brochure, on raconte l’histoire de Sainte Véronique qui aurait rapporté du lait de la Vierge, le nom de Soulac dériverait de l’expression « Solum lac ». Nous ratons le Monastère bénédictin de la fin du XIX ème siècle où l’on confectionnait du dentifrice (vu dans la librairie) .

Le parcours de la brochure indique les villas remarquables. Les noms des villas m’amusent, en face de Pif-Paf se trouve Bamako, il a aussi une Rigolette minuscule une Ramuntcho de style basque tandis que Los Canarios est plus espagnole. D’autres noms sont poétiques : Fleur d’Exil, Vent Debout .
Von-Von et J’en doute sont des villas prototypes de 1925. Brique rose et pierre, un pignon à deux pans souligné par la boiserie laquée, une galerie en bois découpé, un petit jardin derrière une barrière de bois. A qui sont destinées ces villas ? Construites avant les congés payés, elles ne sont probablement pas pour les ouvriers mais paraissent modestes par rapport aux grandes maisons à tourelles, étages, balcons qu’on découvre derrière de véritables parcs.

Certaines sont plus originales, Mar y sylva et la villa Colette sont de véritables bijoux Art Déco avec des céramique ou des courbes .
Cette architecture balnéaire m’intéresse. Nous l’avons découverte tout d’abord à Arcachon, mais aussi dans les Pays Baltes, à Jurmala à Parnu en Estonie.

Nous pique-niquons sur le remblai devant la mer sous un temps gris et assez frais : crevettes roses et pâté de canard et morilles.
Je me déchausse pour aller par la plage, à marée basse jusqu’à l’Amélie distante d’environ4km. Pendant la promenade le vent se lève et chasse les nuages. A l’Amélie se trouvent quelques immeubles, une église, une belle maison ancienne abandonnée et toute une série de boutiques pour les estivants des nombreux campings. Aujourd’hui, c’est le rendez vous des surfeurs qui profitent des belles vagues pour s’entraîner.
Retour au gite vers 15h30. Comme hier, j’enfourche la bicyclette pour une heure en direction d’Hourtin-plage. Cette fois-ci , j’ai le vent de face à l’aller. C’est plus sportif qu’hier d’autant plus que la piste ondule un peu dans la dune.



























