Banyuls

CARNET CATALAN

Banyuls

A une cinquantaine de km par des routes très roulantes que nous connaissons bien, nous arrivons vite sur le bord de la mer à Banyuls. Vers Cerbère, la corniche est occupée par la grande route et le train. Il existe un sentier piétonnier,  au-dessus de Banyuls il passe sur la route.

Banyuls plage

Nous arrêtons la voiture en face de la station biologique Arago appartenant à l’Université Pierre et Marie Curie, cela me fait toujours un peu drôle même si je l’ai quitté depuis 36 ans ! Les vagues battent les rochers de schiste. Une jolie marina se trouve juste en dessous puis je marche sur la plage de galets ou de graviers, en chaussures. L’anse est très régulière, presque un cercle,  bordé d’une croisette plantée de palmiers et de platanes avec des villas anciennes charmantes, de petits immeubles colorés (moins charmants mais pas trop grands) de terrasses de cafés, plus loin la route monte sur une rampe soutenue par des arcades tandis qu’un cheminement de ciment conduit presque jusqu’à la pointe. Des gens sont venus avec des sièges pliants et lisent au soleil. J’apprécie ma promenade traditionnelle qui arpente les plages.

A l’office de Tourisme on propose un itinéraire «dans les pas d’Aristide » Un court circuit empruntant les marches de la rue Aristide Maillol dans les rues escarpées du village ancien. 15 panneaux émaillés racontent la vie et les œuvres du sculpteurs, une photo et un petit commentaire nous familiarise avec l’artiste. C’est surtout prétexte à une très jolie déambulation dans des maisons anciennes où des plantes en pots fleurissent même la rue. Maisons colorées ou blanches, escaliers de schistes et de brique. Je n’aurais pas soupçonné ces quartiers charmants tellement plus pittoresques que le bord de mer. Quand je retourne sur le bord de mer les cafés et les terrasses se sont remplis ? C’est très vivant, même au mois de mars. Il est déjà 16h30, temps de retourner chez nous !

Dans les pas d’Aristide

Lisbonne (6) Tramway N°28 – Alfama

CARNET PORTUGAIS

Tramway en bois de Llisbonne
Tramway en bois de Llisbonne

Le tramway 28 parcourt toute la ville. C’est un vieux tram en bois : 20 places assises 28 debout. Si on veut profiter du parcours, il convient de se lever tôt et la meilleure façon de choisir sa place est de le prendre au terminus place Martin Morim située derrière la place Figueira.

8h40 – le chauffeur est une dame africaine. Elle connaît sa machine. Dès les premiers tournants elle arrête le tram et sort avec une sorte de long pied de biche. Une panne ? Non c’est la routine. Que fait-elle ? Déplace-t-elle un aiguillage ou enlève-t-elle quelque chose de coincé ? Cela se produira plusieurs fois sans que j’élucide la question.

A bord du tram!
A bord du tram!

Le tram suit d’abord une rue bien large bordée d’arbres. Dès qu’il s’engage dans les petites rues, c’est toute une aventure. Il gravit les pentes raides pour s’élancer ensuite dans une descente vertigineuse. Parfois il n’y a qu’une voie, il faut laisser passer le tram qui vient d’en face. On voit une voiture foncer droit sur nous, mais le tram tourne à angle droit brusquement. Parfois, il y a juste la place pour le petit tram jaune. Comment fait-on pour déménager dans cette rue ? Heureusement, il fait bon. On peut baisser la vitre pour prendre des photos.

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laSé

Je suis le trajet sur le plan de Lisbonne mais ne l’ouvre pas. Je préfère me laisser brouetter, attentive aux façades carrelées, aux magasins pittoresques, aux échappées sur le Tage qu’on appelle aussi la Mer de Paille. Le parcours du 28 fait deux boucles : la première sur la colline du château passe devant la Sé, il descend à la grands Praça do Comercio pour monter au Chiado jusqu’à la place Camoes où le poète est couronné de lauriers. Les quartiers devient ensuite plus aérés, plus « modernes » avec des immeubles carrelés et d’’autres Belle Epoque ou Art Nouveau. On passe devant une très grande église très blanche puis devant l’énorme bâtiment de L’Assemblée du Peuple, le jardin d’Estrela pour arriver au terminus de Prazeres où nous nous dépêchons de descendre du tram pour y remonter aussitôt et reprendre les mêmes places.

Vue du mirador sur l'Alfama (le musée du fado en rose)
Vue du mirador sur l’Alfama (le musée du fado en rose)

Au deuxième passage, j’ai ouvert le plan. Nous descendons au Mirador du Largo das Portas do Sol en face du Musée des Arts décoratifs – bâtiment rouge avec un beau portail –  où nous avons vu une belle terrasse de café. La Cathédrale nous servira de repère pour nous préparer à descendre.

Au Largo das Portas do sol un panneau porte un plan des murailles du château tout proche. Un minibus y monte que nous négligeons. Les rues aux abords du château sont soignées, fleuries, décorées mais un peu trop touristiques. On se croirait à Montmartre ! Je pensais que le château Saint Jorge serait fermé le lundi. C’est ouvert 8.5€. Le prix nous fait reculer. Nous avons visité récemment de nombreux châteaux forts avec chemins de ronde, murailles crénelées. On aurait pu chercher la porte que Martin Morim empêcha de se refermer pendant l’attaque d’Afonso Henriques…si j’avais lu le siège de Lisbonne de Saramago j’aurais été plus motivée !

le castello
le chateau

Nous négligeons aussi la qu’on avait vue à notre précédent passage. Avec ses deux tours carrées elle ressemble aux cathédrales d’Evora et de Porto.

Le Mirador de Santa Luzia offre un très beau point de vue sur l’Alfama. Une vigne soutenue par une colonnade, des azulejos et des petits sièges ménagé dans le mur font un endroit commode pour dessiner. Plus bas, un bassin rectangulaire turquoise, de gros bougainvillées violets, des cyprès se détachent. Bel endroit !

mirador Sa Luzia
mirador Sa Luzia

Le Musée des Arts décoratifs est ouvert le lundi. Le menu du restaurant installé dans le patio nous tente. Le caissier n’est guère aimable. Il déclare que la visite se termine dans 20minutes et que pour manger il faut prendre le ticket de la visite. On renonce.

Descendons dans l’Alfama

Ruelles de l'Alfama
Ruelles de l’Alfama

Nous descendons l’escalier le long de la muraille pour arriver derrière l’église S. Miguel, centre d’un petite « village » de maisons blanches avec la lessive étendue au soleil. Un chien attaché en haut d’un escalier, une arche s’ouvrant sur des marches me donnent des envies de dessin.

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S’approchant du Musée du fado, les rues redeviennent touristiques, se meublent de tables de restaurant. Du fado s’échappe d’une cave. Nous retrouvons la petite place que j’ai dessinée vide hier ; Elle est pleine de tables. C’est là que nous déjeunerons au restaurant tipico Lautasco. Un caoutchouc a étendu ses branches pour donner de l’ombre à toute la place. Des sarments de vignes s’y sont mêlés.  Pour égayer les grosses feuilles sombres on a tendu des guirlandes de papier rose, bleu, jaune.

Le restaurant tipico est cher sardines 9.9€. Qu’importe ! Nous avons envie d’un bel endroit. Nous refusons les olives le pain et le beurre qu’on apporte sans qu’on n’ait rien demandé – chaque article est payant 0.9€ ! Ici, le vin se vend à la bouteille et non pas au verre.

Sardines et omelette de gamba, ½ bouteille de blanc : 27€

Lisbonne (5)autour du Rossio-elevador Sa Justa – Gare

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Elevador Santa Justa

Elevador Santa Justa

Notre forfait des 7 collines nous donne droit à l’ascenseur qui se trouve juste au bout de notre rue. Petite queue raisonnable. Pour 1.5€ de plus on accède au Mirador : escalier en colimaçon métallique qui conduit à une plateforme d’où le panorama est spectaculaire. On domine le Rossio et tout le quartier de la Baixa on voit très bien le Château et la avec ses deux tours carrées qui ressemble à la Sé de Porto et à celle d’Evora.

Les ruines les plus romantiques de Lisbonne!
Eglise do Carmo – Les ruines les plus romantiques de Lisbonne!

Un pont métallique relie le parvis de l’église de Carmo notre » église »  puisque notre hôtel Estrela do Mondego est au 25 Calçada do Carmo. Cette église est ruinée. De la nef, il reste des arcs en ogive vides. Un musée archéologique y est installé. Contournant le monument, on aboutit sur une très jolie placette avec des arbres, une fontaine, des terrasses. De là une descente bien raide bordée de boutiques désuètes , librairie d’occasion, friperie de vêtements chics, vintage, …

Gare du Rossio

On fait un crochet par la Gare du Rossio  c’est une vraie gare, un train sur deux a pour destination Sintra. Si nous restions plus longtemps….La façade est très ouvragée, flanquée de tours, ornées de décors manuélins.

Puisque le déjeuner a été gastronomique, le dîner viendra de Pingo Doce où je trouve un cornet de radis frais et des yaourts. Mais comme nous sommes au Portugal, je redescends acheter des rissois aux crevettes des bolhinos de bacalau et des croquettes de viandes à la pastellaria  du bas de la rue. Aux terrasses des restaurants cinq jeunes brésiliens font une démonstration de capoeira. Le temps d’aller chercher l’appareil photo, ils ont disparu.