Samos : Ormos



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Ormos est un vrai petit port de pêche avec des barques et quelques caïques . Tous sont peints de couleurs vives : blanc et rouge avec un peu de bleu. Sur le quai, des tavernes pittoresques avec leurs tables carrées, leurs chaises de bois peint sous des tonnelles vertes ou des cannisses. En face, de belles maisons, des fleurs. Après le port, une plage de sable, quelques parasols.

Dans l’unique magasin de souvenirs, nous achetons des cartes postales, une carte « touristique » de Samos et une serviette de plage. Pour 6€ on vend de vrai draps de bain, d’éponge légère et mince, certes, à motifs horribles : des panthères ou des tigres, des dauphins dans le meilleur des cas, des pin-ups dans des poses suggestives…le moins laid est un drapeau grec. Je n’aime pas ceux qui affichent leurs couleurs. Mais nous n’avons pas vraiment le choix. Les autres serviettes sont vraiment trop affreuses.

Tout me donne envie de dessiner et de peindre à Ormos. Les bateaux de pêche colorés, les chaises bleues des tavernes, les bougainvilliers, les façades, les dégradés de bleu de la mer.
Il suffirait de s’asseoir à une terrasse.

Nous choisissons la plus jolie: la taverne des oiseaux. Une bonne dizaine de cages sont suspendues au plafond. La décoration est très soignée en bleu et blanc. Bleu vif des chaises, des poutres, des gourdes peintes suspendues en alternance avec les cages. Nappes à carreaux bleu et blanc, bouées…curieuse idée : un grand miroir est suspendu en biais sur le fronton : les tables s’y reflètent vues de dessus.
Le vieux Monsieur, sûrement sourd, crie très fort au téléphone ses commandes, avec force gestes et mimiques à son interlocuteur qui ne peut les voir. Cette demi-conversation est très expressive et distrayante. La dame en tablier ne prête aucune attention à notre présence. Elle vaque à ses occupations avec balai et chiffon. Elle prend finalement la commande : ouzo et café frappé. Je change d’idée : au lieu de prendre comme sujet les bateaux du port, je dessine les cages et les gourdes peintes.

Une camionnette musicale passe : oranges valencias. Tout le village se précipite. Le marchand pèse les oranges à l’arrière du pick -up. Ce matin, à 9h, à Votsalakia le poissonnier est passé. Le temps que j’arrive sur la route avec mon porte-monnaie la camionnette était loin. Dommage ! Nous avons aussi tenté notre chance auprès d’un pêcheur rentrant à quai  – à vide – Nous achèterons du poisson surgelé au supermarché !

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Il est presque midi quand nous quittons Ormos après avoir acheté des tyropitès (feuilletés au fromage 1,6€) à la pâtisserie.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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