Arrivée en Estonie : Rouge, sentier des énergies renouvelables

moulin hydraulique

Valka/Valga, le poste frontière  désert, les installations encore présentes mais rouillées.

La  campagne est cultivée : champs de céréales (blé ou seigle ?) et  colza encore en fleur. Les maisons de bois sont peut être plus nombreuses mais nous ne voyons pas de différences frappantes entre Estonie et Lettonie.

 Rouge. Nous attendions beaucoup du « chapelet de lacs bordés de maisons fleuries ». Stoppons devant le « lac le plus profond d’Estonie » : une plage, de gens nagent. Ce n’est pas tout à fait ce que nous imaginions.

Un peu plus loin, une prairie, une tour de bois couronnée par une structure évidée (éolienne ?). D’ici part le sentier écologique de l’énergie renouvelable.

 Moulins à eau ont été construits pendant les trois derniers siècles, cinq d’entre eux fonctionnent encore.

La vallée de Ööbikuorg est célèbre pour ses « hydraulic ram », pompes à deux valves utilisant l’énergie cinétique du choc hydraulique, technique élaborée dès 1797. En Estonie, une pompe originale a été mise au point par Friedrich Johanson pour approvisionner en eau sa ferme située sur le bord de la falaise.

pompe

Cette vallée résulte de la fonte des glaciers lors de la dernière période Glaciaire. Des cascades ont creusé les grès Dévoniens de Gauja et d’Amata. Les dépressions creusées étaient beaucoup plus importantes puisqu’on a estimé à 180m de moraine et de sédiments glaciaires. Les lacs se seraient formés avec la fonte des blocs de glace enfouis sous les moraines.

Un site exceptionnel, des curiosités intéressantes, une idée porteuse, les énergies renouvelables. Avec un peu plus de méthode et de communication, le sentier des énergies renouvelable aurait dû être passionnant. Au lieu de cela, c’est mal fichu. Le sentier n’est pas balisé. On n’en voit pas le départ (ni la suite d’ailleurs). Les explications sont soit pas traduites, soit confuses. Même les WC ne sont pas indiqués !

Nous errons avant de trouver le départ.

Des archéologues débitent à la hache un  tronc de pin. Ils construisent une maison varègue (8ème siècle) utilisant les techniques d’époque : pas de scies seulement des haches et des couteaux. Ils bouchent les interstices avec des mousses ou des sphaignes et enduisent l’intérieur à l’argile. Une cuisine primitive à l’intérieur consiste en un tas de pierres, où se trouve le foyer et un gros trou dans lequel on met les poteries de cuisine sur des braises et sous la cendre. Ils ont retrouvé sur place les restes d’une forteresse de l’ « âge de fer » qui a disaru au 11ème siècle. C’est amusant de noter que leur « Préhistoire » est, chez nous, une période tout à fait historique.

Nous n’avons pas vu les chapelets de lacs ni les maisons du bord de l’eau promis par le Guide Vert.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

Une réflexion sur « Arrivée en Estonie : Rouge, sentier des énergies renouvelables »

  1. Ah les touristes arrivent mais le pays ne l’a pas encore totalement intégré, pendant longtemps Pologne ou Tchécoslovaquie faisaient de même et finalement ils se sont mis à l’heure du tourisme on peut penser que les pays Baltes vont faire de même
    Jolies photos

    J’aime

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