Santorin – 1ère visite à Fira

CYCLADES

Fira : carte postale?
Fira : carte postale?

Fira est un décor de cartes postales.

Maisons blanches, coupoles bleues, accrochées à la falaise volcanique multicolore au dessus de la mer bleue. Très pittoresque, très touristique. Ruelles, corniche étroites, marches…Evidemment la rue est interdite aux voitures et étirée toute en longueur.

Venant d’Emborio, un parking à l’entrée de la ville (devant Carrefour) accueille les visiteurs. Nous el négligeons, pensant en trouver un autre plus central. Grave erreur ! La route principale se rétrécit, fait des virages et les poteaux indicateurs donnent des directions étranges et contradictoires ; Nous quittons Fira pour Firostani, des flèches mentionnent le port et l’aéroport mais rien ne nous aide. Après plusieurs virages nous repassons devant les mêmes restaurants, les mêmes agences de voyage. Nous avons fait un tour complet sans nous en être rendu compte. Dans les rues en pente, l’aiguille de la jauge à essence passe dans le rouge. C’est dimanche de Pâques, les stations-service ferment, quand on en trouve ! L’idéal serait de retrouver le parking près de Carrefour. Impossible avec les sens uniques !

Nous en sommes déjà au deuxième tour complet ! Nous allons tomber en panne. En désespoir de cause nous suivons la direction de l’aéroport et trouvons enfin une pompe à essence. Un tracas en moins. La pompiste nous remet dans la bonne voie sur la « main road ». Nous retrouvons le premier parking après avoir perdu une heure.

Du premier hôtel (4*) sortent des chinois endimanchés. Certains ont loué des décapotables, la grande frime !

cathédrale orthodoxe
cathédrale orthodoxe

Le vendeur du kiosque dessine un grand rond sur notre carte. Nous sommes au centre, juste derrière le Musée Préhistorique –fermé pour Pâques – derrière la Cathédrale Orthodoxe : grosse coupole blanche en ciment sur des arcades sans grâce, fresques récentes. La cloche sonne avec instistance pour Pâques. Les fidèles sont déjà installés ; Nous n’avons rien à y faire. Les ruelles sont encore vides. Les boutiques ouvrent à peine. Nous croisons en dehors des Chinois quelques couples français. Un bateau de croisière a jeté l’ancre devant le port. La marchandise est très haut de gamme : bijoux de très belle facture, vêtements de prix et quelques T-shirt horribles, des aimants criards ; Rien qui puisse nous plaire. Les éponges sont hors de prix : 9€ pour une toute petite toute moche Je trouverai mieux à Athènes à Monastéraki. Le vendeur de cartes postales est très aimable mais n’a pas les timbres.

terrasse classieuse
terrasse classieuse

La corniche st surtout occupée par des terrasses de restaurants et de cafés fermé à cette heure matinale (11h du matin). Les Asiatiques sont pressés. Les Grecs ont veillé pour allumer leur cierge à minuit. La promenade est donc tranquille. Tout serait parfait si un gros nuage menaçant, très noir n’avait pas caché le soleil. Quand il reviendra, les maisons éclateront de blancheur mais la batterie de l’appareil photo sera à plat. Nous arrivons à la gare du téléphérique. Un train de 5 bennes monte les arrivants au port, passagers des bateaux de croisière. Est-ce que d’autres bateaux s’arrêtent à ce port ? Trois troupeaux d’ânes joliment harnachés descendent le chemin passé chercher les touristes, peu  nombreux aujourd’hui.

église catholique
église catholique

 Au dessus de la station se trouve la jolie église catholique au campanile ajouré blanc, à filets bleus et jaunes. L’intérieur est peint en bleu avec des décors très baroques. La Messe est affichée à 10h, à 11h20 quand je monte, elle n’est pas terminée. L’église est comble, une sonorisation extérieure est bilingue, italien traduit en anglais. J’y suis retournée à midi. Le curé, encore revêtu de son aube, chantait à tue tête, un gamin dans les bras, s’entretenant en grec avec ses paroissiens. Je n’ai pas trouvé le couvent des Dominicaines, sans doute fermé le jour de Pâques.

terrasse poèmes d'Homère
terrasse poèmes d’Homère

Après le grand Centre de Conférences rouge, la corniche pavée est presque vide, plus de Chinois. De rares touristes français font des photos. Le quartier est beaucoup plus calme. Les terrasses des restaurants se font rares. Il y a surtout des « chambres de rêve » à louer. Des écriteaux dissuadent les passants de s’aventurer dans les escaliers «for guests only ». Rien n’empêche de regarder les terrasses blanches, éblouissantes où un objet, une sculpture ressortent sur la blancheur : ici un hippocampe de verre dépoli, là, une vieille barque à la peinture délavée par le temps, sur ses rames on a peint « Homer’s poèms », plus loin dans une belle potiche un bouquet de strelitzias, un aloès aux formes décoratives….

strelitzia et plantes grasses
strelitzia et plantes grasses

Les escaliers sont gris soulignés de bandes blanches, parfois rehaussés de motifs de fleurs. Tout ce blanc se détache sur le bleu profond de la mer et sur la paroi volcanique aux teintes rouges et violettes. Il semble qu’il soit possible de continuer la promenade sur le rebord de la caldeira pendant des kilomètres. Au dessus, le « quartier catholique » a adopté le crépi jaune et parfois le rose à l’italienne. Des moulures blanches soulignent les façades des grandes maisons néo-classiques.

cyclades14dt 172 - Copie

Nous choisissons une terrasse pour notre apéro : le café frappé est mousseux à la perfection. L’ouzo est servi avec d’excellentes olives violettes. Je sors le carnet moleskine. Dessiner me permet de guider mon regard  de compter les coupoles, les différencier, de découvrir des arcades, de hauts palmiers, des campaniles. Je prends tout mon temps. Cette terrasse est si agréable qu’il nous vient l’envie d’y déjeuner. Le moindre plat coûte 9€ et je me méfie des moussakas et pasticcios destinés aux touristes, souvent décevants. La salade grecque à 8€, je me la préparerai pour 10 fois moins cher au studio !

J’entreprends un autre dessin avec le petit volcan Hephaistio pour sujet  central avec les îles qui bordent la caldeira.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

4 réflexions sur « Santorin – 1ère visite à Fira »

  1. Je suis (silencieusement) ton voyage dans les iles grecques, que j’ai effectué en deux temps il y a très longtemps… Pas de touristes asiatiques à l’époque. je me souviens aussi d’achats feta/tomate/pain en boutique « normale » pour grignoter dans la chambre, bien mieux que certains restaurants…
    Une ile superbe, de toute façon!

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s