LIBRE COMME L’OISEAU…..
Roissy-Charles-de-Gaulle, foule dans le RER B, voyageurs pressés et employés harassés par les allers-et-retours, 10 heures par semaine, 40 h par mois, compte Audrey, femme de chambre au Hilton. La caméra s’attarde sur ceux qui téléphonent, écoutent de la musique, elle prend son temps.
Hilton-Roissy, entre deux vols, entre deux voyages d’affaires. Le temps d’un vol intercontinental, entre San Francisco et Dubaï…On imagine que le temps va filer à la vitesse supersonique.
Brusquement tout s’arrête. Gary, volontairement, regarde s’envoler son avion pour Dubaï. Burn-out ou choix de la liberté? Il décide de tout quitter, les affaires, sa maison, son foyer. Sans projet, sans horaires, il glande dans la chambre 817, dort le jour, sort la nuit….
Audrey, est aussi à la limite de ses forces, entre ses trajets, et la liste des chambres à faire qui s’allonge. Travail répétitif, épuisant. Panne ou malaise, elle se sauve sur la terrasse et se métamorphose en moineau. Moineau tout jeune qui apprend à voler.
Là le film prend une autre tournure, Roissy vu par les yeux de l’oiseau. Vol rapide quand il prend son essor. Planant. Le temps est aboli. Vision contemplative de l’aéroport. Toute l’agitation des voyageurs perd son sens. Points de vues vertigineux sur les pistes. L’oiseau parle avec la voix d’Audrey. la métamorphose est-elle réversible?
Rencontre avec un peintre japonais…
Simon, le réceptionniste zélé, très classe dans son uniforme, polyglotte charmant n’est pas le personnage qu’on croit…il entraîne à sa suite l’oiseau dans la forêt..
On n’est pas au bout des surprises, après 2h08 qu’on ne voit pas passer, d’un film contemplatif qui nous envoûte.
Liberté dans le vol des oiseaux!



J’hésite à y aller, il est possible que ton billet finisse par me décider ..
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@Aifelle : c’est un très bon film, très belles images, bons acteurs, n’hésite plus
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