Tozeur : Balade en calèche et visite de la Briqueterie

CARNET DJERBA ET SUD TUNISIEN

la calèche, Sabrina la jument et les touristes!
la calèche, Sabrina la jument et les touristes!

Nous préférons une balade en calèche dans la palmeraie trop vaste pour être parcourue à pied. Méfiantes, nous fixons le tarif avec le cocher : 30 DT pour nous deux, pour 2 heures : palmeraie et briqueterie. Notre calèche n°42 est peinte en vert vif, avec trois banquettes, des fleurs artificielles. Elle est tirée par une jument du nom de Sabrina. Le cocher est chenu, il parle très bien Français et il est très doux avec sa jument.

La visite est commentée.

Trois étages de végétation de la palmeraie

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: en haut les dattiers, puis les arbres fruitiers, au sol les légumes. En périphérie de la ville nous passons devant une porte monumentale en brique avec des vantaux de bois cloutés de motifs berbères. Les riches maisons se cachent dans les jardins. Certaines appartiennent à des Européens. A un carrefour se dresse la statue d’Ibn Shabat (1221-1285) qui a planifié le système d’irrigation de la palmeraie : répartition horaire de eau. Mohamed nous montre ls arbres fruitiers : poiriers, figuiers, abricotiers, grenadiers dont les feuilles ont jauni. Un pêcher a gardé ses feuilles vertes ainsi que le jujubier.

Pollinisation des dattiers

La culture prédominante est bien sûr celle des dattes Deglet nour. Mohamed cherche un palmier mâle (peu nombreux il y en a 1 pour 40 femelles). La pollinisation est faite à la main. Un homme grimpe pour cueillir les fleurs mâles. Il répartit ensuite les rameaux portant les fleurs sur les inflorescences qui donneront les fleurs femelles. Il fixe un rameau à l’intérieur du régime qui se fécondera progressivement. Les fleurs qui s’épanouissent tardivement ne donnent pas de fruit et des dattes jaunes non comestibles murissent plus tard.

A la base de certains palmiers fleurissent les buissons de jasmin. Mohamed nous en offre quelques fleurs.

briqueterie

moulage
moulage

A la sortie des jardins Sabrina adopte un trot rapide et même galope : nous arrivons à la périphérie de la ville. La briqueterie est située en bordure du désert : cahutes, fours cylindriques qui ressemblent à des tours en ruine. Le potier raconte son travail. La briqueterie est une entreprise familiale. Les carrières d’argile blanche sont autour de la briqueterie, celles d’argile rouge sont un peu plus loin. Le potier mélange les deux qualités à main nue dans une sorte d’auge, il pétrit et malaxe. Il obtient ainsi une pâte beige, dont il remplit des moules de bois permettant de mouler deux briques à la fois.  20 familles fabriquent 50.000 briques.

séchage
séchage

Il saupoudre ensuite de la cendre et laisse sécher deux à trois jours, puis gratte la cendre et laisse encore une semaine avant la cuisson dans le four chauffé avec les feuilles de palmier à 800°C pendant toute une nuit où le potier restera éveillé pour alimenter le feu.  6000 briques cuiront ensemble tous les 15 jours. Une famille possède 4 à 5 fours.

cuisson
cuisson

En plus de l’activité des briques, il fabrique aussi des poteries ; Devant nous, il travaille au tour. En quelques minutes on voit apparaitre un bougeoir, un petit vase et une coupe.

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gargoulette pour faire cuire la viande

 

Après un tour en ville, nous déjeunons sur la terrasse dehors.

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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