CARNET DE BENICASSIM

J’avais beaucoup aimé la promenade samedi soir au coucher du soleil. Nous y revenons à la lumière du matin.
Le Centre d’Interprétation – La Bartola – se trouve dans une belle maison à étage crépie de jaune.

Le jardin est un arboretum planté des végétaux présents dans le massif : 4 espèces de chênes deux de pins, la plupart des buissons sont également étiquetés. Je reconnais le Genévrier qui a ici un port vertical, l’arbousier(Arbutus unedo) avec ses baies jaunes orange ou rouges,

le Laurier tin (Viburnum tinus)
le « Palmito » (Chamaerops humilis) petit palmier endémique qui a donné son nom au Désert de palmes. Je retrouve également le caroubier (Ceratonia siliqua) le Sorbier (Sorbus domestica) qu’on appelle aussi Cormier, le Pistachier Lentisque (Pistacea lentiscus) et Rhamnus alaternus le Nerprun alaterne. Ainsi que le figuier (Ficus carica). En revanche, Colutea arborens reste pour mi mystérieux, Google m’apprend qu’il s’appelle en français Baguenaudier (je ne connaissais que le verbe baguenauder, ne rien faire). Et bien sûr Cistus montpeliensis Cyste de montpellier et le Laurier-rose (Nerum oleeander).

A l’intérieur du centre, je reçois un très bon accueil : sur la maquette du massif, la guide me montre les promenades. La plus courte et la plus facile est celle du château de Montornes – forteresse arabe construit au 10ème siècle habité jusqu’au 15ème – peu de dénivelé, flirtant avec la courbe de niveau 400m. le sentier est très bon mais vers la fin j’ai dû m’aider des mains. Du Centre d’interprétation on peut aussi monter au sommet au pic Bartolo (729m). je regrette de ne pas avoir mon bâton de marche.

Déjeuner de magnifiques soles d’une fraîcheur irréprochable. Temps merveilleux, 23°C à l’ombre, et baignade dans l’eau calme encore tiède. Après midi écriture. La brochure du Centre d’Interprétation me conforte dans mon intuition : le mot « désert » doit être compris comme une retraite spirituelle loin du siècle. Pour les Carmélites, dans la contemplation et la prière. Les palmes sont les Chameropsis humilis dont les frondes forment des touffes au sol que je n’avais pas vus pensant aux hautes colonnes des fûts des palmiers-dattiers.

Douceur du soir. De très gros cargos stationnent au large du port de Castellon, certains sont illuminés comme des bateaux de croisière.
j’aime ce genre de paysage, il embaume les parfums des plantes
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@Dominique : flore méditerranéenne où je me sens chez moi dans les senteurs
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