Bayeux et la Tapisserie

BALLADE NORMANDE

Bayeux sous le soleil

Sous un soleil resplendissant, nous prenons le petit déjeuner dans le jardin. Faisons route vers Bayeux via Caen et la 4 voies qui va à Cherbourg, bien roulante, vide et gratuite.

9h30 : à l’entrée de Bayeux un amusant rond point  avec trois chevaliers à cheval en topiaires multicolores, très réussi. On a aménagé à l’entrée de la ville de vastes parkings. Il serait judicieux de s’y garer, sauf quand on est handicapé. A cette heure matinale, la ville est vide. On arrive facilement à la cathédrale de belle pierre blanche.

La Tapisserie de Bayeux est exposée dans un hôtel particulier un peu à l’écart des rues commerçantes derrière un  couvent qui est peut être un hôpital. Pour le prix de l’entrée (4€avec le Pass éducation) on fait la visite avec un audio-guide qu’on ne peut pas mettre en pause. Il faut donc suivre le rythme imposé. Impossible de prendre des notes ou de faire des photos. Cela fluidifie le passage, chacun avance à la vitesse des commentaires. Il n’est pas interdit de refaire le parcours sans l’audio-guide pour prendre son temps. Le contenu est très intéressant, racontant l’histoire de Guillaume et de Harold mettant l’accent sur des détails qui auraient pu rester inaperçus.

Pour embarquer, les chevaliers relèvent leurs vêttements

J’ai adoré le réalisme de la broderie, les chevaliers à moitié nus pour embarquer sur leurs navires près du bord. Quand Harold est fait prisonnier en Picardie où son embarcation a dérivé, il a un pied chaussé un autre non, ce qui montre qu’il n’a même pas eu le temps de débarquer tranquillement. Les expressions des visages sont magistralement dessinées. Un soi particulier est porté aux chevaux et aux faucons que les nobles chevaliers portent fièrement.

Guillaume vient chercher Harold prisonnier en Picardie

Un espion se cache derrière un arbre joliment stylisé avec un entrelacs qui rappelle un peu les motifs irlandais. La description des préparatifs pour l’invasion de l’Angleterre sont minutieusement montrés : abattage des arbres, sciage,  embarquement des cottes de maille et des provisions sont tout à fait pittoresques.

avez vous remarqué le guetteru sur l’arbre?

Pendant la traversée sur des bateaux qui ressemblent aux drakkars des vikings, on reconnait Guillaume et l’évêque Odon qui ne porte pas de lance mais un gourdin. L’évêque ne doit pas faire mais rien n’interdit d’assommer l’ennemi !

Guillaume et Harold font la guerre aux Bretons : Mont saint Michel

On voit cuire des brochettes, enfourner des pains. Les nobles chevaliers de l’entourage de Guillaume mangent autour d’une table arrondie tandis que les simples soldats sont à l’écart. La fin de la tapisserie raconte la bataille d’Hastings avec moult détails ; amusant épisode où guillaume qu’on croyait mort pendant la bataille enlève son heaume pour se faire reconnaitre. Réalisme des archers et de la grêle de flèches…Je suis bluffée et fait un tour pour les photos.

les funérailles d’Edward

Une promenade passant par de jolis jardins franchit la rivière : l’Aulne. Bayeux est vraiment une jolie ville

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

5 réflexions sur « Bayeux et la Tapisserie »

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