Rabat : Catacombes et Grotte de Saint Paul

CARNET MALTAIS

Rabat, est la jumelle, presque siamoise, de Mdina. Elles ne forment qu’une seule agglomération. Mdina est la ville close aux ruelles interdites à la circulation et aux palais baroques où j’ai croisé beaucoup plus de touristes que de Maltais. Rabat est une ville tranquille, commerçante avec des couvents, des collèges, des cafés, un peu hors du temps préservée du béton. Si le temps s’est arrêté à Mdina au 18ème siècle à Rabat ce serait plutôt en 1950 avec les petites boutiques, le poissonnier qui a arrêté son camion  la pâtisserie (la même dame qu’au marché de  Marsaxlokk dimanche qui m’a reconnue). A Rabat, Saint Paul s’est arrêté trois mois prisonnier des Romains après son naufrage en 60 de notre ère et a fondé la première communauté chrétienne de Malte. Il a vécu dans une grotte qui est l’épicentre du culte de saint Paul qui s’est développé au 17ème siècle. Un palais où logeaient les administrateurs – des chevaliers de l’Ordre de saint Jean – a été érigé au dessus de la grotte par Alof de Wignacourt (1601-1622).

On visite donc les Catacombes, celles du Musée Alof de wignacourt sont payantes tandis que celles de Sainte Agathe entrent dans le Multipass Heritage ; j’ai choisi celles du Musée Wignacourt à cause du joli dépliant et aussi parce trois visites sont proposées : la grotte de saint Paul, les catacombes des Premiers chrétiens et des abris anti-aériens de la 2ème Guerre Mondiale en plus de celle du Musée d’art Religieux dans le Palais Alof de Wignacourt.

Le musée est situé sur la place en face de l’église Saint Paul. Il y a une cathédrale saint Paul mais à Mdina. La place  triangulaire est très sympathique avec ses cafés où sont assis de vieux Maltais, on n’est pas gêné par les automobiles. A côté de l’église il y a une sorte d’enclos paroissial avec une allée de pierre et une statue géante de saint Paul est perchée sur une éminence. Les lauriers roses sont taillés comme de petits arbres avec un tronc. J’ai flâné sur la place en attendant l’ouverture du musée.

catacombes romaines

La visite se fait avec l’audio-guide qu’il faut impérativement prendre parce qu’il n’y a aucune indication dans les catacombes ou dans la grotte. Je me suis un peu perdue dans le dédale des souterrains. Cette impression de labyrinthe donne du piment à la visite qui est un peu monotone. Au cours de la 2ème guerre mondiale, les habitants de Rabat creusèrent avec des pics des loges comme abri anti-aérien, généralement de petite dimension, 3mx2m ou 1.5m. Certaines ont été aménagées confortablement avec une porte, du carrelage et parfois l’électricité. J’ai déambulé dans les deux couloirs où s’ouvrent ces cellules. Puis par des marches qui montent et qui descendent (j’ai perdu la notion de l’orientation et même du niveau) je suis arrivée aux catacombes romaines, nécropole ayant servi pendant plusieurs siècles. Les tombeaux diffèrent selon les moyens financiers des familles. Tantôt sont creusées de petites niches, tantôt de longs sarcophages. On visite aussi la salle des agapes où se réunissaient les familles. Une curieuse table ronde taillée dans la pierre est un peu étrange. .

La grotte de Saint Paul est une crypte transformée en chapelle baroque où rien ne rappelle les premiers chrétiens. Des papes sont venus s’y recueillir, certes…

Le musée est un palais austère et magnifique. Dans le vestibule à l’étage sont suspendus de nombreux tableaux sombres de chevaliers de Malte, pèlerins en Palestine, deux femmes aussi ce qui est assez rare pour être souligné ? On visite la chambre de l’Intendant qui dormait au pied de l’escalier menant au Trésor. Il était le seul à bénéficier d’une « suite » (baignoire et toilette) pour surveiller le magot sans quitter la chambre.

La Salle du chapitre ressemble à une salle à manger avec de lourds meubles maltais une urne pour els décisions à vote secret trône sur la table ; Les tableaux sont de qualité variable. Je reconnais immédiatement ceux de Mattia Preti et un intéressant peintre français Antoine de Favray (Saint Paul le Naufragé à La Valette). J’ai bien aimé les cartes et gravures anciennes

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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