Zaghouan : Temple des eaux et Jebel Zaghouan

CARNET TUNISIEN DU NORD AU SUD

Zaghouan : temple des eaux

Au petit déjeuner le patron de Dar Zaghouan a consulté notre programme de visites : « trop chargé ! vous n’y arriverez pas ! ». Comme je lui ai parlé du blog, il offre gracieusement le guidage par le guide de l’hôtel. Nous déclinons cette offre, nous préférons l’aventure !

La matinée se déroulera donc sur le Jebel Zaghouan. Hier, apparition saisissante sur la plaine, silhouette d’une carnassière de canidé avec des pointes déchiquetées et un talon « broyeur » à l’arrière. La montagne culmine à 1295 m . C’est aussi le château d’eau pour la région, source de l’aqueduc apportant l’eau aux Thermes d’Antonin à Carthage.

Temple des eaux : bassin de décantation

Le Temple des Eaux est encore dans l’ombre, nous sommes les seules visiteuses. Le gardien se propose de me le faire visiter et j’accepte de le suivre avec joie. De 123 à 128 ap. JC a sévi une terrible sécheresse sur Carthage, l’empereur Hadrien décidé la construction de l’aqueduc, long de 132km qui débute ici ? Le Temple des eaux est un nymphée. La source se trouve dans la niche centrale, petit temple de Neptune, 25 m plus bas. Une galerie d’arcades abritait 12 statues de nymphes dans des niches plus petites. L’eau était décantée dans un bassin de marbre bris bilobé puis passait dans un conduit de pierre ?

petit temple d’Hadrien et Salambô : bouquet offert par le gardien

En dessous, se trouvait le Petit temple que le gardien attribue à « Monsieur Hadrien et Madame Salammbô ». (Une telle association est tout à fait étonnante, je n’en ai pas trouvé de trace nulle part). Les eaux se déversaient dans un bassin carré par 3 tuyaux et se déversaient dans le collecteur. Le gardien m’a aussi conduite à l’arrière du monument pour me montrer les carrières de marbre gris : on voit encore les encoches dans lesquelles les carriers plaçaient les coins. Le vieil homme cueille des fleurs : un bel hibiscus, des grains roses du faux-poivrier (Schinus molle), des bougainvillées violettes.  Pendant que je note, Dominique remarque un aigle royal qui plane.

Faux poivrier

Jebel Zaghouan : Sidi Bou Gabrine

Jebel Zaghouan : sommet

Une route s’élève en lacets au flanc de la montagne du côté nord dans une garrigue touffue de lentisques pistachiers, chênes verts, caroubiers, des pins d’Alep ainsi que de grosses touffes rose de fleurs de bruyère arborescente. Elle est étroite il faut faire attention aux nids de poules. La Symbol grimpe très bien. Il ne faudrait pas rencontrer un véhicule en face. La première pointe du massif est coiffée d’une tour de ciment (tour de guet ?)Quand on s’en approche, la route prend une autre direction, descend franchit un vallon puis remonte  en direction des antennes. On voit des vaches, et au dernier moment les bâtiments blancs de Sidi Bou Gabrine.

Sidi bou Gabrine

Juste au-dessus, il y a des tables et une aire de pique-nique. La route continue amis un panneau indique qu’on entre en zone militaire, circulation interdite.  On s’arrête donc sur un épaulement : la vue est splendide.

Sous les caroubiers

 

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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