Amorgos : Chora et Katapola

CARNET DES CYCLADES – AMORGOS

Chora, la capitale d’amorgos ses moulins et sa forteresse vénitienne

Chora

3 km au-dessus, se trouve la capitale d’Amorgos : Chora. Très petite capitale qui possède néanmoins une forteresse vénitienne perchée sur un piton rocheux. De la forteresse il reste peu de chose. Une église blanche occupe le sommet et quelques maisons blanches se pressent contre les murailles. Il faut laisser la voiture au parking sous la Platéia – vaste place bordée de cafés et boutiques, puis se perdre dans les ruelles d’un blanc éclatant.

Chora

Les restaurant ont soigné les enseignes peintes, ont sorti les tables et les chaises colorées. Des pot fleuris bordent les rues. Dans cette toute petite ville le nombre d’églises est impressionnant. J’aurais dû les compter. Certaines sont doubles, orthodoxes et catholiques. Le catholicisme vient de Venise ? j’ai déjà vu cette configuration à Kotor (Monténégro) qui était vénitienne. Jolies boutiques également.  Un artisan peint n’importe quel support : fontaines en fer blanc, pots de fleurs. C’est trop joli, un peu artificiel l’authenticité est limite.

Chora est coiffée d’une série de moulins à vents alignés sur une arête rocheuse. L’un d’entre eux possède encore ses ailes, plusieurs ont gardé le toit rouge pointu.

Katapola

katapola

Katapola, sur la côte ouest est le port principal d’Amorgos et aussi sa plus grande ville. Comme à Aegiali, le port est situé au fond d’une longue baie étroite. Les quais sont animés par de nombreuses terrasses de cafés et restaurants, boutiques de souvenirs et agences de voyages qui vendent les billets de ferry. Une librairie vend tout le matériel pour peindre et encadrer les tableaux. De nombreux livres en français sont exposés : des best-sellers (Levy ou Musso) mais pas que. Il y a aussi des traductions de littérature grecque et de poésie.  J’ai failli craquer pour un volume d’Elytis mais ma valise affiche complet. J’ai été très étonnée de trouver une autre librairie tout aussi bien fournie en textes littéraires et traductions en français. Il faut croire que les touristes francophones qui arrivent à Amorgos sont plus lettrés que ceux qui visitent les autres îles. On ne vend pas non plus les opuscules vulgaires et les jeux de carte exhibant des phallus comme à Santorin ou Mykonos.

Au bout du quai, le quartier des pêcheurs est sympathique avec ses maisons peintes de fresques naïves. Du linge noir pend sur les étendoirs et le tourisme n’a pas encore eu le loisir de bousculer la vie traditionnelle.

En face, de l’autre côté de la baie, une route conduit aux plages. Mince bande cimentée où l’on se faufile plutôt et qui ne va pas plus loin que le cimetière. Cimetière mari suspendu et bien fleuri sous ses noirs cyprès. Minuscule parking pour les plages. Il vaut mieux continuer à pied. Après avoir descendu un escalier, je marche sur le gravier le long de l’eau. Des couples ont étendu leurs serviettes sous un tamaris. Plus loin, la côte devient rocheuse ; L’eau est très transparente ? Au bout d’une petite pointe, une minuscule église avec sa coupole bleue.

Katapola plage

Le retour sera difficile. A l’endroit où la route est la plus étroite, entre deux maisons voilà qu’un petit camion blanc nous barre la route sasns intention de reculer ; Dominique recule jusqu’à une portion de rue plus large où deux voitures pourraient se croiser peut-être, mais un camion ! Après plusieurs essais avec ou sans rétroviseurs, le chauffeur du camion constate qu’il lui faut reculer.

Nous débouchons sur le quai et nous asseyons sur la première terrasse venue, très jolie avec des tables et des chaises vert amande. C’est très joli et le menu est alléchant. Nous commandons des légumes farcis : il n’y en a pas. La moussaka figure aussi au menu, mais pas en cuisine. Les poissons sont chers (y en a-t-il ?) . Finalement on mangera ce qu’il y a : des souvlakis de poulet au citron pour moi un beefsteak haché pour Dominique. Même les hamburgers manquent ! Arrivée de deux brochettes, au poulet délicieuse,  au porc immangeable mal cuite et élastique.

Retour par la même route, plage toujours avec le même plaisir.

 

 

 

 

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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