De Porto à Ajaccio : Cargèse et Sagone

CARNET CORSE

La plage au nord de Cargèse

Plaisir de repasser par les calanche de Piana, de revoir les rochers bizarres, les échappées sur le Golfe de Porto. La route d’Ajaccio D81 quitte le littoral, nous ne retrouverons la mer qu’à l’approche de Cargèse. La route traverse une très belle forêt de chênes ; Le long de la route on a planté des eucalyptus aux troncs géants qui s’épluchent en lambeaux verticaux retombant comme des serpentins après une fête.

Le maquis est formé de buissons plus bas, plus sec. On ne voit plus les arbousiers bien verts.

Eucalyptus sur la route

Cargèse est une petite ville dont l’histoire est singulière. En 1676, 600 Grecs, venus de Vitylo,  fuyant l’occupation turque, s’installèrent  à Paomia, un village de l’intérieur. A la suite de conflits avec les bergers corses, Marbeuf fit construite en 1773 120 maisons et deux églises. Dans Colomba de Mérimée que j’ai lu récemment, Miss Nevil, la jeune Anglaise snob, notait que les villages corses étaient bâties sans plan et qu’il fallait aller à Cargèse pour voir une rue que Marbeuf avait construite.

Cargèse : église catholique

Autour de la table d’orientation, en haut du village plusieurs panneaux racontent l’histoire de Cargèse depuis la Préhistoire (plusieurs dolmens et une statue-menhir figurant un visage se trouvent dans les environs). Je descends dans le village qui est bien tel que l’avait décrit Mérimée : des rues parallèles des raidillons qui les recoupent à angle droit. Les maisons ont généralement deux étages et des balcons de fer. Peut être sont celles que Marbeuf a fait construire ? La plupart sont plus récentes. Une petite maison jaune porte une plaque  bilingue corse/grec rappelant qu’ici vivait un prêtre grec. Sur la mairie, une autre plaque célèbre le jumelage Itylo/Cargèse.

rgèse église orthodoxe
Carghèse : églises

Deux églises se font face, chacune sur une petite place perchée séparée par un vallon fleuri de plumbagos, Yuccas, hypomées, lauriers-roses. Elles sont symétriques. L’église catholique est très décorée à l’intérieur avec de nombreuses statues. L’église Grecque fait l’exact pendant, seule l’iconostase et les fresques (modernes) diffèrent.

 

Le port est une petite marina avec de jolis restaurants et des départs pour les excursions à Scandola.

Le soleil a dispersé les nuages, il est bien chaud. Temps de trouver une plage. Juste avant Cargèse, il y avait une grande plage de sable. Nous n’avons pas envie de revenir en arrière. Nous ne trouvons pas l’accès (à pied) à la plage de Menasina, repérée de la marina, celle de Stagnoli ne nous attire pas trop : il y a des rochers, des vagues et des écriteaux signalant que la plage est dangereuse.

Près de Sagone

Nous ne trouvons qu’à Sagone une grande plage de sable blanc proche de la route, des restaurants. Nous nous installons sur le parking du Restaurant Torraccia : beau mobilier blanc, une voile triangulaire qui fait de l’ombre, un filet comme ceux qui camouflent les tanks mais blanc, . Dominique s’installe à une table. On se régalerait bien d’une pizza. Aujourd’hui, mercredi, c’est fermeture hebdomadaire. Après une très longue baignade nous pique-niquons sans vergogne sur les tables blanches.

Une vieille sorcière vient à ma rencontre pendant que je longe le bord en nageant, poussant une frite rose recourbée dans l’eau. Elle mâche du chewing-gum en grimaçant. Elle s’amuse à me faire peur « il y a une méduse » . Comme je ne semble pas effrayée par la prétendue méduse, elle m’avertit qu’il y a un étron flottant à côté de moi. Cela me dégoûte et je sors.

plage

Après Sagone, la route 81 est en travaux. Les nuages envahissent le ciel La route est moins agréable. En regardant vers la mer, nous voyons la merveilleuse plage blanche de Liamone, Ancone et le Golfe de Lava. Nous nous promettons de revenir.

la vue du balcon sur les îles Sanguinaires

Le GPS nous fait tourner dans les zones commerciales d’Ajaccio, l’arrivée paraît interminable. Nous aboutissons dans le parking de la Résidence « Les Crêtes »  au-dessus de la route des Sanguinaires. Mauvaise surprise, nous sommes au second étage sans ascenseur. La vue du balcon est merveilleuse.

 

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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