Dimanche à Puerto Viejo

CARNET DU COSTA RICA

La plage au bout du sentier de Shawandha Lodge

Les oiseaux nous réveillent un peu avant 6 heures. Un sentier relie le Lodge à la plage : courte promenade sous des arbres immenses, fleurs graphiques, lianes qui s’enroulent sur les troncs. De l’autre côté de la route les maisons sont bien cachées dans la jungle, invisibles de la route. Le sentier débouche sur une crique de sable blond avec quelques coraux ; les vagues bien formées interdisent la baignade (récemment un client de l’hôtel s’est noyé). Rituel du matin : les pieds dans l’écume des vagues qui viennent mourir sur le sable. Des arbres aux feuilles arrondies et vernissées compliquent mon passage. Ici aussi, les troncs rincés par la mer jonchent le sable. Je croise deux couples et une dame qui promène trois chiens. A mon retour à 7h30, je constate que tous les bungalows sont occupés. Sur chaque balcon il y a quelqu’un qui lit dans le hamac ou sur une banquette. Les bungalows sont si bien cachés dans la verdure qu’on ne soupçonne même pas la présence d’autres occupants. Calme et volupté !

assiette de fruits tropicaux

Le plus joli petit déjeuner qui soit : au centre de l’assiette de fruits, un fruit de la passion rond est découpé comme un œuf à la coque ou une coupe de caviar aux grains gris, autour des tranches de pastèque, des rondelles de bananes, une mangue ouverte découpée en quadrillage, des quartiers d’ananas et une fleur rouge qui relève la couleur ! C’est exquis, chaque fruit à maturité parfaite. Omelette ou œuf frit ? toasts chauds excellent café fort et un peu amer.

En attendant que notre hôtesse contacte la guide francophone qui pourrait nous emmener visiter les indiens Bribris nous partons à faire quelques courses (eau en bouteille, cartes téléphoniques costariciennes). Cocles possède une supérette et deux grands supermarchés mais Puerto Viejo est plus animée avec des restaurants, des boutiques de souvenirs, pharmacies….

une « île » dans la mer Caraïbe

La plage de Puerto Viejo, le Dimanche : Des familles sont venues de Limon faire un pique-nique. Certaines ont apporté leurs glacières, d’autres sont très bien équipées : marmites rondes à fonds noircis, barbecues, radiocassettes pour l’ambiance, draps de bains, parasols…Dominique s’installe sur un tronc lisse à l’ombre d’un arbre bien vivant et je reprends l’arpentage de la plage. Des récifs abritent une piscine naturelle où des enfants barbotent en sécurité. Sur un navire rouillé la végétation s’et installée, une troupe d’échassiers d’aigrettes blanches et hérons gris, est perchée. Un arbre se dresse au milieu avec des feuilles oranges. Les bars de plage ouvrent : tabourets hauts de comptoirs, tables carrées plus ou moins bricolées, peintes de couleurs vives ; Ambiance caribéenne, serviettes et drapeaux aux couleurs jaune rouge et vert, figures du reggae, boutiques et ateliers de coutures pour mode wax(modèles européens tunique et minirobes, maillots de bain tricotés ou au crochet, paréos. Peaux colorées, noires, café au lait métisses surtout, dreadlocks….Sur le bord de la route, on propose des petits déjeuners tardifs aux clients des hôtels de backpackers/ Ambiance roots, loin du luxe feutré des lodges. Je m’enquiers des horaires du déjeuner : 11-17h. Le soir c’est fermé.

Continuant mon exploration sur le bord de l’eau, j’arrive à une plage de sable noir battue par de très grosses vagues. Des surfs sont à louer mais il n’y a personne. Trop tôt sans doute ! Un peu plus loin se tiendra une compétition de surf. On monte une estrade et règle la sono. En attendant, la plage est déserte, je pourrais marcher sur des kilomètres. Le soleil brille, j’aurais dû me tartiner de crème solaire et mettre un foulard.

Le culte

Petit tour dans les rues de Puerto Viejo. A l’église, c’est la Messe ; Ou plutôt le culte baptiste. En musique. Pas de prêche du pasteur. Pas de pasteur. Une femme grisonnante se tient debout près du micro et entonne les hymnes dont les paroles défilent sur un écran. Un jeune homme est aux commandes d’un ordinateur. Culte électronique pour une assistance clairsemée mais fervente. A l’entrée de l’église une femme danse scandant la musique avec un tambourin. Elle m’invite à entrer Je n’ose pas : je suis habillée d’un short et d’un débardeur. Les tenues sont décontractées, personne n’est endimanché. Nous sommes les seules blanches, les fidèles sont noirs ou métisses.

Les boutiques de téléphone sont fermées ; j’ai acheté une carte SIM du Costa Rica mais je ne sais pas comment l’activer.

La piscine de Shawandha Lodge

Retour à Shawandha : la guide francophone est prise. Nous renonçons au tour à 70$ comprenant transport et repas.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

2 réflexions sur « Dimanche à Puerto Viejo »

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