Sierpe, Drake Bay Finca Maresia

CARNET DU COSTA  RICA

la mangrove de Sierpe

A nouveau boucler les valises et cette fois-ci ranger tout puisque nous allons rendre la voiture à Sierpe.

Petit déjeuner à la carte : « typico » avec riz aux haricots, une petite salade très pimentée, deux œufs au plat et bien sûr plantain frit. Mais le grand luxe c’est le jus de fruit : à la place des boissons chimiques tirées d’un distributeur, la serveuse apporte deux coupes d’ananas frais. Depuis le temps que je voulais essayer les batidos, c’est fait. Exquis !

79 km entre Dominical et Sierpe – 1h05 selon Googlemaps – une route bien roulante Pacifica Fernandez. Les gros camions ne sont pas encore sortis.

 Uvita, station balnéaire plus développée que Dominical.  C’est là que nous aurions dû venir pour les courses et pour trouver un restaurant. Passé Dominical, nous avons deviné les resorts luxueux bien cachés dans la campagne. Il y a même des maisons à étages (premiers immeubles rencontrés depuis Jaco), un golf est signalé.

palmiers à huile

A l’horizon se détachent des sommets déchiquetés. A Palmar Sur, nous quittons la route principale. Nous faisons un tour dans la petite ville commerçante où l’on ne vend rien d’extraordinaire, de l’électroménager, des vêtements, des motos. Les devantures n’ont rien de spécial mais cela déborde de vie de bruit, de musique dans les bars. La route de Sierpe se trouve à droite après le pont métallique sur le Rio Tenere, elle zigzague autour des parcelles cultivées : palmiers à huile, bananeraies – exploitations familiales sans doute, rien à voir avec les bananeraies industrielles entre Limón et Tortuguero.

Récolte

On récolte en ce moment les dattes rouges des palmiers à huile réusines en un régime serré. Deux garçons remplissent une charrette tirée par des bœufs. On a fini de les couper ? J’aurais bien voulu voir comment ; Les garçons sont d’accord pour être filmés.  D’une maison voisine s’échappe de la musique cubaine qui sonorisera le film.  Nous photographions les maisons de bois d’un village construite autour d’un terrain de foot herbu ; Elles sont le plus souvent basses mais certaines ont un balcon à l’étage.

Quelques palmeraies plus loin : Sierpe, petite agglomération au bord du fleuve animée par le trafic fluvial qui relier Drake Bay et la Péninsule d’Osa. Des bateaux de toute taille font la navette. Les touristes laissent ici leur voiture de location ; stations de lavages et parkings se sont installés, sans parler des restaurants et cafés où touristes et mariniers attendent.

au village de Sierpe

En attendant 11h30, l’heure de notre passage, nous regardons passer les îles flottantes de jacinthes qui dérivent et les oiseaux noirs voletant d’île en île. Va et vient des bateaux, petits bateaux des hôtels, plus gros. Le nôtre est « l’autobus », le service régulier. Le capitaine appelle les passagers selon leur destination, range les valises et désigne des bancs. 24 passagers et nombreux hommes d’équipage qui seront indispensables à l’arrivée. Pour débarquer, il faut se déchausser. Le bateau s’approche de la plage mais il n’y a pas de ponton et il y a de l’eau jusqu’aux genoux ; les valises sont sorties en vitesse et les marins les portent sur la tête ; Je reçois ma petite valise bleue au milieu de l’eau et manque de la tremper ; son bain ne dure que quelques secondes mais je suis déjà chargée avec le sac de plage rose et les deux paires de chaussures attachées par les lacets. La sortie de Dominique a été sportive, les marins efficaces et serviables mais le bas du pantalon trempé.

1h30 sur la navette de Sierpe à Drake Bay

Le « taxi » qui vient nous chercher est un vieux minibus bordeaux conduit par Johnny, le patron de la Finca Maresia. Les présentations sont en Espagnol. Johnny parle parfaitement Anglais mais il est ravi de mes efforts. Tout en conduisant, Johnny commente la route : le village (pueblo) qui a quelques supermarchés (petits) et de nombreux restaurants ; le minibus grimpe ensuite une piste poussiéreuse sur 3 km ; nous arrivons sur un terrain bien accidenté à la pelouse grillée par la sécheresse mais entourée de grands arbres. « Une finca de montagne » dit-il. La mer est à un quart d’heure à pied par une autre piste.

une finca de montagne

La terrasse est le mot-clé caractérisant l’architecture des bungalows et du bâtiment -restaurant. Terrasses perchées sur des poteaux, suspendues dans le vide, abritées par de grands auvents de tôle peinte en vert dépassant largement le plancher de bois. Le restaurant est prolongé d’une vaste terrasse avec canapés, hamacs, fauteuils suspendus, dominant tout le terrain et les alentours.

bungalows

Notre bungalow, le n°5, est aussi posé sur pilotis. Il repose sur un beau parquet. Une immense baie vitrée sépare la chambre de la grande terrasse où sont suspendus deux hamacs avec une balustrade de bois, seul mobilier une tranche de tronc d’arbre pour faire le plateau d’une table. Nous nous trouvons à la hauteur des feuilles multicolores d’une haie qui nous isole de la pente herbue qui monte au bâtiment-restaurant. Une autre haie sépare la chambre du bungalow voisin. Suspendues en pleine nature

hamacs sur la terrasse

La décoration de la chambre est contemporaine, bois et béton brut. Somptueux parquet, au murs lambris mal équarris. En guise de placard, une niche avec des planches brutes. Des moustiquaires en baldaquin au-dessus de chacun des lits, gaze cousue aux quatre coins d’une toile blanche. Comme il n’y a pas de moustiques en cette saison, on a noué d’un simple nœud, la mousseline. Un ventilateur à longues pales brasse l’air chaud et réussit même à bien rafraîchir la pièce après la tombée de la nuit ;

Un grillage surmonte le bois au-dessus de la salle de bain communiquant par une porte de bois coulissant. Par le grillage, la nuit on voit les étoiles. Eclairage discret : 2 petits spots sur des tiges orientables et des appliques carrées. Rideaux jaunes d’un côté, vert de l’autre ; La salle de bain, gris ciment mais soigné façon tadelakht. Douche séparée par une plaque de verre. Dans le ciment du sol on a pris des galets noirs, décoratifs et pratique : on ne glisse pas. Chambre très séduisante, mais je passerai le plus de temps dans le hamac.

Le déjeuner est simple et très fin : poulet parfumé mélangé à des oignons dorés et des oignons crus , riz blanc.

Je descends à la plage par une piste sableuse qui se termine par une allée d’hibiscus entrelacés en un tunnel arrondi, puis par un charmant petit pont suspendu sur un ruisseau. Entre maillot de bain et appareil-photo, j’ai choisi la photo ; je le regrette la baignade devant les eaux tièdes et tranquilles de Drake Bay où enfin je pourrais nager. La remontée est plus facile que je ne craignais.

Belle surprise en arrivant à la Finca. Johnny me montre les aras, magnifiques perroquets multicolores avec le dos rouge. Ils se gavent des fruits très durs de l’almendro (Dipterix oleifera) qu’ils broient avec leur gros bec.

Le dîner est servi à la table d’hôte, tout le monde mange ensemble. C’est plus convivial. Le menu est affiché au tableau blanc avec les horaires des excursions. Si on est végétarien, il suffit de mettre une croix au tableau. En hors d’œuvre, la pâte de haricots rouge épicée est accompagnée de chips de plantain. Soupe orange, courge ou potiron. Pavé de bœuf grillé, délicieux. Depuis notre arrivée au Costa Rica, le bœuf est excellent. Au dessert une mousse de fruits de la passion.

Nous dînons en compagnie de deux Néerlandais qui ont fait un circuit similaire et c’est un plaisir d’échanger des souvenirs.

La nuit tombe vers 18h, il fait complètement noir quand nous descendons sous la nuit étoilée. Je serais bien restée regarder les étoiles dans le hamac mais j’ai peur des moustiques. C’est idiot il n’y en a pas.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

3 réflexions sur « Sierpe, Drake Bay Finca Maresia »

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