Dimanche à Maratea

CARNET DU MEZZOGIORNO

Village de Maratea

Le village de Maratea

Le « centre historique » étagé à mi pente au flanc de la montagne est un dédale de rues d’escaliers et de passages. Sur une distance de quelques centaines de mètre j’ai vu 4 églises ouvertes, mais bien vides, pourtant c’est aujourd’hui dimanche. Les commerçants ont sorti dans la rue la marchandise : vêtement plutôt haut de gamme, maroquinerie ? Les restaurants sont encore fermés ; Début juin est en basse saison. Pour les photos c’est compliqué ; les ruelles sont encombrées de fils électriques, de compteurs, panneaux de signalisation routière. De nombreuses maisons sont vides, à vendre ou complètement délabrées. On n’a pas encore rénové les vieilles bâtisses pour en faire des Rbnb. Dans la promenade tranquille, je ne croise qu’un couple brandissant une brassée de lys, des vieux s’appuyant sur des cannes, une ou deux dames affairées et deux touristes américaines sortant de la Locanda Donne Monache (hôtel très chic).

La grande église au clocher pointu qu’on voit de loin au sommet du village est fermée. Punaisé le calendrier des messes dans 16 églises et chapelles différentes.

Le Christ Rédempteur

Maratea : le Christ Redempteur

De là part le chemin de croix qui monte au Christ Rédempteur perché à 624 m d’altitude sur le Mont San Biagio. Un beau dénivelé à prévoir, j’hésite à grimper. D’ailleurs nous avons prévu d’y monter en voiture ce matin. La route monte presque au sommet. En passant nous découvrons deux grands hôtels-clubs avec piscine cachés dans les bois, invisibles de la route et plutôt discrets. A mi-hauteur, levant les yeux nous découvrons avec étonnement une structure de béton qui fait pense au grand huit des foires ou à un échangeur d’autoroute. C’est la rampe qui permet aux cars et aux voitures de monter au sommet du rocher bien raide. Celui qui a fait ériger la statue géante était le promoteur immobilier qui voulait valoriser Maratea, il s’y connaissait en béton !  Il faut laisser la voiture au parking, prendre une navette, ou continuer à pied, un pèlerinage demande quelques efforts ?

Sur la place s’alignent quelques boutiques et buvette, perpendiculairement à San Biagio. La statue est encore plus loin. Elle est vraiment immense : 22 m, toute blanche mélange de marbre et de ciment élevée en 1965 par le sculpteur florentin Bruno Innocenti. Malgré mes préjugés défavorables envers les bondieuseries, je suis séduite par ce Christ qui, vu du bas, a l’air de danser. Le sculpteur a su imprimer un mouvement, la matière n’est pas laide comme je m’y attendais. Quand je m’approche, je prends conscience de ses dimensions et je suis contente qu’un visiteur se plante devant pour donner l’échelle.

J’avais prévu de descendre à pied, mais le sentier est barré au niveau des ruines (village abandonné ou vestiges d’une forteresse ?)

Fiumicello

 

Fiumicello est une plage équipée où arrive la route. Difficile de se garer un dimanche, même au début juin. Le parking souterrain est fermé. Le Pergole est l’établissement qui gère les parasols bleus (1 parasol et deux lits : 16€), au-dessus sur la terrasse cimentée un bar sert aussi à déjeuner salades et sandwiches mais il faut commander avant 12h30. Plage de sable gris à gros grain d’assez grande taille. Au fond parasols jaunes et verts au milieu plage publique. Un ruisseau se jette, en faisant une petite cascade (il a donné son nom à la plage), près de son embouchure l’eau est glaciale. Une rangée de bouée orange interdit l’entrée aux bateaux. Elles sont bien éloignées du rivage et je me donne le défi de nager de bouée en bouée. Ensuite, je nage parallèlement à cette ligne mais plus près de la plage. Il me vient la drôle d’idée que je laboure la mer, par association d’idée je fais un curieux sillon en boustrophédon, tantôt de droite à gauche puis de gauche à droite. De l’autre côté de la plage, il y a des grottes avec des stalactites, on peut s’y promener sur un cheminement cimenté. Près d’un rocher certains font du snorkeling. Qu’observent-ils ? L’eau est très transparente et je ne vois rien.

Nous retournons au Scialuppa 25 sur le port. Pennes aux crevettes, Dominique a commandé de la petite friture il arrive un steak d’espadon qu’on renvoie, il arrive plus tard des crevettes roses des calmars en beignets (12€) à la place de la friture d’anchois (8€)  qu’on voulait.

Nous retournons à la plage noire où la baignade est encore merveilleuse dans le cadre magnifique et l’eau émeraude très foncé. Cette couleur est-elle due au sable noir ou au reflet de la végétation ?

Nous rentrons assez tôt pour profiter de la terrasse et préparer les visites avec les guides, téléphones et brochures.

 

 

 

 

 

 

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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