Giorgia O’Keeffe à Pompidou

Exposition temporaire 8 septembre 2021 – 6 décembre 2021

Inside the  Red Canna

Merveilleuse exposition O’Keeffe à Beaubourg, à ne pas rater!

Giorgia O’Keeffe (1887 – 1986) est une figure de l’art moderne américain. 

Elle a commencé sa carrière en 1916 en exposant à New York au 291, la galerie de Stieglitz, où l’on pouvait voir les dessins de Rodin, de Picasso et la peinture de Cézanne, des aquarelles de Demuth et bien sûr les sublimes photographies de Stieglitz.

Serie I White and blue flower (1918)

Elle peint une « série synesthésiste » suivant l’idée de Picabia selon des abstractions organiques correspondant à des ondes sonores jouant des mélodies. Elle s’inspire également du livre de Kandinsky . J’ai moins aimé les tableaux abstraits Black abstraction et Abstraction white que les œuvres d’inspiration végétales comme ce maïs

Corn dark 1

Pour se forger un style bien à elle, elle peint des fleurs en les zoomant, fleurs géantes, sensuelles, colorées que certains jugent érotiques (dans une vidéo Giorgia O’Keeffe s’en défend arguant que chacun peut y voir ce qu’il veut.)

White iris

« O’Keeffe, c’est l’Américaine qui peint de grosses fleurs?  » me demande une de mes copines. Oui, certes , mais pas que!

« Il est rare que l’on prenne le temps de regarder une fleur. j’ai peint ce que chaque fleur représente pour moi et je l’ai peinte suffisamment grande pour que les autres la voient telle que je la vois »

Jimson Weed/white flower (1932) – datura

Elle a aussi peint la campagne, les maisons et les granges des environs de Lake George où Stieglitz,  devenu son mari, avait une résidence, la Gaspésie..

Elle a aussi peint des paysages industriels rappelant les photographies de Stieglitz

New York East End

ou les gratte-ciels newyorkais spectaculaires mais toujours avec sa fascination pour le cosmos et le ciel.

New York with moon

mais c’est le Nouveau Mexique qui deviendra le sujet de paysages de prédilection.

Montagnes rouges du Nouveau Mexique

montagnes rouges et parfois montagnes noires

new mexico dark

Dans les déserts arides, elle ramasse des ossements blanchis de bovins ou de chevaux et s’en sert comme de motifs

Ram’s head & white Hollyhock – New Mexico

Spectaculaire encore ce ciel avec la lune  qui apparait dans la cavité du bassin, ou les montagnes au lointain….

Pelvis with distance
Black hills with cedar

Et il en reste d’autres à découvrir!

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

8 réflexions sur « Giorgia O’Keeffe à Pompidou »

  1. Je ne pensais pas la voir un jour à Pompidou cette peintre que je connais depuis longtemps (grâce à une amie peintre elle-même). Je ne sais pas quand mais je vais y aller.

    Aimé par 1 personne

  2. Merci pour nous avoir rappelé quelle grande artiste est Gepgia O’Keeffe. J’ai une prédilection pour les paysages du Nouveau Mexique, mais les fleurs si ouvertement sexuelles sont profondément troublantes.
    Sonia

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