LITTERATURE ITALIENNE (SICILE)

Incipit :
Une fille, c’est comme une carafe : qui la casse la ramasse, dit toujours ma mère
La littérature italienne récente nous offre de belles figures de femmes s’affirmant dans un contexte patriarcal, aussi bien la saga de L’Amie Prodigieuse d’Elena Ferrante, que les romans de Silvia Avallone ou Francesca Melandri et oublie….Sans parler du cinéma avec Il reste encore demain de Paola Cortellesi et L’Immensità de Crialese….
Le Choix se déroule dans les années 60 à Martorana, village de Sicile. L’héroïne a à peine 12 ans, elle est bonne élève à l’école, aime chasser les grenouilles et les escargots avec son père, et ne se sent pas encore trop concernée par les règles qui enferment la vie des jeunes filles que tente le lui faire intégrer sa mère. L’affaire des filles c’est de trouver un mari. Oliva voudrait étudier pour être institutrice comme sa maîtresse Rosaria .
« Mais la grammaire sert aussi à changer la vie des gens. Qu’est-ce que ça veut dire maîtresse? […]Que le féminin singulier dépend de nous et de toi aussi »
Une femme au singulier n’existe pas. Si elle est à la maison, elle est avec ses enfants, si elle sort c’est pour aller à l’église, au marché ou aux enterrements, où il y a toujours d’autres femmes. Et s’il n’y a pas de femmes
pour la tenir à l’œil, il faut qu’elle soit accompagnée par un homme.
Quand arrive la puberté Oliva se conforme aux « règles » de vie des femmes, fini la chasse aux grenouilles, les camarades, surtout les garçons. Oliva a même un amoureux qui lui fait des sérénades devant chez elles, qui tente de l’entraîner dans la danse au bal. C’est un garçon riche qui possède la pâtisserie la plus huppée de la ville. Oliva dédaigne toutes ces faveurs et ne veut pas céder. Il l’enlève, la viole et c’est le déshonneur.
En Sicile, il y a un remède contre ce déshonneur : il suffit d’accepter le mariage avec le violeur et tout rentrera dans l’ordre. Voilà le choix. Réparer l’outrage par la soumission et le mariage ou porter plainte contre le violeur.
Choix difficile….
Ce roman pourrait m’intéresser. Merci pour la découverte ! 🙂
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On s’étouffe devant ce choix qui n’en est pas un. Je le note pour un jour ou je pourrai le lire sans être en colère tout le temps.
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@Aifelle : effectivement c’est une ambiance étouffante mais l’héroïne a une telle personnalité qu’on a envie de la suivre
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On a vu ce livre sur les blogs, oui, ça devrait m’agacer ce contexte là, mais pourquoi pas le découvrir?
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@keisha : Olivier est très attachante
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Quelle horreur… (je parle du choix, bien sûr).. j’ai été déçue par Le train des enfants, dont le sujet m’intéressait pourtant beaucoup. Du coup, je pense que je vais passer.
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@ ingannmic : pas lu Le train des enfants. C’est le premier de cette autrice pour moi
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En effet, c’est horrible et ce n’est pas un choix ! je comprends qu’elle a dû refuser d’après ce que tu dis de son caractère !
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@claudialucia : tu as devine juste. Ce choix est encore appliqué à d’autres jeunes filles dans le monde actuel au Maroc entre autres
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