Exposition temporaire jusqu’au 20 septembre 2026

Le Musée de la Chasse et de la Nature est un écrin parfait pour cette exposition « conçue commme une longue fable poétique et politique »en 80 oeuvres, présentées en 16 chapitres où Annette Messager « explore l’animalité et le saugrenu » je continue à copier le cartel de présentation :
« parce qu’il est nôtre, le monde des animaux n’est pas un royaume enchanté ni une scène exangue. les bêtes fuient, gisent, luttent.
Le monde est une gigantesque battue, partout des proies et des prises »

Entre trois piles de livres des peluches figurant les animaux s »amoncèlent. Au sommet 3 chimères : oiseaux empaillés et toujours emplumés avec tête de peluche. Je m’amuse à déchiffrer les titres des livres, aussi bien des chefs d’oeuvres que de la littérature de gare, de Isaac Bashevis Singer à la Bibliothèque verte. Peut être dans ces livres se cachent aussi les fables? J’ai cherché Esope, La Fontaine, Colette ou Orwell qui ont si bien fait parler les animaux.
A propos de langage :

Un mur est couvert de ces 22 panneaux qui montrent comment les animaux sont présents dans le langage courant : « S’entendre comme chien et chat », Têtu comme une mule » « comme un coq en pâte » etc….
Je n’ai pas trop aimé ce Théâtre de la Cruauté : lapin de peluche disséqué, éviscéré avec les instruments de torture, au ventre ouvert d’où s’échappent des petites peluches.

Peluches, métal, dessins… tout concourt à cette revanche des animaux!

Une grande salle au rez de chaussée a été offerte à Annette Messager seule pour ces grandes installations. Dans les étages, les objets, chimères, sculptures s’accordent avec les collections permanentes ou les oeuvres d’autres artistes contemporains.

Intéressons-nous d’abord à Capture et Captivité : l’écureuil taxidermisé sous un filet qui trône « moins butin que souverain », porteur d’outres ou idole masquée « Tel est pris qui croyait prendre » suggère l’artiste.
Notre visite sera mise en scène, fables ou histoires tragiques, commentées par l’auteure.

Le gardien nous fait remarquer les bas-relief et les gardes-corps, les rampes et les lustres et appliques habillant l’escalier et le palier. Oeuvres de Saint Clair Cemin, sculpteur brésilien.

Parmi les collections permanentes, je cherche les oeuvres parfois de très petite taille comme ces oiseaux costumés, les oiseaux meurent aussi.

Variations sur les flânerie des escargots, sur un crâne – vanité – allégorie de la mort et détournement grottesque. Trois escargots portent des seins à la place de la coquille . Il y a m^me une barbie-escargot quelque part.
Dans le cabinet des appeaux, l’installation est sonore, elle sussure, murmure « Ci-ci-ci-gogne – Ci-ci-ci«
Dans le Salon des Chiens, un teckel empaillé plus vrai que nature porte un masque chirurgical. C’est le chapitre Eux et nous. Il me met très mal à l’aise.
les transports amoureux sont figurés sur roulettes.

Les trophées intimes offrent des photos très personnelles. Je ne me souviens plus bien quelle est la possible vengeance. C’est au troisième étage que les Rameaux graphiques m^lent sculpture et dessins deux dessins m’ont particulièrement plu : un jardin du tendre

et un autre dessin où se mêlent animaux et humains, peut être le b erger et son troupeaux et ses chiens?

Encore une fois, je me suis fait violence pour entrer dans un musée qui se clame « musée de la Chasse », je n’aime pas la chasse, encore moins les carabines, les trophées. Et pourtant c’est un lieu magique pour l’art contemporain. C’est là que j’ai découvert Eva Jospin, Sophie Calle et Garouste.D’ailleurs les oeuvres contemporaines y sont nombreuses et variées. Une de mes préférées : ce Dieu de la Forêt en écorees de bouleau

Tu n’arretes pas. Merci de cette visite. J’ai organise dans les annees 90 une belle soiree cocktail pour les clients de la banque pour laquelle je travaillais a l’epoque….
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@lorenztradfin : en 2006, ce musée s’ent complètement transformé, tu ne le reconnaîtrais pas. En tout cas c’est un bel endroit pour un cocktail!
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J’y ai organise…..
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