Promenade à l’Epine dans les marais salants

NOIRMOUTIER

Maris salants

Chemin de Mer et Marais (11.2 km – 3 h) balisage bleu du guide Nature édité par l’Office de tourisme

Départ au Port de Morin, port de plaisance de l’Epine. La capitainerie se trouve dans un groupe de bâtiments anciens qui a du charme.

Pour arriver à la Pointe de Devin on suit une route goudronnée et les parkings du bord de mer. Tôt, le matin c’est très tranquille. Les hautes graminées, déjà sèches se balancent.

cabane dans le marais

La suite de la promenade se déroule dans les marais salants sur des chemins de terre – les charrauds – bien entretenus et assez larges pour que les sauniers puissent accéder en voiture à leurs exploitations. Les Marais salants sont soignés, les tas de sel se reflètent sur le miroir des bassins. On ne voit pas de cristaux de sel. Les paludiers raclent la surface de l’eau avec leur raclette à long manche. Ils regroupent les petites pyramides en un gros tas sur une bâche plastique. La brouette est un accessoire très utilisé. Alors que je marche tranquillement, un couple d’oiseaux me survole avec des cris très fort. J’ai l’impression qu’ils veulent me chasser. Ce manège dure un moment. Je remarque le bec fin incurvé de l’avocette (Recurvirostra Avosetta). A l’approche d’une grande pièce d’eau un autre couple recommence à me survoler bruyamment, les poussins gris sont à proximité. J’imagine que ce comportement est destiné à protéger la couvée, mais ce n’est qu’une hypothèse personnelle.

Le sentier passe un petit pont de pierres.

ânes dans les marais salants

Certaines parties du marais sont en friche mais peu. Il y a des animaux, un petit troupeau de bovins et des chevaux et des ânes.

Après un long parcours dans le marais, je traverse la route et arrive à la limite entre La Guérinière et l’Epine . Le topoguide promettait une promenade entre murets blancs et jardins fleuris. Je trouve long le parcours entre les maisons désertes sans doute plus animées en saison, le 12 juin c’est encore vide.

Je rejoins Dominique à la Plage Saint Jean pour une salade champignons saumon à l’aneth face à l’océan confortablement installées sur un banc. Il fait bien chaud au soleil et le sable blanc brûle.

La mer est haute, très calme. Je nage parallèlement à la côte jusqu’à l’épi suivant. Il y a quand même un courant qui me pousse vers la plage. Quand mes genoux touchent le sable je dois retourner vers le large.

Au Port du Bonhomme , j’achète un kilo de moules de bouchot. La boulangerie de La Guérinière n’ouvre qu’à 16 h. nouvelle baignade à la Cale des Perles. L’eau est lisse. Je fais des longueurs comme à la piscine. Il y a même des bouées jaunes pour donner un but à mes allers retours.

Circuit à Barbâtre et à La Guérinière

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polder Sébastopol

Intermarché de la Guérinière, immense a très bonne poissonnerie où nous avons trouvé des crevettes grises et des petites soles à 4€

L’Office de tourisme a édité un Guide Nature avec des circuits bien expliqués (cartes et topo)

J’ai choisi Portes de l’île, balisage jaune, 13.4 km – 3h

Départ à l’Office de tourisme de Barbâtre sur la route principale à côté d’un moulin.

Une petite route mène au Polder Sébastopol, véritable paradis pour les oiseaux. Des vaches maraîchines paissent tranquillement dans le vacarme des mouettes. Le circuit balisé jaune est commun avec la piste cyclable. Je préfère traverser le polder et monter sur la digue (cela rallonge). Les canaux, pièces d’eau, sont envahis par une nuée de mouette. Des touffes de joncs pointent et se reflètent dans l’eau : merveilleux spectacle. De grands arbres sont plantés sur la digue au-dessus d’un curieux bassin rond : l’Etang du Vide.

Le Gois à marée haute

Quand j’arrive au Gois la marée est haute. Des poteaux noirs balisent la route submersible. Dominique m’attend sur le parking où les automobilistes attendent que le passage soit dégagé (16h aujourd’hui). L’hôtesse de l’Office de Tourisme explique que les horaires sont calculés en fonction de l’heure de basse mer mais tiennent compte du coefficient de marée. Elle déconseille les touristes de les évaluer seuls mais plutôt de suivre les indications lumineuses au rondpoint.

Le parcours jaune continue sur la piste cyclable large en enrobé clair idéal pour le vélo, dur sous mes sandales. Abritée par la digue elle est protégée du vent, parfaite pour les cyclistes mais les piétons préfèrent grimper sur la digue avec une vue sur la mer et la côte de Fromentine, et sur les marais plus bas. Les touffes de genêts libèrent un parfum puissant. Vers la Pointe de la Fosse le marais est cultivé. Dominique m’attend à proximité du pont.

Liserons sur la dune

Pique-nique dans la dune à proximité de la Plage des Boucholeurs . A marée haute on ne peut deviner les installations. Les bourdons butinent de corolle en corolle rose de liserons des dunes à feuilles épaisses et vernissée.  Les onagres jaunes complètent le décor.

14 heures, la marée descend rapidement. Conditions idéales pour une baignade. Des vagues minuscules – 20 à 30 cm – une eau tiède plus chaude qu’à Crozon mais un peu plus agitée. J’entre facilement dans l’eau mais n’ose pas nager loin, il n’y a personne.

Au lieu de chercher le chemin balisé je préfère marcher dans l’eau sur la plage. Rendez vous au club de voile de Barbâtre.

Moulin de la cour à la Guérinière

Fin de la journée à la Guérinère : les quatre Moulins de la Cour ont gardé leur toiture conique en ardoise et certains leurs ailes. Il reste à Noirmoutier une vingtaine de moulins. La plupart ont été construits après la création des polders cultivés en blé. On venait même du continent moudre son grain sur l’île. Les moulins fournissaient des indications aux marins qui observaient comment tournaient leurs voiles et réciproquement.

Port du Bonhomme

En face, de l’autre côté du rondpoint une route mène au port du Bonhomme, le port ostréicole de l’île. En plus des installations ostréicoles plusieurs magasins, restaurants s’alignent à l’abri de la digue. On y vend des huitres et des moules bien sûr, aussi des palourdes. On s’y attable pour déguster des huitres mais on peut aussi commander des plateaux de fruits de mer à tous les prix. Il y a même un distributeur automatique de bourriches d’huitres avec le couteau pour els ouvrir dans des casiers réfrigérés.

De la digue on découvre les installations découvertes et les tables où les ostréiculteurs peuvent déposer leurs poches.

Locations Abritel – Mais où est donc le propriétaire? Que faire en cas de panne?

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La panne : Au réveil, la télé ne veut pas s’allumer, le frigo s’est arrêté et je découvre une belle inondation dans la cuisine. Panne de courant ? Dans l’armoire électrique, un seul fusible a sauté. J’incrimine  le réfrigérateur dont le comportement m’avait donné des inquiétudes : inondé le jour de notre arrivée , en même temps, complètement givré.

Il faut prévenir le propriétaire. Qui est donc le propriétaire ? Abritel avait mis l’annonce sur Internet, envoyé le contrat de location et encaissé le loyer. Sur le contrat je découvre que c’est Poplidays le gérant. Qui est Poplydays ? En dehors d’un numéro de téléphone à Pau, nous ne le saurons jamais. J’appelle ce numéro, on me renvoie à Foncia, l’agence qui nous a donné les clés. Foncia est  une agence tentaculaire qui me balade. A chaque fois, je raconte mon histoire de frigo dégivré, d’inondation, de disjoncteur. Cela n’intéresse personne !

Il  faut donc cinq appels téléphoniques pour joindre enfin la bonne personne à l’agence Foncia  de Noirmoutier qui promet…de me rappeler. Trois intermédiaires entre le propriétaire et le locataire ! Qui va donc nous dépanner ?

Deux heures plus tard nous partons pour Noirmoutier à l’agence. La dame a contacté le propriétaire qui va faire changer le frigo, l’installateur viendra à 12h30, tant pis pour la randonnée prévue !

Je me console en allant visiter la Maison Jacobsen et le château de Noirmoutier.

La panne (bis) :  nous avons un frigidaire tout neuf, l’installateur a joué avec les disjoncteurs, la télé est revenue. Nous pouvons partir visiter l’Herbaudière.

La panne (ter) en rentrant, le frigo est à nouveau  tiède et éteint. La télé, inerte. Le disjoncteur relevé ! Retour à la case départ. Seul avantage : nous connaissons le numéro de téléphone de l’agence de Noirmoutier, que nous rappelons. En attendant, Dominique appelle une cousine qui a travaillé dans l’immobilier. Elle nous conseille de porter plainte en Gendarmerie ou à la Mairie, le téléphone est sur Hautparleur. Justement la dame de l’agence entre dans la cour du gîte et surprend la conversation. « Gendarmerie ! « Ambiance !

La dame tripote les prises, joue avec les disjoncteurs, téléphone avec ses 3 téléphones mobiles, appelle sa patronne, une collaboratrice, l’installateur…Il est question de nous donner un autre logement. Le technicien guide la dame qui parvient à faire revenir le courant.

Provisoirement !

Pendant que je suis allée à la plage, cela saute à nouveau mais Dominique a compris la manipulation.

Nouvelle visite du technicien qui soupçonne le chauffe-eau. Mais où est donc le ballon ? Introuvable. Pour tester cette hypothèse l’homme de l’art propose de mettre hors circuit le chauffe-eau et d’attendre.

C’est parfait, on a un réfrigérateur et la télévision, mais il n’y a plus d’eau chaude.

la panne (4ème épisode) le lendemain : visite du plombier qui doit démonter une cloison de la salle de bain enlever les placards pour trouver le chauffe-eau mais qui ne trouve pas la panne . Encore deux heures de perdues et toujours pas d’eau chaude.

Nous sommes dépitées : une panne d’électroménager, cela arrive mais les responsabilités sont introuvables, Abritel, Poplidays, Foncia, le propriétaire inconnu? Qui est responsable ? Qui aurait dû vérifier les installations ? Qui nous indemnisera pour les journées perdues ? Où faire remonter les doléances ?

On a réservé en trois clics sur le téléphone, mais l’après-vente est aléatoire. Avec une location traditionnelle, le propriétaire fait un état des lieux, montre le fonctionnement des appareils, laisse une spécialité locale, une bouteille, un dessert, un bouquet de fleurs, le lit fait. Nous avons reçu le trousseau de clé, les draps dans un sac, et un curieux cadeau écolo : une boîte en carton ondulé contenant un rouleau de papier hygiénique avec deux échantillons de liquide à vaisselle. Quelle attention délicate !

Conclusion : les dames de l’agence, mesurant notre déception et notre colère, nous offre en compensation de rester quelques jours supplémentaires.

Morale de l’histoire : le tourisme n’a plus rien à voir avec l’hospitalité mais avec le plateformes informatiques, dépersonnalisation et déresponsabilisation ! Et en route, qui a pris sa commission?