Lyon (6) Musée Lumière

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Les deux jours intenses en visites m’ont un peu fatiguée. Je traîne au lit au lieu de prendre le trampur visiter un nouveau quartier. J’apporte ma valise et les croissants à l’Appart-hôtel.  Pendant que les autres iront au spa (sur la terrasse et sous le soleil, jacuzzi chauffé, le keif ! ) j’ai préféré visiter le Musée Lumière qui est juste de l’autre côté du Cours Albert Thomas. Je m’en serais voulu de ne pas aller en pèlerinage aux sources du cinéma.

villa Lumière
villa Lumière

Sur le vaste terrain où se trouvaient les usines Lumière, la Fondation Lumière est composée du Musée lui-même dans la Villa d’Antoine Lumière, « le château », d’un parc,  avec l’allée des Inventeurs, le Mur des Cinéastes rue du Premier Film et le Hangar du premier film : la sortie d’Usine. La villa offre tout le confort de l’époque (fin 19ème début 20ème avec ascenseur et téléphone, et la décoration Art Nouveau dans les papiers peints aux grandes fleurs, les vitraux, les lustres et les cheminées. Seule la chambre des Lumières est meublée.  Le reste de la maison présente les appareils dont le kinétoscope breveté en 1893 par les Frères Lumières face à l’appareil individuel d’Edison. Toutes les étapes de l’invention des images animées sont visibles. On voit aussi les premiers autochromes : en 1903 Louis Lumière met au point une plaque avec des écrans intégrés de grains de fécule de pomme de terre colorés restituant la photographie couleur d’excellente qualité.

L’histoire des Frères Lumière est racontée. Ingénieurs de génie, ils diversifièrent leurs recherches, surtout à l’occasion de la Grande Guerre notamment dans le domaine de la médecine : radiographie des blessés, mais aussi invention du Tulle Gras, le Tulle Lumière pour soigner les brûlés et même des membres artificiels pour les amputés. On voit une sorte de main-pince.

Au sous-sol, les première images-lumières sont projetées. Au début on filmait surtout des documentaires en France mais aussi dans le monde entier. Une malle arrivée d’une gare traverse sur le toit d’un taxi tout Paris, Le Dey de Tunis et le Tsar de Russie ont eu l’honneur d’être les vedettes de ces images. Un film montrant des enfants annamites squelettiques ramassant les aumônes qu’une dame blanche leur lance est particulièrement typique du colonialisme de l’époque. Rapidement le cinéma a pour vocation de distraire, de faire rire comme  le célèbre arroseur –arrosé. Je serais restée encore bien plus longtemps à regarder ces images d’époque.

Lyon (5) gastronomie et musée des tissus

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Un marché sympathique se tient devant la Villa Lumière. Nous y trouvons les saucissons qu’on a commandés.

Tellement enthousiastes du restaurant Le Gourmand de Saint Jean, nous y entraînons les filles qui goûteront aux délices des quenelles ; pour changer,  je commande une nouvelle spécialité lyonnaise : le saucisson brioché,  délectable, mais les quenelles étaient incomparables.

Spécialités lyonnaises
Spécialités lyonnaises

Sous un ciel sans nuage et un soleil qui chauffe bien, nous ne sommes pas pressées d’aller nous enfermer au Musée des Tissus  où nous entrons ¾ d’heures avant la fermeture. C’est bien court pour admirer toutes les merveilles qu’il recèle. Crée à la suite de l’Exposition Universelle de Londres en 1851 il possède des trésors dans ses collections. Pressées par le temps, nous nous intéressons surtout aux modèles d’échantillons anciens commandés par Marie Antoinette, ou par Napoléon. J’ai adoré les motifs de fleurs ou de papillons et hirondelles, moins les riches brocards officiels. A l’étage une collection de soieries modernes témoignent du savoir-faire actuel des soieries Lyonnaises.

metier à tisser la soie
metier à tisser la soie

Dernière promenade au bord du Rhône avant le coucher du soleil. Puis Métro jusqu’à Monplaisir Lumière. Sur la place où se tenait le marché il y a des tentes et un petit orchestre fait de la musique ; Sous un kiosque métallique on a même mis des chaises-longues très confortables. Cela nous permet de profiter de la soirée avant d’aller prendre le train à la Part-Dieu.

 

 

 

 

 

Lyon (4) Sur les collines de Fourvière et de la Croix Rousse

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Théâtres romains
Théâtres romains

On monte aux théâtres gallo-romains. Le petit Odéon et le grand théâtre sont très bien restaurés. On  y donne des spectacles mais les restaurations ne dénaturent pas les ruines.La vue est merveilleuse. Des colonnes précieuses subsistent; on a reconstitué le pavage de marbres colorés variés.

lyon-clems-15Curieusement des vitrines de béton surplombent les antiquités : le musée gallo-romain à l’intérieur de la colline s’ouvre directement sur les théâtres. Expérience d’acoustique classique. La petite fille en rose,  assise en haut des gradins, fait signe à Clémence   bas à l’orchestre qu’elle l’entend.

Théâtres expérience de'acoustique
Théâtres expérience de’acoustique

La Basilique de Fourvière me fait penser au Sacré Cœur de Montmartre, pour le style néo-byzantin et pour cette architecture 19ème siècle qui n’a pas encore pris la patine du temps. Trop décoré, trop de mosaïques.

Basilique de Fourvière
Basilique de Fourvière

Surchargé, boiseries, dorures, colonnes, lustre. Tout est magnifique. Trop. Si j’étais croyante je n’arriverais pas à prier tant je serais distraite par ce décor. Comme je ne le suis pas, j’essaie de deviner ce que racontent les mosaïques : ces galères figurent la Bataille de Lépante, là, c’est le Concile de Nicée (je n’aurais jamais trouvé).

bataille de Lépante
bataille de Lépante

Au dessous de cette église haute l’église basse n’est pas une crypte comme dans les églises anciennes où la crypte est antérieure et où on a construit la nouvelle par- dessus. C’est une église moins clinquante que celle d’en-haut.

20161021_170300Elle est dédiée à la Vierge (comme le sanctuaire qui préexistait avant la construction de la basilique). Chaque chapelle contient une statue venant du monde entier. La Vierge philippine ressemble à celle de Saragosse en Espagne, une Vierge noire est italienne, la Libanaise est toute blanche, il y a une polonaise, une mosaïque représente le chemin de saint Jacques. C’est l’œuvre d’une ukrainienne, elle est très récente et amusante à regarder : on peut y reconnaître les différentes étapes du pèlerinage, les églises de Poitiers, de Lyon et bien sûr de Compostelle. Un énorme pèlerin surgit du chemin où cheminent des petits personnages. On peut aussi rencontrer l’histoire de Saint Jacques remontant ses filets, guérissant un malade, pendu…..

Pélerinage de Compstelle
Pélerinage de Compstelle

On descend à travers le jardin du rosaire : des roses en métal gravé, jalonnent le chemin. Le sentier aboutit à Saint Paul. On m’avait dit que Fourvière était la colline qui prie. Je comprends pourquoi !

Lyon vu de Fourvière
Lyon vu de Fourvière

Clémence nous entraîne dans la montée de la Croix Rousse.  Au pied d’un immeuble peint,Bernard Pivot nous accueille. Changement d’ambiance, la Croix-rousse, la colline qui travaille, celle des Canuts, se boboïse. Cafés sympas, boutiques bio, ou d’artisanat. Graffitis contestataire sur les marches du jardin : « Travaille-consomme-travaille-consomme » a-t-on écrit sur chaque marche. Beaucoup de jeunes couples avec enfants.

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En haut sur la place s’est installée la Fête foraine avec ses manèges pour les grands. Encore un changement d’ambiance et de population : des ados nouvellement en vacances sont venus de banlieue. Ils ressemblent étrangement à nos cristoliens. Bagarre très violente de filles qui s’insultent et se tirent les cheveux, un jeune et une fille se tapent au milieu de la circulation sans aucun égard pour les voitures qui pourraient les renverser. Cela nous dissuade de nous arrêter pour des arrêts-photos.

Retour dans le quartier de l’Opéra, très différent de jour que de nuit. Le demi-cylindre noir moderne écrase l’opéra de pierre. Nous cherchons un café pour y retrouver Marine et sa Emilie et nous asseyons à la terrasse du Baryton- le bien nommé.

Retour par le métro jusqu’à Monplaisir-Lumière qui est en face de l’Appart-hôtel. Pour moi, encore de la marche ! C’est très facile : tout droit rue Antoine Lumière puis rue Cazeneuve. 2.3km quand même  dans les rues désertes. Quand j’arrive à 21h30, je suis juste bonne à me doucher (très belle douche) pour délasser mes muscles courbatus et à me coucher.

 

Lyon (3) – Vieux Lyon

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Quais de Saone
Quais de Saône

Munie d’un  billet de transport valable toute la journée (5.5€) le Tram T2 m’emmène à Perrache . Je sors vite de la gare moderne pour découvrir la Place Carnot. Décidément, la presqu’île entre Saône et Rhône  est aérée de nombreuses places monumentales avec statues et fontaines !

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Je rejoins les quais de Saône.  Un faible soleil  éclaire les façades colorées à l’avant des pentes de Fourvière. Le quai, côté presqu’île, est construit d’immeubles bourgeois cossus, presque des palais. Entre autres la synagogue présente des arcatures romaines et des décorations italiénisantes.

Vieux Lyon
Vieux Lyon

Une passerelle rouge traverse la Saône et  conduit au Vieux Lyon. Surprise et dépaysement. Rues étroites, façades Renaissance, crépis jaune, orange ou rose à l’italienne. Il faut regarder les statues dans les niches au coin des rues, les vitrines des magasins, les nombreux bouchons – restaurants typiques, et surtout oser entrer dans les cours pour trouver les fameuses traboules ces passages secrets, ici un puits, ici une tour cylindrique qui dévoile aussi un escalier en colimaçon, là un escalier monte à l’assaut de la colline….

par les cours et les traboules
par les cours et les traboules

Au Musée Gadagne, je choisis le Musée historique de la ville et néglige les marionnettes (encore une spécialité lyonnaise). Le Musée est installé dans une vieille demeure Renaissance, certaines pièces ont gardé leur cheminée (une avec des colonnes torses est très originale). C’est une visite expresse. Je regrette de ne pas lire tous les panneaux et de faire un voyage si rapide dans le temps.

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. Lugdunum romaine doit être au Musée Gallo-Romain en haut de Fourvière. Ici, on commence au Moyen-âge avec des chapiteaux, des statues romanes,  j’ai beaucoup aimé le groupe formé par un pèlerin de Saint Jacques qui se fait soigner les pieds par une femme. Lyon, ville de foire, ville de banque, les échanges avec l’Italie explique-t-il cette architecture Renaissance et les crépis roses et orange ? Lyon, ville d’imprimerie, deux vipères sur un une pierre, enseigne d’un imprimeur lyonnais. Lyon, ville de la soie, avec un métier. Lyon, ville royale qui accueille le mariage d’Henri IV et de Marie de Médicis, dont la grande statue orne l’Hôtel de ville, Louis XIV sur la place Bellecour,….traces de la révolution, et des révoltes des Canuts. Le temps me manque.

Au Musée Gadagne, Louise Labbé pour le plaisir!
Au Musée Gadagne, Louise Labbé pour le plaisir!

Clémence et Rosa me rejoignent pour le déjeuner. Nous choisissons Le Gourmand de Saint Jean sur la Place Neuve Saint Jean. Dans le  menu à 17€, nous choisissons des hors d’œuvres différents œufs meurettes, terrine de foie et salade lyonnaise aux lardons croûtons, et des quenelles pour plat principal. Les quenelles sont gonflées, légères, délicieuses dans leur sauce de bisque de homard. Au dessert nous varions les plaisirs : cervelle de Canut (fromage blanc avec des échalotes, du citron) une mousse au chocolat et des îles flottantes.

Pour digérer cet excellent repas, une grande randonnée à pied nous attend par la basilique de Fourvière et jusqu’en  haut de la Croix rousse (21km au podomètre).

devant la primatiale Saint Jean
devant la primatiale Saint Jean

Il a plu pendant le repas, nous sortons sous le soleil. Chacune fait partager ses découvertes :es cours et traboules. Nous visitons la Primatiale Saint Jean. L’archevêque de Lyon, devient primat des Gaules en 1079 , la construction de la cathédrale (1175 à 1480)  passe du roman au gothique. Les deux tours carrées encadrent la nef. Le porche gothique est finement orné et 4 série de  médaillons sont très finement sculptés avec des cycles variés du zodiaque, de la vie de Saint Jean, de Saint Benoit … La nef est très haute, il y a de beaux vitraux. On n’a pas le temps de s’arrêter à tous les tableaux mais l’horloge astronomique nous retient un moment. Dans la Manécanterie,  le trésor se visite gratuitement. J’ai surtout aimé les tapisseries et un petit coffret byzantin en ivoire sculpté.

Le centre de la place est occupé par une belle fontaine.

Lyon (2) quartier Etats Unis Musée Urbain Tony Garnier

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Quartier des Etats Unis - un quartier musée!
Quartier des Etats Unis – un quartier musée!

Petit déjeuner basique : café deux tranches de pain beurré pris sur un haut tabouret à un comptoir dans la cuisine de mon hôtesse. Déco avec des pochettes de CD, rock, tendance bière, bouteilles et capsules, ascendant BD, sympa !

Le Musée Urbain Tony Garnier est à deux pas. Ce n’est pas un musée classique. Tout le quartier forme le musée de cet architecte lyonnais. Prix de Rome, il conçoit dès son séjour à la villa Médicis (1899-1904) son œuvre théorique « Une Cité Industrielle » qui paraîtra en 1917.

La Cité du Travail comptant 35000 habitants serait répartie selon un  zonage séparant une zone d’habitation, de la zone industrielle et de la zone hospitalière.

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Les murs peints dans le quartier Etats Unis formant le Musée Urbains portent des fresques présentant les réalisations de Tony Garnier : Les Abattoirs de la Mouche, L’Hôpital de la Grange Blanche, le Stade Gerland et le Quartier des Etats Unis. L’UNESCO a consacré ce musée urbain. Six peintes venant de six pays différents (Egypte, Côte d’Ivoire, Inde, Mexique, Russie/USA) ont présenté des maquettes sélectionnés par les habitants. Je me promène donc dans le quartier à la recherche de ces fresques sur les murs aveugles des immeubles. La construction est homogène, les immeubles de 5 étages tous identiques, par blocs séparés par une courette et des placettes plantées d’arbres et de haies de charmilles. Bien que construit en 1934, ce quartier n’a pas vieilli et il a beaucoup d’allure entouré par des immeubles contemporains il ne détonne pas, au contraire : sobriété et classicisme !

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Lyon promenade à pied en soirée

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Louis XIV place Belcourt
Louis XIV place Belle cour

Nous arrivons avec une facilité déconcertante à l’Appart-hôtel cours Albert Thomas.

4*, sombre et contemporain, chambre sur un jardin planté de platanes, murs blancs sérigraphiés  de violet : Louis XIV en majesté (symbolisant la Place Bellecour) l’opéra, quai de Saône…meubles gris anthracite, tabourets hauts de bar, coin cuisine dissimulé. Parfait !

A la réception, j’ai pris des plans pour localiser ma chambre AirBnB, rue de Nice. La rue de Nice n’est pas sur le plan, mais Googlemaps trouve.

Shanghai
Fresque de Shanghaï

Steet Art  dans le voisinage, en déposant ma valise, nous commencerons le tourisme. Justement, nous passerons devant  la Fresque de Shanghaï . Boulevard des Etas Unis  il y a d’autres fresques. Bonne façon d’aborder la ville par le Street Art !

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Ma chambre se trouve dans une petite maison dans une impasse , dans une zone peu construite, derrière d’anciennes usines. Calme garanti. Bon accueil, j’aurai le temps plus tard de mieux connaître ma logeuse, l’urgent est de faire la connaissance du chien qui devra me renifler pur me laisser entrer ce soir à mon retour. Le décor est très Rock’n Roll, un graph surtout un mur : rouge, noir et blanc, un chat, masque la porte qui mène à mon domaine : une petite chambre, genre chambre d’étudiant, avec une jolie douche au carrelage multicolore, un bureau, un rangement avec l’Union Jack maladroitement peint. La fenêtre donne sur un jardin.  Chambre basique, tout à fait suffisante pour deux nuits. J’ai l’intention de rester avec les copines et de ne pas m’y attarder.

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Nous avons donné rendez-vous à Marine qui loge à Villeurbanne à l’arrêt du tram boulevard des Etats Unis. Le temps de rejoindre l’arrêt, elle est arrivée. Soit les transports de Lyon sont très rapides, soit les distances ne sont pas très grandes. Nous continuons à pied, la grande avenue Berthelot jusqu’au Rhône, à grandes enjambées. L’avenue Berthelot est large, peu intéressante, en face c’est la gare de Perrache.

A la tombée de la nuit,les quais du Rhône sont animés, promeneurs, joggers, cyclistes. Un bateau-restaurant  appareille pour un dîner-croisière. Le long du quai Claude Bernard, l’Université de Lyon occupe des bâtiments officiels. La largeur du Rhône nous impressionne.Trois  grues sont soulignées de rouge, on les croirait plantées pour le décor. Après la piscine et ses « soucoupes volantes »nous traversons le fleuve sur le pont de la Guillotière. J’aime prendre contact d’une ville avec mes pieds. En marchant j’ai le temps de prendre des repères, d’apprendre le nom des artères, de m’étonner du paysage, d’éprouver les distances.

Il fait complètement nuit quand nous arpentons les rues commerçantes qui mènent à la place Bellecour où nous devons retrouver Nadia. On regarde les belles boutiques chics, et les maisons bourgeoises. Au milieu de la place : La statue équestre de Louis XIV par Lemot, et à ses pieds allongés, la Saône et le Rhône. Cette place est immense ! Ses dimensions empêchent d’avoir une impression d’ensemble d’autant plus qu’un marché est installé sous des tentes blanches qui gâchent un peu la vue.

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Par une rue étroite aux belles façades nous arrivons sur la Place des Jacobins ornée d’une belle fontaine. Les restaurants sont nombreux dans le quartier, et les terrasses des cafés aussi. Nous allons tester la gastronomie lyonnaise si réputée. Ma bourse n’est pas vraiment à la hauteur des  prix sur les ardoises dans les restaurants de cuisine lyonnaise. En revanche, au Salmon shop, pour 13 ou 14€, nous avons choisi saumon en papillote, au curry, en escalope mi-cuit ou gravlax mariné à la scandinave. Les desserts sont très bien servis, un avec deux cuillers, c’est parfait.

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Lyon by night : l’Opéra, l’Hôtel de Ville et son architecture compliquée et surchargée, le Musée des Beaux arts…L’Opéra est étrange, composé de deux parties : un socle de pierre très orné, ressemblant aux Opéras que je connais, Garnier, ou Budapest, ou Vienne et un demi-cylindre vitré. Par les grandes baies de l’opéra ancien on voit des fresques par les vitres de la structure supérieure, on devine les cintres où sont pendus les décors. L’éclairage rouge est très réussi.

Comme nous admirons les illuminations, Nadia précise que Lyon, ville Lumière, y est particulièrement attentive, les éclairagistes lyonnais sont internationalement réputés….

Sur la rue de la République les policiers manifestent avec un brassard. Comprenant leur fatigue et leur exaspération, je suis quand même dubitative, et je scrute les visages pour repérer ceux qui – de toute évidence – ne sont pas policiers. Nous terminons notre tour by night sur les quais du Rhône, puis place Bellecour, non sans avoir photographié Fourvière, sa basilique illuminée, sa tour Eiffel étincelante, et ses couvents massifs soulignés d’un liseré brillant.

Locquirec

CARNET DU TREGOR 

Grande marées sur la plage de Locquirec
Grande marées sur la plage de Locquirec

Réveil avec le soleil et un ciel sans nuages. Nous nous dépêchons de partir par Lannion où nous traversons le Leguer . Après une descente interminable, nous découvrons la baie de Saint Michel en Grèves découverte à marée basse sous un soleil radieux, nous l’avions laissée sous les brumes et le crachin la semaine dernière. Deux cavaliers marchent sur le sable mouillé, très mouillé, ils se reflètent. La route longe la lieu de grève. La croix est invisible, la mer n’est pas complètement descendue.

les poivrières de l'Ile blanche
les poivrières de l’Ile blanche

Après Plestin les Grèves nous retraversons le Leguer et entrons dans le département du Finistère. Juste à côté du pont il y a un château avec des poivrières : l’Ile Blanche. La GR34 passe au bas du château, un panneau annonce « servitude de passage uniquement pendant les grandes marées», je traduis mentalement « les randonneurs sont tolérés mais pas les bienvenus » je reste sur l’estran encore bien mouillé et arpente la très belle plage de sable fin de Locquirec. Grande marée, plus soleil et vacances : il y a un monde fou sur la plage, bottés, un râteau ou une griffe à la main, un casier grillagé ou des seaux. Les pêcheurs à pied sont à la fête. Si je les imitais je traverserais la baie jusqu’au port sans remonter sur le GR. Mais eux portent des bottes en caoutchouc et moi des chaussures de randonnées basses que je ne veux pas mouiller dès le matin. Le GR suit la route pendant 50m puis le chemin de la falaise à mi-pente dans les jardins fleuris des maisons accrochées à la colline. Encore un peu de bitume, j’emprunte une petite sente en pente raide qui aboutit à des escaliers  « accès à la plage » .je remonte sur la jetée du port et arrive en plain marché. Ce n’est pas le grand marché de Paimpol, c’est un tout petit marché bien sympathique avec un camion de crêpes, un de pizza, un poissonnier, des légumes bio, une fripière qui vend des vestes à 10€ des pulls à 5. Le village parait petit avec des maisons basses blanches. Devant l’église un panneau « Saint Jacques de Compostelle 1927 km », l’église semble marquée par le pèlerinage : un pèlerin est sculpté au sommet de l’église, sur le calvaire il y a encore des pèlerins.

l'église de Locquirec et le pélerin de Compostelle
l’église de Locquirec et le pélerin de Compostelle

Le Gr fait le « tour de la pointe  du Château». Le  beau chemin sablé en corniche bordant de très belles maisons arrive à la petite plage de Porz Biliec. Deux panneaux décrivent les pierres de Locquirec :

 la pierre bleue de Locquirec, un schiste datant de 600MA : dépôts sédimentaires mêlés des produits volcaniques puis métamorphisés en aspect schisteux, redressé au cours de différents plissements elle forme l’ossature de la presqu’île de Locquirec selon une bande de Lanmeur à Treguier. Utilisée depuis l’âge du bronze, son exploitation commence au XVIIème siècle …Elle se débite en dalles épaisses mais régulières. De grain fin grise ou bleuâtre ou verdâtre elle est parsemée de feldspaths en grain de riz blanchâtre et en feuillets de mica. Elle est extraite sur l’estran à flanc de falaise….Elle a jadis été utilisée comme moellons pour l’édification des manoirs, du môle du port …pavage des abbayes et églises

L’autre roche est le gneiss de Locquirec

Gneiss de Locquirec
Gneiss de Locquirec

« Cet ancien  granite transformé sous l’action de pressions et de températures extrêmement élevées rencontrées au cours de sa longue histoire au sein de la croûte terrestre représente un échantillon de roches les plus anciennes de France. Il a cristallisé il y a environ 2 milliards d’années à partir d’un liquide magmatique pour constituer l’un des joyaux géologiques de la commune de Locquirec »88

lavoir fleuri
lavoir fleuri

La promenade continue dans les fougères au flanc de la Pointe du Corbeau, il monte à un beau panorama puis descend sur la plage des Sables blancs où nous déjeunons sur un banc face à la plage que je traverse de part en part allant voir les pêcheurs à pied. Elle se poursuit jusqu’au Moulin de la Rive. Le parcours devient plus sportif avec des montagnes russes. Je regrette un peu le bâton de marche que j’ai laissé dans la voiture. Mais il est bien entretenu. On a tondu l’herbe sur une largeur de 2m, les marches de bois sont revêtues d’un maillage métallique pour éviter de glisser

 

Quad j’arrive sur la plage il y a une belle averse qui met fin à la randonnée

après la pluie, le beau temps
après la pluie, le beau temps

Nous terminerons le parcours en voiture à Poul Rodou avec la chance de voir un bel arc en ciel

 

 

 

 

 

 

 

 

De Trébeurden à la Pointe de Servel

CARNET DU TREGOR

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Trébeurden est une station balnéaire comme Trégastel et Perros Guirec. Le village est en retrait, les plages un peu plus loin. Comme dans les autres stations, il y a de magnifiques villas début 20ème Siècle avec vue sur mer derrière de véritables parcs. Le GR34 court donc dans les rues et la mer est souvent cachée. Ce n’est pas désagréable de flâner et de regarder cette architecture balnéaire cossue, plutôt homogène, avec hautes maisons de granite rose, toit d’ardoise à grands pans, les maisons d’architectes plus modernes sont rares. La marina est très grande. Une plaque attire mon regard : Aristide Briand est à l’honneur, son amie Lucie Jourdan, était la  propriétaire de l’île Millau, il y règna donc une vie mondaine à l’époque de la 3ème  république. De toutes les actions politiques de Briand, c’est surtout la laïcité qui est mise en avant, étonnant pour la Bretagne !

En attendant Dominique qui a fait les achats pour le pique-nique, je fais le tour de la petite presqu’île du Castel en face de l’ïle Millau où on pourrait aller par marée basse. C’est une belle promenade avec une vue panoramique sur la marina et la baie parsemée d’écueils.

Je longe la belle plage de Tresmeur équipée de cabines de plages en ciment. Une bonne odeur s’échappe de la mini-crêperie. Plus loin il y a de beaux restaurants de fruits de mer ou gastronomiques.

Au bout de la plage le GR monte à l’assaut de la colline vers la Pointe de Bihit dans de hautes fougères roussie. Le tour de la presqu’île déserte est sportif, on grime parmi les rochers.  Le Gr34, entre la Pointe de Bihit  et la plage de Port-Mabo est fermé à cause d’écroulements. Il faut prendre la route en corniche.

Pique-nique à la Plage de Port-Mabo petite anse avec rochers et sable fin, ainsi que du goémon. La ville de Trébeurden a apposé des panneaux de bois, pour expliquer aux estivants l’intérêt biologique des laisses de mer où vivent insectes et crustacés entrant dans la chaîne alimentaire des poissons et des oiseaux. Pour protéger la biodiversité la municipalité a décidé de ne pas ramasser ces laissées sur des secteurs de la plage et de ramasser manuellement les déchets provenant de l’activité humaine. Autre panneau publiant les tailles minimales des divers coquillages et crustacés pêchés à pied. Deux familles et une couple d’Allemands seulement occupent la plage. Nous sommes donc bien tranquilles.Le ciel s’est voilé. Le beau temps s’estompe.

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De la Plage de Port Mabo à la Pointe de Servel le GR est beaucoup plus sauvage et sportif, il monte et descend sur les falaises couvertes de fougères et d’ajoncs. Au sommet, je découvre la maison-phare : un phare rouge est installé au premier étage d’une maison privée. Nous avions déjà vu celui de Port La Chaîne qui lui ressemble. Après une descente très escarpée on arrive à la petite plage Mez an Ard juste avant la pointe. Je rebrousse chemin et arrive toute en sueur après les montées raides.

la côte des Ajoncs

CARNET DU TREGOR 

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Par un jour splendide, nous décidons d’explorer la Côte des Ajoncs entre Port Blanc et Plougrescantet l’estuaire du Jaudy.

Le plus difficile est de trouver le départ du GR34 quand la côte est urbanisée ou quand il y a des rochers. Un circuit touristique Trégor – Ajoncs est fléché pour les automobilistes. La petite route traverse la baie de Pellinec au lieu-dit du Sémaphore Départ à Bugueles en face du très joli îlot de Bilo et de l’île Islan. La mer est basse, la baie rocheuse, partout des rochers pointent. Difficile de deviner l’écueil qui sera immergé de l’îlot désert. Une maison au toit rouge est construite sur un îlot, deux bateaux colorés reposent sur le rocher ; l’un est vert et rouge, l’autre,  bleu et blanc. En face la presqu’île est boisée. Peut être est-ce l’île Balanec qui est reliée au continent par marée basse.

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Bugueles

Le GR34 est introuvable, il doit pourtant passer là, il figure sur la carte au 1/25.000ème  et j’ai vu une balise, mais une seule ! Quatre randonneurs nous doublent, un monsieur revient en arrière, nous indiquer que 50m plus loin, il y a un parking où on peut laisse la voiture. Je n’ose pas les suivre, j’aurais dû, pourtant puisque le sentier est toujours introuvable. IL y a petit port, quelques bouées, et des barques en plastique alignées debout sur le quai. . Le GR devrait longer la baie de Gouermel, grande baie ronde complètement abandonnée par la mer ce matin. Toujours pas de balises. Enfin, je les trouve au bout de la plage.

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Les rochers sont spectaculaires, presque aussi beaux que sur la côte de Granite Rose. Une maison de granite aux volets bleus est perchée sur un amas rocheux, à marée haute sera-t-elle entourée d’eau ? Les maisons sont construites à l’abri des rochers, le plus souvent elles s’y adossent, parfois elles sont complètement encastrées. Au Port Scaff, les blocs sont particulièrement imposants. Je marche tantôt sur le sentier, tantôt sur les galets de la plage.

Le point le plus remarquable est le Gouffre, chaos rocheux à l’arrière d’un bassin rempli d’eau. Une maison encastrée entre deux énormes rochers se reflète dans l’eau. Des cheminements ont été installés et une maison du Littoral (fermée le week-end) organise des promenades géologiques. C’est le premier endroit où je rencontre des touristes, des familles qui font des selfies sur les rochers. Sur le sentier je croise plutôt des randonneurs, grosses chaussures, sac à dos, carte IGN à la main, et surtout ils disent bonjour !

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Je retrouve Dominique au parking du Gouffre. Impossible de pique-niquer là, il y a vraiment trop de monde, d’autant plus que nous avons un pique-nique du dimanche avec des pinces de crabe,  des crevettes grises, un avocat, du comté et du kouign aman. On mange sur un banc avant Port Scaff près d’une rampe où on peut descendre des barques.

La mer monte vraiment très vite. Elle avance de façon spectaculaire. Là où on voyait des rochers orange, gris, pointus, déchiquetés il n’y a plus que de l’eau bleue. Les pêcheurs rament dans des petites barques en plastique jusqu’à leur bateau.

Je continue le sentier vers la Pointe du Château au lieu des formes étranges des blocs des chaos rocheux de Ploumanac’h les rochers ressemblent plutôt à des chicots qui pointent vers le ciel. Après la Pointe le sentier descend vers l’estuaire du Jaudy . Je reconnais la promenade de vendredi du Sillon de Talbert à Kerbors. Deux petits ports à Pors Hir et Le Castel des petites plages. Le sentier est rustique entre des fougères roussies.

C’est sûrement le plus beau jour ensoleillé des vacances. La côte des Ajoncs est vraiment pittoresque un peu moins connue que la Côte de Granite Rose mais aussi belle et moins bondée.

Tréguier, Paimpol sous la pluie – abbaye de Beauport

CARNET DU TREGOR 

Tréguier : les tour des armateurs à l'entrée de la rue Renan
Tréguier : les tour des armateurs à l’entrée de la rue Renan

Temps maussade, crachin et averses.

Mardi, c’est jour de marché à Paimpol.

 Tréguier se trouve sur notre route. . On nous  donne un plan à l’office du tourisme près du port. Je remonte la rue Renan gardée du côté du port par les deux tours d’armateurs, tours carrées qui étaient des greniers à blé. Elle est bordée de nombreuses maisons à pans de bois aux poutres colorées  et par des maisons de pierre dont on a égayé les fenêtres par des mouettes ou aigrettes de bois, des boutiques d’artisans, des librairies, des crêperies en font une promenade vivante même sous la pluie.

la maison de Renan
la maison de Renan

La maison de Renan est une belle demeure du 16ème siècle à poutres jaunes et bois tourné. Elle est maintenant un musée qui se visite en saison mais qui est fermé aujourd’hui. On ne devinerait jamais que cette maison a un jardin, presque un parc et qu’elle est très vaste. Je n’ai rien lu de Renan, il serait peut être temps de se documenter. Plus haut, un bistro est à l’enseigne du Bistro d’Ernest, sur la grande place du Martray une statue figure le  grand homme  en bronze, assis sur un banc, derrière lui une femme qui ressemble à Minerve brandit une couronne de laurier, ou un rameau d’olivier, figure-t-elle la gloire, la science ?

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La cathédrale Saint Tugdal

Le premier édifice fut détruit par les Normands, de la construction romane du 12ème siècle il reste la tour Hastings, en 1339, sous l’impulsion de Saint Yves elle fut remplacée par un édifice gothique. Sa nef est très haute, très claire. Des vitraux modernes (1970) sont colorés. Certains sont figuratifs d’autres plus décoratifs comme la grande verrière du transept.

Nous aurions aimé visiter le cloître mais n’avons pas trouvé l’entrée (il fallait le chercher dans la cathédrale) et nous voulons arriver à Paimpol avant la fin du marché

Paimpol

Le port de Paimpol
Le port de Paimpol

Facile de trouver le marché, on demande le centre-ville au GPS et ensuite on suit les gens qui portent des cabas La marché occupe plusieurs petites places et les rues adjacentes. C’est un joli marché avec de nombreux poissonniers, des fromagers, des charcutiers et bien sûr des fruits et légumes, comme dans tous les marchés de province les étals de vêtements et chaussures. Les camions de crêperies sont nombreux et on y fait la queue ainsi que des foodtrucks.

Paimpol et sa falaise

Paimpol et sa falaise!
Paimpol et sa falaise!

On a beau connaître la Paimpolaise il n’y a pas de falaise.

Comme la pluie a recommencé nous cherchons un endroit pour déjeuner dans la voiture. Pas de parking possible devant la plage, largement découverte, les coefficients de marée sont élevés. On retourne au port pour avoir une vue plaisante. Le port est plus une marina qu’un port de pêche. Les trois gros bateaux pour Brehat stationnent au milieu du bassin. Les bateaux de plaisance sont gros et très nombreux ; les bateaux de pêches sont colorés, je remarque à l’arrière des chaines et crochets pour pêcher la coquille Saint jacques.

L’abbaye de Beauport

le puits de l'Abbaye de Beauport
le puits de l’Abbaye de Beauport

A 3km de Paimpol, non loin de la côte, dans un endroit verdoyant au bas d’une colline, nous découvrons l’abbaye. On voit d’abord les ruines de l’église abbatiale gothique. La nef a perdu sa couverture et il ne reste que les ogives romantiques. Un rosier encore tout fleuri égaie les baies qui ont perdu leurs vitraux.

Roses et ruines
Roses et ruines

On entre dans le bâtiment des hôtes 17ème siècle, les caisses sont installées dans une vaste salle. On découvre les celliers qui sont des caves avec de beaux piliers. Après avoir traversé un jardin je découvre le Bâtiment au Duc où des fouilles archéologiques ont mis à jour des fours bronziers. Une énorme cheminée est le seul meuble.

Petites choses et grande photo
Petites choses et grande photo

On a utilisé la grande salle pour une jolie exposition les Petites choses de Denis Pochard : sculptures éphémères à base d’éléments floraux, végétaux, organiques, reflet de leur environnement à une saison données qui existe d’après leur représentation photographique. Les photos sont en grand format sur fond blanc, très colorées tandis que ce qui a servi de modèle est présenté sous cloche flétri, à moitié desséché, je reconnais des pinces de crabe qui font des derrières et des jambes parfaites de sorte de lutins follets, un dahlia fané est une tête folle, un demi citron desséché, un bonnet ou une coiffe. Je peux alors retourner aux photographies et j’identifie, ici, une asperge, là une fleur. C’est futé.

Petites choses séchées sous cloche
Petites choses séchées sous cloche

Nous traversons passage aux champs, jardin de simples, romarin, oseille, thym et autres.

Dans le cloître des buis ont une taille ondulante et non pas géométrique comme dans les jardins à la française. Une végétation exubérante de fougères, mousses, lianes dégouline des ruines. La salle capitulaire est joliment décorée de colonnes jumelles et d’arcatures d’une roche volcanique verte très délicate. Le mélange des roches donne un charme particulier à l’abbaye. Je m’étais habituée aux monuments sévères de granite. Ici on a sculpté du calcaire fin, du grès donne des teintes rouge. Nous retournons à l’église abbatiale  .

cloitre
cloitre

Après avoir cherché le canal hydraulique qui circule profondément dans une tranchée le long du bâtiment au duc nous faisons le tour du jardin clos conservatoire de variétés anciennes de pommes, grands pommiers dans les carrés délimités par des pommiers en espalier dont j’admire la taille. Jamais je n’oserais tant tailler et ne garder que des moignons de branches de quelques cm. Le long du mur regardant le midi une vigne court, admirablement taillée elle aussi.

Je termine la promenade en allant à la mer, de l’autre côté de l’abbaye ;  des vaches noires et blanches paissent.