Budapest : Le jour de la Toussaint: tout est fermé

si tout est fermé il reste les façades...

Il a plu cette nuit mais le soleil est revenu.

Le Musée national Hongrois est  tout près de chez nous.
A 10H15, toujours fermé.
Les touristes éberlués errent. Le Parlement est fermé, les Halles Centrales aussi .

– « Pourquoi donc ? » demande un monsieur, suédois ou danois
– « Y a-t-il une fête nationale ? », fait un autre ignare
– « Evidemment puisque c’est la Toussaint ! »
Sauf qu’on aurait été bien avisé de mettre une affichette pour prévenir les touristes
–    «  Ce n’était pas le jour pour acheter une Budapest Card ! » se plaint un Américain.

Quand je reviens, la porte cochère est entrebâillée, la porte de la cour ouverte mais la maison fermée. Nous vivons dans une forteresse. Il faut quatre clés pour entrer au studio et évidemment nous n’avons qu’un seul trousseau.

Budapest : Musée des Arts Appliqués IPARMÜVESZETI MUZEUM

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

Tram 4-6 sur Ferenc Korüt jusqu’à Ulloi utca où se trouve le Musée des Arts Appliqués Iparmüveszeti Muzeum.

les toits en céramique de Zsolnay

Le bâtiment est l’œuvre d’Odön Lechner, le principal architecte de la Sezession hongroise . A lui seul, il vaut le déplacement. Les tuiles vernissées colorées (comme celles des Halles Centrales) brillent sous le soleil, les coupoles jaunes en céramique de Zsolnay sont très décorées. Des panneaux floraux en céramique décorent la façade.

blancheur éblouissante des dentelles mauresques

L’intérieur, en revanche, est d’une blancheur surprenante. Un feston d’arcades aux dentelles mauresques entoure une cour couverte d’une verrière. Les collections permanentes s’organisent sous les arcades au premier étage. La logique du regroupement des objets est étrange : c’est la chronologie des acquisitions qui préside au rangement et non pas le style ou la fonction. Viennent donc curieusement mélangés, des faïences florentines, des bijoux Lalique ; une pendule 1900, des meubles Biedermayer et des coupes ciselées anciennes. Peut être ce désordre apporte-t-il de la fantaisie ? Ce serait peut être ennuyeux de voir tous ensemble  les vases de Gallé, de Zsolnay ou d’autres hongrois ?

 

vase aux papillons

Nous n’aurons pas le temps de tout voir : nous voulons arriver à temps aux bains Kiraly.

zsolnay

Budapest : quartier juif

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

 

Synagogue de Budapest

Quartier juif : je découvre une synagogue Art Nouveau, très jolie. Un restaurant  propose des spectacles de klezmer tous les jeudis soirs (dommage, c’était hier !)

monument Carl Lutz

–    « quelle horreur ! »S’exclame D à la vue d’un groupe de statues contemporaines

–    « quelle horreur, les camps ! » je lui réponds!
Un homme rampe sous le regard impuissant de l’ange doré suspendu.
C’est le monument commémoratif de Carl Lutz qui a sauvé de nombreuses vies.

Plus loin, dans l’enclos de la Grande Synagogue, le Saule Pleureur

dont les feuilles métalliques portent chacune le nom d’un déporté. A l’ombre de la Synagogue de la rue Doherty, les tombes disparaissent sous le lierre. La visite rue Doherty ne peut pas se concevoir comme une simple visite touristique. Le souvenir de la Shoah en est indissociable.

Budapest : rue Kiraly, immeubles sur cour

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

derrière les façades 1900, la campagne?

En chemin retrouvons la Zeneakademia.

Rue Kiraly, s N° 30 à 20, nous devrions découvrir des cours intéressantes. Au  soleil la promenade est très agréable.

Les façades ornées cachent parfois de grandes cours pavées et, pour certaines, plantées d’arbres. L’immeuble budapestois est un bloc creux. Des coursives aux garde-corps métalliques courent autour de la cour rectangulaire à tous les étages. Ces cours ne sont pas de simples puits de lumière comme à Paris. Elles sont beaucoup plus vastes. Les appartements sur cour doivent être très calmes et lumineux.

Comment s’organise la vie sur le balcon commun ? Est-ce un simple espace de passage ou un espace à vivre ? Les pots de fleurs dans la cour et sur les balcons indiquent que les habitants se les approprient. Les pièces de façade sont elles les appartements d’apparat ou des bureaux ? Comment s’organise la répartition sociale dans ces logements ? Où est le gardien ? Nous sommes bien loin de percer les secrets de Budapest.

Le temps a aussi imprimé sa marque : le crépi s’écaille par grandes plaques laissant apparaître la brique. Si le Paris de Haussmann a utilisé la pierre de taille pour construire des immeubles de taille moyenne, les énormes immeubles de Pest sont en brique. Fausses pierres et ornements prétentieux ne sont que du toc qui s’érode au fil du temps. De grandes bâches abritent les ravalements : les ouvriers ne manient pas la sableuse mais la truelle et le pinceau. On voit reconstruire les motifs floraux d’un bel immeuble Art Nouveau.
Autres effets pervers : les artefacts d’une période moins glorieuse : boîtes aux lettres métalliques affreuses, poubelles en plastique alignées sous un porche ou sous un auvent de verre. Interphones très laids.

Les fenêtres sont protégées par des barreaux de fer solides, les portes cadenassées. Craint-on les voleurs à Budapest ?

Un passage traversant une succession de six cours fait communiquer la rue Kiraly et la rue Dob. Dommage pour le pittoresque! Une  opération immobilière a démoli les cours d’origines et remplacé les maisons anciennes par des petits immeubles contemporains sans balcon, massifs, avec un parking bien fonctionnel et des boutiques encore inoccupées.

Budapest : Grands boulevards de Margit Hid à la Gare

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

Les façades 1900

Le Guide Gallimard propose un itinéraire de Margit Hid et suivant le trajet du tram 4-6.Chercher les adresses ressemble à un jeu de piste. Le tram2 nous emmène à son  terminus, de là, nous suivons Szent Istvan Korüt.

maison de la Lumière

La Maison de la Lumière peint de vert pistache  occupe un coin. Les motifs végétaux Art Nouveau s’étalent  sur la façade et sont aussi repris sur les ferronneries. C’est une constante observée aussi bien chez Guimard et chez Gaudi, cette attention aux détails, balcons, portes, soupiraux, fenêtres qui ne sont jamais standardisés mais arrondis, compliqués, personnalisés, végétalisés. La recherche n’est pas uniquement décorative : la ligne droite est bannie aussi bien dans l’alignement des balcons décalés qui ondulent que dans la forme des fenêtres.

A côté, le théâtre de la Gaité avec sa jolie marquise et ses lampadaires ouvragés est d’une grand légèreté,  beaucoup plus banal, cependant.

maison de la Lumière

La plupart de façades ont adopté un style lourd et pompeux. Des atlantes portent sur leur nuque tout le poids de ces immeubles alourdis de colonnes, de balcons, de sculptures ou de balustres. Des hommes moustachus et farouches à la coiffure ambiguë (casque à pointe ?) froncent le sourcil pour prendre une pose avantageuse.

La Gare de l’Ouest d’Eiffel et le « plus beau MacDo du monde » nous laissent de glace. La gare ressemble à une gare parisienne. Certes,   une belle verrière, mais cela ne vaut pas le déplacement.

Nous montons dans le tram 4-6 (très moderne, très rapide, très long : 5 ou – wagons, les rames se succèdent à un rythme accéléré) et nous dépassons l’Octogone. Du tram défilent les atlantes et les figures féminines sur le Terez Korüt puis Erzebet : souverains autrichiens qui ont régné sur la Hongrie.sur Erzebet, on remarque des façades néo-Renaissance.

Budapest : Bains Lukacs

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

Bains

Bains Lukacs
1700ft pour la consigne 1900ft cabine
on n’est restées que 2 h- on nous a remboursé 800ft
Rue Léo Fränkel
Tram2+Tram 4-6 jusqu’à Margit Hid+tram 17

L’établissement de bains  est entouré d’ un parc planté de beaux platanes. Les tickets sont vendus dans un édicule à colonnade (assez laid) servant aussi de buvette pour ceux qui se contentent de boire l’eau thermale.

Bâtiments jaunes « autrichiens » ,style fin 19ème. Malheureusement, dès qu’on pénètre dans les vestiaires, tout le pittoresque disparaît. Les rénovations récentes ont doté l’établissement d’escaliers modernes. Peu d’efforts ont été consacrés à la décoration des bassins, carrelages bleus piscine sans recherche. En revanche les bassins  sont très agréables. Dans une vaste cour ombragée de platanes (le maitre nageur balaie les feuilles),  deux très grands bassins permettent de nager (il faut avoir un bonnet). Le plus grand est à 21°C, il est carré. A ses abords une sorte de cabane de bois : le sauna. Je choisi le bassin rectangulaire à 26°C pour faire des longueurs.

bains Lucacs

Chaque établissement thermal est différent par son décor, mais aussi par sa clientèle. Ici, le public est plus sportif et plus familial. Dans la piscine rectangulaire mes 4 compagnons, 3 femmes et un homme, nagent, tranquillement, le sens giratoire n’est pas respecté, nous ne sommes pas assez nombreux pour nous gêner.

Dans une autre cour entourée de murs anciens jaunes décorés de gracieuses arabesques de stuc, il y a un bassin plus chaud 32°C avec des remous, des bulles et un courant circulaire .  Nous y passons une petite heure  et le carrousel nous amuse bien. Là, on trouve des enfants.

Budapest : promenade Liszt

CARNET DE BUDAPEST- Toussaint 2008

Ce matin,la  pluie ne semble pas devoir s’arrêter.

Budapest sépia

Tramway

Le petit tram N°2 nous emmène à Roosevelt ter, longeant le Danube. Je suis vraiment désolée quand je vois arracher les rails des tramways sur la rive opposée, là ou le 19 faisait le trajet symétrique et devant le marché. Les tramways sont rapides, ils ne sont pas pris dans la circulation comme les bus, ils ne polluent pas et sont tellement plus poétiques.

Photos anciennes ?

Sur Roosevelt Ter, nous photographions encore et encore le Palais Gresham avec ses mosaïques,mon immeuble préféré.

Pest sépia

Le Coolpix a  un programme pour faire des photos sépia. Les bâtiments Belle Époque se prêtent particulièrement bien à cet exercice. Si on évite d’avoir au premier plan des voitures modernes l’illusion est parfaite. Un immeuble de style mauresque derrière la Basilique retient notre attention. La Basilique ne mérite même pas la photo !

 

 

 

 

Boulevard Andrassy

Le boulevard Andrassy débute sur la grande place Deák Ter. Nous le remontons sous une pluie battante. Nous nous amusons à entrer sous les porches pour découvrir des plafonds stuqués, des escaliers monumentaux, des entrées souvent délirantes, précédées de colonnes, de statues, d’atlantes. Tant pis pour le bon goût ! Elles sont bien pratiques pour nous abriter de la pluie. Le boulevard est chic, les enseignes internationales : Gucci, Vuitton..

café Callas

Devant l’Opéra, il tombe des cordes. Les garçons du Café Callas nous accueillent très gentiment alors que nous n’avons aucune intention de nous attabler : c’est un établissement prestigieux. La pâtisserie est sophistiquée, les prix inabordables.

 

 

 

L’Opéra est fermé, la billetterie n’ouvre qu’à 11 heures. Liszt, sous sa coquille Saint Jacques, en soutane d’abbé, monte la garde. En face, dans une petite rue, la corniche colorée du petit théâtre Arany János Szinhaz me fait faire le détour : la façade Sécessions, les mosaïques et les céramiques appliquées sur un marbre clair sont du plus bel effet. L’intérieur du théâtre est encore plus intéressant.

 

 

 

Appartement de Liszt

L’Octogone est plus élégant que le boulevard : les façades peintes néo-classiques plus sobres.

Au 35 rue Vörösmarty se trouve l’appartement que Liszt a occupé à la fin de sa vie. On nous fait revêtir des patins pour monter à l’étage : chaussons couvrant attachés avec des lacets. Un opuscule en Français nous décrit les objets  qui ont appartenu au compositeur, les portraits de ses amis, son prie-Dieu, son chapelet, son diplôme d’abbé rapporté de Rome, les photos de ses enfants…

Zeneakademia

Autre lieu dédié à Liszt, cette académie est situé à deux pas de l’Octogone. La place est occupée par un jardin public planté de hauts platanes et bordé par les terrasses de beaux cafés. La statue de Liszt en  bronze de facture moderne représente le pianiste en pleine action la chevelure relevée, ses mains immenses jouant sur un piano imaginaire. La Zeneakademia  abrite une salle de concert et un conservatoire de musique.  Le hall décoré de céramiques de Zolnay est magnifique avec ses fresques et ses mosaïques : un festival Art Nouveau ! Le bâtiment date de 1907 . Liszt, mort en 1886, n’a donc pas pu y jouer même si on lui a donné son nom. La salle de concert abrite un grand orgue.

 

Budapest : bains Kiraly

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

Bains Kiraly   Fö utca 82-84 – entrée 2100ft, Femmes : lundi et mercredi

Batthyány ter (métro rouge) puis prendre la Fö utca parallèle au quai du Danube vers le pont Marguerite.

La façade verte, classique, se remarque de loin.

Les vestiaires sont situés à l’étage : cabines désuètes ripolinée en vert pâle  avec des croisillons blancs. Une dame en sabots blancs et socquettes blanche, habillée comme une infirmière, nous remet à l’entrée un drap blanc et un tablier grège. Je revêts ce dernier par-dessus mon maillot de bain.. Ce n’est pas le tablier blanc et amidonné de la soubrette d’un érotisme de bon marché, c’est plutôt celui de la jardinière. Ridicule ! Cela vaut la photo ! Scandale ! Interdit !

–          « vous êtes dans un monument historique !  Pas de photo ! »

Ce n’est pas le monument que D veut photographier mais moi, de plus, très décente : en maillot de bain.

Après avoir parcouru un dédale de couloirs entre les cabines nous descendons à l’étage des piscines. Une vapeur suffocante s’échappe d’une salle chaude. Traversons un pédiluve carrelé et aboutissons sous une coupole turque surmontant un bassin octogonal. Le sol est dallé de grès rose, un peu granuleux qui ne glisse pas. L’eau déborde de la piscine et noie le dallage. Nous posons tabliers et draps sur un banc de pierre dans une niche sous des arcades brisées turques. Nous plongeons dans le bassin d’eau tiède à 36°C. Il règne un calme reposant dans la pénombre. La lumière arrive par les culs de bouteilles de la coupole. 4 rangées d’ouvertures d’où coulent des trainées noirâtres provenant de l’oxydation des métaux dissous dans ‘eau thermale ou peut être des tuyaux anciens. Une patine rouge orangé imprègne les murs. C’est un très vieil établissement construit par Arslan en 1565. L’eau arrive par une fontaine qui exhale une odeur d’œufs pourris. Après quelques temps on oublie et on ne sent plus rien. Des écriteaux interdisent en Hongrois, en Russe et en Allemand de nager. Je les ignore. C’est fou le nombre d’interdictions ! La piscine est trop petite pour envisager la natation, tout juste quelques brasses pour se déplacer.

odalisque Delacroix

Il y a peu de baigneuses, toutes en maillot de bain. Les tabliers sont inutiles. Toutes trempent tranquillement en bavardant doucement. La pénombre incite à la rêverie. J’imagine le temps des Ottomans, les bains d’un harem dans un Orient imaginaire peuplé de belles odalisques peintes par Ingres ou Delacroix. A côté du hammam, on peut imaginer les thermes romains

Au bout d’un moment, comme je m’ennuie à ne rien faire, je vais explorer les salles de vapeur chaudes (60°-80°), meublée de bancs de bois. On s’y déshabille. C’est ici que le drap est utile pour poser ses fesses nues. La vapeur est parfumée ( ?). Je ne reste que quelques minutes, suffocante. Je me plonge dans un bassin rectangulaire de 3 à 4 m de long qui me paraît glacial (il est à 26° !!!) puis retourne dans le bassin octogonal. Un autre bassin est à 40°C, je découvre une piscine à 32°C, bien rafraîchissante et deux salles de chaleur sèches, la première qui sert de sas est entre 50°C et 60°, meublée de fauteuils et la seconde à 60°C. la chaleur sèche est plus supportable. Les femmes qui se sont dénudées dans la vapeur reviennent nues au bain. L’une d’elle nous fait bien rire : toute nue, elle est affublée d’un bonnet rouge vif. Sortez couvert ! On l’a surnommée « préservatif » (la mise en plis !). Une très vieille entre avec son tablier. Nous paressons deux bonnes heures dans une douce oisiveté.

Jean Leon Gérôme

A la sortie des cabines on dispose de deux sèche- cheveux : un casque de coiffeur antique et un sèche-cheveux soufflant moderne installé près d’un grand miroir. Une dame peu amène pousse mon casque pour se coiffer à l’aise. D réagit en s’installant sous le casque qu’elle monopolise 3 tours rien que pour embêter la dame désagréable qui m’a bousculée. On a le fou-rire.

Budapest : Musée Kiscelli

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

le pont de barques sur le Danube

Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin !

Sous un fin crachin, nous prenons le métro bleu à Ferenciek Ter, changeons pour le rouge à Deák ter jusqu’à Batthyány, HEV jusqu’à Margit Hid, enfin le tram 17 qui remonte Fränkel Leo puis Becsi utca où nous habitions.

Nous reconnaissons les bains Lukacs que nous aimions bien, la maison et son jardin, le centre commercial beaucoup mieux achalandé que ceux du centre de Pest, les maisons colorées d’Obuda.

Le Musée Kiscelli occupe un ancien Couvent de la Trinité en haut d’une colline plantée de marronniers et de frênes.  On se croirait à la campagne ! les bâtiment jaunes aux portes magnifiques donnent dans une cour fermée par des constructions basses aux grandes portes arrondies (des écuries ?)

Deux expositions :

–  The Antiquity of the Capital (1780-1873)

– Public Places – Private Spaces ( fin 19ème début 20ème)  racontent l’histoire de Budapest. Non pas la grande histoire des souverains, des gouvernants, des révolutions ! Celle des boutiquiers avec leurs enseignes, des banquiers avec leurs coffres et leurs titres dans la première, de la construction des ponts sur le Danube… et des architectes et des maisons dans la deuxième partie Art Déco aussi bien dans la construction que dans l’ameublement.

Tiffany?

Des plans de Budapest, des tableaux montrant les rives du Danube sans ses ponts, le château sans sa coupole, le « pont » de barques fut une surprise.

poêle en faïence

Les plus beaux objets sont sans doute les hauts poêles cde faïence bleus, blancs, brunes, l’un d’eux me plait particulièrement les carreaux caramel portent des

détail : lézards et grenouilles sur le poêle

animaux blancs en relief : des lézards qui mangent des raisins, des oiseaux dans un nid. Dans la section  Art Déco il y a des vitraux de Tiffany et une belle  collection de théières. Il est intéressant de s’arrêter sur les dessins d’architectes, les plans, les coupes des maisons. Il semble qu’on s’imprègne mieux de la ville en voyant les bâtiments tels qu’ils ont été rêvés par leurs concepteurs.

Les collections permanentes montrent toute une série de tableaux du 20ème siècle à nos jours. Nous retrouvons les peintres que nous avons découverts à la Galerie : Rippi Ronay ou Ferenczi Károlyi. Ils sont moins brillants (ou peut être simplement moins bien mis en valeur)

La visite se termine par le hall baroque où sont exposées des statues religieuses. Comme nous revenons au vestiaires chercher nos affaires un gardien nous accompagne spécialement au « templom »: une église d’un volume extraordinaire, dépouillée de son stuc et de tous ses ornements : arcades vides ou écroulées. Cette salle dans la pénombre est utilisée come salle de spectacle. Cette découverte st un véritable choc.

 

Retour le long du Danube

La pluie a cessé, le ciel se dégage. Vers midi, je rentre à pied en longeant le Danube du Pont de l’île Marguerite à la maison. Le soleil chauffe comme en été, il fait un temps magnifique. La promenade, toutefois, s’avère décevante :  le trottoir commun aux piétons et aux cyclistes  contourne le Parlement et se poursuit sur la voie sur berge envahie par un trafic infernal. C’est un peu comme se promener en semaine sur la voie Pompidou à Paris et c’est désagréable !

Budapest : danses à la salle Duna

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

Danses folkloriques hongroises

Ce soir nous sortons ! Notre propriétaire a réservé pour nous des places à un spectacle de danses folkloriques dans le petit théâtre Duna sur Zrinyi utca. De l’extérieur la salle ne se devine que par la grande marquise de verre surmontant la porte d’entrée.

Menuhin pour le plaisir

 

Nous allons faire un  tour à la monumentale Basilique Saint Etienne Néo-Renaissance, conçue par Joseph Hild, l’architecte d’Eger et d’Esztergom – encore des basiliques colossales ! –Il a fallu 50 ans pour la terminer. Bien éclairée la nuit, elle a de l’allure ! Mais de jour ?

La salle Duna est jolie, jaune bouton d’or décorée de stucs blancs rehaussés de dorures, elle est à moitié vide. On y parle beaucoup français. Les places sont chères. Cela sent l’attrape-touriste. Sur scène 5 couples de danseurs, 10 violonistes, un hautbois un cymbalum. Les danses sont entraînantes, les costumes colorés et variés, les danseuses parfaites. Les danseurs tapent de grands claques sur leurs bottes. C’est joli mais convenu. Plus intéressants : les violonistes. Liszt et Brahms ont écrit des rhapsodies hongroises. Interprétation tsigane, imitation fantaisiste des oiseaux au violon, prouesse applaudie. Une soirée agréable.

Le petit tram N°2 nous ramène peu après 10h.